2ème siècle

 

Montanus de Phrygie ou Montan de Phrygie: Personnalité du christianisme du 2ème siècle - Kanishka 1er : Souverain de l'Empire kouchan au début de notre ère - Huvishka : Empereur de l'Empire kouchan de 140 à 180 - Sanatrocès II de Parthie - Tiberius Claudius Livianus : Haut chevalier romain-Préfet du prétoire sous Trajan - Servius Sulpicius Similis : Préfet d'Égypte-Préfet du prétoire sous Trajan - Caius Vibius Maximus : Haut chevalier romain-Préfet d'Égypte entre 103 et 107 - Marcus Rutilius Lupus : Haut chevalier romain-Préfet de l'annone entre 107 et 113-Préfet d'Égypte entre 113 et 117 - Quintus Antistius Adventus : Homme politique-Général romain - Lucius Novius Crispinus Martialis Saturninus : Sénateur romain du 2ème siècle-Consul suffisant en 150 ou 151 - Évariste (Pape) - Alexandre 1er (pape) - Télesphore (pape) - Aristoclès : Philosophe péripatéticien du 2ème siècle - Alexandre d’Aphrodise ou d’Aphrodisias : Philosophe péripatéticien grec - Gnaeus Claudius Severus Arabianus : Homme politique de l'Empire romain-Philosophe - Lucius Valerius Messalla Thrasea Poplicola Helvidius Priscus : Homme politique de l'Empire romain - Gaius Claudius Severus : Homme politique de l'Empire romain-Consul suffect en 112 - Déroc : Roi géorgien de Mtskheta de 103 à 113 - Lucius Vipstanus Claudius Poplicola Messalla ou Lucius Vipstanus Claudius Publicola Messalla : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Valerius Messalla Thrasea Paetus : Homme politique de l'Empire romain-Consul en 196 - Mihrdat 1er de Mtskheta, aussi appelé Mithridate : Roi géorgien de Mtskheta de 113 à 129 - Amazap 1er d'Ibérie : Roi artaxiade d'Ibérie de 106 à 116 - Antoninus Liberalis : Grammairien et mythographe d'expression grecque - Pseudo-Apollodore parfois nommé Apollodore le Mythographe - Lucius Vipstanus Messalla : Sénateur romain-Consul éponyme en 115 sous Trajan - Marcus Aquilius Coelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Gaius Pomponius Bassus Terentianus : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Pomponius Bassus Cascus Scribonianus : Homme politique de l'Empire romain - Publius Coelius Balbinus Vibullius Pius : Homme politique de l'Empire romain - Marcus Pedo Vergilianus : Sénateur romain du début du 2ème siècle-Consul éponyme en 115 sous Trajan - Tiberius Claudius Cleobulus : Homme politique de l'Empire romain - Laberia Hostilia Crispina - Decimus Terentius Gentianus : Homme politique du 2ème siècle de l'Empire romain - Publius Coelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Pomponius Bassus : Homme politique de l'Empire romain - Cécile de Rome ou sainte Aziliz - Publius Caelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Publius Metilius Secundus Nepos : Homme politique de l'Empire romain - Decimus Terentius Scaurianus : Sénateur romain du 2ème siècle-Consul suffect-Légat ou gouverneur impérial de Dacie en 109 - Lucius de Bretagne ou Lleirwg Mawr : Roi de Bretagne insulaire semi-légendaire de la seconde moitié du 2ème siècle - Marcus Nonius Macrinus : Sénateur et consul romain du 2ème siècle - Gaius : Juriste et professeur de droit - Lucius Bruttius Quintius Crispinus : Sénateur romain-Consul ordinaire en 187 - Tiberius Claudius Cleobulus : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Ampelius : Écrivain latin vraisemblablement du 2ème siècle - Lucius Marius Maximus Perpetuus Aurelianus dit Marius Maximus : Biographe romain - Valérien de Tournus - Manius Acilius Glabrio Gnaeus Cornelius Severus : Homme politique de l'Empire romain-Consul en 152-Gouverneur de Asie de 164 à 167 - Lucius Fulvius Gaius Bruttius Praesens Laberius Maximus dit Gaius Bruttius Praesens : Sénateur romain - Rupilia Faustina - Appia Annia Regilla : Femme noble - Atilia Caucidia Tertulla : Femme aristocratique de la société romaine - Appius Annius Trebonius Gallus (consul suffect) : Sénateur et consul romain - Achille Tatius : Écrivain grec ayant probablement vécu au 2ème siècle - Juda Hanassi ou Rabbi Juda le Prince : Tanna (docteur de la Mishna) de la cinquième génération - Denys de Corinthe : Évêque de Corinthe vers 171 - Taishi Ci Ziyi : Guerrier chinois du 2ème siècle au service du royaume de Wu - Sun Ce : Guerrier chinois de la fin de la dynastie Han - Zhou Yu : Stratège militaire chinois - Liu Bei ou Lieou Pei : Seigneur chinois - Cao Ren - Huang Gai : Général au service de la famille Sun -

 

Shimon bar Kokhba

Patriote juif

 

Instigateur et dirigeant de la deuxième guerre judéo romaine*, au 2ème siècle. Après la décision de l'empereur Hadrien de rebâtir Jérusalem* comme une ville romaine, il dirige un soulèvement contre les Romains de 132 jusqu'à sa mort en 135, après une guerre acharnée qui laisse la Judée* dévastée.

 

Selon la tradition juive, il est reconnu comme le Messie par le plus grand Sage de son temps, Rabbi Akiva qui participe à la révolte. Ce sage lui apporte un soutien sans faille.

 

Cependant, lorsque Bar Kokhba accuse de trahison Rabbi Eléazar et le fait exécuter, Rabbi Akiva cesse de le défendre et admet publiquement son erreur.

 

Avec l'échec de la révolte de Bar Kokhba, les rabbins adoptent définitivement une orientation anti-messianique*.

 

En dépit de la dévastation et de la ruine dans lesquelles les Romains avaient plongé le pays au cours de la première guerre judéo romaine, une autre rébellion juive a lieu 60 ans plus tard, malgré l'opposition d'une partie du clergé. Bar Kokhba organise une armée, instaure un État juif indépendant en terre de Judée, projette de reconstruire le Temple et fait battre monnaie.

 

Les Romains, faisant face à une force juive fortement unifiée et motivée, sont complètement pris au dépourvu. L'annihilation d'une légion romaine entière avec ses auxiliaires oblige Rome à expédier pas moins de 12 légions, ce qui représente entre le tiers et la moitié de toute l'armée romaine, pour reconquérir la province rebelle.

 

Désavantagés par le nombre et subissant de lourdes pertes, les Romains décident de pratiquer une tactique de terre brûlée, qui décime la population judéenne et entame petit à petit son moral et sa détermination à poursuivre la guerre. Bar Kokhba se replie dans la forteresse de Betar*, au sud-ouest de Jérusalem, mais les Romains finissent par la prendre, et massacrent tous ses défenseurs en 135. À la suite de la défaite de Bar Kokhba, Jérusalem est rasée, interdite aux Juifs, et une nouvelle ville romaine, Ælia Capitolina, est bâtie sur son site.

 

S'ils infligent à la Judée une amère défaite, la victoire des Romains n'a cependant pas un goût de triomphe. Devenu empereur, Hadrien renomme la province romaine de Judée en Syrie Palestine, pour la distinguer de la Syrie, et utiliser le nom des Philistins*, afin d'humilier la population juive et d'effacer un pan de leur histoire en ré attribuant à la Terre de Judée le nom de ses ennemis.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Samuel Abramsky, « Bar Kokhba », dans Fred Skolnik et Michael Berenbaum (dir.), Encyclopaedia Judaica, vol. 3, Thompson Gale et Keter Publishing House, 2007, 2e éd.

 

Cheng Pu (154-210/213)

Général à partir de 184

 

Il servit 3 générations de la famille Sun en tant que général à partir de 184, maniant sa fameuse lance serpenté.

 

Lorsque Sun Jian attaque Hua Xiong à la Passe de la Rivière Si* dans le conflit contre Dong Zhuo, Cheng Pu tue Hu Zhen et permet à Sun Jian d’avancer ses troupes.

 

Toutefois, Sun Jian réussit seulement à prendre la passe lorsque Dong Zhuo évacue Luoyang*. Une fois arrivé dans la capitale, Sun Jian trouve le Sceau Impérial Héréditaire de l’Empereur et Cheng Pu lui conseille de retourner au sud du Long Fleuve* afin de planifier son ascension impériale.

 

Peu de temps après, Sun Jian décide d’attaquer Liu Biao et Cheng Pu participe à l’offensive. Dans la même bataille Sun Jian se fait tuer et Cheng Pu le venge en tuant son assassin, Lu Gong.

 

Ensuite, Cheng Pu suit Sun Ce et gagne du mérite dans plusieurs batailles, notamment contre Liu Yao, Yan Baihu et Wang Lang. Il vient également secourir Sun Ce, lorsque ce dernier est la cible d’une tentative d’assassinat et est promu grand administrateur de Lingling*. Après la mort de Sun Ce, il participe à l’attaque menée sur Xiakou et aide Gan Ning à coincer Huang Zu.

 

Lorsque Cao Cao vient menacer le Sud, Cheng Pu fait partie de ceux qui s’opposent fermement à une soumission envers ce dernier. Sun Quan le nomme donc second maréchal sous le commandement de Zhou Yu afin d’opposer les forces ennemies de Cao Cao. Il participe à la Bataille de la Falaise Rouge* où il commande les troupes avec Zhou Yu et inflige une lourde défaite à Cao Cao.

 

Toujours en assistant Zhou Yu, il poursuit l’attaque envers Jiangling*, opposant les troupes de Cao Ren. Toutefois, bien qu’ils réussissent à battre les troupes de Cao Ren, les villes conquises dans la province de Jing* tombent aux mains de Liu Bei.

 

Peu après, Cheng Pu est envoyé à Hefei* pour aider Sun Quan à combattre les forces de Cao Cao et engage Zhang Liao au combat, sauvant du même coup Sun Quan.

 

En 209, il est nommé grand administrateur de Jiangxia* et en 213, à la suite d'une campagne militaire contre des bandits dans sa région, il tombe gravement malade et meurt.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Luo Guanzhong; tr. Moss Roberts (1995). Three Kingdoms. (ISBN 7-119-00590-1)

 

Guan Yu ou Kouan Yu (vers 160/162-vers 219/220)

général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes.

 

Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur du royaume de Shu*, dont il est le frère d'arme avec Zhang Fei, et aurait été un des 5 généraux tigres, avec Huang Zhong, Ma Chao, Zhang Fei et Zhao Yun, bien qu’on ignore s’il a effectivement porté ce titre.

 

Réputé de son vivant guerrier invincible, il fut capturé et exécuté, avec son fils Guan Ping par les troupes de Sun Quan, par Lu Meng lors du siège de Fan*. Il fut divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guanshengdijun ou Guandi (Saint empereur Guan). Il est toujours vénéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes* que par les bouddhistes*. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers.

 

On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge avec une très longue barbe et portant un guandao* (une arme d’hast à hampe moyenne de l’époque des Song) qui pesait, selon la légende, plus de 80 jins* (environ 40 kg). Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes, où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d'exploits surhumains.

 

Guan Yu est natif de Hedong* dans le district de Xie* (correspondant au sud-ouest de l'actuel Xian de Linyi dans le Shanxi).

 

Après y avoir tué un potentat local, il devient fugitif et se réfugie dans la préfecture de Zhuo* (aujourd'hui appelée Zhuozhou) et y rencontre Liu Bei et Zhang Fei, qui recrute alors des hommes pour faire face aux révoltes des Turbans Jaunes*. Grâce à ses succès militaires, Liu Bei est nommé préfet du district de Pingyuan*. Celui-ci fait de Guan Yu et Zhang Fei ses commandants et donne à chacun une armée privée.

 

Tous 3 partagent la même couche et se comportaient comme des frères. Zhang Fei et Guan Yu se tiennent néanmoins toujours prêt à servir Liu Bei lors des longues réunions en se tenant debout à ses côtés du lever au coucher du soleil. Ils le suivaient en tout lieu sans s'inquiéter du danger de la situation.

 

Selon les Annales du Shu et les Printemps et Automnes du clan Wei*, lorsqu’en 198, Cao Cao et Liu Bei assiègent Lü Bu à Xiapi, Guan Yu demande à Cao Cao la femme de Qin Yilu, Dame Du, en mariage et Cao Cao condescend. Mais peu avant la bataille finale, Guan Yu réitère sa demande à plusieurs reprises si bien que Cao Cao commence à se demander si la dame ne devait pas être de grande beauté. Après la victoire, il la fait mander et la garde pour lui-même, ce qui cause à Guan Yu une vive contrariété.

 

Plus tard, Liu Bei lance une attaque surprise contre Che Zhou, l’inspecteur de la province de Xu*, et ordonne à Guan Yu de s’établir en garnison à Xiapi* et d’y prendre la charge de grand administrateur. Selon le Livre des Wei*, il lui offre également la direction de la province de Xu*.

 

Plus tard dans le courant de l'année, Liu Bei se retourne contre Cao Cao.

En 200, Cao Cao part en campagne à l’Est et Liu Bei se réfugie auprès de Yuan Shao. Cao Cao capture Guan Yu et décide de le garder à son service. Il le nomme pian jiangjun (sorte de lieutenant-général) et le traite généreusement.

 

Cao Cao apprécie énormément Guan Yu, mais sent bien que ce dernier n’a guère envie de demeurer longtemps à son service. Il demande donc à Zhang Liao d’aller parler avec Guan Yu pour sonder ses sentiments. Il rapporta donc son entrevue à Cao Cao.

 

Yuan Shao envoie un de ses généraux, Yan Liang, pour attaquer Liu Yan, l’administrateur de la préfecture de Dongjun*. L’affrontement a lieu à Baima* et Cao Cao envoie Zhang Liao et Guan Yu en renfort. Guan Yu, dans la mêlée, tue Yan Liang et ramène sa tête. Cao Cao, sachant que Guan Yu va le quitter, le récompense généreusement et lui offre le titre de marquis de Hanshouting*. Mais Guan Yu scelle toutes ses récompenses, laisse une lettre d’adieu, et part rejoindre Liu Bei chez Yuan Shao. Malgré ses conseillers, qui le pressent de lui donner la chasse, Cao Cao s’y refuse.

 

À la mort de Yuan Shao en 202, Liu Bei se réfugie auprès de Liu Biao et ce dernier meurt en 208 tandis que Cao Cao pacifie la région de Jingzhou*. Liu Bei veut alors traverser le Jiang* pour aller à Fan, et confie à Guan Yu une flotte d’une centaine de navires pour le rejoindre à Jiangling*. De là, ils vont jusqu’à Xiakou* et Sun Quan lui prête des troupes pour affronter Cao Cao.

 

Cao Cao doit battre en retraite tandis que Liu Bei récupère une bonne partie du Jiangnan*, distribuant des récompenses aux plus méritants. Il nomme Guan Yu grand administrateur de Xiangyang*, et dang kou jiangjun (général qui extermine les criminels) et lui ordonne de se poster en garnison à Jiangbei*. Liu Bei conquiert ensuite la province du Yizhou* et offre à Guan Yu l’administration de la province du Jingzhou.

 

Vers cette époque, Guan Yu apprend que Ma Chao, qui n’a jamais été un allié, vient de faire sa soumission à Liu Bei.

 

Lors d'une bataille, Guan Yu est blessé par une flèche au bras gauche et bien que la blessure se soit guérie, l’os le faisait encore souffrir.

 

En  219, Liu Bei est proclamé prince de Hanzhong* et nomme Guan Yu qian jiangjun (général de l’avant-garde). La même année, Guan Yu dirige une expédition contre Cao Ren à Fan.

 

Cao Cao dépêche Yu Jin pour aider Cao Ren mais comme c’est l’automne, de nombreuses précipitations font déborder le fleuve Han*. Yu Jin perd ses7 armées et se soumet à Guan Yu qui fait exécuter le général Pang De, après lui avoir demandé de rejoindre le Shu et Ma Chao. Les bandits Liang, Jia et Lu, acceptent de se rallier à Guan Yu et son prestige s’étend à toute la Chine.

 

Cao Cao se demande alors s’il faudrait déménager la capitale à Xudu* pour éviter les forces de Guan Yu et Sima Yi opine que Sun Quan ne pouvait se permettre de laisser Guan Yu connaître davantage de victoires. Ils envoient donc un émissaire auprès de Sun Quan pour lui conseiller d’attaquer les arrières de Guan Yu, laissant ainsi Jiangnan à Sun Quan en tant que tribut de guerre et dissolvant ainsi les forces de Fan.

 

Initialement, Sun Quan dépêche un émissaire auprès de Guan Yu pour arranger un mariage entre son fils, Sun Deng, et la fille de Guan Yu, Guan Yinping. Mais Guan Yu insulte le messager et rejette l’offre, ce qui provoque la fureur de Sun Quan. De plus, Mi Fang, le gouverneur de Nanjun* et le général Fu Shiren ont également l’impression que Guan Yu ne les estime guère.

 

Ceux-ci étaient responsables du rationnement des armées mais s’étaient tenu à l’écart des batailles et Guan Yu jure de les discipliner à son retour. Ils prennent peur et Sun Quan en profite pour les inciter à se soumettre à lui, laissant ainsi l’armée du Wu pénétrer. Cao Cao envoie alors Xu Huang pour assister Cao Ren.

 

Guan Yu ne peut contenir ses adversaires et appelle à la retraite, mais les troupes de Sun Quan de leur côté avaient déjà capturé Jiangling* et pris en otage les femmes et enfants des troupes de Guan Yu, ce qui se traduisit par la dispersion de son armée. Sun Quan fait capturer Guan Yu et l’exécute avec son fils, Guan Ping, par Lu Meng, à Lingju*.

 

Il semblerait que Sun Quan ait voulu le garder à son service, mais ses conseillers s’y opposèrent.

 

Guan Yu est promu à titre posthume au rang de marquis de Zhuangmou et son fils survivant, Guan Xing, hérite du titre. Celui-ci était fort estimé de Zhuge Liang et il fut nommé intendant au palais et reçut la charge de zhong jian jun (superviseur de l’armée). Son fils, Guan Tong, épousa une princesse et fut promu au rang de hu bi zhong lang jiang (général gentilhomme qui a la rapidité du tigre) et meurt sans héritier mâle. C’est donc le fils bâtard de Guan Xing, Guan Yi, qui hérite du titre. Le clan de Guan Yu est entièrement exterminé en 263, lorsque le Wei envahit le Shu, par Pang Hui, le fils de Pang De, car il voulait venger la mort de son père, exécuté par Guan Yu.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guan Yu/ Portail du monde chinois/ Catégories : Héros des Trois Royaumes/ Personnalité du bouddhisme

 

Zhang Fei (167/168-221)

Général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes

 

Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur de la dynastie Shu*, dont il est le frère d'armes avec Guan Yu. Selon la légende, il faisait partie des 5 généraux tigres de l’armée du Shu, avec Guan Yu, Huang Zhong, Ma Chao et Zhao Yun, bien qu'on ne soit pas sûr qu'il ait effectivement porté ce titre. Il était réputé par ses adversaires pour avoir au combat la force de dix mille hommes. Son personnage fut immortalisé dans le roman Histoire des Trois Royaumes où il est dépeint comme un guerrier presque invincible, mais trop porté sur l’alcool et tête brûlée. Il fut tué, trahi par ses propres subordonnés qui livrèrent sa tête à Sun Quan en 221.

 

Zhang Fei naît probablement aux alentours de Zhoujun*. Il sert dans sa jeunesse Liu Bei en compagnie de Guan Yu, ses deux frères d'armes à qui il a juré fidélité lors du Triple Serment du Jardin des Pêchers*.

 

Comme ce dernier a quelques années de plus que lui, Zhang Fei le traite avec le respect dû à un frère aîné, Liu Bei suit Cao Cao dans sa lutte contre Lü Bu en 198, et Cao Cao offre à Zhang Fei le poste de zhong lang jian (général des nobles). En 199, Liu Bei se retourne contre Cao Cao et va rejoindre Yuan Shao, puis Liu Biao jusqu’à la mort de ce dernier en 208.

 

Cao Cao en profite pour prendre Jingzhou*, obligeant Liu Bei à s’enfuir à Jiangnan*. Les troupes de Cao Cao le poursuivent durant un jour et une nuit et manquent de le rattraper à Changban*. En entendant les troupes de Cao Cao arriver, Liu Bei abandonne sa femme et ses enfants et ordonne à Zhang Fei de garder les arrières avec 20 cavaliers. Zhang Fei détruit le pont et pointe sa lance sur les poursuivants. Liu Bei put s'enfuir. Il attaque ensuite Jiangnan et nomme Zhang Fei gouverneur de Yidu et lui offre la charge de zhanglu jiangju (général qui soumet les captifs). Il reçoit en outre le sceau de marquis de Xinting* et fut envoyé à Nanjun*.

 

Liu Bei marche sur Yizhou* et assiège Liu Zhang. Zhang Fei, accompagné de Zhuge Liang pacifie diverses préfectures de la région. Ils conquièrent Jiangzhou et capturent Yan Yan, un général qui dirigeait Bajun, sous les ordres de Liu Zhang. Zhang Fei, furieux de la résistance que ce dernier lui avait opposé, ordonne à ses soldats de décapiter Yan Yan, mais ce dernier, sans tressaillir, lui fait la remarque suivante : Décapite-moi si ça te chante ! Pourquoi t’énerver comme ça ?. Ému par la démonstration de courage de Yan Yan, Zhang Fei lui défait ses liens et le traite en invité d’honneur.

 

Zhang Fei est victorieux dans toutes les batailles qui suivent et il retrouve Liu Bei à Changdu*. Yizhou est bientôt pacifiée et Zhuge Liang, Fa Zheng, Zhang Fei et Guan Yu reçoivent chacun une récompense de 500 jin* (livres) d’or, 1 000 d’argent, 5 000 pièces de monnaie et 1 000 rouleaux de soie. Le reste des richesses pillées est distribué aux troupes et Zhang Fei reçoit le titre de gouverneur de Baxi*.

 

Après que Cao Cao eut défait Zhang Lu, il laisse Xiahou Yuan et Zhang He en arrière pour défendre la vallée de Han*. Zhang He dirige plusieurs armées contre Baxi et marche sur Dangqu, Mengtou, Dangshi et combat Zhang Fei pendant 50 jours. Ce dernier mène 10 000 soldats d’élite par une route non habituelle pour préparer une embuscade sur les routes sinueuses de montagne, embuscade qui inflige une défaite sévère à Zhang He, le forçant à battre en retraite.

 

iu Bei se proclame ensuite roi de Hanzhong et promeut Zhang Fei au rang de you jiangjun* (général de la droite). En 221, il reçoit la charge de che qi jianjun* (Général de la cavalerie et des chariots), ainsi que la charge de marquis de Xixiang*.

 

À ses débuts, Zhang Fei était considéré comme inférieur à Guan Yu, mais des conseillers du Wei comme Cheng Yu allèrent pourtant jusqu’à affirmer que Zhang Fei et Guan Yu étaient capables de lutter contre 10 000 hommes. Guan Yu était généreux envers ses subordonnés, mais arrogant envers ses égaux. À l’inverse, Zhang Fei était respectueux de ses collègues, mais particulièrement tyrannique envers ses subordonnés.

Lorsqu’en 219, Guan Yu est capturé et exécuté par Sun Quan, Liu Bei veut mener une expédition punitive à son encontre. En 221, il confie à Zhang Fei quelques dizaines de milliers d’hommes et devait le rejoindre à Jiangzhou. Malheureusement, Zhang Da et Fan Qiang, 2 des subordonnés de Zhang Fei, trahissent ce dernier en l’assassinant et ramènent sa tête à Sun Quan en guise de soumission. Zhang Fei est nommé marquis de Yueheng à titre posthume. Son fils aîné, Zhang Bao, mourut jeune et son fils cadet, Zhang Shao, prit la relève de son père et fut nommé intendant au palais où il reçut la charge de maître des écrits*. Le fils de Zhang Bao, Zhang Zun, devint également maître des écrits et suivit Zhuge Zhan à Mianzhu* où il fut tué dans une bataille contre Deng Ai.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Zhang Fei/ Portail du monde chinois/ Catégories : Personnalité du IIIe siècle/ Héros des Trois Royaumes

 

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