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La guerre lélantine
La guerre lélantine fut une longue guerre entre les cités d'Érétrie* et de Chalcis* en Grèce. Elle eut pour théâtre la plaine Lélantine*, située entre les 2 cités. À la lumière du phénomène de colonisation qui débuta en Grèce au 8ème siècle av. jc, la guerre fut motivée par le phénomène de sténochôria* qui toucha les 2 cités. En effet, durant l'époque géométrique, Chalcis et Érétrie furent à l'initiative de nombreuses fondations coloniales, illustrant la nécessité de se délester d'une partie de leur population.
La guerre Lélantine se déroula à une date que nous ne connaissons pas avec précision, les rares sources étant contradictoires, certaines parlant de la fin du 8ème siècle av. jc, d'autres privilégiant la première moitié du 7ème siècle av. jc. Nous ne connaissons pas non plus avec précision le vainqueur de cet affrontement. Chalcis semble victorieux, mais les sources divergent. Ce qui en revanche est certain, c'est que cette guerre entraîna les 2 cités vers le déclin. C'est en tout cas un événement suffisamment important pour que Thucydide en fasse mention dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse.
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Il n'y a aucune information directe dans les sources antiques qui datent précisément le jour de cette guerre. Des preuves indirectes montrent que Thucydide la date vers 705 av. jc. Les histoires de la fondation de la colonie d'Eubée* suggèrent qu'au milieu du 8ème siècle Chalcis et Érétrie ont coopéré. En outre, Théognis a interprété qu'il y avait un conflit entre Chalcis et Érétrie dans le milieu du 6ème siècle av. jc. Bien que quelques historiens aient suggéré que cette date est celle d'une 2ème guerre Lélantine plus petite et encore moins connue, la date de cette guerre reste encore un mystère.
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Des études archéologiques ont montré que les sépultures des guerriers tombés lors de cette guerre datent de 710-705 avant notre ère. Les dernières sépultures datent d'environ 690 av jc. Le site de Chalcis, toujours occupé, a fait l'objet de recherches archéologiques, mais très peu de sépultures de guerriers similaires sont indiqués dans les sources écrites. Environ 680 av. jc, un bâtiment triangulaire a été érigé au sommet de la tombe guerrière à Érétrie et a été utilisé à consacrer des offrandes aux héros tombés au combat. L'occupation de la colonie de Xeropolis* et l'utilisation des cimetières à Lefkandi*, situé entre Chalcis et Érétrie sur la plaine Lélantine, ont cessé à peu près au même moment que la guerre Lélantine.
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Selon la tradition, la guerre a été provoquée par un conflit à propos de la plaine Lélantine. Cette région très fertile avait depuis longtemps été utilisée pour l'agriculture, y compris la culture de la vigne. En Grèce, où les terres fertiles sont rares, les guerres pour le terrain agricole attractif n'étaient pas rares, surtout dans la période archaïque, par exemple, entre Mégare* et Athènes*. Néanmoins, il reste difficile de comprendre pourquoi Chalcis et Érétrie sont soudainement venus à se battre pour la plaine Lélantine après avoir apparemment été d'accord sur son utilisation pendant une longue période.
L'origine du conflit pourrait être liée à une catastrophe naturelle. À la fin du 8ème siècle av. jc, l'Attique, l'Eubée et d'autres îles voisines ont souffert d'une grave sécheresse. Il est fort probable que la colonisation d'Érétrie sur Andros* a été abandonnée par la suite. Cette sécheresse et la famine pourraient avoir conduit Chalcis et Érétrie à réclamer l'ensemble de la plaine Lélantine.
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Cours de la guerre
La guerre entre Chalcis et Érétrie a probablement commencé en 710 av jc. Bien que les deux cités dussent posséder de grandes flottes, le combat a été mené sur Terre. Cette guerre a eu lieu avant l'âge d'or de la phalange hoplitique*, mais, à l'abri des arcs et des frondes, la plupart des combattants étaient probablement des épéistes* légèrement armés. Selon un autre point de vue, la guerre fut principalement marquée par des combats de cavalerie.
Érétrie à son apogée pouvait environ aligner 3 000 fantassins, 600 cavaliers et 60 chars. La taille et le nombre des forces de Chalcis ne sont pas connus. Nous savons seulement que leur infanterie était supérieure et leur cavalerie inférieure à celle d'Érétrie.
Les Alliances
En premier lieu, la guerre n'aurait impliqué que les 2 cités et leurs territoires. Au moment de la guerre, la cité d'Érétrie inclut un quart de l'île d'Eubée, ainsi que des îles à proximité* (Andros, Ténos, et Céos). L'extension du conflit à d'autres régions et le nombre d'alliés sont contestés. Il y a des références directes à 3 autres participants en dehors de Chalcis et Érétrie : Milet* au côté d'Érétrie et Samos* avec Chalcis.
L'île d'Égine était principalement active dans le commerce avec l'Égypte, où son principal concurrent était Samos. Samos était alliée à Chalcis, ce qui suggère qu'Égine a pris le parti d'Érétrie. Corinthe* et Mégare étaient en guerre pendant la quasi-totalité de la période archaïque, principalement en raison de la conquête par Corinthe de la péninsule Perachóra* qui avait appartenu à Mégare. Les actions de Chalcis et Corinthe dans le contexte de la colonisation occidentale suggèrent que les 2 villes se sont alliées, ou au moins avaient des relations amicales ; Chalcis avait empêché Mégare d'établir des colons à Leontinoi*, tandis que Corinthe avait chassé les colons Érétriens de Corcyre*, suggérant une alliance entre Mégare et Érétrie. Hérodote raconte par ailleurs que Chios* avait prêté main-forte à Milet pendant la révolte ionienne*, car Milet avait auparavant aidé Chios contre Érythrées*. On peut ainsi imaginer une alliance entre Chios et Érétrie d'une part, Érythrées et Chalcis d'autre part.
Autour de 700 av. jc, la cité d'Érétrie a finalement été détruite, probablement par Chalcis. À peu près au même moment, l'alliée d'Érétrie, Milet, a ravagé la ville de Caryste au sud d'Eubée. Au cours de cette phase, Milet est devenue la puissance dominante dans la mer Égée* orientale. La guerre (peut-être interrompue par des trêves) a duré jusqu'au milieu du 7ème siècle av. jc. Elle peut s'être conclue, en faveur de Chalcis, par l'intervention d'une armée de cavalerie de Thessalie*, dirigée par Cléomaque de Pharsale, bien qu'il soit difficile de savoir si l'événement en question a décidé du sort de la guerre, ou bien si Chalcis a définitivement gagné.*
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Le probable vainqueur, Chalcis, perd son importance économique et politique. Sur les marchés méditerranéens, la céramique corinthienne remplace la céramique d'Eubée. Dans le processus de colonisation, les cités d'Asie Mineure* prennent l'initiative, comme Milet* (colonisation des rives du Pont) et Phocée* (colonisation occidentale). Chalcis entre dans un long déclin, tandis que les îles des Cyclades* qu'Érétrie contrôlait précédemment semblent s'émanciper.
D'après Théognis, un autre conflit sur la plaine Lélantine a eu lieu au 6ème siècle av. jc : il semble que les 2 cités se soient combattues à nouveau. Dans tous les cas, après la guerre, les deux cités ont continué la colonisation de la péninsule de Chalcidique* en Grèce du Nord. Érétrie s'est senti obligée de rembourser sa dette envers Milet, en aidant Milet lors de la révolte ionienne. Cela a conduit à la destruction d’Érétrie avant la bataille de Marathon en 490 av. jc*. Chalcis a conservé le contrôle de la plaine Lélantine jusqu'à 506 av. jc, lorsqu'Athènes y a établi une clérouquie*.
Source: Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lelantine War »
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La bataille du lac Régille
Édito: La bataille du lac Régille* est une bataille décisive du début du 5ème siècle av. jc opposant la République romaine aux Latins confédérés venus soutenir les Tarquins* chassés de Rome quelques années plus tôt. La bataille est remportée par le dictateur romain Aulus Postumius Albus qui reçoit le cognomen* (surnom) de Regillensis. Les Latins vaincus sont contraints d'accepter les clauses d'un traité de paix favorable aux Romains, le Fœdus Cassianum, qui réintègre Rome au sein de la Ligue latine avec une position dominante.
Parmi les auteurs antiques, Tite-Live et Denys d'Halicarnasse sont les seuls à fournir un récit détaillé de la bataille, de son contexte et de ses conséquences, le premier dans son Histoire romaine* (Ab Urbe Condita), dans le livre II, et le deuxième dans le sixième livre de ses Antiquités romaines. Toutefois, leurs 2 versions offrent de nombreuses différences, Denys d'Halicarnasse détaillant davantage les manœuvres durant la bataille et accordant plus de place aux faits légendaires.
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La guerre contre les Latins
Selon Tite-Live, pendant le consulat de Titus Aebutius Helva et Caius Veturius Geminus Cicurinus, Préneste*, une ville latine, abandonne les Latins et s'allie à la République romaine. Cette défection entraine la déclaration d'une guerre entre Rome et les Latins, guerre qui se préparait déjà depuis quelques années. Selon Denys d'Halicarnasse, la trêve d'une année conclue avec les Latins prend fin l'année du consulat d'Aulus Postumius et de Titus Verginius. Le roi en exil Tarquin le Superbe appelle son gendre Octavius Mamilius, dirigeant de Tusculum*, à prendre les armes contre Rome.
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Un dictateur est alors nommé à Rome : Aulus Postumius Albus qui s'adjoint l'un des consuls comme maître de cavalerie*, Titus Aebutius Helva. Selon Denys d'Halicarnasse, l'armée romaine est divisée en quatre. Le dictateur prend la tête de la première partie, la deuxième est confiée à Titus Verginius, la troisième à Aebutius Helva et la dernière à Aulus Sempronius. Ce dernier reçoit l'ordre de rester à Rome avec ses troupes en qualité de préfet de la ville*.
Des nouvelles arrivent à Rome annonçant que les Latins se sont mis en campagne et ont pris d'assaut la place forte de Corbion* dont la garnison a été massacrée. Les Latins s'en servent dorénavant comme base et lancent des raids depuis le fort. Ils reçoivent des renforts d'Antium* et de villes volsques*. Aulus Postumius Albus prend alors la décision de mener l'infanterie en avant des troupes latines, la rencontre se fait près du lac Régille*, sur le territoire de Tusculum, où les Latins ont établi un campement sur un promontoire rocheux. Postumius fait camper son armée à peu de distance, sur une autre colline difficile d'accès.
Parmi les généraux latins, Denys d'Halicarnasse cite Octavius de Tusculum, gendre ou fils du gendre de Tarquin le Superbe, et Sextus Tarquin. Ces deux généraux campent d'abord séparément mais finissent par réunir leurs troupes à l'approche des Romains. Titus Verginius rejoint ensuite Postumius mais établit son campement à l'écart de celui du dictateur*, comme pour assiéger les Latins. Dans le même esprit, Postumius envoie Aebutius Helva prendre position sur les hauteurs sur les arrières des Latins afin de couper leur approvisionnement. Craignant d'être piégés, Sextus Tarquin tente un assaut sur le campement d'Helva mais échoue. À la nouvelle de l'arrivée imminente de renforts volsque et hernique*, Postumius décide de ne plus temporiser et les armées romaines et latines se rangent en ordre de bataille. Sextus Tarquin se place sur l'aile gauche des Latins et fait face à Titus Aebutius, Octavius Mamilius commande l'aile droite de l'armée latine, face à Titus Verginius et enfin Titus Tarquin se place au milieu, à la tête des exilés romains, face au dictateur Postumius. Les Latins ont divisé leur cavalerie en trois, répartie sur les deux ailes et au centre de leur armée. Denys d'Halicarnasse estime à 27 000 hommes les forces romaines (24 000 fantassins et 3 000 cavaliers) et à 43 000 hommes les forces latines (40 000 fantassins et 3 000 cavaliers).
La bataille
Selon le récit qu'en fait Tite-Live, la bataille commence par une charge du vieux roi Tarquin le Superbe sur les troupes du dictateur romain Aulus Postumius Albus alors que ce dernier vient d'exhorter ses hommes. Tarquin est blessé et évacué du champ de bataille. Pour Denys d'Halicarnasse, il ne s'agit pas du roi Tarquin, qui aurait près de 90 ans, mais d'un de ses fils, Titus Tarquin. Sur l'autre aile, c'est le maître de cavalerie qui s'élance contre Octavius Mamilius, les deux s'affrontent en duel. Octavius Mamilius est touché à la poitrine et quitte la bataille tandis que Titus Aebutius Helva est blessé au bras, ne pouvant plus tenir son arme, il doit retourner au camp. C'est le vieux Marcus Valerius, frère de Publicola, qui prend la place d'Aebutius Helva. Au début, les forces en présence sont équilibrées et la mêlée demeure incertaine.
Alors que les Latins présents autour de Titus Tarquin et qui ont assisté à son duel faiblissent, les généraux latins font avancer les cohortes des exilés romains sous le commandement d'un autre fils de Tarquin, Lucius Tarquin, ce qui permet de rééquilibrer le combat et même de donner l'avantage aux Latins. Le consulaire Marcus Valerius Volusus, s'élance alors pour combattre le jeune Tarquin qui se trouve au milieu de ses hommes. Ce dernier se replie et Volusus se retrouve isolé au milieu de l'infanterie ennemie. Blessé, emporté par son cheval plus loin encore dans les rangs ennemis, il finit par succomber, ce qui redonne du courage aux cohortes des exilés. Publius et Marcus, fils de Publicola et neveu de Marcus Valerius, défendent le corps de ce dernier pour éviter qu'il ne soit dépouillé. Ils sont tués tous les deux.
L'armée romaine est enfoncée depuis l'aile gauche jusqu'au centre de la ligne par la charge des Latins qui ont repris courage. Le dictateur Postumius, voyant ses troupes faiblir, ordonne à Titus Herminius sous les ordres duquel il place ses troupes d'élite chargées de sa défense et non engagées de traiter tout fuyard romain en ennemi. Une fois que les Romains cessent de fuir et reforment les rangs, ce corps d'élite s'engage à son tour dans la bataille et encercle le corps des exilés romains qui est défait et mis en fuite.
Le chef latin Octavius Mamilius répond en envoyant ses dernières manipules de réserve qu'il commande lui-même pour soutenir ses hommes et repousse les cohortes du dictateur romain. Le consulaire Titus Herminius Aquilinus attaque alors directement Octavius Mamilius qu'il a reconnu au milieu de la mêlée et le tue. Alors qu'il dépouille le général ennemi, il est blessé et ramené au camp où il finit par mourir.
Sextus Tarquin, qui s'est porté sur l'aile gauche de l'armée latine, enfonce l'aile droite des Romains. Le dictateur Postumius rejoint alors la cavalerie romaine, composée de la jeunesse de l'élite romaine, et la persuade de mettre pied à terre afin de remplacer le premier rang et soutenir l'infanterie fatiguée. Les cavaliers obéissent et renversent la tendance, redonnant du courage à l'infanterie romaine. Sextus Tarquin, dans un geste de désespoir, se lance au milieu de la mêlée et est tué. Tous ses généraux ayant été tués, l'armée latine ploie et prend la fuite, poursuivie par les cavaliers romains qui sont remontés sur leurs montures. Postumius promet alors des récompenses à qui entrera en premier dans le camp ennemi, vouant un temple à Castor s'il remporte la bataille. Le camp latin, abandonné, est pris rapidement.
L'apparition des Dioscures
Denys d'Halicarnasse rapporte que selon la tradition, durant la bataille, deux cavaliers d'une grande beauté sont apparus à Postumius et ses troupes. Avançant en avant de la cavalerie romaine, ils prennent part à la bataille contre les Latins. Le soir même, deux cavaliers de même apparence, vêtus d'habits guerriers, sont aperçus à Rome, sur le Forum*. Ils mettent pied à terre et se lavent avec l'eau d'une fontaine proche du temple de Vesta*. Alors que des citoyens romains les questionnent sur l'issue de la bataille, ils annoncent la victoire romaine, puis quittent Rome sans qu'on ne les revoie plus. Le lendemain de l'apparition, le Sénat reçoit les lettres du dictateur Postumius qui annonce sa victoire et mentionne les deux cavaliers qui sont alors identifiés à Castor et Pollux.
Les renforts volsques
Le lendemain de la bataille, alors que Postumius distribue les récompenses aux soldats qui se sont distingués au combat et qu'il offre des sacrifices aux dieux en remerciements pour la victoire, les éclaireurs annoncent l'arrivée d'une armée volsque, que les Latins attendaient en renfort. Les soldats romains reprennent les armes et se retranchent dans leurs camps. Les Volsques s'installent sur une hauteur en vue des Romains. Informés de la défaite des Latins, ils tiennent conseil pour décider de la marche à suivre. Deux partis s'opposent, l'un favorable à une bataille pour profiter de la fatigue des Romains, l'autre préférant le repli afin de ne pas s'exposer à une armée victorieuse. Des ambassadeurs sont envoyés mais Postumius les chasse. Finalement les Volsques retournent dans leur pays sans avoir cherché le combat.
Les conséquences
Le dictateur Aulus Postumius Albus et son maître de cavalerie Titus Aebutius Helva rentrent triomphant à Rome. Postumius reçoit le cognomen de Regillensis. Il ramène 5 500 prisonniers et utilise le butin amassé pour organiser des jeux et financer la construction d'un temple dédié à Cérès, Bacchus et Proserpine.
Les villes latines envoient des ambassadeurs à Rome afin de traiter des clauses d'un nouveau traité. Plusieurs factions se forment parmi les sénateurs, certains prônant la sévérité comme Spurius Cassius Vecellinus, d'autres appellent à la clémence comme Titus Larcius Flavus. Postumius opte finalement pour la clémence. Tarquin le Superbe abandonne ses prétentions au trône après cette défaite et, chassé des villes latines, trouve refuge à Cumesµ. Il y meurt quelques années plus tard, en 495 av. jc.
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Selon la tradition antique, l'année 509 av. jc voit l'expulsion des rois et l'institution de la République. Contrairement à ce que laissent penser les versions fournies par les auteurs antiques, il est peu probable que cet événement n'ait concerné que les Romains. Il s'inscrit en fait comme un épisode d'un plus vaste conflit qui a pour théâtre le Latium et voit s'opposer diverses coalitions militaires, surtout étrusques* et latines*.
Selon les auteurs antiques, Tarquin le Superbe aurait été chassé de Rome à l'issue d'une crise politique intérieure. Dans son exil, il serait allé trouver Porsenna, chef de la ville étrusque de Clusium, qui, en réponse, assiège Rome en 508. S'ensuivent les exploits légendaires d'Horatius Coclès, de Mucius Scaevola et de Clélie qui auraient permis à Rome de retrouver son indépendance. Une grande partie de ce récit a été remis en question par les historiens modernes. Bien que l'intervention de Porsenna demeure probable, il n'aurait pas répondu à l'appel de Tarquin. Au contraire, c'est l'offensive des Étrusques qui aurait eu pour conséquence le départ du roi de Rome. À la suite de ce départ, Porsenna occupe un temps la ville, avant que ses armées soient défaites dans le Latium face aux Latins aidés d'Aristodème de Cumes. À Rome, la vacance du pouvoir permet l'institution d'une nouvelle forme de gouvernement qui deviendra la République romaine. Ces événements fragilisent la position de Rome au sein de la ligue latine dans laquelle elle occupait jusqu'à présent une position dominante. Les Tarquins exilés en appellent alors aux cités latines qui viennent de battre les troupes de Porsenna et qui voient là une bonne occasion de reprendre l'avantage sur Rome. Tarquin se tourne donc vers Octavius Mamilius, chef de Tusculum. L'alliance, formée à l'aqua Ferentina* entre 501 et 498, rassemble presque toutes les cités latines, peut-être même la totalité. Il est possible que Gabies*, liée à Rome par un traité particulier, et Préneste*, qui abandonne les Latins pour rejoindre Rome, n'en aient pas fait partie, entraînant peut-être avec elles d'autres villes.
Après sa défaite contre les Latins devant Aricia*, Porsenna s'est replié sur Rome qui accueille ses troupes et ne renonce pas à établir son autorité sur le Latium. Aussi, lors de la bataille du lac Régille, les Romains semblent encore disposer de contingents étrusques mis à disposition par Porsenna pour renforcer leur armée, renforts sans lesquels ils n'auraient peut-être pas pu vaincre les Latins coalisés. Cette présence étrusque à Rome pourrait expliquer la présence de noms typiquement étrusques dans les Fastes consulaires entre 506 et 487 av. jc.
Le récit antique de la bataille mêle les faits épiques aux faits légendaires empruntés à d'autres peuples, laissant douter de son authenticité. Néanmoins, il y a bien eu une confrontation décisive entre les Romains et les Latins dont les premiers sont sortis vainqueurs, puisque quelques années plus tard est conclu un traité entre Rome et les Latins, le Fœdus Cassianum*, par lequel Rome réaffirme sa position dominante au sein de la ligue. À la suite de la défaite de leurs alliés, les Tarquins abandonnent toute idée de se rétablir sur le trône et trouvent refuge à Cumes.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Dominique Briquel, « Chapitre IV - Les difficiles début de la liberté », dans François Hinard (dir.), Histoire romaine des origines à Auguste, Paris, Fayard, coll. « Histoire », 2000, 1075 p. (ISBN 978-2-213-03194-1)
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Personnages de l'Antiquité:
Simmias de Thèbes: Philosophe thébain du 5ème siècle av. jc - Perdiccas II: Roi de Macédoine entre 454 et 414 / 413 av. jc - Palti fils de Laïs ou Paltiel - Agéladas ou Hagéladas 1er : Sculpteur grec de l'école d'Argos - Myron: Sculpteur grec - Artémon de Clazomènes: Ingénieur militaire grec - Piânkhy ou Piye: Roi de Napata et pharaon de la XXVème dynastie de 752 à 721 ou 747 à 716 av. jc - Mesbet - Tabekenamon ou Tabakenamon : Reine koushite de Napata - Horemakhet - Quish ou Kish - Agag : Roi des Amalécites - Diogène d'Apollonie : Philosophe grec - Mithra ou Mithras : Dieu indo-iranien - Nimlot III ou Namart ou Nemrod : Roi d’Hermopolis de 747 à 725 av. jc - Osorkon IV : Roi de 730 à 715 av. jc - Ioupout II : Pharaon de la XXIIIème dynastie-Roi de Léontopolis dans le delta de 754 à 720 ou 715 av. jc - Peftjaouaouibastet ou Peftjaoudibastet : Roi d’Héracléopolis vers 747/720 av. jc - Procas Silvius : Roi légendaire d'Albe la Longue de 808 à 794 av. jc - Hannah - Eli (Juges) : Juge en Israël durant 40 ans - Khephren ou Khafrê : Pharaon de l'Empire égyptien de la IVème dynastie de 2520/2518 à 2494/2493 av. jc - Djédefrê (ou Djidoufrâ) : Pharaon de la IVème dynastie de l'Ancien Empire égyptien de 2528/2526 à 2520/2518 av.jv - Djedkarê Isési : Souverain de la Vème dynastie égyptienne vers 2381 à -2353 av.jc - Solon : Homme d'État, législateur et poète athénien - Hydarnès III : Satrape d'Arménie entre 450 et 428 av. jc - Teritouchmès : Satrape d'Arménie en 428 av. jc - Protagoras ou Protagoras d'Abdère : Penseur présocratique-Professeur du 5ème siècle av. jc - Hipponicos ou Hipponicos III : Général athénien du 5ème siècle av. jc - Anaximandre de Milet : Philosophe et savant grec présocratique - Xénophane : Philosophe pré-socratique-Poète et scientifique grec - Zénon d'Élée dit le Palamède d'Élée : Philosophe grec présocratique - Timothée de Milet : Poète et musicien grec - Lycon (orateur) : Politicien athénien du 5ème siècle av. jc - Mélétos : Auteur et poète tragique grec du 5ème siècle av. jc - Néfertiti - Thoutmôsis III ou Djehoutymès III : Cinquième pharaon de la XVIIIème dynastie - Suppiluliuma 1er : Roi des Hittites de vers 1380 à 1336 ou 1344 à 1322 av. jc - Assur-uballit 1er : Roi d'Assyrie de 1366 à 1330 av. jc - Amenhotep III ou Aménophis III (vers 1388 av.jc : Neuvième pharaon de la XVIIIème dynastie-Pharaon aux alentours de 1391/1390 av.jc à 1353/1352 - Tiyi (épouse d'Amenhotep III) : Reine d'Égypte de la XVIIIème dynastie - Smenkhkarê : Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie vers 1336 ou 1333 av.jc - Diogène de Smyrne : Philosophe grec - Toutânkhamon : Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie de 1336 /1335 à 1327 av.jc - Ézéchiel : Prophète de l'Ancien Testament - Oloros ou Orolos - Anaxagore dit de Clazomènes en Ionie : Philosophe présocratique - Antiphon : Un des dix grands orateurs attiques - Brasidas : Général spartiate - Euclès : Coureur de Marathon à Athènes - Ouadji ( le roi-serpent) : Quatrième souverain connu de la 1ère dynastie (Période thinite) vers 3040 à 3020 av. jc - Élie : Prophète majeur dans les religions abrahamiques - Psammétique II : Pharaon de la XXVIème dynastie de 595 à 589 av. jc - Ânkhnesnéferibrê : Divine adoratrice d'Amon de 595/586 à 525 av. jc sous la XXVIème dynastie - Thalès de Milet dit Thalès : Philosophe et savant grec - Psammétique III : Pharaon de l'Égypte de 526 à 525 av. jc - Apriès : Pharaon de la XXVIème dynastie de 589 à 570 av. jc - Nabuchodonosor II : Roi de l'empire néo-babylonien entre 605 et 562 av. jc - Nitocris II : Divine adoratrice d'Amon de 560 à 525 sous la XXVIème dynastie - Nékao ou Néchao : Roi de Saïs de 672 à 664 av.jc - Gygès : Roi de Lydie entre 708 et 687 av. jc - Giloukhepa : Reine d'Égypte de la XVIIIème dynastie - Youya : Aristocrate égyptien de la XVIIIème dynastie - Amenardis II - Montouemhat : Quatrième prophète d'Amon-Maire de Thèbes - Glaucos de Carystos : Athlète grec de l'Antiquité - Théagène de Thasos ou Théogénès : Athlète grec de l'Antiquité - Élisée : Prophète de l'Ancien Testament - Polydamas de Scotoussa : Athlète grec de l'Antiquité - Manassé (Juda) : Roi de Juda - Ézéchias : 13ème roi du royaume de Juda indépendant de 716 à 687 av. jc - Sénakhtenrê Ahmosé dit l'Ancien : Roi d’Egypte - Séqénenrê Taâ : Roi égyptien de la XVIIème dynastie de vers1558 à 1554 av. jc - Rai (nourrice d'Ahmès-Néfertary) - Satdjéhouty ou Sitdjéhouty : Princesse égyptienne de la XVIIème dynastie - Iâhhotep dite Iâhhotep II - Boaz ou Booz : Personnage du livre de Ruth, qui fait partie de la Bible - Obed : Personnage biblique évoqué dans le livre de Ruth - Ahmès-Néfertary - Achinoam (épouse de David) - Benjamin (Bible) - Ruth (Bible) : Personnage biblique - Amram : Personnage biblique - Sargon d’Akkad : Souverain fondateur de l’empire d’Akkad - Chusaï ou Huschaï : Personnage de l'Ancien Testament - Jéthro : Beau-père de Moïse - Madian ou Midian : Personnage de la Bible et du Coran - Sephora ou Tsippora : Épouse de Moïse - Josué : Personnage biblique du Livre de l'Exode et du Livre de Josué - Dinomaque - Pausanias (général) : Membre de la famille royale des Agiades - Aristide le Juste : Homme d’État athénien - Gylippos : Général spartiate - Hyperbolos : Homme politique athénien, démagogue roturier du 5ème siècle av. jc - Nicias : Homme politique - Mégaclès (fils d'Hippocrate) : Homme politique grec athénien des 6ème et 5ème siècles av. jc - Mégabaze : Un des deux généraux perses de Xerxès 1er - Éphialtès d'Athènes : Homme politique - Hippocrate de Gela : Deuxième tyran de Gela - Archidamos II : Roi de Sparte vers 469 av. jc - Harmodios et Aristogiton -
Anaxilas II : Tyran de Rhégion vers 494 av. jc - Aaron (Bible) : Personnage biblique - Pausanias 1er : Roi de Sparte de 408 à 394 av. jc - Pleistoanax : Roi de Sparte de 455 à 445, puis de 426 à 409 av. jc - Nabopolossar ou Nabopolàssar : 1er souverain de la XIème dynastie de Babylone dite "Dynastie Chaldéenne"- Onatas : Sculpteur grec de la fin de la période archaïque - Cypsélos - Hippias (tyran) : Tyran d'Athènes de 527 à 510 av. jc - Zoroastre ou Zarathoustra : Prophète-fondateur du zoroastrisme - Phinées, ou Phinée, ou Phinéas, ou Pinhas : Personnage biblique-Troisième grand prêtre des Hébreux, fils d'Éléazar, lui-même fils d'Aaron - Sogdianos ou Sekyndianos : Roi des Perses Achéménides six mois et demi en 424 av. jc - Xersès II : Roi des Perses Achéménides* pendant 45 jours - Kachta : roi de Napata de 760 à 747 av. jc - Amenardis 1ère : Divine adoratrice d'Amon de 740 à 720/700 av. jc sous la XXVème dynastie - Miltiade l'Ancien : Tyran de Chersonèse de Thrace - Tanoutamon : Dernier pharaon de la XXVème dynastie-Roi de Napata et pharaon de 664 à 656 av. jc - Taharqa : Roi de Napata-Pharaon de 690 à 664 av. jc - Pabatjma - Mouthis - Chepenoupet II : Divine adoratrice d'Amon de 710 à 650 av. jc sous la XXVème dynastie - Haman (Bible) ou Aman : Personnage du livre d'Esther, l'un des livres constituant la Bible - Abiel - Amatokos ou Amadocus: Roi thrace des Odrysae de 410 av. jc jusqu'au début du 4ème siècle - Terillos - Leucippe : Philosophe présocratique grec - Anaximène : Philosophe grec - Roudamon ou Amonroud : Roi de Léontopolis de 757 à 754 av. jc sous la XXIIIème dynastie - Sheshonq V : Roi de Tanis de la XXIIème dynastie, dite libyenne entre 767 et 730 av. jc - Osorkon III : Pharaon d'Égypte de la XXIIIème dynastie - Ânkhésenamon - Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton : Onzième pharaon de la 18ème dynastie aux alentours de 1338 à 1336/1335 av. jc - Horemheb : Dernier pharaon de la XVIIIème dynastie - Aventinus (roi) : Roi légendaire d'Albe la Longue - Padimenti : Roi de Lycopolis (Assiout) de 747 à 715 avant jc sous la XXIIIème dynastie - Sennedjem (précepteur de Toutânkhamon) - Khéops : Deuxième pharaon de la IVème dynastie de 2551/2549 à 2528/2526 - Kaouab 1er - Ounas : Dernier souverain de la Vème dynastie égyptienne de 2353 à 2323av. jc - Menkaouhor : Souverain de la Vème dynastie égyptienne de 2389 à 2381 av. jc - Mykérinos ou Menkaourê : Souverain de l'Empire égyptien de la IVème dynastie de 2490 à 2473 av. jc environ - Néferirkarê Kakaï : Troisième souverain de la Vème dynastie (Ancien Empire) - Pépi II : Roi de la VIème dynastie égyptienne aux alentours de 2246 à 2152 av. jc - Hirkhouf : Nomarque d'Assouan sous les règnes de Mérenrê 1er et de Pépi II - Polygnote : Peintre grec du milieu du 5ème siècle av. jc - Néferefrê : Souverain de la Vème dynastie pharaonique de 2431 à 2420 av. jc - Khentkaous II : Femme du pharaon Néferirkarê Kakaï de la Vème dynastie - Démocrite d'Abdère dit Démocrite : Philosophe grec - Stateira (épouse d'Artaxerxès II) : Reine Perse - Callias (fils d'Hipponicos Ammon) : Homme politique athénien du 5ème siècle av. jc - Eupolis : Poète comique grec - Phrynichos (général) : Aristocrate-Homme politique athénien du 5ème siècle av. jc - Alcétas 1er de Macédoine : Roi de Macédoine de la dynastie des Argéades entre 576 et vers 547 av. jc - Siddhārtha Gautama dit Shakyamuni ou le Bouddha : Chef spirituel qui vécut au 6ème ou au 5ème siècle av. jc - Cratinos : Poète comique - Phérécyde (historien) dit Phérécyde d'Athènes : Mythographe et logographe grec - Cinésias : Poète dithyrambique du 5ème siècle av. jc - Mérytaton ou Aimée d'Aton - Tiyi (épouse d'Aÿ) - Aÿ ou Aÿ II : Douzième et avant-dernier pharaon de la XVIIIème dynastie - Alcidas : Amiral spartiate pendant la guerre du Péloponnèse - Cléon : Homme politique athénien - Den (pharaon) ou Oudimou : Cinquième souverain de la 1ère dynastie (période thinite) - Iset ou Isis (mère de Thoutmôsis III) : Reine de la XVIIIème dynastie-Épouse secondaire de Thoutmôsis II - Thoutmôsis II ou Djéhoutymès II : Quatrième pharaon de la XVIIIème dynastie égyptienne de 1492/1491 à 1479 av. jc - Reine de Saba - Mérytrê-Hatchepsout : Grande épouse royale du pharaon Thoutmôsis III - Satiâh : Reine d’Égypte de la XVIIIème dynastie - Hatchepsout : Reine-pharaonne-Cinquième souveraine de la XVIIIème dynastie - Jézabel : Princesse phénicienne - Achab (roi) : Roi d'Israël entre 874 et 853 av. jc - Anlamani : Roi de Nubie ou Koush de 620 av. jc à sa mort - Sushruta : Chirurgien de l'Inde ancienne - Nebtu ou Nébétou : Reine de l'Egypte ancienne - Néférourê - Tudhaliya II : Roi hittite du Nouvel Empire de 1360 environ à 1344 av. notre ère - Thoutmôsis 1er ou Djéhoutymosé 1er : Troisième pharaon de la XVIIIème dynastie durant le Nouvel Empire - Amenhotep II : Septième roi de la XVIIIème dynastie aux alentours de 1428/1427 à 1401/1400 av. notre ère - Nitocris 1ère ou Chepenoupet III : Divine adoratrice d'Amon de 656/640 à 586 av. jc - Phanès de Halicarnasse - Zacharie (prophète du 5ème siècle av. jc) : Onzième des douze petits prophètes de la Bible - Arnuwanda II : Roi hittite du Moyen Empire qui régna de 1323 à 1322 av. jc - Tushratta : Roi du Mitanni vers1380 à 1350 av. jc - Tudhaliya III dit Tudhaliya le jeune : Roi éphémère présumé de l'empire hittite qui aurait régné en 1344 av. jc - Burna-Buriash II : Roi de Babylone de la dynastie kassite de 1359 environ à 1333 av. jc - Shaushtatar : Roi du Mitanni - Shattiwazza : Souverain du Mitanni au 14ème siècle av. jc -Kurigalzu II : Roi de Babylone de la dynastie kassite de 1332 à 1308 av. jc - Nazi-Bugash : Roi usurpateur de Babylone en 1333 av. jc - Kara-hardash - Joiaqim ou Joachim : Roi de Juda - Cyaxare : Souverain du royaume mède de 625 à 585 - Candaule ou Sadyatte ou encore Myrsile : Roi semi-légendaire de Lydie, ayant régné vers le 8ème siècle av. jc - Arsamès (satrape d'Égypte) : Dignitaire perse sous l'empire achéménide-Satrape d'Égypte sous la domination perse dans la seconde moitié du 5ème siècle av. jc - Âanen : Personnage important de la XVIIIème dynastie égyptienne - Enlil-Narari : Roi d'Assyrie de 1330 à 1320 ou 1317 à 1308 av. jc - Cang Jie -Naaman - Joas (Israël) : Roi d’Israël de 798 à 782 av.jc - Thoutmôsis IV ou Djéhoutymès IV : Huitième pharaon de la XVIIIe dynastie - Shuttarna II : Roi du royaume hourrite de Mittani au début du 14ème siècle av. jc - Moutemouia : Reine de la XVIIIe dynastie - Touya : Femme noble de la XVIIIe dynastie égyptienne - Zannanza : Prince hittite du Nouvel Empire - Bakenkhonsou : Grand prêtre d'Amon - Amenhotep fils de Hapou : Architecte-scribe-Militaire et sage égyptien courtisan du pharaon d'Amenhotep III - Tadukhipa - Assurbanipal ou Sardanapale : Roi d'Assyrie de 669 av. jc à 631 ou 626 av. jc - Kadashman-Enlil 1er : Roi de la dynastie kassite de Babylone de 1374 à 1360 av. jc - Yao (empereur) ou Tangyao : Souverain mythique de l’antiquité chinoise - Satamon (La Fille d'Amon) - Baketaton (La Servante d'Aton) : Princesse égyptienne de la fin de la XVIIIèmre dynastie - Ochozias (Israël) ou Achazia : Roi d’Israël pendant 2 ans au milieu du 9ème siècle av. jc - Naboth - Merneith : Reine d'Égypte de la 1ère dynastie - Abdias : Quatrième des douze petits prophètes - Josaphat (Juda) - Joram (Israël) : Roi d'Israël de 852 à 841 av. jc - Arsamès de Perse - Aspelta : Roi de Napata entre 593 à 568 av. jc - Himilcon II : Chef militaire carthaginois entre 406 et 396 av. jc - Pausanias (roi de Macédoine) : Roi de Macédoine de la dynastie des Argéades qui règne en 393 av jc - Potasimto : Général égyptien durant la 26ème dynastie - Ramsès II dit Ramsès le Grand : Troisième pharaon de la XIXème dynastie égyptienne de 1279 à sa mort - Sédécias ou Mathanias : Dernier roi de Juda - Joachin (roi de Juda) : Roi de Juda de décembre 598 à sa mort - Alyatte II : Roi de Lydie - Ur-Nammu : Roi d'Ur de 2112 à 2095 av. jc environ - Achinoam ou Ahinoam - Ahimaaz ou Achimaats : Grand Prêtre d'Israël - Nabonassar : Roi de Babylone de 747 à 734 av. jc - Achimélech : Personnage biblique - Gilgamesh : Dieu des Enfers dans la mythologie mésopotamienne-Roi de la cité d'Uruk où il aurait régné vers 2650 av. jc - Hammurabi ou Hammourabi, ou Hammurapi : Sixième roi de Babylone de la première dynastie babylonienne de 1792 av. jc à sa mort - Tiglath-Phalazar 1er, ou Teglath-Phalasar 1er : Roi d'Assyrie ayant régné de 1116 ou 1114 à 1077 ou 1076 av. jc - Ismaël : Personnage de la Genèse et du Coran - Abraham : Principal patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane - Clisthène (Athènes) : Réformateur et homme politique athénien - Issachar - Abner ou Avner ben Ner : Personnage de l'Ancien Testament-Général des rois d'Israël Saül et David - Charilaos : Roi de Sparte de 780 av. jc à 750 av. jc - Melanìppides : Musicien et poète grec de Melo - Nériglissar : Roi de Babylone de 560 à 556 av. jc - Amel-Marduk : 3ème roi de Babylone de 562 à 560 av. jc - Joachaz : Roi d’Israël de 814 à 798 av. jc - Jéhu : 10ème roi d'Israël, de 841 à 814 av. jc - Gudea ou Goudéa : Souverain mésopotamien de 2141 à 2122 av. jc-Gouverneur de la cité - État de Lagash en basse Mésopotamie - Sargon II ou Sharroukin : Roi de Babylone de 709 à 705 av. jc-Roi d'Assyrie de 722 à sa mort - Michée : Sixième des 12 petits prophètes - Ashera : Déesse - Sennachérib : Roi d’Assyrie de 705 à 681 av. jc - Osée (roi) : Dernier roi d'Israël entre 732 et 722 av. jc - Merodach-Baladan II : Roi de Babylone à deux reprises de 721 à 710 av. jc, puis en 703, durant 9 mois - Ozias ou Azarias : Roi de Juda durant 52 ans, au milieu du 8ème siècle av. jc selon la Bible - Assarhaddon : Roi d'Assyrie de 680 à 669 av. jc - Séthi 1er : Pharaon d'Égypte de la XIXème dynastie de 1294 à 1279 av. jc - Josias : Roi de Juda de 639 à 609 av. jc - Jérémie : Personnage de la Bible -Huángdì ou L'empereur Jaune : Empereur chinois de 2697 à 2597 ou de 2698 à 2598 av. jc - Bel-ibni : Noble babylonien - Amos prophète - Imhotep : Personnage historique emblématique de l'Égypte antique - Djéser (ou Djoser) : Premier roi de la IIIème dynastie - Ramsès 1er: Pharaon de 1295 à 1294 av.jc-Fondateur de la XIXème dynastie de l'Égypte antique - Jéroboam II : Roi d'Israël de 782 à 753 av. jc - Amphidamas roi de Chalcis - Muwatalli II ou Mouwatalli : Roi hittite qui régna d'environ 1295 à 1272 av. jc -
Khâemouaset (fils de Ramsès II)
Quatrième fils de Ramsès II et le deuxième de la seconde grande épouse royale Isis-Néféret. Il est inhumé au sérapéum de Saqqarah*.
Il naît sûrement à Memphis*, aux alentours de 1284 et meurt vers 1224 av. jc, à l'âge d'environ 60 ans, et en l'an 55 du règne de son père. Il devient prince héritier à la mort de son frère aîné, Ramessou vers l'an 50 ou 52.
Khâemouaset laisse au moins 3 enfants qu'il a eu d'une épouse restée pour le moment anonyme :
Khâemouaset comme tous les enfants royaux de Ramsès reçoit une éducation militaire.
Sur un relief du temple de Beit el-Ouali*, on le voit assister son père lors d'une campagne de pacification de la Basse-Nubie*. Cette campagne est datée de la dernière partie du règne de son grand-père Séthi 1er, au temps où Ramsès héritier du trône était corégent. Le prince Khâemouaset devait alors avoir 4 ans.
Plus tard au début du règne autonome de son père il l'accompagne également lors de ses campagnes asiatiques dont notamment la bataille de Qadesh*. Puis en l'an 8 du règne de son père, il participe activement à la prise de Dapour*, cité syrienne, devant laquelle l'armée de pharaon, conduite par ses fils, met le siège et prend d'assaut ses murailles. Khâemouaset devait être âgé à ce moment d'un peu plus de 15 années.
En parallèle de cette carrière militaire précoce, il reçoit aussi une éducation princière, probablement dans l'école du Kep* (institution traditionnellement réservée à l'éducation des enfants royaux).
Khâemouaset, maîtrisant parfaitement l'écriture, appréciant les textes et ayant acquis de grandes connaissances en théologie, se fait une réputation d'érudit.
Vers l'âge de 20 ans, il est nommé prêtre sem* de Ptah, chargé du culte des taureaux sacrés. Il décide très vite de modifier et codifier le principe de la mise au tombeau des Apis*. Il fait creuser la petite galerie du Sérapéum à Saqqarah* donnant accès à plusieurs salles, afin que chaque taureau eût son propre caveau, et crée un temple destiné à la célébration des rites funéraires de tous les Apis décédés.
Il s'intéresse également aux édifices érigés par ses ancêtres. Il entreprend des recherches sur les sites de Gizeh*, Saqqarah et Abousir*, s'occupant ainsi des pyramides de Djéser, Chepseskaf, Ounas, Sahourê et du temple solaire de Niouserrê.
Il est attristé par l'état déplorable de certains monuments envahis par les sables et s'emploie à les sauvegarder et à les restaurer, faisant graver sur chaque monument le nom de son propriétaire, celui du pharaon Ramsès II, ainsi qu'un texte ordonnant leur sauvegarde.
Hormis ses activités de grand prêtre et en quelque sorte d'archéologue, Khâemouaset assume de hautes fonctions administratives à Memphis* alors que son père était à Pi-Ramsès*. Il est également chargé des Fête-Sed du pharaon ; pour les cinq premiers jubilés, Khâemouaset parcourt l'Égypte, annonçant au peuple l'évènement. En l'an 30, Khâemouaset est promu directeur. En l'an 45 du règne de Ramsès II, il est promu grand prêtre de Ptah de Memphis et succède ainsi à Didia dans cette haute fonction religieuse. C'est à ce titre qu'il organise les jubilés de son père et préside au culte du dieu des artisans.
Vers l'an 50, il est choisi pour être le prince héritier de la couronne, mais il n'accède finalement jamais au trône, car il décède vers l'âge de 60 ans, soit en l'an 55 du règne de son père. Il s'était fait aménager un caveau dans le Sérapéum de Saqqarah ainsi qu'une chapelle richement décorée. Son corps est enseveli dans un sarcophage en bois, le visage protégé par un masque en feuille d'or martelée.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Khâemouaset (fils de Ramsès II)/ Portail de l’Égypte antique/ Catégories : Enfant royal de l'Égypte antique/ Grand prêtre de Ptah/ XIXe dynastie égyptienne
Démarate de Sparte
Roi de Sparte de 515 à 491 av. jc
Membre de la maison des Eurypontides. Fils d'Ariston à qui il succède, il part en campagne en 506 av. jc avec l'autre roi, Cléomène 1er, son rival, avant de s'apercevoir que l'expédition a pour but de rétablir une tyrannie à Athènes*. Il fait alors demi-tour, avec les Corinthiens* furieux, laissant Cléomène continuer seul.
En 491 av. jc, Cléomène se venge en intentant contre lui un procès, l'accusant de bâtardise. Les éphores* sont consultés au sujet de sa filiation. La gérousie* étant divisée, l'oracle de Delphes* est consulté, et Démarate est destitué la même année. Il reste un temps à Sparte, mais devant les railleries de Léotychidas II, son successeur, il décide de s'exiler auprès de l'ennemi, en Perse*.
Il se rend auprès de Darius 1er, où il est bien reçu. Il influence Darius en faveur de Xerxès, qui est alors choisi comme successeur, au détriment de son frère Artabazarne. Avant la bataille des Thermopyles, il lui explique quelles sont les particularités de Sparte*.
Cet épisode, relaté par Hérodote, est une source de renseignement précieuse sur la population de Sparte et son système politique. Selon Hérodote, Démarate avertit les Spartiates des préparatifs de l'entreprise du grand Roi.
Il semble qu'il soit par la suite resté au côté de Xerxès, et soit tombé en disgrâce pour avoir réclamé au roi le droit d'entrer dans Sardes* comme un membre de la famille royale.
Il est probable qu'il soit mort en Troade*, où le grand roi lui avait donné des domaines. D'après Xénophon, ses descendants y perdurèrent.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Hofstetter, Josef, Die Griechen in Persien. Prosopographie der Griechen im Persichen Reich Von Alexander, Berlin, Reimer, 1978,
Shulgi (mort vers 2047 av jc)
Roi de la troisième dynastie d'Ur de 2094 à 2047 av. jc
Fils et successeur d’Ur-Nammu, il règne sur le pays de Sumer*.
Il se rapproche de la conception agadéenne* de l’empire en adoptant le titre de roi des quatre nations et en accolant le signe divin à son nom.
Il entreprend la réorganisation politique, militaire et administrative du royaume. La deuxième partie de son règne après 2070 av. jc est occupée à une politique territoriale plus active, notamment vers l’Élam*, le Zagros* et le Kurdistan*.
Il meurt vers 2047 av jc, dans des circonstances indéterminées, peut-être tumultueuses. Amar-Sîn lui succède.
Sur ses ordres est construit le Mur de la Terre. Il s'agit d'un ouvrage défensif de 250 kilomètres de long, entre le Tigre* et l'Euphrate*.
Lors de son règne, sont mis par écrit de grands cycles épiques et textes lyriques tels que les histoires d'Enmerkar, Lugalbanda, l'Epopée de Gilgamesh* et les Hymnes de Shulgi* (Les Hymnes de Shulgi sont une série de tablettes rédigés à la première personne).
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Chambon G. 2011 ”Shulgi. Le roi omniscient”, Dossiers d'Archéologie