de 400 à 300 av jc
Histoire: Les femmes celtes : femmes de pouvoir du 4ème siècle av.jc au début de notre ère - Le 13 juin 323 av. jc Alexandre le Grand entre dans la légende - Le monde à l'époque hellénistique - Histoire de l’Anatolie - Mare Nostrum : La Méditerranée, au cœur de l’empire romain - Le 3ème siècle av. jc voit l’émergence aux extrémités de la Terre de 2 empires autrement plus durables que celui d’Alexandre - Les Dix Mille et le début de l'Anabase - 1er septembre 338 av. jc: Athènes perd la liberté à Chéronée - Sac de Rome en 390 av. jc - La bataille de Léchaion -
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Le procès de Socrate
Le procès de Socrate est l'un des procès les plus célèbres de l'Histoire. Le philosophe athénien Socrate est accusé par Mélétos de corrompre la jeunesse, de nier les dieux de la cité et d'introduire des divinités nouvelles à Athènes. Socrate est condamné à mort par le tribunal de l'Héliée*, à Athènes*, en 399 av. jc. Plusieurs amis de Socrate proposent de le défendre, mais il refuse leur aide. Acceptant la sentence, bien que se défendant de l'accusation d'impiété, il boit volontairement la ciguë.
Le procès et la mort de Socrate sont relatés par 2 de ses disciples, Platon et Xénophon. Platon accorde une tétralogie entière au procès de Socrate, qui part de l'Euthyphron* pour continuer avec l'Apologie de Socrate, le Criton* et, enfin, le Phédon*. Xénophon, lui, en parle dans son Apologie de Socrate, dans les Mémorables, et dans les Épîtres socratiques.
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Le procès et la condamnation de Socrate doivent se comprendre dans leur contexte historique. Durant le 5ème siècle av. jc Athènes apparaît comme la cité la plus puissante du monde grec. La guerre du Péloponnèse*, commencée en 431 av. jc, se termine toutefois pour elle par une terrible défaite. Vaincue par Sparte*, Athènes perd son empire maritime et un quart de ses citoyens. Elle connaît ensuite une grave crise financière et d'importantes tensions politiques. À la fin de la guerre, c'est le régime démocratique lui-même qui est mis en cause.
Une première tentative pour renverser la démocratie, à l'initiative d'Alcibiade et au profit d'un régime oligarchique*, a lieu en 411 av. jc. En 404 av.jc après la fin du régime oligarchique des Trente*. Durant cette période, les tensions sociales sont importantes, et Socrate est accusé par l'homme politique Anytos, l'orateur Lycon et le poète Mélétos.
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Le cadre institutionnel athénien a fait de l'Héliée le principal tribunal chargé de juger les procès civils au sein de la Cité. Ce tribunal est composé de 6 000 citoyens, tirés au sort chaque année. De ce fait, le système judiciaire est une sorte de doublet du système politique avec son assemblée, l'ecclésia*, et l'on peut parler d'une justice populaire. Les juges, ou héliastes, chargés de juger les procès du jour sont eux-mêmes tirés au sort chaque jour parmi les 6 000 juges annuels. Ils sont rétribués pour leur fonction. Le nombre d'héliastes varie en fonction de l'importance du procès, entre 201 et 250.
N'importe quel citoyen peut porter une accusation. Certains de ces accusateurs, qui ont reçu le sobriquet méprisant de sycophantes* (porteurs de figues), sont des délateurs habitués, parfois soudoyés pour porter des accusations contre autrui, souvent dans un but politique. La plainte doit être déposée auprès d'un magistrat* (l'archonte ou le thesmothète), et le jour du procès, l'accusateur et l'accusé parlent à tour de rôle, leur temps de parole étant mesuré par la clepsydre*. Les juges votent ensuite en déposant un caillou dans l'une des deux urnes prévues à cet effet. Si l'accusation est rejetée, l'accusateur peut se voir infliger une peine. Si l'accusation est acceptée, il y a 2 cas de figure : soit la loi prévoit une peine, et c'est celle-ci qui est appliquée, soit la loi n'en prévoit pas. Dans ce dernier cas, et c'est celui du procès de Socrate, accusateur et accusé peuvent chacun proposer une peine, et les juges décident laquelle appliquer.
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Les accusateurs de Socrate sont au nombre de trois : Mélétos, Anytos et Lycon.
Mélétos est poète et c'est sans doute lui qui a déposé la plainte auprès de l'archonte-roi. Bien que dans leur Apologie, Platon et Xénophon le fassent dialoguer avec Socrate, il est peu vraisemblable qu'un tel dialogue ait eu lieu lors du véritable procès. Mélétos apparaît chez Platon et Xénophon comme un individu sans envergure, et n'était sans doute que le prête-nom d'Anytos.
Anytos est un homme politique issu d'un milieu modeste par comparaison aux hommes politiques appartenant aux anciennes familles aristocratiques de la ville qui avaient dirigé jusque-là la cité. Il a fait fortune comme tanneur. Proche de Théramène et des modérés, il rejoint cependant en exil Thrasybule lors du gouvernement des Trente en 404. C'est donc un homme politique en vue après la restauration de la démocratie, parmi les plus puissants, si l'on en croit Isocrate. Anytos est l'un des personnages du Ménon de Platon : il y apparaît comme opposé aux sophistes*, qu'il juge dangereux pour la jeunesse.
Lycon est un personnage dont on sait peu de choses. Orateur, il est la cible de poètes comiques tels Eupolis et Cratinos. Appartenant à l'entourage d'Anytos, il était sans doute chargé avec d'autres de soutenir ses intérêts dans les assemblées ou les procès.
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Nous connaissons précisément les 3 chefs d'accusation qui visent Socrate, car l'acte d'accusation est retrouvé au 2ème siècle dans les archives athéniennes par Favorinus, recopié puis repris par Diogène. En avril 399 av. jc, Socrate se voit accusé par Mélétos principalement, ainsi que 2 de ses amis, Lycon et Anytos, de 2 crimes, définis sous 3 chefs d'accusation :
Ne pas reconnaître les dieux que reconnaît la cité (être impie) ;
Introduire des divinités nouvelles (son daimôn) ;
Corrompre les jeunes gens[8].
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Le premier élément du procès est une accusation formelle, que l'accusateur Mélétos prononce devant l'archonte, un fonctionnaire d'État ayant principalement des responsabilités religieuses. L'archonte décide de recevoir la demande, et convoque selon la procédure dédiée Socrate. Il paraît devant un jury composé de citoyens athéniens, pour répondre des charges de corruption de la jeunesse et d'impiété.
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Le procès se déroula en deux temps. Dans un premier temps, 501 jurés sont réunis pour son jugement. Le nombre de 501 était le nombre habituel de jurés pour ce type de procès. Socrate refuse toutefois de lire un discours de défense qui avait été écrit à son intention par Lysias. Il préfère alors raconter sa vie aux jurés. Cette attitude lui vaut d’être jugé coupable avec 281 voix contre lui.
Une fois Socrate jugé coupable, il est question de choisir la peine encourue par Socrate. Les accusateurs demandent la mise à mort, mais le paiement d'une amende est également possible. La procédure est telle que, pour inciter les parties à une plus grande modération, les juges doivent choisir parmi les propositions des deux parties du procès. Socrate a alors la possibilité de proposer une peine qui pût être acceptée par les juges.
Socrate, après avoir exprimé sa surprise d'avoir été condamné par une si petite majorité, propose d'être nourri au Prytanée en récompense de ses actions envers la cité, un honneur immense accordé aux bienfaiteurs de la cité et aux vainqueurs des Jeux olympiques. Il propose ensuite de payer une mine (100 drachmes), qui est un cinquième de ses biens, et est un témoignage de sa pauvreté. Finalement, il s'arrête sur la somme de 30 mines (3000 drachmes), garantie par Platon et Criton. Ses accusateurs proposent la peine de mort.
Son attitude finit par exaspérer les juges qui y voient peut-être de l'arrogance, bien que Socrate n'a pas arrêté de rappeler tout au long de son procès que ce n'était que vérité. Il est condamné à mort avec 30 voix de plus sur 501 votants, d'après Platon. La mise à mort décidée est une mise à mort par ingestion d'un poison mortel, la ciguë.
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La mise à mort de Socrate est retardée pour des raisons religieuses. Mis en prison, Socrate dispose de l'occasion de s’enfuir grâce à l'aide de ses amis. Il refuse toutefois d'échapper à sa sentence, au motif que le respect des lois de la cité était plus important que sa propre personne. Si sa femme Xanthippe se plaint qu'il soit condamné injustement, Socrate évacue le problème en lui répondant : Aurais-tu préféré que ce soit justement ? Anytos et Mélétos peuvent me tuer, ils ne peuvent me nuire.
Montrant son accord avec sa philosophie d'obéissance à la loi, il se soumet à sa condamnation, en buvant la cigüe, poison qui lui est fourni. Il meurt à 70 ans.
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Athènes vit la fin de son âge d'or lorsque Socrate est poursuivi en justice. La Cité a perdu la guerre, et beaucoup attribuèrent la défaite dévastatrice à une prétendue perte des valeurs traditionnelles dans la ville. Dans cette perspective, on trouva rapidement des boucs émissaires parmi les sophistes, et on brûla, par exemple, une partie des œuvres de Protagoras. Le procès du philosophe commence dans cette atmosphère pesante de chasse aux sorcières.
La chasse aux sorcières s'abat d'autant plus sur Socrate que ce dernier est assimilé, à tort selon Bernard Louis, à l'un d'entre eux. Eschine lui-même soutint que Socrate en était. Aristophane, lorsqu'il caricature Socrate dans sa comédie Les Nuées en 420 av. jc représente également Socrate comme un sophiste.
Victime du sentiment général de pessimisme et de superstition qui suit la défaite d'Athènes dans la guerre du Péloponnèse, Socrate pâtit au moment du procès d'une mauvaise réputation et a du mal à convaincre le jury.
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Il est difficile de connaître le Socrate historique, car, n'ayant probablement jamais mis son travail philosophique par écrit (l'authenticité des premières lettres des Épîtres socratiques est remise en cause), on ne le connaît que par les écrits de ses disciples, Platon.
Toutefois, les sources concordent à montrer que la méthode socratique semble gêner des personnages influents de son époque, dont la réputation de sagesse et de vertu est mise à mal par ses questions. Socrate attire lui-même l'attention sur la gêne de ses concitoyens que provoque sa méthode, en se décrivant lui-même comme le taon d'Athènes. Socrate voit sa réputation d'autant plus écornée que la méthode socratique est souvent imitée par les jeunes gens de la cité qui le fréquentent.
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Socrate s'est entouré de nombreux disciples, dont certains ont, par la suite, abandonné la quête du Vrai en faveur de la politique. Lors de son procès, les opinions politiques qu'on a attribuées à Socrate, et qu'ont embrassées certains de ses disciples, jouent en sa défaveur. Athènes a vécu un épisode tyrannique avec les Trente ; or, l'un des Trente les plus influents, Critias, est un ancien élève de Socrate. Critias ayant fait partie de ce groupe d'oligarques favorables à Sparte, sa réputation affecte celle de Socrate.
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Socrate se serait opposé au régime politique des Trente. Il aurait refusé de participer à l'arrestation de Léon de Salamine, démocrate et adversaire des Trente, considérant que son arrestation était illégale. Cela est rapporté par Platon dans ses Épîtres (lettre VII), ainsi que dans l'Apologie. On retrouve également cette affirmation dans les Épîtres socratiques.
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Les véritables opinions politiques de Socrate sont inconnues, ayant été diluées ou transformées par la plume de Platon. Le Socrate de Platon est opposé à la démocratie et soutient que ce n'est pas la voix populaire qui donne le vrai, mais le savoir et la compétence professionnelle. Or, durant la guerre du Péloponnèse, l'un des principaux disciples de Socrate, Alcibiade, trahit Athènes en rejoignant le camp des spartiates. De plus, d'après les portraits laissés par des disciples de Socrate, ce dernier épouse ouvertement certaines vues anti-démocratiques, estimant que ce n'est pas l'opinion de la majorité qui donne une politique correcte, mais plutôt le savoir et la compétence professionnelle, qualités que peu d'hommes possèdent.
Platon le décrit aussi comme très critique envers les citoyens les plus importants et les plus respectés de la démocratie athénienne ; il le montre affirmant que les responsables choisis par le système athénien de gouvernement ne peuvent être regardés de façon crédible comme des bienfaiteurs, car ce n'est pas un groupe nombreux qui bénéficie de leur politique, mais « un seul homme [...] ou alors un tout petit nombre ». Enfin Socrate est connu pour louer les lois des régimes non démocratiques de Sparte et de la Crète*.
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En dehors de ses idées politiques, Socrate exprime des idées religieuses non conventionnelles. Il fait plusieurs références à un esprit personnel, ou démon. Socrate aurait affirmé, selon Xénophon, que ce daimôn est simplement une voix divine qui s'adresse à lui. Nombre de ses contemporains voient dans la référence à son démon un rejet de la part de Socrate de la religion d'État. Pourtant, à la lecture des textes de Platon et de Xénophon, il apparaît plutôt comme une sorte d'intuition.
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La mort de Socrate semble n'avoir eu que peu d'écho parmi ses contemporains. Elle est principalement connue par les ouvrages de ses deux disciples les plus célèbres, Platon et Xénophon ; mais on n’en trouve aucune mention dans les pièces d'Aristophane postérieures à 399* (L'Assemblée des femmes, Le Ploutos), alors que Socrate en était un personnage. Il en va de même dans les discours de Lysias, qui avait pourtant fréquenté Socrate, et de ceux d'Andocide et d'Isocrate.
De fait, il semble que ce soit essentiellement pour les intellectuels, partisans ou adversaires de Socrate, que l'événement ait eu de l'importance. C'est ainsi que vers 393, le sophiste Polycrate d'Athènes fait paraître un pamphlet contre Socrate, donnant la prétendue transcription du discours d'accusation et lui reprochant d'avoir été le maître de Critias et Alcibiade, adversaires de la démocratie, pamphlet qui a donné naissance à une abondante littérature des disciples de Socrate, les dialogues socratiques (logoi sokratikoi). Plutarque écrit qu'après avoir laissé condamner Socrate à mort, les Athéniens s'en voulurent et se prirent de haine pour ses accusateurs à tel point qu'on forçait les garçons des bains publics à changer leur eau de baignade, entre autres harcèlements, si bien qu'ils se pendirent.
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Il est impossible de savoir avec certitude dans quelle mesure la légende socratique a influencé, au 1er siècle, les récits des martyrs de Jésus de Nazareth et des apôtres, en particulier chez les chrétiens hellénisés. Le procès de Socrate était toutefois connu dans les milieux juifs : Flavius Josèphe et son adversaire Juste de Tibériade s'y réfèrent tous.
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La mort de Socrate est devenue, avec le temps, un symbole dans la philosophie politique occidentale. Platon et Xénophon ont immédiatement fait de la mort de leur maître un symbole de l'injustice due à l'ignorance populaire. Ils critiquent ainsi la démocratie. Cette image connaît une fortune certaine, depuis Cicéron ou Marc Aurèle jusqu'à Nietzsche.
Dans les Tusculanes*, Cicéron fait de l'acceptation de la mort de Socrate un témoignage puissant de l'adhésion de Socrate à sa propre doctrine, selon laquelle l'âme étant immortelle, la mort « n'est autre chose qu'une séparation, qu'une désunion des parties ». Ainsi, Socrate « conserva une fierté qui venait, non d'orgueil, mais de grandeur d'âme ».
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Louis-André Dorion, Socrate, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2004
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Guerre de Corinthe
Intro: La guerre de Corinthe est un conflit de la Grèce antique qui dure de 395 à 387 av. jc. Cette guerre oppose Sparte* à une coalition de 4 États alliés : Thèbes*, Athènes*, Corinthe*, et Argos*. Ces 4 États ont au départ le soutien de l'Empire achéménide* qui souhaite mettre fin aux incursions du roi de Sparte Agésilas II en Asie Mineure*. Malgré les victoires terrestres remportées par les Lacédémoniens*, Athènes* prend l'avantage sur mer et lance plusieurs campagnes navales dans les années plus tardives de la guerre, reprenant un certain nombre d'îles qui faisaient partie de l'empire athénien durant le 5ème siècle av. jc.
Alarmés par ces succès athéniens, les Perses* cessent de soutenir les 4 États alliés et apportent leur soutien à Sparte. Ce changement force Athènes, Thèbes, Corinthe, et Argos à demander la paix. Le traité d'Antalcidas* est signé en 387 av. jc, mettant ainsi un terme à la guerre. Sparte a le rôle de gardien de la paix, et le pouvoir de mettre en vigueur les articles du traité. À la suite de la guerre, la Perse s'avère capable d'interférer sans problème dans la politique grecque et Sparte s'affirme dans une position hégémonique dans le système politique grec
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À la fin de la guerre du Péloponnèse*, Sparte est la nouvelle cité hégémonique du monde grec. Partout, le régime oligarchique fut favorisé par la mise au pouvoir de décarchies* (groupe de dix oligarques) soutenues par Sparte parfois avec l'appui d'un gouverneur militaire, un harmoste. Sparte s'était présentée en championne de l'autonomie des cités grecques pendant la lutte contre Athènes. Alors, lorsqu'en 399, des cités d'Asie Mineure appelèrent Sparte à les soutenir contre le satrape* perse de Sardes*, la cité n'hésita pas à envoyer une expédition militaire. En 396 av jc, Agésilas prend le commandement de cette expédition. Face à l'incapacité du satrape Tissaphernès à contenir les Spartiates, le souverain achéménide, Artaxerxès II, le fait exécuter puis afin de se débarrasser des Lacédémoniens, il lance des tractations afin de constituer une coalition anti-lacédémonienne en échange d'argent.
Prompt à saisir cette occasion pour se relever de la guerre du Péloponnèse, Athènes se joint à Corinthe, Thèbes et Argos formant ainsi une coalition hétéroclite rassemblant d'anciens ennemis contre Sparte. En effet, 10 ans plus tôt Corinthe et Thèbes avaient demandé aux Spartiates la destruction pure et simple d'Athènes. En 395 av. jc, un conflit frontalier opposant des Phocidiens* et des Locriens* dans le Nord-Ouest de la Grèce où Sparte et Thèbes étendent leur influence, déclenche la guerre de Corinthe où fut établi le quartier général de la coalition. La cause plus profonde du conflit est l'hostilité des États grecs envers Sparte due à l'expansionnisme en Asie Mineure, en Grèce centrale et septentrionale, ainsi qu'à l'ouest.
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Le général lacédémonien Lysandre meurt en Béotie* lors de la bataille d'Haliarte* dès le début du conflit mais cela n'empêche pas la phalange spartiate de remporter une victoire écrasante contre les coalisés à Némée*. Agésilas est rappelé d'Asie. Il remporte la bataille de Coronée en 394 av. jc. Mais la même année, l'Athénien Conon appuyé par les Perses, qui ont mis une flotte à sa disposition, remporte la bataille navale de Cnide*, 10 ans après la défaite d'Aigos Potamoi*. Cette victoire athénienne signe la fin de l'éphémère thalassocratie spartiate. À son retour, Conon est accueilli en héros par les Athéniens qui lui décernent une statue. Il entreprend la reconstruction des Longs-Murs reliant Athènes au Pirée*. Athènes reprend le contrôle de Délos* et des îles de Skyros*, Lemnos* et Imbros*, indispensables au ravitaillement de la cité. En 390 av. jc, l'Athénien Iphicrate remporte également une victoire retentissante sur un bataillon d'hoplites* lacédémoniens près de Corinthe.
Les progrès des Athéniens en mer Égée* et le soutien apporté au roi de Salamine de Chypre*, Évagoras, en rébellion contre le pouvoir perse, commencent à inquiéter les Achéménides. Le plan anti-Agésilas a trop bien fonctionné et risque de replacer Athènes en position hégémonique. Le Grand Roi et ses conseillers veulent établir un équilibre des pouvoirs entre les cités grecques. En 392 av. jc, les Perses capturent Conon puis soutiennent à nouveau Sparte contre les coalisés.
La flotte perse menace très vite les positions fraîchement reconquises par les Athéniens. N'ayant pas encore totalement retrouvé ses capacités d'avant la guerre du Péloponnèse, Athènes est contrainte d'accepter la paix du Roi ou paix d'Antalkidas*.
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Conclue à Sardes en 386 av. jc, la paix d'Antalkidas est le premier exemple de paix commune ou koiné eiréné, concept qui sera très en vogue tout au long du 4ème siècle av. jc. Les cités d'Asie Mineure et Chypre* reviennent à Artaxerxès II. Athènes garde Skyros, Lemnos et Imbros. Les autres cités se voient garantir leur autonomie et indépendance, ce qui va à l'encontre de l'existence de ligues comme la confédération béotienne*. Sparte est officiellement désignée comme prostatès* (gardien de la paix). Le retour des cités d'Asie Mineure sous le contrôle des Achéménides clôt la période ouverte avec la création de la ligue de Délos*. Si l'empire achéménide est considéré comme le vrai bénéficiaire et vainqueur du conflit, la situation de l'empire n'est pas forcément florissante puisque l’Égypte* est en rébellion. De plus, les succès d'Agésilas en Asie donneront des idées à Philippe de Macédoine et à son fils Alexandre un demi-siècle plus tard.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de François Lefèvre, Histoire du monde grec antique, Paris, Le livre de poche, coll. « Le livre de poche » (no 606), 2007, 632 p. (ISBN 978-2-253-11373-7)
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Personnage: Métrodore de Lampsaque dit l'Ancien: Philosophe grec antique - Eunostos de Soles: Roi de la cité de Soles sur Chypre - Alexis le Comique: Poète comique athénien - Stateira (épouse de Darius): Princesse perse de la dynastie des Achéménides - Tithraustes: Satrape persan de Sardes au début du 4ème siècle av. jc - Anaxarque d'Abdère: Philosophe grec - Teres II: Roi des Odryses de Thrace de 351 à 342 av. jc - Argaios II de Macédoine : Roi usurpateur de Macédoine vers 392 av. jc à 390 av jc - Psammouthis ou Pachéryenmout : Second pharaon de la XXIXème dynastie de 393 à 392 av. jc - Néphéritès 1er : Pharaon - Amatokos II : Roi des Odrysiens dans le milieu de la Thrace de 359 av.jc à 351 av. jc - Nicocréon : Dynaste de Chypre-Roi de Salamine de Chypre de 332 av. jc à 311 av. jc - Timocrates de Rhodes - Antiochis 1ère : Princesse Hellénistique de la dynastie Séleucide - Giscon (général carthaginois) - Bacchidès : Général - Bomilcar : Roi de Carthage - Pnytagoras : Roi de Salamine de Chypre durant l'époque hellénistique - Timophane : Homme politique de la Grèce antique - Hicétas : Astronome et philosophe grec pythagoricien du 4ème siècle av. jc - Lycon de Troade : Philosophe de l'école péripatétique du 3ème siècle av. jc - Alcimos de Sicile : Rhéteur et historien du 3ème siècle av. jc - Évagoras II : Roi de la cité de Salamine à Chypre de 361 à 351 av. jc-Satrape perse de 351 à 349 av. jc-Dynaste de Sidon en Phénicie de 349 à 346 av. jc - Ecphantos : Astronome et philosophe grec pythagoricien du 4ème siècle av. jc - Amyntas d'Héraclée : Mathématicien et philosophe platonicien - Arsamès (fils d'Artaxerxès II) : Prince perse - Théodecte de Phasélis : Orateur et poète tragique du 4ème siècle av. jc - Léodamas d'Acharnes : Orateur attique du 4ème siècle av. jc - Python de Byzance : Orateur et diplomate grec du 4ème siècle av. jc - Aphareus ou Apharée (écrivain) (4ème siècle av. JC) : Tragédien et orateur grec - Hermippe de Smyrne : Auteur grec de la fin du 3ème siècle av. jc - Hégésippe de Sounion : Orateur athénien contemporain de Démosthène, surnommé Toupet - Philon d’Athènes : Ingénieur militaire grec de la fin du 4ème siècle/ début du 3ème siècle av. jc - Érigyios : Compagnon et général d'Alexandre le Grand - Andronicos d'Olynthe : Général macédonien du temps d'Alexandre le Grand - Phrataphernès : Satrape de Parthie et d'Hyrcanie - Lanicé ou Laniké - Cleitos (compagnon d'Alexandre) dit Le Noir : Officier de Philippe II et d'Alexandre le Grand - Protéas : Compagnon et amiral d'Alexandre le Grand - Stasanor : Général d'Alexandre le Grand-Satrape d'Arie et de Drangiane puis celui de Bactriane et de Sogdiane - Antigénès (général) ou Antigène : Général de Philippe II et d'Alexandre le Grand - Amyntor (Macédonien) : Noble macédonien ayant vécu au 4ème siècle av. jc - Teutamos ou Teutamus : Officier macédonien - Drypétis ou Drypteis : Princesse perse de la dynastie achéménide - Parysatis (fille d'Artaxerxès III) - Agnodice ou Hagnodice - Artacama : Reine d’Égypte de la période lagide - Pélopidas : Stratège thébain - Cleonimus : Militaire spartiate - Alexandre de Phères: Tyran de la ville de Phères en Thessalie de 369 à 358 av. jc - Marcus AEmilius Paullus (consul en -302) - Marcus Livius Denter : Homme politique romain-Consul en 302 av. jc - Caius Iunius Bubulcus Brutus (consul en 317 av. jc) : Homme politique de la République romaine - Sirrhas ou Sirras - Lucius Papirius Cursor (consul en 326 av. jc) : Homme politique romain - Marcus Valerius Corvus : Homme politique de la République romaine - Antiphane (poète comique) - Titus Manlius Imperiosus Torquatus : Homme politique romain-Consul en 347, 344 et 340 av. jc-Dictateur en 353 et 349 av. jc - Lucius Aemilius Mamercinus Privernas : Homme politique de la République romaine du 4ème siècle av. jc-Deux fois consul et deux fois dictateur-Maître de cavalerie en 342 av. jc - Titus Quinctius Poenus Capitolinus Crispinus : Homme politique de la République romaine - Caius Poetelius Libo Visolus : Homme politique de la République romaine - Marcus Popillius Laenas (consul en 359 av.jc) : Homme politique de la République romaine - Caius Pontius : Général en chef samnite - Quintus Servilius Ahala : Homme politique de la République romaine - Caius Marcius Rutilus : Homme politique romain du milieu du 4ème siècle av. jc - Aulus Cornelius Cossus Arvina : Homme politique de la République romaine-Consul en 343 et 332 av. jc - Marcus Valerius Maximus Corvinus ou Corrinus : Homme politique romain - Marcus Atilius Regulus Calenus : Homme politique romain - Publius Decius Mus (consul en 340 av. jc) - Phthie de l'Épire ou Phthia : Reine grecque - Alcétas II d'Épire : Roi des Molosses de 313 à 307 av. jc - Quintus Fabius Maximus Rullianus ou Quintus Maximus Rullianus Fabius : Consul, dictateur et général romain - Lucius Manlius Capitolinus Imperiosus : Dictateur de la République romaine en 363 av. jc - Caius Plautius Decianus : Homme d'état romain - Marcus Claudius Marcellus (consul en 331 av. jc) : Homme politique romain - Langarus : Roi des Agrianiens - Spurius Postumius Albinus Caudinus : Homme politique romain - Titus Veturius Calvinus : Homme politique de la République romaine-Consul en 334 et 321 av. jc - Caius Poetelius Libo Visolus (consul en 326 av. jc) : Homme politique romain - Marcus Popillius Laenas (consul en 316 av. jc): Homme politique de la République romaine-Consul en 316 av. jc - Decimus Iunius Brutus Scaeva : Consul romain en 325 av. jc - Deidamia : Princesse d'Épire - Menon IV de Pharsale - Caius Valerius Potitus Flacus : Homme politique romain - Quintus Publilius Philo : Homme politique romain du 4ème siècle av. jc - Publius Cornelius Rufinus : Homme politique de la République romaine-Dictateur de 334 à 333 av. jc - Quintus Fabius Ambustus : Homme politique de la République romaine - Marcus Aemilius Papus : Homme politique romain - Nausiphane ou Nausiphane de Téos : Philosophe sceptique et rhéteur grec - Lucius Valerius Publicola ou Poplicola : Homme politique romain - Marcus Fabius Vibulanus (consul en 442 av. jc) : Homme politique romain - Numerius Fabius Ambustus : Homme politique de la République romaine - Cnaeus Fabius Ambustus ou Gnaeus Fabius Ambuscus : Sénateur romain du 4ème siècle av. jc - Lucius Valerius Flaccus (maître de cavalerie en 321 av. jc) - Qu Yuan : Poète chinois du royaume de Chu - Syrmos : Prince thrace-Roi des Triballes au 4ème siècle av. jc - Laozi ou Lao Tzu : Philosophe et écrivain chinois - Caius Servilius Structus Ahala (tribun consulaire en 408 av. jc) : Homme politique de la République romaine-Tribun militaire à pouvoir consulaire en 408, 407 et 402 av. jc-Maître de cavalerie du dictateur Publius Cornelius Rutilus Cossus en 408 av. jc - Lucius Valerius Potitus (consul en 393 av. jc) : Homme politique de la République romaine - Cnaeus Cornelius Cossus (tribun consulaire en 406 av. jc) : Homme politique de la République romaine - Brennos (4ème siècle av. jc) : Chef des Sénons - Marcus Folius Flaccinator : Homme politique romain du 4ème siècle av. jc - Laodicé de Macédoine : Dame de la noblesse macédonienne du 4ème siècle av. jc - Quintus Sulpicius Longus : Homme politique de la République romaine - Marcus Furius Camillus dit Camille : Général et homme d'État romain du 4ème siècle av. jc - Huai de Chu : Vingtième Roi de l'état de Chu de 328 a 299 av jc - Zopyrion : Général macédonien - Marcus Manlius Capitolinus dit parfois Capitolinus : Homme politique romain-Consul en 392 av. jc - Publius Cornelius Cossus (tribun consulaire en 415 av. jc) : Homme politique de la République romaine-Tribun militaire à pouvoir consulaire en 415 av. jc - Manius Aemilius Mamercinus : Homme politique de la République romaine-Consul en 410 av. jc - Chanakya ou Vishnugupta Chânakya : Brâhmane hérétique - Lucius Lucretius Tricipitinus Flavus : Homme politique sous la République romaine - Servius Sulpicius Camerinus : Homme politique sous la République romaine - Publius Postumius Albinus Regillensis (tribun consulaire en 414 av. jc) - Publius Cornelius Rutilus Cossus : Homme politique de la République romaine-Dictateur en 408-Tribun militaire à pouvoir consulaire en 406 av. jc - Manius Sergius Fidenas ou Fidenate : Homme politique du 5ème siècle av. jc - Lucius Furius Medullinus (consul en 413 et 409 av. jc) : Homme politique de la République romaine - Caius Valerius Potitus Volusus : Homme politique de la République romaine - Caius Licinius Stolon ou Caius Licinius Calvus Stolon : Homme politique romain du 4ème siècle av. jc - Publius Cornelius Maluginensis (tribun consulaire en 397 av. jc) : Homme politique de la République romaine-Tribun consulaire en 397 et 390 av. jc-Consul éphémère en 393 av. jc - Didymeia (sœur de Séleucos 1er Nicator) : Noble macédonienne grecque - Roi Wei de Chu : 19ème Roi de l'état de Chu de 339 a 329 av jc - Marcus Valerius Lactucinus Maximus : Homme politique de la République romaine au 4ème siècle av. jc - Publius Cornelius Scipio (tribun consulaire) : Homme politique de la République romaine - Spurius Postumius Albinus Regillensis : Homme politique romain - Publius Manlius Capitolinus : Homme politique de la République romaine - Lucius Sextius Lateranus : Homme politique de la République romaine - Marcus Fabius Ambustus : Homme politique de la République romaine - Caius Valerius Potitus (tribun consulaire en 370 av. jc) : Homme politique romain - Callippe de Cyzique : Astronome grec du 4ème siècle av. jc - Lie de Zhou ou Zhou Lie wang l'Éminent : 34ème roi de la dynastie Zhou de 376 à 369 av. jc - Xuan de Chu : 18ème Roi de l'état de Chu de 370 a 340 av jc- Arsame (Fils de Ostanes) - Aulus Manlius Vulso Capitolinus : Homme politique de la République romaine - Caius Licinius Calvus (maître de cavalerie en 368 av. jc) : Homme politique de la République romaine - Caius Fabius Ambustus : Homme politique de la République romaine - Kidinnu (ou Kidunnu) : Mathématicien et astronome chaldéen - Song Yu : Poète chinois du 3ème siècle av. jc - Roi Su de Chu : 17ème roi de l'état de Chu de 380 à 370 av jc, durant la Période des Royaumes combattants de l'histoire de la Chine - Wu de Qin : Roi de Qin durant la Période des Royaumes combattants de 310 à 307 av. jc - Servius Sulpicius Praetextatus : Homme politique de la République romaine - Wu Qi : Miltaire et homme politique-Philosophe -
Roi Dao de Chu : Seizième Roi de l'état de Chu de 401 a 381 av jc - Gongsun Yang ou Kong-souen Yang dit Shang Yang : Seigneur de Shang - Arimneste - Nicanor de Stagire - - Duc Xiao de Qin ou Xiao de Qin : Duc de Qin durant la Période des Royaumes combattants de 361 à 338 av. jc - Xian de Qin : Duc de Qin de 384 av. jc à sa mort - Antigone d'Épire : Aristocrate grecque macédonienne - Bérose ou Bérossos dit Bérose le Chaldéen : Prêtre chaldéen-Astronome et historien - Eschrion de Samos : Poète iambique grec du 4ème siècle av. jc - Duc Hui de Qin ou Hui de Qin : Duc de Qin durant la Période des Royaumes combattants-Roi de Qin de 399 av. jc à 387 av. jc - Philippe (époux de Bérénice 1ère d’Égypte) : Noble grec macédonien - Duc Chu de Qin ou Chu de Qin : Duc de Qin durant la Période des Royaumes combattants-Roi de Qin de 386 av. jc à 385 av. jc - Philénis de Samos : Auteure du 4ème siècle av. jc - Polycrate d'Athènes : Rhéteur et sophiste grec - Straton de Lampsaque : Philosophe aristotélicien de la Grèce antique - Timée de Tauroménion : Historien grec - Zoïle : Grammairien, orateur et critique grec - Anaximène de Lampsaque : Historien et maître de rhétorique grec - Philétas ou Philitas de Cos : Erudit et un poète du début de l'époque hellénistique de la Grèce antique - Appius Claudius Caecus : Politicien et auteur romain-Censeur en 312 av.jc-Consul en 307 et 296 av. jc - Morvidus : Roi légendaire de l’île de Bretagne - Ariarathe II : Prétendant à partir de 322 av. jc-Dynaste de Cappadoce en 301 av. jc - Caius Claudius Crassus : Homme politique romain issu d'une riche famille patricienne- Danius (4ème siècle av. jc) - Magon II : Suffète carthaginois entre 396 et 375 av. jc - Alexandre II (roi de Macédoine) : Roi de Macédoine de la dynastie des Argéades de 370 à 368 av. jc - Hégéia d’Athènes ou Hégésias d’Athènes : Sculpteur d’Athènes - Phédon d'Élis : Philosophe grec du 4ème siècle av. jc - Lucius Postumius Megellus : Homme politique de la République romaine-Consul trois fois en 305, 294 et 291 av. jc - Asclépiade de Phlionte : Philosophe grec de l’école d’Erétrie - Mencius de son nom personnel Meng Ke : Penseur chinois confucéen -Bas de Bithynie : Dynaste achéménide de Bithynie - Tiberius Minucius Augurinus : Homme politique de la République romaine - Yang Zhu : Philosophe chinois - Boteiras de Bithynie - Calas (général) - Marcus Fulvius Curvus Paetinus : Homme politique de la République romaine - Calanos - Alexandre le Lynceste ou Alexandre de Lyncestide : Noble macédonien - Démarque (satrape) : Officier d'Alexandre le Grand - Lucius Fulvius Curvus : Homme politique romain - Idrieus : Satrape de Carie - Asandros : Général macédonien sous le règne d'Alexandre le Grand - Arsace 1er de Parthie : Chef de la tribu scythe des Parni-Fondateur de la dynastie des Arsacides - Diodote II ou Diodotus II Theos : Souverain du royaume gréco-bactrien de 238/234 av. jc à 230/221 av. jc - Publius Cornelius Rufinus (consul en 290 av. jc) : Consul romain deux fois, en 290 av. jc, puis en 277 av. jc - Charès de Mytilène : Historien grec-Chambellan d'Alexandre le Grand - Elidur : Roi légendaire de l’île de Bretagne - Arthgallo: Roi légendaire de l’île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne) - Énée le Tacticien ou Énée de Stymphale : Général grec du 4ème siècle av. jc-Auteur de traités -
Poros roi (mort entre 321 et 317 av. jc)
Roi du royaume des Paurava au 4ème siècle av. jc
Le royaume des Pauravas* se situe dans l'actuel Pendjab* pakistanais, entre les rivières Jhelum* et Chenâb*. Poros est vaincu par le conquérant macédonien Alexandre le Grand durant la bataille de l'Hydaspe* en 326 av. jc et tient une place importante dans le Roman d'Alexandre.
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L'existence de Poros n'est connue que par des sources grecques dont principalement Diodore de Sicile et Arrien. Cependant, certains historiens, notamment indiens, se fondent sur ce nom grec et sur l'emplacement du royaume pour émettre l'hypothèse que le roi Poros pourrait avoir été un descendant de la tribu des Pûru* mentionnée à plusieurs reprises dans le Rigveda*.
En 327 av. jc, le roi de Macédoine* Alexandre le Grand poursuit sa conquête de l'Asie en faisant mouvement vers la vallée de l'Indus*, où règnent des râja* anciennement tributaires des Achéménides*. Il vainc d'abord les Assacènes*, une peuplade apparentée aux Sakas* et aux Massagètes*, qui ont levé une grande armée.
Puis au cours du printemps 326, Alexandre franchit l'Indus et séjourne ensuite à Taxila*, la capitale du roi Taxilès, qui appelle à lutter contre son voisin menaçant, Poros. Celui-ci s'est retranché sur la berge opposée d'un affluent de l'Indus, l'Hydaspe* (actuel Jhelum au Pendjab pakistanais) en attendant des renforts en provenance du Cachemire*. Mais il dispose d'une armée déjà si nombreuse qu'Alexandre décide de l'attaquer immédiatement.
Fort de 30 000 fantassins (dont de nombreux archers), 4 000 cavaliers, 300 chars de guerre et surtout 200 éléphants de guerre, Poros oppose une résistance farouche à Alexandre, mais, cerné et gravement blessé, il finit par se rendre avec les honneurs. Les pertes lors de la bataille de l'Hydaspe en juillet 326 sont nombreuses dans les 2 camps et la victoire est chèrement payée par les Macédoniens, sans être réellement déterminante. Les Macédoniens la présentent cependant comme un exploit surhumain car ils n'ont encore jamais affronté d'éléphants de guerre. Alexandre laisse néanmoins Poros sur son trône et s'allie avec lui dans l'espoir de faire de l'Hydaspe la nouvelle frontière de l'empire. Cependant, cela revient pour Alexandre à s'aliéner d'autres rois indiens ennemis de Poros dans l'est du Pendjab. L'armée macédonienne s'avance ensuite jusqu'à un autre affluent de l'Indus, l'Hyphase, pour venir en aide à Poros ; mais les soldats refusent de s'aventurer plus loin et Alexandre doit entamer un lent chemin du retour jusqu'en Macédoine. Alexandre confie à Poros l'administration des régions conquises jusqu'à la rivière Beas*. Après le départ d'Alexandre en 325, Poros rencontre des difficultés croissantes avec les représentants d'Alexandre. Il est tué par l'un des généraux d'Alexandre, Eudamos, entre 321 et 317 av. jc.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Olivier Battistini (dir.) et Pascal Charvet (dir.), Alexandre le Grand, histoire et dictionnaire, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2004, 1090 p. (ISBN 978-2-221-09784-7).