8ème

 

 

Umor dit aussi Bomar ou Romar: khan des bulgares - Toktu: khan des bulgares - Michel Lachanodrakôn: Général byzantin - Ghévond dit Vardapet ou Yerets : Historien arménien du 8ème siècle - Muhammad al-Mahdî ben `Abd Allah al-Mansûr dit Al-Mahdi : Troisième calife abbasside - Cyrus de Constantinople : Patriarche de Constantinople du printemps 706 au début de 712 - André de Crète : Hymnographe - Saint Willehad : Premier évêque de Brême - Sahakdoukht de Siounie ou Sahakdoukht Siounetsi : Poétesse et musicienne arménienne ayant vécu au 8ème siècle - Abû al-Walîd “ar-Razî” Hichâm ben `Abd ar-Rahmân dit Hicham 1er - Ibrahim Al-Mawsili : Musicien kurde - Eadbert III Præn : Roi de Kent de 796 à 798 - Caradog ap Meirion :  Roi de Gwynedd - Kardam Cardon ou Cordane : Khan des bulgares de 777 à 802/803 - Staurakios (empereur byzantin)  : Empereur byzantin en 811 - Cynethryth :  Reine anglo-saxonne - Paul 1er dit Saint Paul 1er : Pape du 29 mai 757 au 28 juin 767 - Michel Mélissène : Aristocrate et général byzantin sous le règne de l'empereur Constantin V - Ine de Wessex : Roi du Wessex de 688/689 à 726 - Abû al-`Abbâs `Abd Allâh ben Muhammad ben `Alî ben al-`Abbâs dit As-Saffâh : Calife en 750 - Abû Muslim Abd ar-Râhman ben Muslim al-Khurâsânî dit Abu Muslim al-Khurasani : Général abbasside - Oswulf de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 738 à 758 - Alhred ou Alchred : Roi de Northumbrie de 765 à 774 - Eadberht de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 737 à 758 - Euthyme de Sardes : Prélat byzantin - Thomas le Slave : Chef militaire byzantin du 9ème siècle - Padmasambhava - Cuthburh dit Sainte Cuthburh ou Cuthburg : Première abbesse de Wimborne Minster - Cynewulf de Wessex : Roi de Wessex de 757 à sa mort - Sigeberht de Wessex : Roi du Wessex de 756 à 757 - Wittiza : Roi wisigoth d'Hispanie et de Septimanie de 702 à 710 - Muhammad ibn Ismâ`îl ou Muhammad al-Maktûm :  Premier imam caché selon les Ismaéliens - Muhammad al-Bâqir dit Bâqir : Imâm chiite - Ismaïl ben Jafar - Smbat VII Bagratouni : Prince d'Arménie de 761 à 772 - Al-Hâdî Mûsâ ibn al-Mahdî dit Al-Hadi - Mar Timothée 1er dit Timothée 1er : Catholicos-patriarche de l'Église nestorienne entre 780 et 823 - Abū ibrāhīm musā ben Ja`far al-kāẓim dit Musa al-Kazim : Septième imâm chiite - Chrodegang de Metz ou Godegrand : Évêque de Metz - Isidore de Beja : Évêque de Beja au début du 8ème siècle - Lampégie - Abu Abdullah Muhammad bin Idris ash-Shâfi'î dit Ash-Shâfi'î ou imam Al-chafii : Juriste et savant musulman - Grimoald IV de Bénévent : Prince lombard de Bénévent de 806 à sa mort - Bermude 1er des Asturies : Roi des Asturies de 789 à 791 - Khalid ibn Hamid al-Zanati : Chef Zenata Berbère - Cenred de Mercie ou Coenred : Roi de Mercie de 704 à 709 - Ceolwald de Mercie : Roi de Mercie vers 716 - Wihtred : Roi de Kent de 690/691 environ jusqu'à sa mort - Cynan Dindaethwy ap Rhodri : Roi de Gwynedd de 798 à 814 - Rhodri Molwynog ap Idwal ou Rhodri ap Idwal dit Rhodri Le Chauve : Roi de Gwynedd - Cuthred de Kent : Roi de Kent en 807 - Ishaq al-Mawsili : Musicien perse - Yazid ben al-Muhallab ou Yézid Ibn Mahleb : Gouverneur de province pendant le califat omeyyade - Maslama ben Abd al-Malik : Commandant des armées arabes sous la dynastie Omeyyade - Abû Hasan Alî bin Mûsâ al-Ridhâ dit Ali ar-Rida : 8ème imam chiite duodécimain - Harald Granraude dit Harald Barberousse d'Agder : Petit roi norvégien d'Agder - Gudrœd Halfdanson dit  Gudröd le Roi chasseur : Roi légendaire de Norvège - Abū ʾAyyūb Sulaymān ibn ʿAbd Al-Malik dit Sulaymān (calife omeyyade) : Septième calife omeyyade - Theudesinde - Poppo 1er de Frise ou Bubo ou Bobba : Roi de Frise de 719 à 734 - Landrade de Hesbaye - Procopia : Impératrice byzantine - Aurelio des Asturies : Roi des Asturies de 768 à 774 - Nuʿmān ibn Thābit ibn Zūṭā ibn Marzubān dit Abû Hanîfa : Juriste musulman et fondateur de l'école hanafite de droit musulman - Mauregat des Asturies : Roi des Asturies de 783 à 788 - Mouḥammad ibn al-Ḥasan al-Shaybānī dit Mouhammad Al-Shaybânî : Juriste hanafite - Mālik ibn Anas ou Imam Malik : Théologien et juriste musulman, traditionaliste - AEthelhard ou Ethelhard : Ecclésiastique anglo-saxon - Geraint de Domnonée : Roi de Domnonée du début du 8ème siècle - Bugga : Princesse anglo-saxonne de la fin du 7ème siècle et du début du 8ème siècle - AEthelheard de Wessex ou Ethelheard : Roi du Wessex de 726 à sa mort - Cenred de Wessex - Nothhelm de Sussex ou Nunna : Roi du Sussex - Munia d'Álava : Reine consort des Asturies - Fruela 1er des Asturies : Roi des Asturies de 757 à 768 - Abū ʿAbd Al-Malik Marwān ibn Muḥammad dit Marwan II : Quatorzième et dernier calife omeyyade - Yahya ben Zayd - Ceolwulf de Northumbrie : Roi de Northumbrie de 729 à 737 - Egbert d'York : Prélat anglo-saxon - AEthelmund : Noble anglo-saxon du 8ème siècle-Ealdorman des Hwicce - Ealhmund : Roi de Kent en 784 - Theodemir (Wisigoth) ou Theudimer : Noble wisigoth - Trisong Detsen : 5ème successeur de Songtsen Gampo-38ème souverain de la dynastie Yarlung ou Chögyal de 740 ou 755 à 797 - Yeshe Tsogyal - Sindred de Tolède : Prélat de l'Espagne wisigothique - Gondéric de Tolède : Prélat de l'Espagne wisigothique - Abū ʾIsḥāq ʾIbrāhīm ibn Al-Walīd dit Ibrahim (calife omeyyade) : Treizième calife omeyyade - Cyneheard - Cuthred (roi du Wessex) : Roi du Wessex de 740 à sa mort - Berhtwald : Neuvième archevêque de Cantorbéry - Winigise de Spolète ou Winichis : Duc de Spolète de 789 à sa mort - Hildebrand de Spolète : Duc de Spolète de 774 à 789 - Adarnassé 1er Bagration dit Adarnassé 1er de Tao : Prince géorgien - Sahak III Bagratouni : Prince arménien de 755 à 761 - Achot III Bagratouni ou Achot l'Aveugle : Prince arménien de 732 à 748 - Jabra'il ibn Bokhtichu dit Gabriel bar Bokhticho : Médecin chrétien - Al-Khayzuran bint Atta dit Al-Khayzuran - Hygebald de Lindisfarne ou Higbald de Lindisfarne : Évêque de Lindisfarne de 780 ou 781 jusqu'à sa mort - Paul IV de Constantinople ou Paul IV le Jeune : Patriarche de Constantinople du 20 février 780 jusqu'au 31 août 784 - Nicéphore (César) ou Niképhoros - Eadberht Præn : Roi de Kent de 796 à 798 - Nicétas Triphyllios : Domestique des Scholes - Théodote (impératrice byzantine) : Seconde épouse de l'empereur Constantin VI de Byzance - Marie (femme de Léon III) : Impératrice byzantine-Épouse de l'empereur romain Léon III l'Isaurien - Alric de Kent ou Ealric : Possible roi de Kent du 8ème siècle - AEthelberht de Hexham : Évêque anglo-saxon - Eanbald 1er : Archevêque d'York - Eadberht 1er : Roi de Kent dans la première moitié du 8ème siècle - Fastrade de Franconie : Aristocrate de l'époque carolingienne-Épouse de Charlemagne de 783 à 794 - Ragnvald Sigurdsson : Seigneur de Huseby à Lista (Norvège moderne) - AEthelberht II de Kent : Roi de Kent de 725 à sa mort - Aubert d'Avranches ou Saint Aubert : Évêque d’Avranches - Halfdan le Doux - Robert 1er de Hesbaye : Comte de Hesbaye en 715 - Cancor : Comte franc, probablement de Hesbaye - Ibrahim ibn Yazid ibn al-Aswad ibn Amr ibn Rabia 'ibn Haritha ibn Sa'd ibn Malik ibn an-Nakha dit  Ibrahim al-Nakhai : Théologien, juriste et érudit de l'islam - Abou Ismaïl Hammad ibn Abi Sulayman al-Achari dit Hammad ibn Abi Sulayman - Fruela de Cantabrie ou Fruela Pérez - Hygeberht : Évêque de Lichfield à partir de 779 - Flaithbhertach mac Loingsig : Roi de Tir Conaill-Ard ri Érenn de 728-734 - Áed Muindearg ou Áed mac Flaithbertaigh : Chef du Cenél Conaill des Uí Néill du Nord - Abou Yoûsouf ou Aboû Yoûsuf Ya`qoûb bin Ibrâhîm al-Kûfî : Cadi hanafite célèbre pour sa connaissance de la jurisprudence islamique - Frithugyth : Noble anglo-saxonne de la première moitié du 8ème siècle - Forthhere ou Fordhere : Évêque médiéval de Sherborne - Ceolwald de Wessex : Membre de la Maison de Wessex - Anna (femme d'Artabasde) : Impératrice byzantine - AEthelstan de Sussex : Roi des Saxons du Sud de la première moitié du 8ème siècle - Watt de Sussex : Roi des Saxons du Sud - Abū Al-Abbās-ibn Yazīd dit Al-Walīd II : Onzième calife omeyyade - Abū Ḫālid An-Nāqiṣ Yazīd ibn Al-Walīd dit Yazīd III le Réducteur : Douzième calife omeyyade - Boniface de Mayence dit Saint Boniface de Mayence : Moine missionnaire d’origine anglaise - AEthelberht d'York : Archevêque d'York en 766 - Ecgberht II (roi du Kent) : Roi de Kent de vers 760/770 à 779 environ - AEthelric fils de AEthelmund - Shantarakshita : Moine de Nalanda - Abdelaziz ibn Moussa ibn Noçaïr : Deuxième gouverneur d'Al-Andalus - Eadfrith : Homme d'Église anglo-saxon - Abou Abdallah Muhammad ibn Ibrahim al-Fazari dit Muhammad al-Fazari : Astronome musulman - Vimalamitra : Maître indien du Dzogchen du 8ème siècle - Tang Daizong : Empereur de Chine de 762 à 779 - Nersé d'Ibérie : Prince-primat d'Ibérie de la dynastie des Nersianides de 760 à 772 puis de 775 à 779/780 - Stéphanos III d'Ibérie : Prince de Djavakheti Calarzène-Prince-primat d'Ibérie de 780 à 786 - Bello de Carcassonne : Comte de Carcassonne, de Roussillon, d'Ausona, d'Urgell, de Cerdagne, de Besalú, de Conflent-Marquis des Marches d'Espagne de 798 à 812 - Théodicius de Spolète : Duc Lombard de Spolète de 763 à 773 - Vasak Bagratouni : Prince arménien de Taron - Grigor II Mamikonian : Prince d'Arménie de 745 à 746, puis en 748 - Jafar ben Yahya Barmaki - Abdallah al-Battal : Guerrier musulman - Gouaram III d'Ibérie : Prince primat d’Ibérie de 693 à 748 - Hugues de Rouen ou  Hugues de Champagne - Mo-ki-lien dit Bilge Kaghan ou Bilgä qaghan : Khagan du Second Empire turc des Köktürks qui règne sur la Mongolie de 716 à 734 - Enravota dit Saint Enravota - Eudocie Décapolitissa : Impératrice byzantine - Aetios (eunuque) - Akameros - Eadberht II : Roi de Kent - Oppas - Warin 1er d'Auvergne ou Guérin : Comte d'Auvergne, de Chalon, de Mâcon et de Bourgogne - Eardwulf (évêque de Rochester) : Évêque de Rochester de 747 à sa mort - Eardwulf (roi du Kent) : Roi de Kent du milieu du 8ème siècle -

Silo des Asturies : Roi des Asturies de 774 à 783 - Fulrad ou Fulrade : 14ème abbé de Saint-Denis-Conseiller et chapelain des rois carolingiens-Archiprêtre des royaumes d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne - Eystein Halfdansson - Cináed Cáech marc Irgalaig : Ard ri Érenn de 724 à 728 - Ethyllt ferch Cynan ou Ethil - Musa ibn Fortún ou Muza 1er : Chef de la dynastie des Banu Qasi - Cellach Cualann mac Gerthidi : Dernier Uí Máil roi de Leinster - Domnall mac Áeda Muindeirg : Chef du Cenél Conaill des Uí Néill du Nord - Domnall Midi mac Murchada : Roi de Mide-Ard ri Érenn de 743 à 763- Áed Allán mac Fergaille : Roi d’Ailech-Ard ri Érenn de 734 à 743 - Daniel de Winchester : Ecclésiastique anglo-saxon de Winchester de 705 ou 706 à 744 -  Osred 1er : Roi de Northumbrie de 705 ou 706 jusqu'à sa mort - Sulayman ibn Hisham ou Sulayman ibn Hisham ibn Abd al-Malik : Général arabe - Yusuf ibn Umar al-Thaqafi : Gouverneur de province pour le califat omeyyade -  Cadell ap Brochfael roi de Powys - Nicétas (fils d'Artabasdos) -



Eadberht de Selsey (mort vers 716)

Abbé de l'abbaye de Selsey


Promu plus tard pour devenir le premier évêque de Selsey*. Il fut consacré entre 709 et 716.


L'abbé Eadberht reçut, vers 700, une concession de terre de Bryni*, ealdorman* de Sussex, dont furent témoins les rois Nothelm de Sussex et Watt de Sussex.


Eadberht apparaît comme témoin d'une charte non datée de Nothelm, avec Osric et Eolla. La charte peut être approximativement datée entre environ 705 et 717


La dernière apparition d'Eadberht est en tant que témoin d'une confirmation, datée de 716, d'une charte de Wihtred, roi de Kent.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Eadberht of Selsey/ Traduit par mes soins


Yazīd II ou Abū Ḫālid Yazīd ibn Abd Al-Malik (687-724)

Neuvième calife omeyyade


Il succède à son cousin Umar II en 720. Il est le troisième fils de Abd Al-Malik à devenir calife.


Dès son accession au pouvoir, Yazīd II s'engage contre les kharidjites*, avec qui son prédécesseur Umar II avait entamé des négociations. Après des débuts infructueux, les troupes de Yazīd II réussissent à prendre le dessus et tuent le leader kharidjite.


Yazīd ibn Al-Muhallab, destitué de son poste de gouverneur du Khorassan* par ʿUmar II et emprisonné pour ses exactions, est en cavale. Il réussit à rejoindre l'Irak*, où il rallie de nombreux partisans, refuse de reconnaître le califat de Yazīd II et crée un important soulèvement.


Au début, il obtient quelques succès ; le calife décide alors d'envoyer ses meilleures troupes sous le commandement de Maslama ibn Abd Al-Malik. Les deux armées se rencontrent à la fin d'août 720. Une partie des hommes de Yazīd ibn Al-Muhallab désertent et celui-ci meurt au cours du combat. Maslama est par la suite nommé gouverneur de Bassorah*, de Koufa* et du Khorassan.


D'autres troubles, plus ou moins maîtrisés, éclatent dans les régions reculées du Califat.


En 721, Yazīd II nomme un nouveau gouverneur de Transoxiane*. Ce dernier mène des expéditions dans la vallée de Ferghana*. Yazīd II s'engage également dans une guerre contre l'Empire khazar*. Les troupes omeyyades* se dirigent vers Derbent*, mais sont mises en échec par les Khazars, ce qui irrite fortement le calife.


Il décide alors de rassembler une grande armée, bien équipée, qu'il met sous le commandement d'Al-Ǧarrāḥ ibn Abd Allāh Al-Ḥakamiyy. Les Omeyyades franchissent la Koura* et font des incursions et des prises de butin. Balanjar* est prise en 723.


Yazīd II, atteint de tuberculose, meurt en 724. Son frère Hišām lui succède.


Théophane le Confesseur rapporte que Yazīd II prône une politique iconoclaste* en ordonnant la destruction des images chrétiennes à travers le Califat.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Yazīd II/ Portail du monde arabo-musulman/ Catégories : Calife omeyyade de Damas


Nasr ibn Sayyar ou Naṣr ibn Sayyār al-Lāythi al-Kināni (663-748)

Général arabe

Dernier gouverneur omeyyade du Khurasan de 738 à 748


Il joua un rôle décisif dans les guerres contre les Turgesh* , bien qu'il n'ait pas réussi à affronter de manière décisive la rébellion d' al-Harith ibn Surayj à ses débuts.


Bien que respecté en tant que soldat et homme d'État, il doit sa nomination en tant que gouverneur davantage à son origine tribale obscure, ce qui le rendit dépendant du calife. Son mandat a néanmoins été couronné de succès, alors que Nasr a introduit des réformes fiscales attendues depuis longtemps qui ont atténué les tensions sociales et largement restauré et stabilisé le contrôle omeyyade* en Transoxiane*, qui avait été considérablement réduit sous l'assaut de Turgesh.


Ses dernières années ont cependant été occupées par des rivalités et des soulèvements inter-tribals, alors que le califat lui-même sombrait dans une période de guerre civile . En 746, Nasr fut chassé de sa capitale par Ibn Surayj et Juday al-Kirmani, mais revint après que ces derniers se soient brouillés, entraînant la mort d'Ibn Surayj.


Préoccupé par ce conflit, Nasr n'a pas pu arrêter le déclenchement et la propagation de la révolution abbasside*, dont le chef, Abu Muslim, a exploité la situation à son avantage. Expulsé de sa province au début de 748, il s'enfuit en Perse poursuivi par les forces abbassides, où il meurt le 9 décembre 748.


Nasr était un chef militaire avec de longues années de service et une expérience au Khurasan*. Dès 705, il participa à une campagne le long du cours supérieur de l' Oxus*, menée par Salih, le frère de Qutayba ibn Muslim, le général chargé de soumettre la Transoxiane. Pour son service au cours de cette campagne, Nasr a reçu un village entier dans cette région. Malgré les succès de Qutayba, une grande partie de l'Asie centrale à l'Est de l'Oxus est restée en dehors du contrôle arabe effectif; alors que des garnisons avaient été établies dans des endroits comme Samarkand*, Balkh* ou Boukhara*, le califat s'appuyait largement sur les relations de clientèle avec la multitude de dirigeants locaux, devenus tributaires des Omeyyades.


En outre, les affrontements avec le Türgesh soutenu par les Chinois, la politique ambiguë suivie concernant la conversion de la population indigène et l'augmentation du factionnalisme tribal inter-arabe ont affaibli le contrôle des Omeyyades sur la région.


En 724, Nasr est enregistré comme étant à la tête d'une armée moudari* envoyée contre Balkh, où les troupes yéménites* rétives refusèrent de participer à l'expédition contre Ferghana. Ses troupes, renforcées par des hommes de la principauté hephtalite* sujette de Chaghaniyan*, affrontèrent les Yéménites* à Baruqan* et l'emportèrent sur eux.


Ceci a mené au ressentiment vers sa personne parmi les Yéménites, particulièrement de ceux autour de Balkh; et pendant le mandat de gouverneur du Yéménite Asad ibn Abdallah al-Qasri , avec d'autres dirigeants de Mudari, Nasr est tombé en disgrâce et a été maltraité.


Nasr fut l'un des rares chefs musulmans à se distinguer lors de la désastreuse bataille du défilé en juillet 731.] En 734, il fut nommé gouverneur de Balkh, après avoir arrêté le gouverneur précédent. Là, il a fait face à la rébellion des troupes locales Khurasani* sous al-Harith ibn Surayj, qui a appelé à des réformes de la fiscalité et la fin de la discrimination envers les convertis indigènes* (les mawali).


Ibn Surayj marcha sur Balkh et prit la ville avec seulement 4 000 partisans, même si Nasr commandait 10 000 hommes. Les sources ne permettent pas de savoir si la ville a été prise à Nasr ou si elle a été capturée en son absence puis retenue contre lui avec succès. En tout cas, Nasr et son armée sont restés passifs pendant le reste de la révolte ; ils n'ont pas aidé la capitale provinciale, Merv*, lorsque les rebelles l'ont attaquée, et cette position a encouragé plusieurs tribus locales à se joindre au soulèvement.


Finalement, cependant, les rebelles ont été vaincus par Juday al-Kirmani , Ibn Surayj s'enfuyant à travers l'Oxus vers le Türgesh.


En juillet 738, à l'âge de 74 ans, Nasr est nommé gouverneur du Khurasan. Malgré son âge, il était largement respecté à la fois pour son dossier militaire, sa connaissance des affaires du Khurasan et ses capacités en tant qu'homme d'État.


Dès les premiers jours des conquêtes musulmanes, les armées arabes étaient divisées en régiments issus de tribus individuelles ou de confédérations tribales. Malgré le fait que bon nombre de ces groupements étaient des créations récentes, créées pour des raisons d'efficacité militaire plutôt que pour une ascendance commune, ils ont rapidement développé une identité forte et distincte. Finalement, et certainement au début de la période omeyyade, ce système a progressé jusqu'à la formation de super-groupements de plus en plus grands.


Nasr d'autre part, en plus de ses autres qualités, était un Mudari* et marié à une épouse Tamimi*. Il serait donc acceptable pour les nombreux éléments moudari de l'armée khurasani, qui étaient plus nombreux que les Yéménites, mais pourrait aussi, en tant que local, contribuer à réduire le mécontentement des Arabes khurasani envers le gouvernement omeyyade centré sur la Syrie.


Nasr réussira à conserver son poste pendant une décennie, malgré les troubles qui ont balayé le califat après 743. Lorsque Yazid III est arrivé au pouvoir au début de 744, il a d'abord ordonné le remplacement de Nasr. Nasr a refusé d'accepter cela et a conservé le poste, lui étant finalement confirmé quelques mois plus tard. Après l'arrivée au pouvoir de Marwan II en décembre 744, il affirme également la position de Nasr.


Nasr a donné à sa province une période sans précédent de bon gouvernement, de stabilité et de prospérité. Ses réalisations majeures pendant son mandat étaient la réforme du système fiscal et la restauration du contrôle omeyyade sur la Transoxiane.


Le système fiscal Khurasani avait été établi au moment de la conquête musulmane et est resté inchangé depuis. Il reposait sur la collecte d'un tribut fixe par la petite noblesse locale non musulmane principalement zoroastrienne*, les dihqans*, qui discriminaient souvent les colons musulmans et les convertis indigènes. Cela a contribué au ressentiment croissant de ce dernier à l'égard de la domination omeyyade, et la demande d'une réforme fiscale avait alimenté des révoltes passées comme celle d'Ibn Surayj.


Par conséquent, Nasr a rationalisé le système fiscal en 739, mettant en œuvre une imposition générale* (le kharaj ) sur tous les propriétaires de terres agricoles et obligeant les non-musulmans à payer une taxe de vote supplémentaire (le jizyah ).


Une attention particulière a également été accordée à la collecte précise du kharaj* conformément aux traités avec les dirigeants locaux, ce qui a généralement permis d'alléger la charge fiscale. Cette réforme est traditionnellement considérée comme ayant contribué à fidéliser les populations locales et leurs princes, qui sont rapidement revenus dans le giron arabe.


Profitant de la désintégration du khaganat* de Türgesh après le meurtre du khagan Suluk, Nasr s'est déplacé agressivement à travers l'Oxus. Sa première campagne, immédiatement après sa nomination, s'est déroulée dans la région de Chaghaniyan*; sa deuxième campagne, en 740, récupéra beaucoup de territoire en Sogdia*, dont Samarkand*, avec peu de résistance apparente. Visant à récupérer toutes les terres précédemment conquises sous Qutayba ibn Muslim et à restreindre les activités du renégat Ibn Surayj, qui y était basé, Nasr a alors lancé une expédition visant al-Shash* (Tachkent ). La principauté d' Usrushana* s'est soumise pacifiquement, mais lorsque l'armée musulmane a atteint le Jaxartes*, il a été confronté à une force de 15 000 hommes de Shash avec les hommes d'Ibn Surayj et quelques Türgesh; selon la tradition arabe, ces derniers étaient dirigés par le meurtrier et successeur de Suluk , Kursul. Selon les sources arabes, Nasr a réussi à chasser le Türgesh et a remporté la victoire contre l'un de leurs détachements, tuant son chef. Il n'a apparemment pas réussi à soumettre al-Shash, car il a été contraint de se contenter d'un accord avec le souverain de Shash*, par lequel Ibn Surayj a été expulsé à Farab*, où ce dernier a été laissé tranquille pour continuer son opposition aux Omeyyades. Nasr a également lancé deux expéditions contre Ferghana, qui a pillé et ravagé la campagne et a fait de nombreux captifs. Il semble, cependant, que la reconquête musulmane à cette époque ne s'étendait pas beaucoup plus loin que Samarkand, des tributs occasionnels étant peut-être prélevés sur les principautés les plus éloignées.


Extérieurement au moins, en 743, la position omeyyade au Khurasan semblait plus forte que jamais. La réalité sous la splendide façade était cependant différente. Des tensions et une méfiance mutuelle existaient entre les prélèvements arabes khurasani ( muqatila ) et les 20 000 soldats syriens introduits dans la province par mesure de sécurité après la désastreuse bataille du Défilé* en 731, alors que les antagonismes tribaux continuaient de créer des troubles.


En outre, Khorassan était un centre important du début du chiisme*, et plus précisément de la Kaysanite* (secte des Hashimiyya, qui avait gagné une large acceptation dans la province, en particulier parmi les mawali). En 742/743, Nasr affronta et vainquit une révolte menée par Yahya, fils de Zayd ibn Ali et chef des Hashimiyya à Khurasan. Yahya a été capturé et exécuté, et le vide qui en a résulté dans la direction des Hashimi a ouvert la voie à la branche Khurasani du mouvement pour passer sous le contrôle de la famille abbasside


En 743, après la mort du calife Hisham, son successeur Walid II re-confirma Nasr à son poste, mais l'influent gouverneur d'Irak, Yusuf ibn Umar al-Thaqafi , opposant à Nasr, tenta de l'éloigner de sa province en l'appelant vers l'Irak. Nasr a retardé son départ, gagnant du temps, et fut sauvé par le meurtre de Walid en avril 744.


Le successeur de Walid, Yazid III, a décidé d'installer un régime dominé par la tribu yéménite Kalb*. La position de Nasr était gravement compromise et la faction yéménite espérait désormais voir son chef Juday al-Kirmani nommé gouverneur à sa place. En effet, Yazid a nommé son favori, le Kalbi Mansur ibn Jumhur, en tant que gouverneur de l'Irak, et il a à son tour nommé son propre frère comme remplaçant de Nasr. Nasr a refusé d'accepter cela et a de nouveau eu de la chance dans sa persistance, car Mansur est tombé en disgrâce et a été licencié après seulement deux mois. L'agitation parmi la faction yéménite a persisté, au milieu des rumeurs selon lesquelles Nasr avait intercepté des lettres nommant al-Kirmani comme gouverneur, et un différend sur le paiement des allocations à la muqatila. Nasr a tenté de sécuriser sa propre position en destituant al-Kirmani de sa direction de l'Azd*, ainsi qu'en essayant de gagner les dirigeants d'Azd* et de Rabi'ah*.


Le 13 juillet 744, Nasr capture et emprisonne al-Kirmani. Après à peine un mois, ce dernier s'est échappé, et sa rébellion a été rejointe non seulement par les soldats d'Azd, mais aussi par de nombreux colons arabes autour de Marv. Une trêve provisoire a été initialement convenue, au cours de laquelle des négociations infructueuses furent menées. Dédaignant les propositions de coopération de Nasr, Ibn Surayj s'est rapidement retiré à la campagne et s'est également rebellé. Ibn Surayj a également pu exploiter l'impopularité de Marwan II parmi les Mudaris et les partisans de Nasr, même si Nasr l'a reconnu comme le calife légitime en échange de sa propre confirmation à son poste. Exploitant ce ressentiment, Ibn Surayj rassembla bientôt autour de lui une armée de plus de 3 000 hommes.


En mars 746, l'armée d'Ibn Surayj attaqua Marv, mais fut repoussée avec de nombreuses pertes, et il fit ensuite cause commune avec al-Kirmani, dont on ne sait rien des activités entre son évasion en 744 et ce point. Alors que Marwan II tentait toujours de consolider sa propre position en Syrie* et en Mésopotamie*, Nasr était privé de tout espoir de renfort, et les armées alliées d'Ibn Surayj et d'al-Kirmani le chassèrent de Merv vers la fin de 746.


Nasr se retira à Nishapur, mais quelques jours plus tard, al-Kirmani et Ibn Surayj se sont brouillés et se sont affrontés, entraînant la mort d'Ibn Surayj. Al-Kirmani a ensuite détruit les quartiers de Tamimi dans la ville, un acte choquant, car les habitations étaient traditionnellement considérées comme exemptes de guerre dans la culture arabe. En conséquence, les tribus Mudari, jusque-là réservées envers Nasr, se sont maintenant rapprochées de lui. Soutenu par eux, en particulier les Qay* installés autour de Nishapur*, Nasr résolut maintenant de reprendre la capitale.


Au cours de l'été 747, les armées de Nasr et d'al-Kirmani s'affrontent devant les murs de Marv, occupant deux camps fortifiés et s'entraînant pendant plusieurs mois. Les combats ne se sont arrêtés que lorsque la nouvelle du début du soulèvement des Hashimi* sous Abu Muslim est arrivée.


Les négociations ont commencé, mais ont été presque interrompues lorsqu'un membre de l'entourage de Nasr, un fils aigri d'Ibn Surayj, a attaqué et tué al-Kirmani.


Le 14 février 748, l'armée Hashimi* occupa Marv et Nasr dut à nouveau fuir la ville. Poursuivi par les forces Hashimi sous Qahtaba ibn Shabib al-Ta'i , Nasr a également été contraint d'abandonner Nishapur. À ce stade, les renforts tant attendus du calife sont arrivés, mais leur général et Nasr n'ont pas réussi à coordonner leurs mouvements, et Qahtaba a pu vaincre l'armée du calife à Rayy et tuer son commandant. Nasr est alors contraint d'abandonner Qumis et de fuir vers Hamadan*. En chemin, dans la ville de Sawa*, il tombe malade et meurt le 9 décembre, à l'âge de 85 ans.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Nasr ibn Sayyar/ Traduit par mes soins


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