2ème siècle

 

Montanus de Phrygie ou Montan de Phrygie: Personnalité du christianisme du 2ème siècle - Kanishka 1er : Souverain de l'Empire kouchan au début de notre ère - Huvishka : Empereur de l'Empire kouchan de 140 à 180 - Sanatrocès II de Parthie - Tiberius Claudius Livianus : Haut chevalier romain-Préfet du prétoire sous Trajan - Servius Sulpicius Similis : Préfet d'Égypte-Préfet du prétoire sous Trajan - Caius Vibius Maximus : Haut chevalier romain-Préfet d'Égypte entre 103 et 107 - Marcus Rutilius Lupus : Haut chevalier romain-Préfet de l'annone entre 107 et 113-Préfet d'Égypte entre 113 et 117 - Quintus Antistius Adventus : Homme politique-Général romain - Lucius Novius Crispinus Martialis Saturninus : Sénateur romain du 2ème siècle-Consul suffisant en 150 ou 151 - Évariste (Pape) - Alexandre 1er (pape) - Télesphore (pape) - Aristoclès : Philosophe péripatéticien du 2ème siècle - Alexandre d’Aphrodise ou d’Aphrodisias : Philosophe péripatéticien grec - Gnaeus Claudius Severus Arabianus : Homme politique de l'Empire romain-Philosophe - Lucius Valerius Messalla Thrasea Poplicola Helvidius Priscus : Homme politique de l'Empire romain - Gaius Claudius Severus : Homme politique de l'Empire romain-Consul suffect en 112 - Déroc : Roi géorgien de Mtskheta de 103 à 113 - Lucius Vipstanus Claudius Poplicola Messalla ou Lucius Vipstanus Claudius Publicola Messalla : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Valerius Messalla Thrasea Paetus : Homme politique de l'Empire romain-Consul en 196 - Mihrdat 1er de Mtskheta, aussi appelé Mithridate : Roi géorgien de Mtskheta de 113 à 129 - Amazap 1er d'Ibérie : Roi artaxiade d'Ibérie de 106 à 116 - Antoninus Liberalis : Grammairien et mythographe d'expression grecque - Pseudo-Apollodore parfois nommé Apollodore le Mythographe - Lucius Vipstanus Messalla : Sénateur romain-Consul éponyme en 115 sous Trajan - Marcus Aquilius Coelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Gaius Pomponius Bassus Terentianus : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Pomponius Bassus Cascus Scribonianus : Homme politique de l'Empire romain - Publius Coelius Balbinus Vibullius Pius : Homme politique de l'Empire romain - Marcus Pedo Vergilianus : Sénateur romain du début du 2ème siècle-Consul éponyme en 115 sous Trajan - Tiberius Claudius Cleobulus : Homme politique de l'Empire romain - Laberia Hostilia Crispina - Decimus Terentius Gentianus : Homme politique du 2ème siècle de l'Empire romain - Publius Coelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Lucius Pomponius Bassus : Homme politique de l'Empire romain - Cécile de Rome ou sainte Aziliz - Publius Caelius Apollinaris : Homme politique de l'Empire romain - Publius Metilius Secundus Nepos : Homme politique de l'Empire romain - Decimus Terentius Scaurianus : Sénateur romain du 2ème siècle-Consul suffect-Légat ou gouverneur impérial de Dacie en 109 - Lucius de Bretagne ou Lleirwg Mawr : Roi de Bretagne insulaire semi-légendaire de la seconde moitié du 2ème siècle - Marcus Nonius Macrinus : Sénateur et consul romain du 2ème siècle - Gaius : Juriste et professeur de droit - 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Sun Ce : Guerrier chinois de la fin de la dynastie Han - Zhou Yu : Stratège militaire chinois - Liu Bei ou Lieou Pei : Seigneur chinois - Cao Ren - Huang Gai : Général au service de la famille Sun - Cheng Pu : Général à partir de 184 - Guan Yu ou Kouan Yu : Général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes - Zhang Fei : Général chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes - Gongsun Zan : Seigneur de guerre lors de la fin de la dynastie Han - Xu Gong : Gouverneur sur le territoire de Royaume de Wu - Yuan Yin : Ministre au service de l'empereur Yuan Shu - Deng Long : Officier sous Huang Zu - Yuan Shao ou Yuan Chao - Huang Zu : Général chinois - Yuan Shu : Préfet de Nanyang - Chen Ji : Officier sous Yuan Shu - Fan Neng : Officier de Liu Yong - Sun Jian : Officier et général sous la dynastie Han - Han Lingdi : 12ème empereur de la dynastie des Han de l'Est - Dông Zhuo : Précepteur impérial et premier ministre des Han-Gouverneur de Hedong - Liu Biao - Yue Jin - Kong Rong : Préfet de Beihai sous les Han - Zhang Liao - Cao Cao : Seigneur de guerre, écrivain et poète de la fin de la dynastie Han - Xiahou Yuan  - Zhang He : Général du seigneur de guerre Cao Cao - Zhou Tai  - Dong Cheng : Général des Han - Cai Yang : Général sous Cao Cao - Zhao Yun - Xiahou Dun : Général et lettré chinois de la fin de la dynastie Han et du début de la période des Trois Royaumes - Cao Bao - Chen Deng -

 

 

Gao Shun (143-198/199)

Officier militaire chinois

 

Agissant sous les ordres du seigneur de guerre Lu Bu lors de la fin de la dynastie Han* en Chine. À la fois simple et sévère, il fut l’un des généraux les plus talentueux et fidèles qui prit le parti de Lu Bu.

 

Bien que ce dernier le traitât avec ingratitude et qu’il ne prêtât pas attention à ses conseils, Gao Shun ne montra point d’amertume et resta toujours entièrement dévoué.

 

En l’an 194, après la prise de Puyang* et accompagné de Wei Xu et Hou Cheng, il fut envoyé défendre un camp situé à l’ouest. Aidés de Lu Bu, ils réussirent à reprendre le camp qui était tombé aux mains de l’ennemi et de chasser Cao Cao. Peu après, il combattit également avec succès dans la défense de Puyang. Il suivit ensuite Lu Bu dans sa déroute et par après dans la prise de Xuzhou*. Plus tard, Lu Bu le nomma gouverneur de la ville de Xiaopei*.

 

En 196, il réprima la rébellion de Hao Meng dans Xuzhou et peu après, lorsque Yuan Shu mobilisa sa grande armée, il vint opposer la division menée par Qiao Rui. Ensuite, lorsque Liu Bei et Cao Cao s’allièrent pour contrer Lu Bu, Gao Shun, alors général des Gentilshommes de la Maison, fut à nouveau envoyé prendre Xiaopei.

 

Avec Zhang Liao, il orchestra une splendide victoire en arrachant la ville à Liu Bei et en contrant les renforts de Xiahou Dun. Par contre, en 198, il perdit la ville à cause d’une duperie de Chen Deng et s’enfuit avec Lu Bu à Xiapi*. Une fois assiégé, il ne pu résister à l’assaut des forces de Cao Cao et fut pris captif, puis renonçant de se soumettre, Cao Cao le fit exécuter.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Luo Guanzhong; tr. Moss Roberts (1995). Three Kingdoms. (ISBN 7-119-00590-1)

 

Lü Bu ou Lu Pou (153/156-198/199)

Général, petit seigneur de guerre de l’époque de la fin de la dynastie Han

 

Lü Bu est principalement connu pour avoir trahi et tué ses deux pères adoptifs, Ding Yuan en 189 et le tyran Dong Zhuo en 192. Après avoir trahi le gouverneur Liu Bei par deux fois en 196 et 198 et pris possession de la province de Xu*, il fut capturé par le seigneur de guerre Cao Cao. Ce dernier pensa un moment le garder à son service, mais après avoir considéré ses multiples trahisons, préféra l'exécuter en 199.

 

Son personnage fut popularisé au 14ème siècle par le roman Histoire des Trois Royaumes* de Luo Guanzhong. Il y est présenté comme un guerrier invincible, maître de la hallebarde et de l’arc, chevauchant le cheval Lièvre Rouge capable de parcourir mille li en une journée.

 

Cependant, il y est également dépeint comme une personne arrogante, fourbe et aisée à manipuler.

 

Il a une fille du nom de Lu Lingqi. Sa concubine préférée était Diao Chan.

 

Selon le Livre des Han postérieurs* et les Chroniques des Trois Royaumes, Lü Bu naît dans le district de Wuyuan* dans le Jiuyuan* (aujourd’hui Baotou dans le Shaanxi). Reconnu pour ses talents martiaux, il est recommandé pour servir la province de Bing* (région aux alentours de l’actuelle Shanxi). Lorsque l’inspecteur de la province, Ding Yuan, est promu au rang de colonel de la cavalerie et se poste en garnison à Henei* (aujourd’hui Hanoï), il prend Lü Bu sous ses ordres et le nomme maître des registres.

 

En 189, à la mort de l'empereur Lingdi, et à la suite de la crise de succession, Ding Yuan se rend avec son armée à Luoyang*, alors la capitale, et emmène Lü Bu avec lui. Il se range aux côtés du maréchal He Jin et complote contre les eunuques* qui détiennent une partie du pouvoir. Cependant, la cabale est éventée et He Jin est assassiné, ce qui déclenche une purge des eunuques au palais impérial.

 

Le général Dong Zhuo arrive à la capitale peu après avec sa propre armée et s'approprie les soldats de He Jin et He Miao, morts au cours de la purge. Désireux d'annexer également les troupes de Ding Yuan, il parvient à convaincre Lu Bu de tuer celui-ci pour lui, sachant que Ding Yuan lui portait une entière confiance. Lü Bu rapporte à Dong Zhuo la tête de Ding Yuan et reçoit en récompense le rang de colonel de la cavalerie. Dong Zhuo, qui lui voue une véritable affection, le prend comme fils adoptif. En 190, Dong Zhuo détrône Liu Bian, qui venait d'être proclamé empereur, pour introniser à sa place Liu Xe (l'empereur Xiandi). Lorsqu'une coalition se lève contre Dong Zhuo, ce dernier, après avoir pillé Luoyang, déplace la capitale à Chang'an* (aujourd'hui Xi'an), se proclame Premier ministre et contrôle l'empire au travers de l'empereur.

 

Lû Bu se révèle être un cavalier et archer accompli, d'une grande force physique, et reçoit le surnom de « général volant ». Plus tard, il est promu au rang de général de corps d'armée impérial et reçoit le titre de marquis de Douting.

 

Sachant qu'il s'était fait beaucoup d'ennemis et craignant de se faire assassiner, Dong Zhuo utilise Lü Bu comme garde du corps et le garde en permanence à ses côtés. Cependant, il se montre souvent irritable et laisse éclater sa colère sans penser aux conséquences. Un jour, Lü Bu commet une petite faute et Dong Zhuo, furieux, saisit une petite hallebarde et la jette contre lui. Lü Bu parvient à l'esquiver et à faire accepter ses excuses, mais après cet incident conçoit de la rancœur envers Dong Zhuo. Lü Bu, également chargé de la protection des appartements de Dong Zhuo, a une aventure avec une de ses servantes, Diaochan, et vit dans l'angoisse que Dong Zhuo la découvre.

 

En mai 192, Lü Bu se confie au ministre du Peuple Wang Yun, et le père de Diaochan. Ce dernier conspirait alors contre Dong Zhuo et propose à Lü Bu de rejoindre son complot. Lü Bu accepte de se rallier au complot de Wang Yun.

 

Le 22 mai, Lü Bu se rend aux portes du palais de Chang'an avec une dizaine d'hommes, dont le colonel de la cavalerie Li Su, pour accueillir Dong Zhuo. Li Su attaque Dong Zhuo, et celui-ci, alarmé, appelle Lü Bu à l'aide. Le maître des registres Tian Jing se précipite auprès du corps de Dong Zhuo mais Lû Bu l'abat également. En récompense, Wang Yun le nomme « général qui provoque le prestige » et marquis de Wen et la cérémonie qu'il reçoit en cet honneur est digne de celle des Trois ministres. En outre, il reçoit la charge de s'occuper des affaires d'état avec le nouveau gouvernement.

 

En raison de l'assassinat de Dong Zhuo, Lü Bu s'attire l'animosité de nombreuses personnes dans la province de Liang*, d'autant qu'aucun pardon impérial n'est prononcé pour les anciens subordonnés de Dong Zhuo. L'un d'eux, Li Jue, secondé par Guo Si, lance une attaque contre Chang’an. Selon la Chronique des héros*, Lü Bu convainc Guo Si de l’affronter dans un duel singulier et parvient à le blesser d’un coup de lance.

 

Le 28 juin 192, Lu Bü est vaincu et fuit Chang’an à travers le détroit de Wu en compagnie de quelques centaines de cavaliers, tandis que Li Jue s’empare de l’empereur. Le 4 juillet, il fait exécuter Wang Yun et toute sa famille. Lü Bu se réfugie auprès du seigneur de guerre Yuan Shu. En tuant Dong Zhuo, qui était un ennemi de Yuan Shu, Lü Bu pensait avoir rendu à ce dernier un grand service. Mais Yuan Shu, révulsé par les multiples trahisons de Lü Bu au cours de sa carrière, refuse de le prendre à son service. En conséquence, Lü Bu se rend au nord et brigue un poste auprès de Yuan Shao, un puissant seigneur de guerre.

 

Yuan Shao décide de l’engager et l’envoie en expédition à Changshan* contre le bandit Zhang Yan, qui mène alors une rébellion avec 10 000 soldats et plusieurs milliers de cavaliers. Lü Bu part avec son cheval, Lièvre Rouge, ainsi que son conseiller Cheng Lian, et parvient à venir à bout de Zhang Yan. Cependant, ses troupes pillent la région, au grand mécontentement de Yuan Shao. Sentant l’animosité de Yuan Shao à son égard, Lü Bu demande à Yuan Shao la permission de le quitter. Yuan Shao, de peur que Lü Bu ne se retourne un jour contre lui, planifie son assassinat. Selon la Chronique des héros, après ses victoires, Lü Bu se montre arrogant envers les généraux de Yuan Shao, refuse d’obéir à leurs ordres, et réclame qu’on lui offre la ville de Luo*. Yuan Shao fait mine de lui offrir un poste de colonel ainsi que trente soldats qui ont pour mission de l’assassiner. Cependant le complot s’ébruite et lorsque les soldats exécutent leurs ordres à la faveur de la nuit, ils ne poignardent que le lit et les draps.

 

Lü Bu s’enfuit à Henei* et Yuan Shao ordonne à ses généraux de le poursuivre, mais ceux-ci craignent tellement Lü Bu qu’ils évitent de trop presser le pas.

 

Lors de sa fuite, Lü Bu fait la rencontre de Zhang Miao, le grand gouverneur de Chenliu*, et avant son départ, tous deux se serrent la main pour faire un vœu solennel d’amitié. Cependant ce geste vaut à Zhang Miao de s’attirer les foudres de Yuan Shao, qui était en froid avec celui-ci depuis l’époque de la coalition contre Dong Zhuo. Zhang Miao craint également ne pas pouvoir compter sur la protection du seigneur de guerre Cao Cao malgré les liens d’amitié qui les unissent. C’est pourquoi en 194, Zhang Miao rejoint son frère Zhang Chao et le général Chen Gong dans une rébellion contre Cao Cao. Chen Gong recrute alors Lü Bu et lui offre le poste de protecteur de la province de Yan*. Cao Cao, qui menait alors une campagne contre Tao Qian pour venger la mort de son père doit se retirer pour mater la rébellion. Il affronte Lü Bu à Puyang durant une centaine de jours sans parvenir à le vaincre. La famine force cependant Lü Bu à se replier à l’est de Shanyang. Sur les deux années suivantes, Cao Cao parvient à reprendre toutes les villes rebelles et inflige une défaite à Lü Bu à Juye*. Lü Bu fuit vers l’est, pour se réfugier auprès de Liu Bei, le gouverneur de la province de Xu.

 

Selon la Chronique des héros, Lü Bu se montre extrêmement respectueux envers Liu Bei. Il l’invite à sa tente, le laisse s’asseoir sur le lit de sa femme, oblige sa femme à lui présenter ses respects, lui prépare un festin, et le nomme petit frère. Cependant Liu Bei juge les paroles de Lü Bu creuses et fait mine d’accepter sans être convaincu.

 

Liu Bei prépare une expédition à l’est pour attaquer Yuan Shu, qui s’était proclamé empereur. Lü Bu, avec la complicité de Cao Bao, en profite pour trahir Liu Bei, capturer Xiapi et se proclamer gouverneur de Xu. Yuan Shu envoie le général Ji Ling avec une armée de 30 000 hommes pour attaquer Liu Bei et ce dernier doit se résoudre à demander de l’aide à Lü Bu.

 

Yuan Shu tente alors de rallier Lü Bu à lui en envoyant un messager, Han Yin, pour proposer de marier le fils de Yuan Shu, Yuan Yao avec la fille de Lü Bu, Lu Lingqi. Ce dernier accepte le mariage et Yuan Shu demande que Lü Bu lui envoie sa fille. Cependant, Chen Gui, le gouverneur de Pei* et ennemi politique de Yuan Shu craint cette union et tente de persuader Lü Bu de refuser ce mariage et de se rallier plutôt à Cao Cao. Lü Bu, qui gardait de la rancœur envers Yuan Shu lorsqu'autrefois celui-ci avait refusé de le garder à son service, se laisse convaincre, fait rappeler le chariot de sa fille qui était déjà en route, et fait décapiter Han Yin. Entre-temps, Cao Cao recommande Lü Bu au poste de général de la gauche. Lorsqu’il reçoit la nouvelle, Lü Bu est fou de joie et envoie Chen Deng, le fils de Chen Gui, à la capitale pour transmettre ses remerciements et briguer officiellement le poste de protecteur impérial de la province de Xu.

 

Lorsque Chen Deng fait la rencontre de Cao Cao, il lui dit que Lü Bu, quoique brave, n’a aucune tactique, qu’il est prompt à retourner sa veste, et qu’il serait judicieux de l’écarter de la scène politique le plus vite possible. Il récompense Chen Gui et nomme Chen Deng grand gouverneur de Guangling en lui donnant comme instructions de recruter davantage d’hommes qui pourraient servir d’agent double.

 

Lorsque Chen Deng retourne auprès de Lü Bu et que celui-ci apprend que Cao Cao ne l'a pas fait nommer gouverneur de Xu, il est si furieux qu’il empoigne une hallebarde et en frappe une table.

 

Yuan Shu, furieux du comportement de Lü Bu, envoie le général Zhang Xun en compagnie de Han Xian et Yang Feng l'attaquer.

 

Lü Bu envoie alors des messagers pour proposer à Han Xian et Yang Feng de trahir Yuan Shu et d'attaquer Zhang Xun en l'échange de tout l'équipement que leur avait confié Yuan Shu. Ceux-ci acceptent et infligent à Zhang Xun une importante défaite.

 

En juin 198, Lü Bu trahit à nouveau Liu Bei et s'allie à Yuan Shu. Initialement, Cao Cao envoie le général Xiahou Dun pour venir en aide à Liu Bei, mais celui-ci est défait par Gao Shun. Cao Cao décide de mener personnellement une expédition pour venir à bout de Lü Bu, et, lorsqu'il commence le siège de Xiapi, il envoie une lettre à Lü Bu pour l'inciter à se rendre. Lü Bu pense dans un premier temps accepter, mais son conseiller Chen Gong s'y oppose véhément et Lü Bu demande finalement à Yuan Shu de lui envoyer des renforts. Il tente une sortie avec 1000 cavaliers, mais subit une défaite et s'abrite derrière les murs de la ville et n'ose plus tenter de nouvelle bataille.

 

Yuan Shu n'envoie à Lü Bu aucun renfort et Lü Bu commence à se montrer méfiant envers sa propre armée, bien qu'il fasse toujours confiance à ses généraux. Ces derniers sont cependant très divisés et perdent la plupart de leurs batailles. Cao Cao fait détourner les eaux de la rivière Yi pour inonder la ville et après trois mois de siège, le moral est au plus bas.

 

Finalement, le 7 février 199, Lü Bu pose le drapeau blanc aux portes de la ville en guise de reddition. Cao Cao ordonne l'exécution de Lü Bu par strangulation, châtiment délibérément humiliant car réservé aux femmes. Son conseiller Chen Gong et le général Gao Shun choisissent d'être exécutés tandis que le général Zhang Liao accepte de se mettre au service de Cao Cao.

 

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Dian Wei (160-197)

Guerrier chinois

 

Garde du corps personnel du seigneur de guerre Cao Cao lors de la fin de la dynastie Han. Il devint célèbre pour son extraordinaire force physique, et ses deux hallebardes, pesant chacune 80 jin* (environ 18 kg). Comme la plupart des personnalités de son époque, Dian Wei apparaît dans le Roman des Trois Royaumes* de Luo Guanzhong. Il était le meilleur ami de Xu Zhu.

 

Dian Wei naît dans le district de Chenliu dans la ville de Jiwu* (correspondant au sud-ouest de l'actuelle ville de Kaifeng dans la province de Henan).

 

Il est d'une grande détermination et se fait connaître pour sa personnalité chevaleresque. Il se dit de lui qu'il est le plus puissant homme au monde et bien devant Zhang Fei, qui est lui-même l'un des plus puissants guerriers.

 

Dian Wei commence sa carrière au service du clan Liu du district de Xiangyi* (l'actuel district de Sui). Celui-ci menait une vendetta avec Li Yong de Suiyang* (au sud de l'actuelle ville de Shangqiu).

 

Li Yong était un homme extrêmement prudent, Dian Wei décida d'employer la ruse pour l'approcher. Il se rendit auprès de lui l'air de rien, avec un chariot rempli de volailles et de liqueurs. Lorsque les portes s'ouvrirent pour laisser passer Dian Wei, il sortit une dague et tua Li Yong et sa femme, semant la panique sur la place du marché qui était non loin de là.

 

Dian Wei repartit en prenant un autre chariot, poursuivi par une centaine de personnes, mais aucune n'osant approcher de trop près. Après avoir parcouru quatre ou cinq li* (environ deux kilomètres), Dian Wei rejoignit ses compagnons et attaqua ses poursuivants, les mettant en fuite. Cet exploit rendit Dian Wei célèbre en tant que héros chevaleresque.

 

Vers 191/192, Zhang Miao leva une armée pour affronter le tyran Dong Zhuo. Dian Wei se porta volontaire pour la rejoindre et il fut enrôlé en tant que soldat sous les ordres du commandant Zhao Chong. Au cours d'une bataille, ce dernier se rendit compte de la force extraordinaire de Dian Wei lorsque celui-ci parvint à agiter une bannière que plusieurs hommes n'étaient pas parvenus à soulever.

 

Plus tard, en 192, Dian Wei rejoignit l'armée de Xiahou Dun, un général au service du seigneur de guerre Cao Cao. En récompense des nombreux ennemis qu'il tua sur le champ de bataille, Dian Wei est promu commandant.

 

En 194, Cao Cao est aux prises avec Lü Bu à Puyang* et la bataille tourne en sa défaveur. Alors que Cao Cao allait se trouver submergé, Dian Wei surgit avec quelques dizaines d'hommes, tous portant une double épaisseur de vêtements et d'armures, ayant jeté leurs boucliers et dressant lances et hallebardes.

 

Dian Wei se précipita à la rescousse du flanc ouest, sans prendre garde aux pluies de flèches. À ce moment Dian Wei se saisit d'une dizaine de hallebardes qu'il dressa en hurlant en direction des soldats de l'armée de Lü Bu. Pas un des ennemis ne parvint à passer et toutes ses hallebardes restent dressées au cours de la bataille. Cao Cao parvint à renverser la situation, et Lü Bu dut battre en retraite. Il promut Dian Wei au grade de lieutenant et fit de lui son garde du corps.

 

Au cours des batailles qui suivirent les campagnes de Cao Cao, Dian Wei montrait régulièrement ses prouesses ainsi que celles de l'escadron d'élite qu'il avait personnellement sélectionné si bien qu'il fut promu colonel.

 

Dian Wei passa alors pour un homme dévoué à ses tâches de garde du corps et extrêmement prudent et il n'était pas rare qu'il préférât dormir dans une tente près de celle de Cao Cao plutôt que de rentrer à ses quartiers personnels. Il passait également pour un bon buveur et un bon mangeur, avalant des bouchées doubles et buvant par généreuses gorgées, si bien qu'il lui fallut plusieurs hommes pour lui amener ses repas. Cao Cao offrit souvent des banquets en son honneur.

 

Au printemps 197, Cao Cao partit à la conquête de la province de Jing*, et en arrivant à Wan* (aujourd'hui Nanyang), poussa Zhang Xiu à la reddition. Heureux de sa victoire, Cao Cao organisa un grand banquet. Dian Wei fit forte impression sur Zhang Xiu et ses généraux en se tenant derrière Cao Cao, dressant une hache épaisse de plus d'un chi* (environ 23 cm).

 

Cao Cao prend pour concubine la tante de Zhang Xiu, Zhou Ji, ce qui mit ce dernier en fureur. Il offrit également de l'or à Hu Che'er, un guerrier de Zhang Xiu qu'il admirait, ce qui rendit Zhang Xiu extrêmement méfiant, se demandant si Cao Cao ne vint pas de soudoyer un de ses gardes. Une dizaine de jours plus tard, Zhang Xiu se rebella et lança une attaque surprise contre le campement de Cao Cao.

 

L'armée de Cao Cao fut dépassée par les événements et Cao Cao s'enfuit. Dian Wei garda alors la sortie du camp avec une dizaine d'hommes pour protéger la fuite de Cao Cao. Avec ses hallebardes, Dian Wei tua une dizaine d'hommes, malgré plusieurs dizaines de blessures qu'il reçut. Il attrapa deux ennemis qu'il tua les serrant sous ses bras et poursuivit la bataille, si bien que plus aucun soldat de l'armée de Zhang Xui n'osait l'approcher. Il se lança alors sur eux et tua encore plusieurs hommes. Finalement, il poussa un grand cri et mourut de ses blessures. Aucun des soldats n'osa s'approcher pour prendre sa tête et l'escouade préféra rejoindre le reste de l'armée.

 

Lorsque Cao Cao apprit la mort de Dian Wei, il pleura abondamment et au cours des funérailles, le lamenta comme s'il était un parent. Le corps de Dian Wei fut renvoyé à Xiangyi pour l'enterrement. Lorsque Cao Cao passait dans la ville, il présentait ses respects à Dian Wei sur sa sépulture et lui offrait des sacrifices.

 

Le fils de Dian Wei, Dian Man, fut anobli par Cao Cao et reçut le rang de gentilhomme de la cour. Plus tard, il fut promu commandant, puis sous le règne de Cao Pi est promu lieutenant, avec le rang de marquis de Guannei.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Chen Shou (2002). San Guo Zhi. Yue Lu Shu She. (ISBN 7-80665-198-5), chapitre 18.

 

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