8ème

 

 

Umor dit aussi Bomar ou Romar: khan des bulgares - Toktu: khan des bulgares - Michel Lachanodrakôn: Général byzantin - Ghévond dit Vardapet ou Yerets : Historien arménien du 8ème siècle - Muhammad al-Mahdî ben `Abd Allah al-Mansûr dit Al-Mahdi : Troisième calife abbasside - Cyrus de Constantinople : Patriarche de Constantinople du printemps 706 au début de 712 - André de Crète : Hymnographe - Saint Willehad : Premier évêque de Brême - Sahakdoukht de Siounie ou Sahakdoukht Siounetsi : Poétesse et musicienne arménienne ayant vécu au 8ème siècle - Abû al-Walîd “ar-Razî” Hichâm ben `Abd ar-Rahmân dit Hicham 1er - Ibrahim Al-Mawsili : Musicien kurde - Eadbert III Præn : Roi de Kent de 796 à 798 - Caradog ap Meirion :  Roi de Gwynedd - Kardam Cardon ou Cordane : Khan des bulgares de 777 à 802/803 - Staurakios (empereur byzantin)  : Empereur byzantin en 811 - Cynethryth :  Reine anglo-saxonne - Paul 1er dit Saint Paul 1er : Pape du 29 mai 757 au 28 juin 767 - Michel Mélissène : Aristocrate et général byzantin sous le règne de l'empereur Constantin V - Ine de Wessex : Roi du Wessex de 688/689 à 726 - Abû al-`Abbâs `Abd Allâh ben Muhammad ben `Alî ben al-`Abbâs dit As-Saffâh : Calife en 750 - Abû Muslim Abd ar-Râhman ben Muslim al-Khurâsânî dit Abu Muslim al-Khurasani : Général abbasside - Oswulf de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 738 à 758 - Alhred ou Alchred : Roi de Northumbrie de 765 à 774 - Eadberht de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 737 à 758 - Euthyme de Sardes : Prélat byzantin - Thomas le Slave : Chef militaire byzantin du 9ème siècle - Padmasambhava - Cuthburh dit Sainte Cuthburh ou Cuthburg : Première abbesse de Wimborne Minster - Cynewulf de Wessex : Roi de Wessex de 757 à sa mort - Sigeberht de Wessex : Roi du Wessex de 756 à 757 - Wittiza : Roi wisigoth d'Hispanie et de Septimanie de 702 à 710 - Muhammad ibn Ismâ`îl ou Muhammad al-Maktûm :  Premier imam caché selon les Ismaéliens - Muhammad al-Bâqir dit Bâqir : Imâm chiite - Ismaïl ben Jafar - Smbat VII Bagratouni : Prince d'Arménie de 761 à 772 - Al-Hâdî Mûsâ ibn al-Mahdî dit Al-Hadi - Mar Timothée 1er dit Timothée 1er : Catholicos-patriarche de l'Église nestorienne entre 780 et 823 - Abū ibrāhīm musā ben Ja`far al-kāẓim dit Musa al-Kazim : Septième imâm chiite - Chrodegang de Metz ou Godegrand : Évêque de Metz - Isidore de Beja : Évêque de Beja au début du 8ème siècle - Lampégie - Abu Abdullah Muhammad bin Idris ash-Shâfi'î dit Ash-Shâfi'î ou imam Al-chafii : Juriste et savant musulman - Grimoald IV de Bénévent : Prince lombard de Bénévent de 806 à sa mort - Bermude 1er des Asturies : Roi des Asturies de 789 à 791 - Khalid ibn Hamid al-Zanati : Chef Zenata Berbère - Cenred de Mercie ou Coenred : Roi de Mercie de 704 à 709 - Ceolwald de Mercie : Roi de Mercie vers 716 - Wihtred : Roi de Kent de 690/691 environ jusqu'à sa mort - Cynan Dindaethwy ap Rhodri : Roi de Gwynedd de 798 à 814 - Rhodri Molwynog ap Idwal ou Rhodri ap Idwal dit Rhodri Le Chauve : Roi de Gwynedd - Cuthred de Kent : Roi de Kent en 807 - Ishaq al-Mawsili : Musicien perse - Yazid ben al-Muhallab ou Yézid Ibn Mahleb : Gouverneur de province pendant le califat omeyyade - Maslama ben Abd al-Malik : Commandant des armées arabes sous la dynastie Omeyyade - Abû Hasan Alî bin Mûsâ al-Ridhâ dit Ali ar-Rida : 8ème imam chiite duodécimain - Harald Granraude dit Harald Barberousse d'Agder : Petit roi norvégien d'Agder - Gudrœd Halfdanson dit  Gudröd le Roi chasseur : Roi légendaire de Norvège - Abū ʾAyyūb Sulaymān ibn ʿAbd Al-Malik dit Sulaymān (calife omeyyade) : Septième calife omeyyade - Theudesinde - Poppo 1er de Frise ou Bubo ou Bobba : Roi de Frise de 719 à 734 - Landrade de Hesbaye - Procopia : Impératrice byzantine - Aurelio des Asturies : Roi des Asturies de 768 à 774 - Nuʿmān ibn Thābit ibn Zūṭā ibn Marzubān dit Abû Hanîfa : Juriste musulman et fondateur de l'école hanafite de droit musulman - Mauregat des Asturies : Roi des Asturies de 783 à 788 - Mouḥammad ibn al-Ḥasan al-Shaybānī dit Mouhammad Al-Shaybânî : Juriste hanafite - Mālik ibn Anas ou Imam Malik : Théologien et juriste musulman, traditionaliste - AEthelhard ou Ethelhard : Ecclésiastique anglo-saxon - Geraint de Domnonée : Roi de Domnonée du début du 8ème siècle - Bugga : Princesse anglo-saxonne de la fin du 7ème siècle et du début du 8ème siècle - AEthelheard de Wessex ou Ethelheard : Roi du Wessex de 726 à sa mort - Cenred de Wessex - Nothhelm de Sussex ou Nunna : Roi du Sussex - Munia d'Álava : Reine consort des Asturies - Fruela 1er des Asturies : Roi des Asturies de 757 à 768 - Abū ʿAbd Al-Malik Marwān ibn Muḥammad dit Marwan II : Quatorzième et dernier calife omeyyade - Yahya ben Zayd - Ceolwulf de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 729 à 737 - Egbert d'York : Prélat anglo-saxon - AEthelmund : Noble anglo-saxon du 8ème siècle-Ealdorman des Hwicce - Ealhmund : Roi de Kent en 784 - Theodemir (Wisigoth) ou Theudimer : Noble wisigoth - Trisong Detsen : 5ème successeur de Songtsen Gampo-38ème souverain de la dynastie Yarlung ou Chögyal de 740 ou 755 à 797 - Yeshe Tsogyal - Sindred de Tolède : Prélat de l'Espagne wisigothique - Gondéric de Tolède : Prélat de l'Espagne wisigothique - Abū ʾIsḥāq ʾIbrāhīm ibn Al-Walīd dit Ibrahim (calife omeyyade) : Treizième calife omeyyade - Cyneheard - Cuthred (roi du Wessex) : Roi du Wessex de 740 à sa mort - Berhtwald : Neuvième archevêque de Cantorbéry - Winigise de Spolète ou Winichis : Duc de Spolète de 789 à sa mort - Hildebrand de Spolète : Duc de Spolète de 774 à 789 - Adarnassé 1er Bagration dit Adarnassé 1er de Tao : Prince géorgien -

 

Sahak III Bagratouni (mort en 761)

Prince arménien de 755 à 761

 

Fils d'un Bagrat Bagratouni*, c'est un cousin germain du prince Achot III Bagratouni, prince d'Arménie de 732 à 750.

 

L'élimination des Omeyyades* par les Abbassides* entraîne la disgrâce d'Achot qui est aveuglé par son ennemi Grigor Mamikonian.

 

Les enfants d'Achot étant encore trop jeunes, Sahak devient nakharar* de la maison Bagratouni. En 755, le calife abbasside Al-Mansur le nomme prince d'Arménie. Il meurt en 761, la même année que son cousin Achot l'Aveugle.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de René Grousset, Histoire de l’Arménie des origines à 1071, Paris, Payot, 1947 (réimpr. 1973, 1984, 1995, 2008)

 

Achot III Bagratouni ou Achot l'Aveugle (mort en 761)

Prince arménien de 732 à 748

 

Fils d'un Vasak Bagratouni*, il succède à Smbat VI Bagratouni, qui est probablement le frère aîné de son père. Smbat a des fils, mais qui sont probablement trop jeunes pour assurer des commandements, en cette période où l'Arménie est déchiré entre Byzance et l'islam.

 

En 732, le calife Hicham ben Abd al-Malik le nomme prince d'Arménie, mais il doit faire face aux révoltes des fils de Smbat Bagratouni, qui revendiquent les biens de leur père, et des frères David et Grigor Mamikonian, qui revendiquent la prééminence en Arménie.

 

Grigor Mamikonian est nommé prince d'Arménie en 745, mais, avec le soutien du calife, Achot fait exiler en 746 les frères Mamikonian au Yémen*. Ceux-ci reviennent cependant en Arménie en 748.

 

Achot fait prisonnier David Mamikonian et le fait exécuter. Grigor se venge en capturant Achot et en lui faisant crever les yeux. Peu après, en 750, les califes omeyyades* sont renversés et massacrés par les Abbassides* et Achot, trop compromis avec les Omeyyades, est disgracié. Le titre de prince d'Arménie lui est retiré, et il est abandonné à la jalousie des autres maisons féodales d'Arménie.

 

C'est son cousin germain, Sahak Bagratouni, fils de Bagrat, qui devient nakharar* de la maison bagratide* après sa cécité. Sahak est nommé prince d'Arménie de 755 à 761.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Christian Settipani, Continuité des élites à Byzance durant les siècles obscurs. Les princes caucasiens et l'Empire du vie au ixe siècle, Paris, de Boccard, 2006, (ISBN 978-2-7018-0226-8)

 

Jabra'il ibn Bokhtichu dit Gabriel bar Bokhticho (mort en 828)

Médecin chrétien

 

Il appartient à l'Église nestorienne* et fut au service des califes abbassides* Hâroun ar-Rachîd, al-Amin et al-Mamoun.

 

Il fut le représentant le plus illustre d'une famille de médecins chrétiens installés à l'origine à Gundishapur* (en syriaque Beth Lapat), siège d'une école de médecine fondée sous le roi perse Khosrô 1er.

 

Son grand-père Georges bar Gabriel bar Bokhticho* (Georges fils de Gabriel fils de Bokhticho) fut requis en 765 auprès du calife al-Mansour qui souffrait de l'estomac, il le guérit en le mettant à la diète. Il resta auprès du calife jusqu'en 769, puis, tombé lui-même gravement malade, retourna à Gundishapur après avoir reçu 10 000 dinars pour les services qu'il avait rendus. Il était l'auteur d'une Collection médicale en syriaque qui fut traduite en arabe au siècle suivant par Hunayn ibn Ishaq.

 

Bokhticho, fils de Georges, fut responsable de l'hôpital de Gundishapur pendant l'absence de son père. Le calife al-Hadi étant malade, on envoya quérir Bokhticho, qui, du fait de la jalousie d'autres médecins nestoriens, ne put alors rester à la cour. Mais en 787 le nouveau calife Hâroun ar-Rachîd fit encore appel à lui pour ses maux de tête, et cette fois, ayant réussi à guérir le souverain, il fut nommé médecin en chef du palais, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 801. Il composa aussi une Collection médicale en syriaque, dont il fit un résumé pour son fils Gabriel.

 

Sur la recommandation de son père, Gabriel devint en 791 le médecin personnel du vizir Jafar ben Yahya, de la famille des Barmécides *. En 805, il obtint le poste de médecin du calife en soignant l'une de ses femmes d'une luxation de l'épaule qui la forçait à garder le bras écarté du corps. La légende prétend qu'il demanda d'abord au souverain de ne pas se fâcher, quoi qu'il fasse, puis qu'il souleva d'un geste brusque la chemise de la patiente, laquelle replia son bras dans un réflexe de pudeur. Le médecin gagna 500 000 dirhams pour ce succès, et surtout l'amitié du calife.

 

C'est pendant ces années que  Hâroun ar-Rachîd, conseillé par Gabriel, fonda le premier hôpital de Bagdad, dont le médecin fut le premier directeur. Gabriel fut alors l'un des conseillers les plus écoutés, et il utilisa notamment cette influence en faveur de l'Église nestorienne. Le catholicos n'en excommunia pas moins le médecin pour avoir pris des concubines à la manière des musulmans.

 

Après un revers militaire infligé par l'Empire byzantin, le calife décida le port de vêtements distinctifs pour les chrétiens. Gabriel se présenta ainsi vêtu devant le souverain, qui protesta que la mesure ne le concernait évidemment pas. Le médecin ayant répondu qu'il tenait à partager le sort de ses coreligionnaires, le calife finit par abroger la mesure discriminatoire.

 

Durant la maladie finale d'Hâroun ar-Rachîd, Gabriel encourut une disgrâce en parlant trop franchement à son patient, lui conseillant paraît-il plus de tempérance à table et au lit. Il fut emprisonné, et son successeur, un évêque nestorien hostile, parvint à convaincre le souverain au plus mal que Gabriel, par son incompétence, était responsable de son état. Le médecin fut condamné à mort, mais le vizir al-Fadl ibn al-Rabi, favorable à Gabriel, retarda l'exécution jusqu'à la mort du calife 2 jours plus tard.

 

Gabriel devint ensuite, non seulement le médecin, mais le secrétaire particulier, d'al-Amin, dont il avait été le précepteur. Mais une guerre civile opposa le nouveau calife à son frère al-Mamoun, et il fut vaincu et décapité en 813. Gabriel fut alors incarcéré et ses biens confisqués. Il resta en prison jusqu'en 817, date à laquelle il fut requis pour soigner le vizir al-Hasan ibn Sahl. Ayant réussi à le guérir, il fut libéré, mais resta assigné à résidence.

 

En 825, al-Mamoun tomba lui-même malade et ses médecins dont Michel fils de Masawaiyh, ancien élève et gendre de Gabriel se révélèrent impuissants à le guérir. On fit alors appel au vieux Gabriel, qui remit le calife sur pieds en trois jours. Sa récompense fut d'un million de dirhams, et tous ses biens lui furent restitués, y compris sa riche bibliothèque à laquelle il était attaché. Il mourut deux ou trois ans plus tard entouré des plus grands honneurs. Il fut inhumé dans le monastère Saint-Serge de Ctésiphon*.

 

La succession de Gabriel fut assurée, non seulement par son gendre Michel, mais par son fils Bokhticho. La famille continua de s'illustrer dans le domaine de la médecine sur plusieurs générations, avec plusieurs médecins célèbres et auteurs de traités médicaux connus jusqu'au 11ème siècle.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Raymond Le Coz, Les chrétiens dans la médecine arabe, L'Harmattan, Paris, 2006.

 

 

 

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