Antiquité jusqu’à 400 av jc

 

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Le Moyen Orient dans l’antiquité

 

Aux 10ème et 9ème millénaires av. jc, apparaissent les premières petites agglomérations connues dans l’histoire de l’humanité.

 

Sur les territoires actuels de la Syrie*, du Liban* et de la Palestine*, les premiers sites urbains apparaissent au 7ème millénaire, comme celui de Ras Shamra* au nord de la côte syrienne, qui semble avoir été fondé vers 6500 av. jc de même que celui de Buqras* sur l’Euphrate*. Le développement de la ville de Byblos*, futur centre phénicien* sur la côte libanaise, remonte à la fin du 6ème millénaire. En Anatolie*, les premiers sites villageois apparaissent aussi vers 6000 av. jc Chatel Hyùk*, dans la plaine de Konya* et en Iran* vers 6500.

 

Le niveau technique de ces civilisations est remarquable, céramiques et poteries, travail de l’obsidienne, vases et amulettes, fours… En Égypte, c’est entre 4500 et 4000 av. jc qu’apparaissent les premières concentrations humaines sédentaires.

 

À partir du 12ème siècle av. jc, les Grecs ont également considérablement développé l’urbanisme moyen-oriental. L’Asie Mineure deviendra le siège de villes (Éphèse, Tarse, Milet, Heraclia, Pergame, Halicarnasse, Apamée, Séleucie, Laodicée, Europos). En Égypte, ce sera la fondation d’Alexandrie*. Ce sera ensuite le tour des Romains d’ajouter leur touche architecturale, aux villes du Moyen-Orient qu’ils conquièrent.


Depuis la plus haute Antiquité, le Moyen-Orient se distingue ainsi par un maillage de villes qui s’est densifié au cours des âges et qui a accumulé en strates les différents apports culturels, linguistiques et religieux.

 

L’histoire mésopotamienne dite aussi babylonienne, chaldéenne et assyrienne.

 

Le Bassin mésopotamien, avec ses prolongements sur le plateau iranien à l’est, le plateau anatolien au nord et la côte méditerranéenne à l’ouest, est le berceau de la sédentarisation et de l’urbanisation. Il est aussi, aux côtés de la vallée du Nil*, le plus ancien producteur d’histoire et l’archétype des structures impériales. Du 7ème millénaire av. jc à l’écroulement de l’Empire ottoman en 1919, ce sont ces structures qui vont organiser le Moyen-Orient et ses prolongements européen, asiatique et africain.

 

L’enchaînement d’épisodes de morcellement en petites royautés puis de recomposition en unités impériales plus larges est une constante de l’histoire du Moyen-Orient. La structure impériale n’est jamais acquise, mais la cité État royale n’est pas non plus durable. Le choc des flux migratoires et la dégradation de l’environnement agricole rythment les structurations et destructurations des entités politiques, dont les centres de pouvoir ont tendance à remonter du Sud vers le Nord.

 

La grande figure de cet empire est celle du roi Sargon, qui étendit sa domination jusqu’aux côtes méditerranéennes, au plateau anatolien et même peut-être aux franges du continent indien. Ce premier empire fut défait par une invasion des nomades goutites*, qui, toutefois, laissa intacte l’activité économique des villes sumériennes. C’est ainsi que l’empire put renaître à la fin du 3ème millénaire et connaître un développement remarquable du droit civil et commercial qui prépara la venue du célèbre code d’Hammourabi* au début du 2ème  millénaire.



 

L’ensablement progressif du delta mésopotamien, l’augmentation de la salinité de ses eaux et les infiltrations nomades amènent au déclin des centres de pouvoir akkado-sumériens du bassin inférieur ; le pouvoir central renaîtra, en conséquence, plus au nord, à Babylone, au centre du Bassin mésopotamien. La grande figure de l’Empire babylonien est le roi Hammourabi, qui refait l’unité de la Mésopotamie et édicte un « code » qui porte son nom, gravé sur une haute stèle de basalte aujourd’hui conservée au Louvre.

 

Ce code, qui fut le grand apport de Babylone à la civilisation, détaille l’ensemble des prescriptions gouvernant les relations des différentes classes sociales, les transactions commerciales, financières et foncières, l’organisation de la justice par l’État, etc.


L’Empire babylonien entra en décomposition sous le coup des arrivées de nouveaux peuples nomades : les Kassites* en provenance des plateaux iraniens, les Élamites* aux origines inconnues et qui s’établissent en Chaldée* à l’est du Bassin mésopotamien, les Hittites* et les Mitanniens* arrivant d’Asie centrale, enfin les Araméens* en provenance du désert syrien et les Assyriens* en provenance de haute Mésopotamie. Mais Babylone restera un siège royal important pour les Kassites, de 1571 à 1153 av. jc. Divers empires et royautés néobabyloniens voient le jour entre 1206 et 538 av. jc. C’est ensuite une longue période d’éclipse, due aux attaques des tribus araméennes et à la domination assyrienne, jusqu’à la mainmise d’une dynastie chaldéenne sur le trône de Babylone, dont le règne s’étend de 627 à 539 et qui conquiert l’Assyrie au nord et le couloir syrien jusqu’à Tyr*. La figure dominante et tardive de cette période est le grand roi Nabuchodonosor II.


La haute Mésopotamie assyrienne de 2000 à 500 av. jc  

 

On désigne par Assyrie la partie moyenne et haute de la vallée mésopotamienne, qui fut peuplée à l’origine par les Sumériens*. L’histoire politique de l’Assyrie, tout comme sa cosmogonie et ses dieux, est intimement mêlée à celle des empires et royaumes sumériens. La première grande cité qui apparaît dans l’histoire porte ainsi le nom de son roi-dieu, Assour vers 2500 ; entre les 20ème et 28ème siècles, elle deviendra un grand centre commercial pour tout l’ensemble mésopotamien. L’Assyrie sera déchirée par des querelles dynastiques entre des rois sumériens et des chefs de tribus amorrites* qui, à partir d’Assour, mènent des conquêtes militaires en Cappadoce, en Anatolie et jusqu’au Liban. Un premier empire (14 au 12ème siècle) à la vie politique instable est définitivement déstructurée par des invasions en provenance du désert syrien de tribus araméennes et par celle des Élamites* des plateaux iraniens. Un second empire (9ème au 7ème siècle) reprend les politiques de conquête et occupe le Croissant fertile et l’île de Chypre*, ainsi que l’Égypte en 671. Deux figures majeures dans cet empire : celle de Sargon II, ou Sharron-Ken en assyrien, et celle d’Assourbanipal, qui s’installe à Ninive*.


Ce sont les Mèdes*, nomades de souche indo-iranienne, qui abattront définitivement la puissance assyrienne au Moyen-Orient, caractérisée par la violence de ses méthodes de conquête, les disputes dynastiques et un droit pénal très strict, où la femme est plus exposée que l’homme au châtiment. La civilisation assyrienne, plus rude que la civilisation suméro-babylonienne de la basse vallée mésopotamienne, se rattache cependant à elle, aussi bien par l’origine humaine que par la langue et les structures sociales.


Avec la chute de l’entité assyrienne, la haute Mésopotamie devait cesser d’être le siège de structures politiques autonomes. Ses territoires et ses prolongements géographiques au confluent des monts anatoliens et de l’Azerbaïdjan* resteront constamment disputés, au cours des siècles, entre Grecs, Turcs et Iraniens, sans compter l’importante présence arménienne, aujourd’hui disparue.

 

Le Croissant fertile et l’ensemble syro-mésopotamien

Cités phéniciennes et petits royaumes sémites (2ème et 1er  millénaire).

 

C’est durant le 2ème millénaire que les villes phéniciennes connurent leur apogée. Ras Shamra* (près de Lattaquié en Syrie), Byblos* (Jbeil) au centre de la côte libanaise et Tyr* (Sour) à son extrémité sud furent des ports importants qui jouèrent un rôle fondamental dans l’économie du Moyen-Orient. Les Phéniciens fondèrent des comptoirs commerciaux tout le long des côtes méditerranéennes, dont la célèbre Carthage vers 814.

 

 

Personnages de l'Antiquité:

 

Simmias de Thèbes: Philosophe thébain du 5ème siècle av. jc - Perdiccas II: Roi de Macédoine entre 454 et 414 / 413 av. jc - Palti fils de Laïs ou Paltiel - Agéladas ou Hagéladas 1er : Sculpteur grec de l'école d'Argos - Myron: Sculpteur grec - Artémon de Clazomènes: Ingénieur militaire grec - Piânkhy ou Piye: Roi de Napata et pharaon de la XXVème dynastie de 752 à 721 ou 747 à 716 av. jc  - Mesbet - Tabekenamon ou Tabakenamon : Reine koushite de Napata - Horemakhet - Quish ou Kish - Agag : Roi des Amalécites - Diogène d'Apollonie : Philosophe grec - Mithra ou Mithras : Dieu indo-iranien - Nimlot III ou Namart ou Nemrod : Roi d’Hermopolis de 747 à 725 av. jc - Osorkon IV : Roi de 730 à 715 av. jc - Ioupout II : Pharaon de la XXIIIème dynastie-Roi de Léontopolis dans le delta de 754 à 720 ou 715 av. jc - Peftjaouaouibastet ou Peftjaoudibastet : Roi d’Héracléopolis vers 747/720 av. jc - Procas Silvius : Roi légendaire d'Albe la Longue de 808 à 794 av. jc - Hannah - Eli (Juges) : Juge en Israël durant 40 ans - Khephren ou Khafrê : Pharaon de l'Empire égyptien de la IVème dynastie de 2520/2518 à 2494/2493 av. jc - Djédefrê (ou Djidoufrâ) : Pharaon de la IVème dynastie de l'Ancien Empire égyptien de 2528/2526 à 2520/2518 av.jv - Djedkarê Isési : Souverain de la Vème dynastie égyptienne vers 2381 à -2353 av.jc - Solon : Homme d'État, législateur et poète athénien - Hydarnès III : Satrape d'Arménie entre 450 et 428 av. jc - Teritouchmès : Satrape d'Arménie en 428 av. jc - Protagoras ou Protagoras d'Abdère : Penseur présocratique-Professeur du 5ème siècle av. jc - Hipponicos ou Hipponicos III : Général athénien du 5ème siècle av. jc - Anaximandre de Milet : Philosophe et savant grec présocratique - Xénophane : Philosophe pré-socratique-Poète et scientifique grec - Zénon d'Élée dit le Palamède d'Élée : Philosophe grec présocratique - Timothée de Milet : Poète et musicien grec - Lycon (orateur) : Politicien athénien du 5ème siècle av. jc - Mélétos : Auteur et poète tragique grec du 5ème siècle av. jc - Néfertiti - Thoutmôsis III ou Djehoutymès III : Cinquième pharaon de la XVIIIème dynastie Suppiluliuma 1er : Roi des Hittites de vers 1380 à 1336 ou 1344 à 1322 av. jc - Assur-uballit 1er : Roi d'Assyrie de 1366 à 1330 av. jc - Amenhotep III ou Aménophis III (vers 1388 av.jc : Neuvième pharaon de la XVIIIème dynastie-Pharaon aux alentours de 1391/1390 av.jc à 1353/1352 - Tiyi (épouse d'Amenhotep III) : Reine d'Égypte de la XVIIIème dynastie - Smenkhkarê : Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie  vers 1336 ou 1333 av.jc - Diogène de Smyrne : Philosophe grec - Toutânkhamon : Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie de 1336 /1335 à 1327 av.jc - Ézéchiel : Prophète de l'Ancien Testament - Oloros ou Orolos - Anaxagore dit de Clazomènes en Ionie : Philosophe présocratique - Antiphon : Un des dix grands orateurs attiques - Brasidas : Général spartiate - Euclès : Coureur de Marathon à Athènes - Ouadji ( le roi-serpent) : Quatrième souverain connu de la 1ère dynastie (Période thinite) vers 3040 à 3020 av. jc - Élie : Prophète majeur dans les religions abrahamiques - Psammétique II : Pharaon de la XXVIème dynastie de 595 à 589 av. jc - Ânkhnesnéferibrê : Divine adoratrice d'Amon de 595/586 à 525 av. jc sous la XXVIème dynastie - Thalès de Milet dit Thalès : Philosophe et savant grec - Psammétique III : Pharaon de l'Égypte de 526 à 525 av. jc - Apriès  : Pharaon de la XXVIème dynastie de 589 à 570 av. jc - Nabuchodonosor II : Roi de l'empire néo-babylonien entre 605 et 562 av. jc - Nitocris II : Divine adoratrice d'Amon de 560 à 525 sous la XXVIème dynastie - Nékao ou Néchao : Roi de Saïs de 672 à 664 av.jc - Gygès : Roi de Lydie entre 708 et 687 av. jc - Giloukhepa : Reine d'Égypte de la XVIIIème dynastie - Youya : Aristocrate égyptien de la XVIIIème dynastie - Amenardis II - Montouemhat : Quatrième prophète d'Amon-Maire de Thèbes - Glaucos de Carystos : Athlète grec de l'Antiquité - Théagène de Thasos ou Théogénès : Athlète grec de l'Antiquité - Élisée : Prophète de l'Ancien Testament - Polydamas de Scotoussa : Athlète grec de l'Antiquité - Manassé (Juda) : Roi de Juda - Ézéchias : 13ème roi du royaume de Juda indépendant de 716 à 687 av. jc - Sénakhtenrê Ahmosé dit l'Ancien : Roi d’Egypte - Séqénenrê Taâ : Roi égyptien de la XVIIème dynastie de vers1558 à 1554 av. jc - Rai (nourrice d'Ahmès-Néfertary) - Satdjéhouty ou Sitdjéhouty : Princesse égyptienne de la XVIIème dynastie - Iâhhotep dite Iâhhotep II - Boaz ou Booz : Personnage du livre de Ruth, qui fait partie de la Bible - Obed : Personnage biblique évoqué dans le livre de Ruth - Ahmès-Néfertary - Achinoam (épouse de David) - Benjamin (Bible) - Ruth (Bible) : Personnage biblique - Amram : Personnage biblique - Sargon d’Akkad : Souverain fondateur de l’empire d’Akkad - Chusaï ou Huschaï : Personnage de l'Ancien Testament - Jéthro : Beau-père de Moïse - Madian ou Midian : Personnage de la Bible et du Coran - Sephora ou Tsippora : Épouse de Moïse - Josué : Personnage biblique du Livre de l'Exode et du Livre de Josué - Dinomaque - Pausanias (général) : Membre de la famille royale des Agiades - Aristide le Juste : Homme d’État athénien - Gylippos : Général spartiate - Hyperbolos : Homme politique athénien, démagogue roturier du 5ème siècle av. jc - Nicias : Homme politique - Mégaclès (fils d'Hippocrate) : Homme politique grec athénien des 6ème et 5ème siècles av. jc - Mégabaze : Un des deux généraux perses de Xerxès 1er - Éphialtès d'Athènes : Homme politique - Hippocrate de Gela : Deuxième tyran de Gela - Archidamos II : Roi de Sparte vers 469 av. jc - Harmodios et Aristogiton -

Anaxilas II : Tyran de Rhégion vers 494 av. jc - Aaron (Bible) : Personnage biblique - Pausanias 1er : Roi de Sparte de 408 à 394 av. jc - Pleistoanax : Roi de Sparte de 455 à 445, puis de 426 à 409 av. jc - Nabopolossar ou Nabopolàssar : 1er souverain de la XIème dynastie de Babylone dite "Dynastie Chaldéenne"- Onatas : Sculpteur grec de la fin de la période archaïque - Cypsélos - Hippias (tyran) : Tyran d'Athènes de 527 à 510 av. jc - Zoroastre ou Zarathoustra : Prophète-fondateur du zoroastrisme - Phinées, ou Phinée, ou Phinéas, ou Pinhas : Personnage biblique-Troisième grand prêtre des Hébreux, fils d'Éléazar, lui-même fils d'Aaron - Sogdianos ou Sekyndianos : Roi des Perses Achéménides six mois et demi en 424 av. jc - Xersès II : Roi des Perses Achéménides* pendant 45 jours - Kachta : roi de Napata de 760 à 747 av. jc - Amenardis 1ère : Divine adoratrice d'Amon de 740 à 720/700 av. jc sous la XXVème dynastie - Miltiade l'Ancien : Tyran de Chersonèse de Thrace - Tanoutamon : Dernier pharaon de la XXVème dynastie-Roi de Napata et pharaon de 664 à 656 av. jc - Taharqa : Roi de Napata-Pharaon de 690 à 664 av. jc - Pabatjma - Mouthis - Chepenoupet II : Divine adoratrice d'Amon de 710 à 650 av. jc sous la XXVème dynastie - Haman (Bible) ou Aman : Personnage du livre d'Esther, l'un des livres constituant la Bible - Abiel - Amatokos ou Amadocus: Roi thrace des Odrysae de 410 av. jc jusqu'au début du 4ème siècle - Terillos - Leucippe : Philosophe présocratique grec - Anaximène : Philosophe grec - Roudamon ou Amonroud : Roi de Léontopolis de 757 à 754  av. jc sous la XXIIIème dynastie - Sheshonq V : Roi de Tanis de la XXIIème dynastie, dite libyenne entre 767 et 730 av. jc - Osorkon III : Pharaon d'Égypte de la XXIIIème dynastie - Ânkhésenamon - Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton : Onzième pharaon de la 18ème dynastie aux alentours de 1338 à 1336/1335 av. jc - Horemheb : Dernier pharaon de la XVIIIème dynastie - Aventinus (roi) : Roi légendaire d'Albe la Longue - Padimenti : Roi de Lycopolis (Assiout) de 747 à 715 avant jc sous la XXIIIème dynastie - Sennedjem (précepteur de Toutânkhamon) - Khéops : Deuxième pharaon de la IVème dynastie de 2551/2549 à 2528/2526 - Kaouab 1er - Ounas : Dernier souverain de la Vème dynastie égyptienne de 2353 à 2323av. jc -

 

Menkaouhor

Souverain de la Vème dynastie égyptienne de 2389 à 2381 av. jc

 

Il aurait succédé à Niouserrê et précédé Djedkarê Isési. Peu de sources mentionnent Menkaouhor parmi les découvertes faites sur les principaux sites de la Vème dynastie. De ce fait ce souverain est mal connu et peu étudié d'autant qu'il succède à Niouserrê et précède Djedkarê Isési dont les règnes brillants éclipsent quelque peu le sien.

 

Le papyrus de Turin lui accorde 8 années de règne, durée de règne équivalente à celle que lui donne Manéthon qui le nomme Menchérès.

 

Une expédition au Ouadi Maghara* dans le Sinaï* est attestée par une grande inscription dédicatoire que le chef d'expédition fit inscrire au nom de son souverain, à l'instar des expéditions précédentes ou de celles qui auront lieu par la suite.

 

Lors des fouilles récentes du temple funéraire de Néferefrê à Abousir, les égyptologues tchèques ont mis au jour des empreintes de sceaux portant le cartouche du roi, preuve qu'il a assuré les cultes funéraires de ses ancêtres. Les archives découvertes sur le site qui datent pour la plupart du règne de Djedkarê Isési successeur de Menkaouhor, mentionnent l'existence du temple solaire du roi qui est nommé Akhet Rê, c’est-à-dire l'Horizon de Rê. Il est le dernier souverain de la dynastie à édifier un tel sanctuaire dont on n'a pas encore retrouvé l'emplacement.

 

On ne connaît pas de représentations du roi contemporaines de son règne en dehors d'une statuette découverte dans le grand temple de Ptah de Memphis parmi un ensemble de sculptures royales provenant sans doute d'une partie du sanctuaire dédiée aux souverains du pays. Cette statuette le représente assis sur un trône tenant les sceptres de la royauté, coiffé de la couronne blanche la hedjet*, et vêtu du manteau jubilaire caractéristique des cérémonies liées au renouvellement du couronnement.

 

Menkaouhor ne choisira pas Abousir* pour édifier son complexe funéraire marquant une première fois une certaine rupture avec ses prédécesseurs immédiats que Djedkarê Isési et Ounas imiteront et confirmeront en choisissant Saqqarah comme nécropole royale.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Miroslav Verner, Abusir - Realm of Osiris, American University in Cairo Press, 2002.

 

Mykérinos ou Menkaourê

Souverain  de l'Empire égyptien de la IVème dynastie de 2490 à 2473 av. jc environ

 

Il aurait succédé à Khéphren et précédé Chepseskaf.

 

Son nom est associé à la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh*. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité sud du plateau de Gizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops* (hauteur 66 m, côté 108 m).

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Mykérinos/ Portail de l’Égypte antique/ Catégories : Pharaon/ IVe dynastie égyptienne

 

Néferirkarê Kakaï

Troisième souverain de la Vème dynastie (Ancien Empire)

 

Il succéda à Sahourê et précéda Chepseskarê. Il règne de 2446 à 2438

 

L'importance considérable dans l'économie des productions à destination funéraire est révélée par les archives administratives du temple funéraire du roi Néferirkarê Kakaï à Abousir*. Si l'administration royale y conserve un droit de regard, ce vaste circuit de l'économie grève de plus en plus les moyens de l'État.

 

Manéthon le nomme Népherchérès et lui accorde 20 ans de règne ce que confirme le papyrus de Turin qui lui donne également une vingtaine d'années de règne. Cependant dans les archives d'Abousir la date la plus élevée relevée est la 11ème année et la pierre de Palerme ne conserve qu'une partie des annales de son règne jusqu'en l'an dix.

 

Selon ces sources et le peu de vestiges contemporains de son règne retrouvés dans les nécropoles de Saqqarah* et d'Abousir, les égyptologues sont donc plus enclins à suivre les indications données par les annales de l'Ancien Empire qui bien qu'incomplètes sont contemporaines de Néferirkarê et s'accordent en général pour une durée de règne n'excédant pas les 12 années. Le fait que le complexe funéraire du roi ne soit pas achevé va par ailleurs dans le sens d'un règne écourté.

 

La pierre de Palerme indique que les cérémonies relatives au couronnement du roi eurent lieu le 7ème  jour du 2ème  mois de la première année du règne. Ces annales précisent également qu'il honora les divinités d'Héliopolis allouant de nouvelles terres pour l'entretien des sanctuaires de la grande Ennéade ainsi que des Âmes d'Héliopolis et des dieux de Kherâha, localité située un peu au sud de l'antique cité du soleil, dans l'actuelle ville du Caire. Ces indications confirment donc que les cultes d'Héliopolis prennent encore davantage d'importance sous son règne.

 

Par ailleurs cette même source cite également le temple solaire de Néferirkarê nommé Set-îb-Rê, c’est-à-dire la place du cœur de Rê, temple que le roi fait bâtir en même temps que sa pyramide et qu'il inaugure probablement en l'an neuf de son règne. À cette occasion des cérémonies sont organisées dont la Course autour du Mur, un rite déjà observé lors du couronnement ou encore des fêtes jubilaires renouvelant le couronnement du souverain. Détail intéressant, les deux barques du dieu Rê qui devaient faire partie intégrante du temple solaire de Néferirkarê sont également citées, une pour le matin, l'autre pour le soir. Pour le moment aucun vestige de ce sanctuaire dynastique n'a été retrouvé. Cependant de nombreux fonctionnaires sont attachés à cette fondation cultuelle si singulière à la Vème dynastie et elle semble fonctionner jusqu'à la fin de la dynastie comme l'attestent les mentions que l'on retrouve dans les mastaba* de nombreux dignitaires de l'époque enterrés à Saqqarah

 

Néferirkarê ne néglige pas les autres dieux du royaume et de nouvelles terres sont allouées au temple de Ptah* qui est au Sud de son Mur à Memphis*, des statues en électrum sont façonnées pour le dieu Ihy et la déesse Hathor, Dame du Sycomore, ou encore pour la déesse Ouadjit. Tout indique que le roi s'inscrit dans la droite ligne de ses prédécesseurs immédiats Sahourê et Ouserkaf dont il assure les cultes funéraires. Il intervient dans la décoration du temple funéraire de Sahourê et certains prêtres du culte de ces rois sont connus sous son règne

 

Un autre vizir est attesté pour son règne, Pehenoukaï, dont le mastaba a livré toute une série de titres et fonctions qui démontrent leur multiplication sous le règne de Néferirkarê. On citera en plus de la fonction prestigieuse de vizir, celles de Chef du Double Grenier, Chef du Double Trésor, Directeur des places des offrandes, fonctions qui le placent à la tête de l'administration du Trésor. D'autres fonctions le rattachent directement au roi comme celles de Chef de tous les travaux du roi, soit l'architecte des monuments du règne dont notamment la pyramide royale, chef des écritures du roi et des secrets des paroles du roi qui font de Pehenoukaï le secrétaire particulier du souverain.

 

Certains dignitaires entament leur carrière sous son règne comme le magistrat Ti dont le tombeau à Saqqarah a livré des marques de carrier au revers des blocs constituant le massif de son mastaba avec le cartouche du roi, attestant que la commande du tombeau avait bien eu lieu sous ce règne.

 

Outre ces cas célèbres et touchant à la haute sphère de la cour royale, on a retrouvé le nom de Néferirkarê accompagné ou non de son deuxième nom Kakaï dans de nombreux mastabas de la période et le roi jouira d'une certaine popularité tout au long de la Vème dynastie.

 

Il épouse une noble dame nommée Khentkaous qui en raison de son homonymie avec la première du nom, enterrée elle à Gizeh*, a jeté un peu plus le trouble dans l'épineux problème que soulève l'existence des deux personnages fréquemment identifiés comme étant une seule et même personne par les auteurs et historiens de l'Égypte antique. Ce sont les découvertes du complexe de l'épouse de Néferirkarê à Abousir qui ont permis d'écarter définitivement cette hypothèse et de restituer à cette Khentkaous deuxième du nom sa place éminente au sein de la Vème  dynastie. Elle aura deux fils de son union avec le roi : Neferrê qui succédera à son père sous le nom de Néferefrê et Niouserrê qui montera à son tour sur le trône d'Horus à la suite du décès prématuré de son aîné.

 

Comme son prédécesseur Sahourê, Néferirkarê choisit le site d'Abousir pour édifier son complexe funéraire.

 

Les gradins qui forment le cœur du monument avaient à peine reçu les premières assises du revêtement qui aurait conféré à la pyramide son aspect à faces lisses, revêtement qui comme pour Mykérinos était conçu pour les premières assises en granite rouge d'Assouan.

 

Le temple funéraire commençait à s'élever depuis le fond du sanctuaire, mais le trépas du roi interrompit le chantier et ce sont les successeurs de Néferirkarê qui l'achèveront dans des matériaux moins nobles comme le bois pour les colonnes ou les briques crues pour les murs.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Miroslav Verner, Abusir - Realm of Osiris, The American University in Cairo Press, 2002.

 

Pépi II

Roi de la VIème dynastie égyptienne aux alentours de 2246 à 2152 av. jc

 

Ce qu'on sait surtout du roi, c'est qu'il resta au pouvoir extrêmement longtemps. Manéthon lui prête 94 années de règne et plus de cent années de vie, bien que la dernière date de son règne connue avec certitude soit le 31ème comptage du bétail qui correspond à la 62ème année du règne.

 

Fils de Pépi 1er ou Mérenrê 1er Pépi II succède vers 2246 av. jc à Mérenrê 1er, disparu prématurément après un règne de quelques années. Le nouveau roi est un tout jeune enfant, de l'une des deux filles de Khoui, grand noble d'Abydos. Cette reine, Ânkhnesmérirê II, assure la régence avec le soutien de son frère Djaou, déjà vizir de Mérenrê 1er et oncle de Pépi II. Le jeune roi épouse Neith, sa demi-sœur ou sa tante, fille d'Ânkhnesmérirê 1ère.

 

C'est l'un des derniers membres de la VIème dynastie et sa mort marque la fin, ou au moins le déclin, de l'Ancien Empire. L'Ancien Empire compte deux souverains supplémentaires : Mérenrê II et la reine Nitocris, la première période intermédiaire commençant après le règne de cette dernière. Selon certains auteurs, il y aurait également 4 autres rois à la fin de la VIème dynastie.

 

Il a fait bâtir un vaste complexe funéraire à Saqqarah-sud.

 

Pépi II semble avoir poursuivi la politique étrangère de ses prédécesseurs. Le cuivre et la turquoise sont extraits du Ouadi Maghara* dans le Sinaï*, et l’albâtre de Hatnoub*. Il est mentionné sur une inscription trouvée à Byblos*. Dans le sud, les relations commerciales consistent en des caravanes de marchands qui commercent avec les Nubiens*. Hirkhouf mène plusieurs expéditions sous Mérenrê 1er et Pépi II. Sa dernière expédition le mène à un lieu nommé Iam*.

 

Le désert occidental est parcouru par de multiples routes commerciales, reliant l’oasis d’Al-Kharga*, l’oasis de Siwa*, et celle d’Ad-Dakhla*.

 

Le déclin de l’Ancien empire commence avant le règne de Pépi II, les nomarques devenant de plus en plus indépendants. Pépi 1er par exemple, se marie avec deux sœurs, filles d’un nomarque, et fait de leur frère un vizir. Leur influence est importante, les enfants des deux sœurs, Mérenrê 1er et Pépi II devenant rois.

 

Les tombes des hauts dignitaires deviennent de plus en plus élaborées dans les nomes. La charge de nomarque devient héréditaire et exempt de taxe, ajouté à la longueur du règne, le pouvoir central devient faible. Le rôle de vizir est scindé en deux, un pour la Haute Égypte et un pour la Basse Égypte.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Audran Labrousse, Les pyramides des reines, 1999, (ISBN 9782850256844)

 

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