1er siècle

 

Thrasylle de Mendès: Savant grec - Aka II de Commagène: Princesse de la Commagène - Marcus Iunius Rufus: Préfet d'Égypte entre 94 et 98 - Épictète : Philosophe de l’école stoïcienne - Alexandre Lysimaque : Juif d'Alexandrie - Marcus Antonius Polemo II : Dynaste d'Olba et roi en Cilicie entre 54-69/72 - Marcus Aemilius Lepidus (exécuté en 39) - Caius Sallustius Crispus Passienus : Homme politique romain du 1er siècle - Lysanias II : Tétrarque d'Iturée avant 29 et jusqu'à 37 - Cuspius Fadus : Procurateur de la province de Judée de 44 à 46 - Caius Poppeus Sabinus : Homme politique et général des débuts de l'Empire romain - Ménodote de Nicomédie - Aulus Persius Flaccus dit Perse : Auteur latin du 1er siècle - Flavia Domitilla Major ou Flavie Domitille l'Aînée - Quintus Petillius Cerialis Caesius Rufus : Sénateur romain et chef de guerre dans la seconde moitié du 1er siècle de notre ère - Flavia Domitilla ou sainte Domitille - Zébédée - Jacques de Zébédée dit Jacques le Majeur ou saint Jacques - Titus Petronius Secundus : Haut chevalier romain-Préfet d'Égypte-Préfet du prétoire à la fin du règne de Domitien - Casperius Aelianus : Haut chevalier romain-Préfet du prétoire - Aristobule le mineur ou le Jeune : Prince de la dynastie hérodienne - Tiberius Julius Caesar Nero Gemellus ou Tiberius Gemellus - Pontius Pilatus dit Ponce Pilate - Joseph dit Caïphe : Grand prêtre du Temple de Jérusalem de 18 à la fin 36 ou début 37 - Marcus Antistius Labeo dit Labéon : Juriste romain - Lucius Licinius Sura (vers 40-108) : Sénateur romain de Tarraco-Consul ordinaire en 102 et 107 - Graecinus Laco : Magistrat romain - Lucius Annaeus Cornutus : Stoïcien - Velleius Paterculus : Historien romain - Julia Drusilla fille de Germanicus - Cassius Chaerea - Jude (apôtre) ou Judas aussi appelé Thaddée ou Judas Thaddée : Un des douze apôtres choisis par Jésus - Cossus Cornelius Lentulus : Homme politique-Général romain - Julia Titi ou Julia Flavia (Julia fille de Titus) Gaius Julius Civilis dit Claudius Civilis : Chef des Bataves - Helvidius Priscus : Philosophe stoïcien et homme d'Etat - Cnéius Julius Agricola : Général romain - Lucius Iulius Ursus : Chevalier puis sénateur romain du 1er siècle-Préfet du prétoire-Consul suffect, en 84 sous le règne de Domitien et en 98 et 100 au début du règne de Trajan - Cornelius Fuscus : Chevalier romain - Lucius Iulius Marinus : Sénateur romain-Consul suffect en 93 - Marcus Ulpius Traianus : Sénateur et général romain - Publius Aelius Hadrianus Afer : Sénateur romain du 1er siècle - Lucius Tettius Iulianus : Sénateur et général romain du 1er siècle-Consul suffect en 83 - Siméon de Jérusalem - Caius Antius Aulus Iulius Quadratus : Haut notable de la cité de Pergame-Sénateur romain-Consul suffect en 94 et en 105 sous le règne de Trajan - Rabbel II dit le Sauveur : Dernier roi nabatéen de 70 à 106 - Boéthos de Cilicie : Gouverneur de Cilicie du1 siècle av. jc - Quintus Iunius Arulenus Rusticus : Homme politique romain-consul suffect en 92 - Marie (mère de Jésus) - Élisabeth (mère de Jean le Baptiste) - Zacharie (père de Jean le Baptiste) - Malichos II : Roi des Nabatéens de 40 à 70 - Massa Baebius dit Bebius - Marius Priscus : Proconsul d'Afrique -Aedemon ou Ædemon : Esclave affranchi de Ptolémée de Maurétanie - Caius Julius Hyginus dit Hygin : Auteur et grammairien latin de l'époque augustéenne - Lin (Pape) - Anaclet ou Clet (Cletus) ou Anenclet Clément de Rome - Phraatès VI : Roi arsacide des Parthes en 35 ap. jc - Tiridate III de Parthie : Roi parthe brièvement en 35 ou 36 - Ananie de Damas : Saint de l'Église catholique - Marcus Vinicius (consul en 30)  : Consul romain en 30 et 45 - Aetius (doxographe) dit Aetius le Doxographe : Écrivain grec - Publius Clodius Thrasea Paetus : Sénateur romain et philosophe stoïcien - Fannia : Personnalité de la Rome antique - Domitia Decidiana : Femme romaine - Calgacos ou Galgacus : Personnalité des Celtes de Calédonie - Nero Iulius Caesar Germanicus - Drusus Iulius Caesar ou Drusus III - Junia Claudilla ou Junia Claudia - Lucius Cassius Longinus (consul 30 ap. jc) : Consul Simon le Zélote ou saint Simon le Cananéen : Juif du 1er siècle et l'un des douze apôtres de Jésus-Christ - Cornelius Sabinus : Tribun militaire de la garde prétorienne - Caius Minicius Italus : Haut chevalier romain-Préfet de l'annone-Préfet d'Égypte entre 100 et 103 -

Cnaeus Cornelius Lentulus Augur : homme politique romain - Cossus Cornelius Lentulus (consul en 25) : Sénateur romain - Titus Aurelius Fulvus (consul en 85) : Sénateur romain de la fin du 1er siècle - Simon Bargiora dit Simon Bar Giora ou Siméon Bar Giora - Publius Papinius Statius dit Stace : poète de langue latine de la Rome antique - Marcianus Icelus - Titus Vinius : Général romain - Cnaeus Arrius Antoninus : Sénateur romain de la fin du 1er siècle - Aulus Plautius : Général - Sabalus : Un des chefs de tribus de Maurétanie - Caius Suetonius Paulinus : Général romain-Consul ordinaire en 66 - Shammaï  - Nathanaël - Titus Pomponius Bassus : Sénateur romain du 1er siècle-Consul suffect en 94-Gouverneur impérial de Cappadoce-Galatie entre 94/96 et 100 - Quintus Fabius Postuminus : Sénateur romain des 1er et 2ème siècles-Consul suffect en 96 - Shimon ben Gamliel ou Shimon II fils de Gamaliel l'Ancien - Titus Avidius Quietus : Sénateur romain-Consul suffect en 93-Gouverneur de Bretagne entre 97 et 100 - Orodès III : Roi des Parthes de la dynastie des Arsacides de 4 à 8 ap. jc - Julius Sabinus : chef lingon - Libo Rupilius Frugi : Consul suffect - Lollia Paulina - Lucius Mindius : Aristocrate romain - Appius Annius Gallus : Sénateur et général romain du 1er siècle-Consul suffect en 67-Lieutenant d'Othon - Titus Flavius Sabinus (consul en 47) : homme politique de l'Empire romain au 1er siècle - Vononès II : Roi arsacide des Parthes en 51 - Marcus Valerius Messalla (Consul 20) : Sénateur romain et consul pendant le règne de l'empereur Tibère - Marcia - Sextus Aelius Catus : Homme politique et général romain-Consul en 4 - Aelia Pætina : Seconde épouse de l'empereur romain Claude - Sextus Vettulenus Civica Cerialis : Sénateur et général romain-Gouverneur de Judée en 70-71-Consul suffect vers 72/73-Gouverneur de Mésie vers 74/75 à 78/79 - Judas Iscariote : L’un des douze apôtres de Jésus de Nazareth - Vima Kadphisès II : Souverain de l'Empire kouchan d'environ 90 à 100 - Ban Chao ou Pan Tch’Ao : Général chinois - Aulus Avilius Flaccus : Homme politique romain - Marcus Antonius Polemo 1er Philopator : Prêtre de Laodicée du Lycos-Dynaste d'Olba-Roi en Cilicie - Julia Vipsania ou Julia Minor - Marie de Magdala dit Marie Madeleine ou Marie la Magdaléenne dans les Évangiles - Artaban IV : Roi des Parthes de la dynastie arsacide de 80 environ à 90 - Theudas ou Thaddée : Prophète juif - Flavius ​​Liberalis - Caius Oppius Sabinus : Sénateur romain du 1er siècle-Consul ordinaire en 84 avec l'empereur Domitien - Marcus Cornelius Nigrinus : Sénateur romain-Consul suffect en 83-Gouverneur de Mésie inférieure aux environs de 86 à 89 de Syrie entre 96 et 97 - Marcus Aponius Saturninus : Sénateur de la Rome impériale - Rabban Yoḥanan ben Zakkaï dit Yoḥanan ben Zakkaï -

 

Saint Gervais et saint Protais

Martyrs, deux saints du début de l'ère chrétienne toujours associés

 

Leur existence réelle est peu documentée et leur histoire relève essentiellement de l’hagiographie, principalement de la Légende dorée de Jacques de Voragine.

 

Gervais et Protais étaient jumeaux, fils de saint Vital de Ravenne et de la bienheureuse Valérie et vivaient au 1er siècle sous le règne de l'empereur Néron.

 

Les deux frères, après avoir donné tous leurs biens aux pauvres, rejoignirent saint Nazaire qui vivait dans un oratoire à Embrun* en compagnie du jeune Celse.

 

On les conduisit à l'empereur Néron. Celse les suivait en se lamentant. Les soldats le souffletèrent, saint Nazaire, leur en fit le reproche et fut à son tour frappé et précipité dans la mer d'où il sortit miraculeusement.

 

Les soldats de Néron emmenèrent Gervais et Protais à Milan*. Dans cette ville, survint le général Astase, qui partait faire la guerre aux Marcomans*. Pour obtenir la bénédiction des dieux païens afin d'assurer la victoire, il s'empara de Gervais et de Protais afin qu'ils sacrifient aux idoles. Les deux frères refusèrent et Gervais ajouta que les idoles étaient sourdes, et que seul Dieu pouvait lui faire remporter la victoire. Il fut alors fouetté jusqu'à ce qu'il meure.

 

Ensuite Astase fit venir Protais en lui disant : Misérable, songe à vivre et ne cours pas, comme ton frère, à une mort violente.  Mais Protais refusa à son tour de sacrifier aux idoles, tenant tête au général. Celui-ci le fit alors suspendre au chevalet. Protais lui répondit : Je ne m’irrite pas contre toi, général, je sais que les yeux de ton cœur sont aveuglés ; bien au contraire, j'ai pitié de toi, car tu ne sais ce que tu fais . Alors Astase ordonna de le décapiter.

 

Un chrétien du nom de Philippe s'empara de leurs deux corps et les fit ensevelir sous une voûte de sa maison. Ensuite, il plaça dans leur cercueil un écrit contenant le récit de leur vie et de leur martyre. Ceci se passait en 57 sous le règne de Néron.

 

Pendant longtemps, les corps des deux martyrs restèrent cachés. Mais un jour, saint Ambroise, qui était en prière dans l'église, eut la vision de deux jeunes gens d'une grande beauté, vêtus d'une tunique blanche, qui priaient avec lui, les mains étendues. Saint Ambroise demanda à Dieu que si c'était une illusion, elle ne se reproduise plus, mais que si c'était la réalité, il veuille bien lui offrir cette vision à nouveau.

 

Peu de temps après, à l'aube, saint Ambroise revit les deux jeunes gens, en compagnie cette fois de saint Paul. C'est l'apôtre qui s'adressa à Ambroise pour lui dire : Voici ceux qui, suivant mes avis, n'ont désiré rien des choses terrestres ; tu trouveras leurs corps dans le lieu où tu es en ce moment ; à douze pieds de profondeur, tu rencontreras une voûte recouverte de terre, et auprès de leur tête un petit volume contenant le récit de leur naissance et de leur mort.

 

Ambroise convoqua ses frères, et les évêques voisins. Ils creusèrent à l'endroit indiqué, et découvrirent les corps des saints martyrs intacts, d'où il émanait une odeur suave.

 

En 386, Ambroise, alors évêque de Milan, fit donc exhumer et transférer les corps miraculeusement conservés dans la basilique de la ville, aujourd'hui Basilique Saint-Ambroise.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Saint Gervais et saint Protais/ Portail du christianisme/ Portail du catholicisme/ Catégories : Saint de la Légende dorée

 

Boadicée (vers 30-61

Reine celte

 

Reine du peuple brittonique* des Iceni*(présent dans la région qui est aujourd’hui le Norfolk au nord-est de la province romaine de Bretagne), au 1er siècle. Elle était l'épouse de Prasutagos.

 

Nous la connaissons uniquement par Tacite, brièvement dans Agricola, et plus longuement dans les Annales*, puis Dion Cassius dans son Histoire romaine. Suétone, qui ne consacre que quelques mots à la rébellion bretonne dans sa vie de Néron, ne mentionne pas son nom. On ne peut pas exclure qu'au 6ème  siècle, le moine breton Gildas fasse allusion à elle, sans toutefois mentionner de nom, dans son De Excidio Britanniae.

 

L'historien grec Dion Cassius est le seul à avoir dressé un portrait de Boadicée : grande, terrible à voir et dotée d'une voix puissante. Des cheveux roux flamboyants lui tombaient jusqu'aux genoux, et elle portait un torque d'or décoré, une tunique multicolore et un épais manteau retenu par une broche. Elle était armée d'une longue lance et inspirait la terreur à ceux qui l'apercevaient. Il est impossible de dire si cette description correspond à la réalité

 

Vers l'an 60, pensant s'attirer les bonnes grâces de l'empereur Néron, le roi Prasutagos légua son royaume-client à l'Empire, tout en faisant de ses filles ses cohéritières, selon Tacite. Ce calcul se révéla vain : son royaume fut incorporé à la province.

 

Selon Tacite, sa veuve Boadicée, qui avait probablement protesté, fut battue des verges, tandis que ses deux filles étaient violées. Les autres griefs ne manquaient pas. Le territoire des Iceni était considéré comme un pays conquis par les administrateurs romains. Ni Dion Cassius ni Tacite, bien que lui-même fût romain, ne dissimulent leur rapacité : le procurateur Catus Decianus réclama aux nobles icéniens des sommes qui leur avaient été données par le précédent empereur, Claude.

 

Au même moment, le philosophe Sénèque, qui leur avait prêté dix millions de drachmes, en réclama le remboursement immédiat. Les Iceni en voulaient particulièrement aux vétérans de l'armée romaine qui s'établissaient dans des colonies sur leur territoire et traitaient les autochtones en esclaves.

 

Pour venger les humiliations et les atrocités infligées à sa famille et son peuple, Boadicée prit les armes contre les Romains.

 

Tacite rapporte comment, debout  sur un char, elle harangue les soldats en leur disant qu’elle ne venait pas, fière de ses nobles aïeux, réclamer son royaume et ses richesses; elle venait, comme une simple femme, venger sa liberté ravie, son corps déchiré de verges, l'honneur de ses filles indignement flétri et concluait que femme, c'était là sa résolution: les hommes pouvaient choisir la vie et l'esclavage.

 

Constituant une armée, elle chercha des alliés chez ses voisins, les Trinovantes* (dans l'actuel Suffolk), et d'autres tribus.

 

Les circonstances étaient favorables, car le gouverneur romain, Suetonius Paulinus, à la tête des quatorzième et vingtième légions, menait une expédition dans l'île de Mona* (l'actuelle Anglesey), au nord du pays de Galles et se trouvait trop loin pour intervenir.

 

Boadicée avait réuni une armée de 120 000 hommes. Les Bretons s'en prirent d'abord à la nouvelle colonie de Camulodunum*, dont le sanctuaire consacré à l'empereur Claude constituait une source d'irritation. Comme la ville ne disposait pas d'enceinte, elle était une proie facile.

 

Les habitants demandèrent des secours au procurateur Catus Decianus, qui ne leur envoya que deux cents hommes mal armés. Lors de l'attaque de la ville, seuls ceux qui s'étaient retranchés dans le temple de Claude résistèrent 2 jours. Petilius Cerialis, à la tête de la neuvième légion, se porta à la rencontre de l'armée bretonne, mais ses troupes furent anéanties dans une embuscade.

 

Devant la tournure des événements, le procurateur Catus Decianus s'enfuit en Gaule. Suetonius Paulinus, revenu de Bretagne, se refusa à livrer immédiatement bataille et, malgré les lamentations des habitants, abandonna la ville de Londinium* (Londres) à son sort. Tous ceux qui n'avaient pas quitté la ville, furent massacrés.

 

Le municipe* de Verulamium* subit le même sort. Le nombre de victimes parmi les Romains et leurs alliés se serait élevé de 70 000 selon Tacite à 80 000 selon Dion Cassius. Celui-ci n'est pas avare de détails effrayants à propos du sort des Romains qui eurent le malheur de tomber entre les mains des révoltés.

 

Le gouverneur Suetonius, ayant réuni les quatorzième et vingtième légions, affronta les troupes de Boadicée. Tacite ne fournit aucune indication sur le lieu précis de la bataille, qui eut lieu à proximité de la chaussée romaine connue sous le nom de Watling Street* (sans doute une plaine à Mancetter dans le Warwickshire). Tacite dit cependant que Suetonius livra combat à l'endroit de son choix. L'armée de Boadicée, bien qu'elle fût largement supérieure en nombre, subit des pertes effroyables : quelque 80 000 hommes, alors que les Romains n'en perdaient que quatre cents.

 

Les sources fournissent deux versions sur la mort de Boadicée : dans la première, Tacite raconte qu'en voyant la partie perdue, elle avale du poison pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi ; dans l'autre, fournie par Dion Cassius, elle meurt de maladie avant de pouvoir reprendre le combat.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Angus Konstam, Atlas historique du monde celte, Paris, Éd. Saint-André-des-Arts, 2002 (ISBN 9782743421915)

 

Titus Flavius Clemens (vers 50-95)

Homme politique romain

Consul éponyme avec Domitien en 95

 

Petit-neveu de l'empereur romain Vespasien, fils de Titus Flavius Sabinus, consul en 69, frère de Titus Flavius Sabinus, consul en 82 et petit cousin des empereurs Titus et Domitien, il est principalement connu pour sa conversion au judaïsme ou son appartenance au christianisme primitif, qui entraîne un conflit avec le pouvoir établi en 95.

 

En 69, malgré la révolte des légions d'Orient et du Danube en faveur de Vespasien, Vitellius laisse en place le frère aîné de Vespasien, Titus Flavius Sabinus II, qui est alors préfet de Rome depuis 12 ans.

 

Lorsque les partisans de Vitellius sont vaincus par Antonius Primus, Sabinus II négocie en décembre 69 l'abdication de Vitellius contre une retraite dorée en Campanie*. Mais Vitellius, poussé par les prétoriens et la populace, renonce à cette abdication. Des échauffourées au forum entre prétoriens et vigiles poussent Flavius Sabinus à se réfugier dans la forteresse sur la colline du Capitole.

 

Il est probable que Clemens et son frère Titus Flavius Sabinus ainsi que leur père Titus Flavius Sabinus III sont les liberi* (jeunes fils) que le frère de Vespasien a réussi à amener dans le Capitole fin décembre 69, accompagné de Domitien, âgé alors de 18 ans. Mais les vitelliens donnent l'assaut et dans la confusion qui s'ensuit, le Capitole et le temple de Jupiter sont incendiés. Flavius Sabinus II finit percé de coups et mis en pièces et son cadavre est décapité, mutilé et traîné aux Gémonies mais les deux jeunes hommes parviennent à s'enfuir avec Flavius Sabinus III.

 

Clemens était marié à Flavia Domitilla, fille de la sœur de Titus et de Domitien appelée Domitilla la Jeune pour la distinguer de sa mère Domitilla l'Aînée. Il est possible que le père de la femme de Titus Flavius Clemens ait été Quintus Petillius Cerialis Caesius Rufus.

 

En 95, Clemens a été désigné consul éponyme avec l'empereur, probablement pour préparer ses fils à la succession. Il exerce sa fonction du 1er janvier au 1er mai.

 

Selon le Talmud, Clemens (Kelomenos dans le Talmud) est considérablement influencé par les sages juifs de son temps, en particulier Rabbi Akiba. Son premier contact avec lui a lieu sur un bateau lors d'un voyage sur la Méditerranée vers la côte italienne. Rabbi Akiba participe à une ambassade juive, partie livrer un cadeau au nouvel empereur Domitien. Un fort orage menace le bateau et le capitaine perd tout espoir. Clemens amène son épouse sous le pont, et quand il revient, il voit Rabbi Akiba, ses mains levées vers le ciel, dire une prière à Dieu. Après qu'il fait sa prière, la mer redevient calme. Clemens se présente au Rabbi et lui offre ses services à Rome, mentionnant qu'il est un proche parent de l'empereur. À la cour de Domitien, Clemens défend Rabbi Akiba et ses compagnons car il s'avère que leur cadeau à l'empereur (un coffre de terre) est une insulte et ils sont condamnés à mort. Clemens explique que ce pourrait être de la terre bénite, semblable à celle que le patriarche juif Abraham a utilisée contre les quatre rois. Or, il y a eu des attaques récentes contre la forteresse romaine de Mogontiacum* (Mayence) capitale de Germanie supérieure*. Domitien décide de laisser les rabbins séjourner chez Clemens jusqu'à ce qu'il puisse prouver la valeur de la terre bénite.

 

Chez Clemens, Rabbi Akiba lui apprend ainsi qu'à son épouse, Flavie Domitille, le Dieu unique et les enseignements du judaïsme. La terre bénite permet le succès de l'empereur contre les Germains et celui-ci accorde des cadeaux précieux à la députation juive. Rabbi Akiba quitte Clemens dans de bonnes conditions.

 

Environ 15 ans plus tard, des citoyens romains juifs rappellent les rabbins, car l'empereur Domitien est devenu un despote et se proclame un dieu. Il prépare un édit ordonnant le massacre, dans l'Empire romain, des Juifs et donc des chrétiens, que les Romains considèrent alors comme une secte juive. Clemens et son épouse s'étant convertis au judaïsme, ils demandent spécialement la présence de Rabbi Akiba.

 

Quand les rabbins arrivent, Clemens les accueille et leur demande de passer la nuit chez Marcus Cocceius Nerva, un sénateur, qui succédera à Domitien après avoir planifié son assassinat avec Stephanus, un domestique de Clemens.

 

Cinq jours avant le vote de l'édit par le Sénat, l'épouse de Clemens, Flavia Domitilla, le convainc de se suicider afin de faire reporter le vote du Sénat, dans l'espoir que Dieu apporte un miracle avec ce nouveau délai. En effet, puisque Clemens est consul, s'il doit mourir, un autre consul doit être élu avant que le Sénat ne puisse prendre de nouvelles décisions. Cela prend longtemps pour élire un nouveau consul, et donc ce délai peut aider à sauver les Juifs. Le lendemain, Clemens va voir l'empereur Domitien et lui indique qu'il s'est converti au judaïsme. Le même jour, Domitien paraît devant le Sénat pour accuser le consul Flavius Clemens d'apostasie et de conversion au judaïsme. Clemens ne nie pas la charge et il est unanimement condamné à mort.

 

Avant de mourir, Flavius Clemens se circoncit lui-même et prend le nom de Ketiah bar Chalom.

 

Sa sépulture se trouve dans la Basilique Saint-Clément-du-Latran*.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Titus Flavius Clemens (consul) »

 

Titus Clodius Eprius Marcellus (mort en 79)

Sénateur romain

 

Eprius était un homo novus* né à Capoue* d'une famille sans distinction sociale. Sa filiation

 

Selon une inscription retrouvée à Paphos*, dans la première partie de sa carrière il a commandé une légion, a été légat de Lycie et Pamphylie dans la période 53/56 et proconsul* de Chypre*.

 

Au procès de Thrasea Paetus, accusé de trahison, Eprius fut le principal procureur, affirmant que Thrasea était un traître à la tradition et à la religion romaines. Le gendre de Thrasea, Helvidius Priscus, l'a retenu contre lui. En 68, il a attaqué Eprius, mais a abandonné l'accusation, car la condamnation d'Eprius aurait impliqué un certain nombre d'autres sénateurs.

 

En décembre 69, alors que Vespasien venait de remporter la victoire dans la guerre civile, Helvidius, en sa qualité de préteur*, attaqua l'ancienne conduite d'Eprius au Sénat; Eprius se défendait vigoureusement comme l'un de ces loyaux serviteurs qui s'étaient efforcés de servir l'État sous les mauvais empereurs.

 

Dans la suite Eprius est devenu l'un des meilleurs amis et conseillers de Vespasien. Il pouvait se vanter d'appartenir à deux des sacerdoce les plus prestigieux de la Rome impériale, les sodales Augustales* et les augures*. En 70/73 il est Proconsul de l'Asie*, anormalement prolongé à trois ans, puis est revenu à Rome pour son deuxième consulat en 74 en tant que collègue de Quintus Petillius Cerialis.

 

A cette époque, Helvidius Priscus a été banni et plus tard assassiné, soi-disant contre le souhait de Vespasien, un processus dans lequel certains ont vu la main d'Eprius. En 79, il était apparemment impliqué dans des complots avec l'ancien général Aulus Caecina Alienus.

 

Condamné devant le sénat et condamné, Eprius se trancha la gorge avec un rasoir.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Titus Clodius Eprius Marcellus/ Traduit par mes soins

 

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