5ème

 

Sebastianus: Usurpateur romain vers 412/413 - Conan Mériadec: Roi légendaire de la Bretagne romaine - Taurin d'Évreux : Évêque et évangélisateur d'Évreux - Léontia Porphyrogénète - Korioun dit Skantchéli ou L'Admirable : Religieux et historien arménien - Pierre l'Ibère : Moine d'origine ibère - Vahram V ou Bahram V Gour : Roi sassanide de Perse de 420 à 438/439 - Veh Mihr Chapour ou Vêh Mihr Châhpouhr : Seigneur iranien-Premier marzbân d'Arménie de 428 à 442 - Hovsep 1er de Holotsim ou Joseph 1er de Holotsim : Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 439/440 à 452 - Châhpûhr de Perse ou Shāpur : Roi d'Arménie de 415 à 421 - Marutha ou Maruthas de Maïpherkat : Évêque, diplomate et écrivain religieux - Mar Isaac : Catholicos de Séleucie et Ctésiphon de 399 à 411 - Mar Ahhaï, Abda ou Aba : Catholicos de Séleucie et Ctésiphon de 411 à 415 - Abdas de Suse : Évêque de Suse en Perse - Mihr Narseh : Grand vizir de l'Empire sassanide - Yazdgard II ou Yazdegerd II : Roi sassanide de Perse de 438 à 457 - Ardabur (fils d'Aspar) dit Ardabur Iunior : Général byzantin - Léonce (usurpateur) : Général de l'Empire romain d'Orient - Khosro l'Usurpateur - Péroz 1er : Empereur sassanide de Perse de 457 à 484 - Giout d'Arahez ou Giout Arahezatsi : Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 461 à 478 - Rufius Antonius Agrypnius Volusianus : Proconsul d'Afrique en 413/414-Préfet du prétoire-Préfet urbain de Rome de 417 à 418-Préfet de Constantinople - Thorismond : Roi des Wisigoths de 451 à 453 - Ildegonde ou Hildegonde de Cologne - Hermias d'Alexandrie : Philosophe néoplatonicien - Domninos de Larissa : Mathématicien helléniste juif syrien - Marinos de Néapolis : Philosophe néo-platonicien - Simplice dit Saint Simplice : Pape du 3 mars 468 au 10 mars 483 - Gélarith : Roi des Vandales et des Alains d'Afrique - Godard de Rouen dit Saint Godard : Évêque de Rouen - Éleuthère de Tournai ou Saint Éleuthère - Gento ou Genzon - Ostrogotho - Gunthamund ou Gundamund : Roi des Vandales et des Alains d'Afrique de décembre 484 à 496 - Eugène de Carthage dit Saint Eugène : Évêque de Carthage de 480 à 484 et de 487 à 495 - Deogratias de Carthage : Évêque de Carthage sanctifié du milieu du 5ème  siècle - Victor de Vita : Évêque en Byzacène - Théudric - Gondemar 1er : Prince burgonde - Thraustila (roi) : Roi des Gépides de la seconde moitié du 5ème siècle et du début du 6ème - Patrice (fils d'Aspar) ou Flavius Julius Patricius : Homme politique de l'Empire romain - Pamprépios : Homme politique-Poète Sainte Nonne ou Mélarie de Dirinon : Sainte bretonne mythique de l'Armorique - Vakhtang 1er d'Ibérie ou saint Vakhtang Gorgasali : Roi d'Ibérie - Al-Mundhir ibn al-Nu'man : Septième roi lakhmide de 418 à 461 - Mar Dadisho 1er dit  Dadicho 1er : Catholicos de l'Église de l'Orient de 421 à 456 - Vasak de Siounie ou Vasak Siouni : Prince de Siounie de 410 à 452-Second marzbân d'Arménie de 442 à 452 - Théodose le Cénobiarque ou Théodose le Grand : Fondateurs du monachisme oriental - Mélité de Manazkert ou Mélité Manazkertsi-Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 452 à 456 - Paulin de Milan - Ildut ou Iltud dit Ildut de Llantwit : Moine breton - Ereuleva Karaton ou Aksungur : Considéré comme le premier roi des Huns de 412 à 422 environ - Einion Yrth ap Cunedda dit Einion ap Cunedda : Roi de Gwynedd - Cunedda ap Edern dit Cunedda : Roi breton guerrier du pays des Gododdin - Nicomachus Flavianus le jeune : Fonctionnaire romain-Préfet de Rome-Grammairien - Suren Pahlav : Noble iranien de la famille Suren - Flavius Ardaburius Senior dit Ardaburius ou Ardabur le Vieux : Général romain sous le règne de Théodose II-Consul en 427 - Erménéric ou Hermenericus : Homme politique de l'Empire romain - Gondicaire ou Gonthaire : Roi des Burgondes de Gaule romaine de 413 à 437 - Brigitte d'Irlande dite Sainte Brigide d'Irlande ou Brigide de Kildare - Hormizd III : Roi sassanide d'Iran ayant régné de 457 à 459 - Jean le Scythe : Général et politicien de l'Empire romain d'Orient - Raham Mihran : officier militaire iranien de la Maison de Mihran - Sukhra ou Sufaray : Noble iranien de la maison de Karen - Chahpouhr Mihran : Général iranien membre de la maison des Mihrān - Sahak II Bagratouni : Prince arménien de la famille des Bagratides-Marzban d'Arménie de 481 à 482 - Flavius Apallius Illus Trocundes : Homme politique de la Rome antique-Consul pour l'Orient en 482 - Jean Stobée ou en latin Ioannes Stobaeus : Doxographe et compilateur grec de l'Antiquité - Chahpouhr de Reyy : Général iranien - Varsken de Gogarène : Vice-roi  de Gogarène - Adhour Gouchnasp ou Adhur Gouchnasp : Seigneur iranien du royaume sassanide de Perse-Quatrième marzbân d'Arménie de 465 à 481 - Philoxène de Mabboug : Evêque syrien monophysite - Hovhannès 1er Mandakouni : Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 478 à 490 - Lazare de Pharbe ou Ghazar de Pharbe : Religieux et historien arménien - Moïse 1er de Manazkert ou Movsès 1er Manazkertsi : Catholicos de l'Église apostolique arménienne de 456 à 461 - Anicia Juliana : Grande aristocrate romaine - Flavius Areobindus Dagalaiphus : homme politique de l'Empire romain - Pierre le Foulon : Premier patriarche miaphysite d'Antioche - Reine Pédauque : Reine mythique - Claudius Rutilius Namatianus dit Rutilius Namatianus : Poète et homme politique latin du début du 5ème siècle - Téodegonde Amalasunta des Amales dite Téodegonde Amalasunta : Reine des Wisigoths - Timothée II d'Alexandrie dit Timothée Élure : Patriarche d'Alexandrie des monophysites de mars 457 à janvier 460 et de 475 à 477 - Tonantius Ferreolus (préfet) : personnage important de la Gaule du 5ème siècle - Masties ou Mastiès : Chef militaire (dux) et tribal berbère - Asclépiodote d'Alexandrie : Philosophe grec néoplatonicien de la seconde moitié du 5ème siècle - Caecina Decius Maximus Basilius : Homme politique romain - Blossius AEmilius Dracontius dit Dracontius : poète latin chrétien de la fin du 5ème siècle - Fulgence de Ruspe : évêque de la ville de Ruspe - Quodvultdeus de Carthage : Evêque de Carthage et père de l'Église nord-africain du 5ème siècle - Loup de Soissons ou saint Loup - Ceredig ap Cunedda dit aussi Xanthus : Fondateur du royaume gallois de Ceredigion - Balenduxt ou Balendoukht : Princesse sassanide-Reine d'Ibérie -

Coel Hen ou Coel le Vieux ou l'Ancien : Roi semi-légendaire de l'île de Bretagne, avant l'invasion saxonne - Ardaric : Roi des Gépides - Pitzia, Pitza : Chef militaire ostrogoth-Général du roi Théodoric le Grand - Chouchanik ou Shoushanik : Sainte et une martyre chrétienne de l'Arménie médiévale - Chrysaphios : Eunuque - Proclus de Constantinople : Patriarche de Constantinople de 434 à 446 - Mithridate ou Mihrdat V d'Ibérie : Roi d'Ibérie de la dynastie des Chosroïdes ayant régné de 435 à 447 - Al-Nu'man I ibn Imru 'al-Qays dit al-A'war ou le borgne ou le vagabond : Roi des Arabes Lakhmide de vers 390 à 418 - Adhour Hordmidz ou Adhur Hordmidz : Troisième marzbân d'Arménie, de 452 à 465 - Yéghichê ou Élisée : Historien arménien - Sabas le Sanctifié - Bican Farchog de Bretagne : Prince de Bretagne - Arthur Pendragon dit le Roi Arthur - Frédébal : Roi des Vandales du début du 5ème siècle - Paladius Rutilius Taurus Emilianus dit Palladius - Musée le Grammairien dit le Grammairien : Poète égyptien de langue grecque - Jacques de Saroug : Évêque syrien et écrivain religieux Olympiodore de Thèbes : Historien grec - Cadwallon Lawhir ap Einion dit Cadwallon ap Einion : Roi de Gwynedd - Meirion : Roi de Meirionydd vers 490 - Gwawl  ou Gwawl Fab Clut dit Gwawl fils de Clut - Vortigern : Roi de l’île de Bretagne du 5ème siècle - Flavius Plintha : Homme politique de l'Empire romain - Patrick d'Irlande dit saint Patrice ou saint Patrick : Saint semi-légendaire - Saint Pammaque ou Pammaque : Sénateur romain - Dubrice de Llandaf dit Dubrice : Premier évêque de Llandaf - Zarmihr Karen : Général iranien -

 

Valash ou Balash

Empereur sassanide d'Iran de 484 à 488

 

Frère et successeur de Péroz 1er, mort dans une bataille contre les Hephtalites* (Huns blancs) qui ont envahi l'Iran par l'est.

 

C'est un empire en grande difficulté que laisse Péroz 1er à son successeur. Cette pression financière pèse lourdement sur l'ensemble de son règne.

 

On sait peu de choses du caractère de Valash, mais il est perçu par les sources orientales comme un souverain débonnaire et tolérant. Il étend sa tolérance au christianisme à tout l'empire, ce qui lui vaut une bonne réputation auprès des auteurs chrétiens. Il semblerait néanmoins que Valash n'ait été qu'un prête-nom au puissant noble Zarmihr, également nommé Sôkhràs Karin dans les chroniques persanes, le Sukhra Karin des historiens modernes, qui exerce la réalité du pouvoir.

 

À l'annonce de la mort de Péroz 1er, les généraux perses de Persarménie* s'empressent d'aller à Ctésiphon* pour peser sur l'élection du nouveau souverain. Cela permet à l'Arménien Vahan Mamikonian de libérer l'Arménie de l'influence sassanide.

 

Étant donné la situation de faiblesse dans laquelle se trouve la Perse, Valash ne peut pas envisager une reconquête militaire de l'Arménie. Il est ainsi contraint de faire des concessions : le christianisme est désormais toléré en Arménie perse et une grande autonomie politique est accordée aux seigneurs arméniens.

 

En 485, Valash nomme Vahan Mamikonian marzban* de Persarménie. Le soutien arménien lui est précieux dans sa lutte contre son frère Zareh, prétendant au trône.

 

La tradition iranienne reprise par des auteurs a imaginé une guerre de revanche menée contre les Hephtalites. Le résultat en aurait été une paix honorable pour les Sassanides. La réalité est bien moins glorieuse. Les Hephtalites occupent les provinces orientales de l'empire dont les villes de Merv et Hérat. De plus, ils imposent un lourd tribut annuel aux Sassanides. Ces difficultés financières entraînent principalement l'impossibilité de reconstituer l'armée, très affaiblie par les défaites de Péroz 1er. Une demande d'or faite à l'empereur romain Zénon essuie d'ailleurs un cinglant refus de la part de ce dernier.

 

Valash s'avérant incapable de redresser l'empire, la colère des nobles s'intensifie. En 488, il est aveuglé et déposé, sans doute à l'instigation de Zarmihr. Le fils de Péroz, Kavadh 1er, est placé sur le trône.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Geoffroy Greatrex & Samuel Lieu, The Roman eastern frontier and the persian wars, part II, New York, Routledge, 2002.

 

Pothin

Évêque de Sirmium en Pannonie

 

Disciple de Marcel d'Ancyre. Il fut l'objet des Conciles de Sirmium*.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Pothin/ Portail de la Rome antique/ Catégories : Évêque en Pannonie

 

Ambrosius Aurelianus ou Ambroise Aurélien

Chef de guerre breton du Haut Moyen Âge

 

Il apparaît dans les sources, comme actif de 435 à après 460. Il galvanise et organise la défense des troupes bretonnes face à l'invasion saxonne* à partir des années 450.

 

Cet officier, issu de l'aristocratie bretonne romanisée et formé aux techniques militaires romaines, entame une guerre marquante contre les Saxons, conflit qui donne à son successeur, Uther Pendragon (père du roi Arthur), la notoriété qu'il a aujourd'hui.

 

Il aurait été parent d'Aurelius Conanus et de Pol Aurélien, l'évangélisateur du Léon en Bretagne armoricaine. Il pourrait aussi être à l'origine du personnage d'Arthur par son titre théorique de Riothamus, roi des rois.

 

Ce sont les chroniqueurs latins de la Bretagne qui, les premiers, mentionneront l’individu entre le 6ème et le 11ème siècle. D’un récit à l’autre, le rôle et les caractéristiques du personnage évolueront et il sera, tour à tour, chef de guerre, prophète et prince romain.

 

Dans plusieurs légendes et traditions à son sujet, Ambroise apparaît lié tantôt à la région du Dyfed*, tantôt du Glywysing*, s'il n'en est originaire ; c'est une zone romanisée, où les chefs déisis latinisent leur noms et s'intègrent sans heurts.

 

Pour ce qui est de l'identité de son épouse ou de ses descendants, les sources restent muettes.

 

L’œuvre de Gildas le Sage, De Excidio et Conquestu Britanniae, jette les bases d’un récit qui entoure le personnage d’Ambroise. Les Bretons, aux prises avec les Pictes* et les Scots*, suivront les conseils de Gurthrigern (Vortigern) et s’allieront à des mercenaires saxons. Ceux-ci les trahirent et plusieurs Bretons s’enfuirent dans les montagnes galloises où ils se rallieront autour d’un chef de nationalité romaine qui mènera alors la résistance. Cet homme sera victorieux à la bataille du mont Badon*. Plus précisément, Gildas affirme qu'Ambroise Aurélien est le dernier homme de nationalité romaine encore vivant en Bretagne*, et qu'il est très probablement chrétien. Il précise que ses parents auraient mérité de porter la pourpre, c’est-à-dire qu’ils avaient des charges importantes au sein de la société romaine. Le général, voire généralissime Ambroise, défenseur des valeurs et de la culture romaines traditionnelles et catholiques, aurait fait un excellent point de ralliement pour les bretons de toutes origines, qui auraient pu se rassembler autour de lui comme d'un symbole de pouvoir apte à leur redonner foi.

 

Des années 420/430 jusqu'à la fin des années 450, le chef Vortigern organise selon Gildas un conseil des cités bretonnes pour assurer une cohésion centralisée du pouvoir. Il en prend le commandement, bien qu'Ambrosius l'ancien semble être son principal opposant comme leader de la faction pro-romaine et catholique, comme le sous-entendrait Nennius selon certains chercheurs.

 

Le destin d'Ambrosius l'ancien, au pouvoir remarquable, est connu : il serait mort dans la terreur saxonne, soit la rébellion des mercenaires germains contre leurs employeurs suivie de la peste. La date de cet événement est confuse, mais elle est traditionnellement datée dans les années 440 à 450. Par la suite, le règne de Vortigern se faisant de plus en plus désastreux face aux Saxons, Ambrosius le jeune, réfugié traditionnellement en Armorique/pays de Galles, aurait pris le relais dans les années 460.

 

Selon la Chronique anglo-saxonne* et Geoffroy de Montmouth, la mort du chef de guerre coïncide avec une comète aperçue en Gaule vers 497, ce qui donnerait une idée assez précise de sa véritable date de décès.

 

Après le récit de Geoffroy de Monmouth, le personnage d’Ambroise disparut de la légende pendant quelque temps. Il apparaît parfois dans les récits sous le nouveau nom de Pendragon

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1-84119-096-9)

 

Brieuc ou Brioc (vers 409- vers 502)

Moine breton

 

Originaire du Pays de Galles*, devenu premier évêque de Saint-Brieuc*, ville de Bretagne continentale qui lui doit son nom. Il est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne, honoré dans le pèlerinage du Tro Breizh.

 

Saint Brieuc serait né au début du 5ème siècle probablement dans le Ceredigion* (Cardiganshire) au Pays de Galles.

 

La Vita Briocii* (vie de Saint Brieuc) rédigée au 11ème siècle donne une étymologie populaire au nom de Brieuc. L'hagiographe relate l'annonce miraculeuse par un ange aux futurs parents du saint Cerpus et Eldruda.

 

Il ne faut pas confondre saint Brieuc avec saint Briac. Le patronyme de Brieuc, et l'origine bretonne insulaire suggèrent qu'il a pu appartenir à une famille noble. Cela confirmerait l'émigration bretonne en Armorique* de groupes de Bretons*, sous la conduite des princes et du clergé. Les historiens ont longtemps privilégié l'hypothèse selon laquelle cette émigration étalée dans le temps à partir du 5ème siècle, était liée uniquement à la colonisation de la Grande-Bretagne par les Anglo-Saxons*. Il s'agit plus d'un mouvement diffus de moines d'origine aristocratique formés au pays de Galles ou d'Irlande, qui émigrent par vagues successives pour des raisons encore mal connues, et qui parcourent l'Armorique en y diffusant un christianisme celtique.

 

Son hagiographie repose sur la Vita Briocii, récit rédigé vers 1050 vraisemblablement à l'abbaye Saint-Serge d'Angers* où les reliques du saint ont été transférées sous le règne du roi breton Erispoë. Cette translation de reliques au moment des invasions normandes correspond peut-être à la volonté du roi de donner une relique insigne à l'abbaye dont il vient d'être investi en 851 par son traité d'Angers avec Charles le Chauve après la bataille de Jengland*.

 

Ce récit d'un moine angevin et non briochin vise à exalter saint Brieuc aux dépens de saint Tugdual premier évêque de Tréguier, peut-être pour attirer vers Angers les pèlerins qui, à Laval, allaient vénérer les reliques du fondateur de Tréguier et s'inscrit dans un contexte de concurrence entre établissements religieux et évêchés voisins.

 

Brieuc serait né vers 409, de parents païens, dans le royaume breton connu alors sous le nom de Coriticiana regio et identifié au Ceredigion, dans ce qui est le Pays de Galles d'aujourd'hui.

 

Comme d'autres enfants de la noblesse, son père le met très tôt en pension dans le monastère d’Ynys Pyr* (île de Pyrus, aujourd'hui Caldey) où ont été formés Samson, Malo ou Gildas. Puis, à l'âge de 10 ans, il l'envoie en pension en Gaule auprès de saint Germain. Il y réalise son premier miracle. Alors qu'il va chercher de l'eau, il croise sur son chemin des lépreux qui font l'aumône. Par charité, il leur offre sa cruche d'eau. Se faisant sermonner à son retour au monastère par l'abbé saint Germain, Dieu lui envoie un vase en airain pour compenser la perte.

 

Saint Germain l'ordonne prêtre en 447, puis le missionne ensuite en Cornouailles britannique* pour convertir ses compatriotes. Toujours d'après la Vita Brioci, Brieuc y transforme les temples païens en églises et fonde des monastères où il transmet ce qu’on lui a appris. Puis vers 480, il s'embarque avec 175 de ses disciples et part évangéliser la Bretagne armoricaine continentale. Il aurait débarqué à l'Aber-Wrac'h* pour venir fonder un monastère à Landebaëron* dans le2 pays de Tréguier et dont il aurait laissé la direction à son neveu saint Tugdual. Là encore, le récit politique de la Vita vise à affirmer la primauté définitive de Brieuc sur Tudual.

 

Vers 485, il revient en Bretagne armoricaine, débarque avec 80 moines à l'embouchure du Gouët*. Il convertit son cousin le prince Riwal et l'ensemble de ses sujets du royaume de Domnonée* et y aurait fondé un autre monastère, sur un terrain que lui donne Riwal et qui serait devenue la ville de Saint-Brieuc.

 

Il est mort vers 502. Une légende rapporte qu'à sa mort les autres moines voient le saint monter au Ciel sous les traits d'une tourterelle.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Brieuc/ Portail du christianisme/ Catégories : Saint catholique du VIe siècle/ Saint fondateur de la Bretagne

 

 

 

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