18ème Siècle

 

Personnage: George Byng: 1er vicomte de Torrington-Amiral anglais - Matthew Prior: Poète et diplomate anglais - Henry Sacheverell: Prêtre et homme politique anglais - Henri Saint Jean de Bolingbrok dit Henry St John: Vicomte de Bolingbroke-Homme politique et philosophe britannique - Sophie-Dorothée de Brunswick-Lunebourg ou Sophie-Dorothée de Brunswick-Zelle - John Erskine : Comte de Mar puis duc de Mar dans la pairie jacobite-Architecte-Homme politique et officier d'armée - Charles Townshend : 2ème vicomte Townshend-Homme d'État anglais - Claudine Guérin de Tencin ou Claudine-Alexandrine-Sophie Guérin de Tencin : Baronne de Saint-Martin de l’isle de Ré - James Stanhope : 1er comte de Stanhope -Militaire et homme d'État anglais des 17 et 18ème siècles - Charles XII de Suède ou Carl de Suède : Roi de l'Empire suédois de 1697 à 1718 - Charles Spencer dit Lord Spencer : 3ème comte de Sunderland-Lord lieutenant d'Irlande de 1714 à 1717-Lord du sceau privé de 1715 à 1716-Lord Président du Conseil de 1717 à 1719-Premier Lord du Trésor de 1718 à 1721 - Alexandre Danilovitch Menchikov : Homme politique-Gouverneur général de Saint-Pétersbourg-Prince du Saint-Empire en 1707-Duc de Cosel-Duc de Ingermanland en 1707 - Nathalie Alexeïevna de Russie - Frédéric-Auguste de Saxe dit le Fort ou  Auguste II : Prince électeur de Saxe de 1694 à 1733-Roi de Pologne de 1697 à 1704, puis de 1709 à 1733-Grand-duc de Lituanie - Anne-Geneviève de Lévis : Duchesse de Rohan-Rohan-Princesse de Soubise - Jeanne Françoise de Biaudos de Castéja dite Madame de La Lande : Demoiselle de Saint-Cyr - Jean-Baptiste Morin : Compositeur français - Charles-Hubert Gervais : Compositeur français - Claude Glucq des Gobelins : Seigneur de Villegénis - Nicolas de Largillierre : Peintre portraitiste, d’histoire, d’animaux, de fleurs et de fruits français - Jean Hotteterre : Compositeur et musicien - François II Rákóczi de Felsővadász : Prince de Hongrie et de Transylvanie de 1704 à 1711 - Jules Alberoni ou Giulio Alberoni : Cardinal italien-Homme d'État espagnol - Marie Gabrielle Geneviève Françoise de Durfort - Samuel Masham : 1er baron Masham-Général britannique - John Campbell : 2ème duc d'Argyll-Comte et 1er duc de Greenwich-Maréchal britannique d'origine écossaise - Henrietta Godolphin née Churchill : 2ème  duchesse de Marlborough - Marie Anne de Bourbon (1678-1718)-Duchesse de Vendôme-Duchesse d'Étampes - Victor Marie d'Estrées dit le Maréchal d’Estrées : Comte puis duc d'Estrées en 1723-Comte de Cœuvres-Seigneur de Tourpes-Militaire français des 17 et 18ème siècles - Frédéric 1er de Suède : Roi de Suède-Prince de Finlande de 1720 à 1751-Landgrave de Hesse-Cassel de 1730 à 1751 - Stanislas Leszczynski dit Stanislas le Bienfaisant : Roi de Pologne de 1704 à 1709 puis de 1733 à 1736 sous le nom de Stanislas 1er-Duc de Lorraine et de Bar de 1737 à sa mort - Leonardo da Porto Maurizio dit Léonard de Port-Maurice-Religieux franciscain - Francesco Orazio Olivieri della Penna dit Francesco della Penna : Missionnaire chrétien au Tibet - Christiane Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth dite Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth : Princesse électrice de Saxe-Reine de Pologne-Grande-duchesse de Lituanie - 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René Trouin  dit René Duguay-Trouin (1673-1736)

Corsaire et amiral français

 

Né dans une famille d'armateurs* malouins*, il commence sa carrière en 1689 et reçoit, dès 1691, le commandement d'un navire. Son courage, le respect qu'il a gagné auprès de ses hommes, ainsi que ses victoires contre les Anglais et les Hollandais au cours des deux dernières guerres de Louis XIV lui ont assuré une ascension très rapide dans la hiérarchie maritime.

 

Il gravit très vite, grâce à son talent et sa pugnacité tous les échelons de la hiérarchie militaire : capitaine de navire corsaire à 18 ans, capitaine des vaisseaux du Roi à 24 ans, chevalier de l’ordre de Saint-Louis* à 34 ans, anobli à 36 ans, chef d’escadre* à 42 ans.

 

Il siège à 50 ans en 1723 au Conseil des Indes et est nommé lieutenant général des armées navales en 1728. Il finira par commander successivement les ports de Brest* en 1731 et de Toulon* en 1736.

 

Trois grandes phases se distinguent dans cette carrière militaire. Tout d’abord, de 1689 à 1697, la période corsaire. Puis, de 1697 année où il reçoit son brevet de Capitaine de frégate à 1713, il navigue comme officier supérieur de la Royale. Enfin, après la signature du traité d’Utrecht le 11 avril 1713* qui ramène la paix en Europe, Duguay-Trouin se consacre au commandement à terre.

 

On estime à un peu plus de 80 le nombre de combats et d’abordages auxquels participa Duguay-Trouin ou qu’il dirigea de 1689 à 1711, soit en moyenne près de 7 affrontements par an.

 

La carrière de Duguay-Trouin se déroule sur les deux dernières guerres de Louis XIV : la guerre de la Ligue d'Augsbourg de 1689 à 1697* et la guerre de Succession d’Espagne de 1702 à 1713*. Deux conflits longs, acharnés, d’envergure mondiale, où le royaume de France se retrouve seul ou presque sur terre comme sur mer contre tous ses voisins ligués contre lui. Deux conflits où la France doit soutenir un immense effort naval face aux deux puissances navales de l’époque : la Hollande et le royaume de Grande-Bretagne.

 

Son père est Luc Trouin, sieur de la Barbinays* et sa mère Marguerite Boscher. Son père descend d'une ancienne famille de négociants armateurs de Saint-Malo, qui possédait en outre, depuis près de 200 ans, le consulat français à Malaga*, en Espagne. Au moment de sa naissance, ce poste était occupé par un frère cadet de son père, René-Etienne Trouin, présent à son baptême, et qui lui donne son prénom, René.

 

Le titre de noblesse porté par René Trouin a pour origine une petite métairie, située au village du Guest*, dans la paroisse de Paramé*(ancienne commune d'Ille-et-Vilaine aujourd'hui disparue), acquise par son père en 1680, 7 ans après sa naissance, dont le nom s'écrivait primitivement du Guest, puis du Gué, du Guay, et enfin Duguay, en un seul mot.

 

Le jeune homme est d’abord destiné à la prêtrise. Il étudie à Rennes et Caen, et porte même la tonsure. Il est pourtant renvoyé de son école à Rennes en 1684 pour mauvaise conduite car ses professeurs estiment qu’il passe plus de temps à courir les filles qu’à étudier. C’est quelque peu forcé par son oncle qui veut l’arracher à ses études dissipées qu’il embarque comme matelot volontaire à 16 ans en 1689.

 

Les débuts du corsaire sont difficiles : il souffre du mal de mer et le premier navire sur lequel il embarque, la Trinité, une frégate de 150 tonneaux et armée de 18 canons, commandée par Etienne Piednoir de La Villeneuve, manque de couler dans une tempête avec le navire qu’elle vient de capturer.

 

 Finalement la tempête se calme, le vent tourne, le navire anglais est désenvasé et ramené à Saint-Malo, mais c’est pour repartir aussitôt en chasse. Duguay-Trouin participe alors à son premier combat naval.

 

En 1690 il se signale au combat sur le Grénédan de sorte qu'à 18 ans en 1691 on lui confie le commandement d'un navire corsaire de 14 canons, le Danycan avec lequel il fait une descente en Irlande près de Limerick*. Il s'empare d'un château appartenant au comté de Clare*, et incendie deux navires pris dans la vase. En 1692 il commande le Coëtguen et capture de nombreux navires anglais. En 1693, il commande dans l’Atlantique le Profond de 32 canons, mais la croisière est décevante : il ne fait qu’une capture après une croisière de 3 mois et son équipage est décimé par une épidémie.

 

La guerre de course est cependant une activité aussi dangereuse que lucrative et en 1694 il fut capturé.

 

Il est recueilli par le capitaine du Monk qui prend soin de lui.  Duguay-Trouin se retrouve prisonnier à Plymouth .

 

En attendant, Duguay-Trouin fait de nombreuses connaissances dans la ville, dont une fort jolie marchande qui vient régulièrement lui rendre visite dans sa chambre grillagée où il est enfermé. Charmante personne dont est aussi amoureux un réfugié français protestant engagé dans l’armée anglaise et qui s’en ouvre à Duguay-Trouin. Le Malouin ne rate pas l’occasion : il convainc séparément les deux protagonistes de le faire sortir de prison pour organiser un rendez-vous galant dans une auberge voisine... dont il s’enfuit aussitôt. L’évasion, qui tient du rocambolesque a été bien préparée puisque le Malouin qui a acheté une chaloupe avec armes et provisions à un capitaine suédois touche la terre bretonne avec quatre de ses compagnons quelques jours plus tard.

 

En 1695 il prend le commandement du François, navire de 300 tonneaux, 30 canons et 215 hommes, appartenant à Nicolas Magon de La Chipaudière. Il s'empare de 12 navires marchands et 2 navires de guerre anglais ce qui lui vaut une épée d'honneur. Il se joint ensuite à l'escadre du marquis de Nesmond, lieutenant général* des armées navales, et capture trois bateaux de la compagnie des Indes*.

 

En 1696, commandant un groupe de 2 vaisseaux et 3 frégates, il attaque un convoi hollandais, fait prisonnier l'amiral Wassenaër et prend 3 vaisseaux et 12 navires marchands.

 

L’escorte hollandaise étant supérieure en nombre et mieux armée que lui, Duguay-Trouin semble hésiter à engager le combat lorsqu’il croise 2 frégates de Saint-Malo, l’Aigle-Noir et la Faluere qui se joignent à lui pour l’attaque. Mais celle-ci manque de mal tourner : l’engagement est confus et le Sans-Pareil, très sévèrement accroché par le vaisseau amiral hollandais le Delft, doit s’éloigner après qu’une explosion a détruit sa poupe et tué plus de 80 marins. Duguay-Trouin qui commande le Saint-Jacques des Victoires et vient de neutraliser par un abordage rapide le Honslaerdick doit alors relancer l’attaque.

 

Duguay-Trouin finit par venir à bout de l’amiral hollandais lors d’un ultime abordage. Il ne lui restait qu’un seul officier et 150 cinq hommes qui fussent en état de servir et il avait plus de 500 prisonniers hollandais à garder. Il les employa à pomper et à puiser l’eau à l’avant et à l’arrière de son vaisseau.

 

Finalement, le vaisseau arrive à la pointe du jour en vue de la Bretagne et finit par rentrer à Port-Louis* où le rejoignent peu à peu les autres navires.

 

Cet exploit lui vaut d'être admis dans la Marine royale comme Capitaine de frégate en avril 1697 alors que se termine la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

 

Ce conflit va donner à Duguay-Trouin l'occasion de multiplier les actions les plus brillantes. Il multiplie les prises, les actions audacieuses et semble insaisissable. Maintenant intégré à la Royale, Duguay-Trouin cesse d'être un corsaire solitaire pour commander des vaisseaux plus puissants et aussi plus nombreux.

 

En 1703, il opère jusqu’auprès de l’archipel du Spitzberg* où il capture 28 baleiniers hollandais. Il frappe inopinément les pêcheurs, navires de commerce, frégates et vaisseaux, bâtiments isolés ou convois escortés en guerre. En 1704, il prend au large de l’Angleterre un vaisseau de guerre de 58 canons ainsi que 12 navires marchands. En 1705, commandant le Jason il enlève les vaisseaux anglais Elizabeth, Revenge et Coventry puis, en vue de Lisbonne un vaisseau portugais et, en revenant à Brest, une frégate et 12 marchands après avoir dispersé un convoi portugais de 200 navires. En novembre 1705, il est fait capitaine de vaisseau, et participe en 1706 avec une petite escadre à la défense de Cadix*.

 

En 1707 Duguay-Trouin et le chevalier de Forbin partent ensemble de Brest à la tête d’une escadre de 6 vaisseaux chacun, mais dont le commandement supérieur revenait à Forbin. Le 21 octobre 1707 les deux hommes tombèrent à bras raccourcis à l’entrée de la Manche sur un grand convoi à destination du Portugal et chargé de renfort pour l’archiduc Charles : 200 voiles escortées par 5 vaisseaux anglais. La bataille se solda par la prise de 14 navires marchands et la quasi destruction de l’escorte anglaise.

 

Le 19 septembre 1708, il attaque Velas* aux Açores* avec une escadre de 11 navires. La ville résiste 2 jours, mais est finalement prise et pillée pendant 5 jours. En mars 1709, commandant L'Achille et une division, il attaque avec succès un convoi anglais fortement escorté. Il est anobli la même année. Il a alors à son actif la prise de 16 bâtiments de guerre et de plus de 300 marchands

 

De toutes les expéditions de Duguay-Trouin, la plus célèbre est la prise de Rio de Janeiro en 1711. Le projet mûrissait depuis 1706. En 1710 le capitaine Duclerc était allé attaquer le Brésil avec 5 vaisseaux et un millier de soldats, mais l’expédition avait été un échec. Fait prisonnier avec plus de 600 hommes il avait été assassiné dans des circonstances obscures.

 

L'opération fut donc décidée pour venger cet échec. On était alors en pleine Guerre de Succession d'Espagne, et le Brésil une colonie portugaise alliée de l'Angleterre contre la France. Louis XIV mit à la disposition du Malouin une solide petite escadre de 15 navires et 2000 soldats en plus des équipages des navires, soit à peu près 6 000 hommes.

 

Le traité, signé entre Duguay-Trouin, le ministre de la marine Pontchartrain et Louis XIV le 19 mars 1711 précisait d'ailleurs que le roi devait obtenir un cinquième du produit net des prises ; privilège auquel le roi renonça peu après par égard pour son brillant capitaine.

 

Parti en juin, le convoi glissa entre les doigts d'une escadre anglaise venue musarder devant Brest, et se présenta devant Rio le 12 septembre où l’attaque commença aussitôt. Les forts furent enlevés les uns après les autres en 11 jours, après de multiples péripéties, plusieurs tentatives de sortie de la garnison et l'arrivée d'une troupe de secours.

 

Les Portugais incendiaient en se retirant les vaisseaux et les entrepôts qu’ils ne pouvaient défendre. Quant aux 12 000 hommes de la garnison, il se débandèrent au moment où les Français étaient sur le point de donner l'assaut final. Le gouverneur fut contraint à la négociation pour éviter la destruction et le pillage complet de la ville. Les habitants durent racheter leur bien à prix d'or et une rançon considérable en argent et marchandises tropicales fut versée à Duguay-Trouin alors que les 500 prisonniers français encore vivants de l'expédition Duclerc étaient libérés.

 

Le retentissement de l'expédition fut considérable en Europe, tout particulièrement chez les nations maritimes en guerre contre la France. Les Anglais en premier lieu, sans parler des Portugais dont la plus belle ville coloniale avait été mise à sac malgré l'alliance anglaise.

 

Duguay-Trouin fut acclamé en héros : cette expédition victorieuse faisait beaucoup pour le moral français très malmené jusque-là par les épreuves de la guerre de Succession d'Espagne. Louis XIV félicite en personne son marin couvert de gloire.

 

En août 1715, Duguay-Trouin reçoit sa promotion de chef d'escadre*. Duguay-Trouin qui se trouve à Versailles à la mort de Louis XIV semble en avoir éprouvé sincèrement beaucoup de tristesse. La longue paix qui suit la mort de Louis XIV l’oblige désormais à rester presque totalement à terre. Duguay-Trouin se met à solliciter les ministères pour obtenir des moyens afin de soutenir l’expansion coloniale de la France.

 

Le Régent le nomme au conseil d’administration de la Compagnie des Indes en 1723. En 1728, il est nommé lieutenant général des armées navales et commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis*.

 

En 1731, il reçoit le commandement d’une escadre chargée d’aller bombarder Tripoli* pour châtier les pirates barbaresques qui s’en prenaient aux navires de commerce français. Il obtient la libération de nombreux captifs chrétiens, le Bey de Tunis et le Dey d’Alger devant faire de même, sous la menace des canons de la marine royale.

 

En 1733 éclate la guerre de Succession de Pologne*. Elle met aux prises la France face à l’Autriche et la Russie au sujet de la succession de la couronne de Pologne, qui est élective. Stanislas Leszczynski, le candidat soutenu par la France se réfugiant dans le port de Dantzig* menacé par les Russes et attendant de l’aide, on lui envoya une escadre de secours dans la mer Baltique*. Cette première expédition ayant été un échec, Duguay-Trouin reçoit donc l'année suivante l'ordre de préparer une nouvelle escadre à Brest pour la même destination. Mais alors que ses préparatifs vont bon train, l'ordre est annulé, la campagne abandonnée.

 

Duguay-Trouin, fatigué et malade, se retire définitivement du service. Il décède le 27 septembre 1736 à Paris et il est inhumé à l’église Saint-Roch*.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Alain Berbouche, « Duguay Trouin : du corsaire aux navires militaires », Le Pays Malouin, 2 septembre 1999

 

Dorothée-Marie de Saxe-Gotha-Altenbourg (1674-1713)

 

Fille de Frédéric 1er de Saxe-Gotha-Altenbourg et de sa première épouse, Madeleine-Sibylle de Saxe-Weissenfels.

 

Elle épousa Ernest-Louis 1er de Saxe-Meiningen le 19 septembre 1704.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Dorothée-Marie de Saxe-Gotha-Altenbourg (1674-1713)/ Portail du Saint Empire romain germanique/ Catégories : Maison de Saxe-Gotha-Altenbourg/ Princesse de Saxe-Meiningen

 

Élisabeth-Sophie de Brandebourg (1674-1748)

Duchesse consort de Courlande et de Saxe-Meiningen

Margrave consort de Brandebourg-Bayreuth

 

Elle fut mariée au duc Frédéric II Casimir Kettler, Christian-Ernest de Brandebourg-Bayreuth et à Ernest-Louis 1er de Saxe-Meiningen.

 

Elle fut régente de Courlande pendant la jeunesse de son fils de 1698 à 1701.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Margravine Elisabeth Sophie of Brandenburg (1674–1748) »

 

Jérémie Clarke ou Jeremiah Clarke (vers 1674-1707)

Compositeur et organiste baroque anglais

 

Mieux connu pour sa trompette volontaire, une pièce populaire souvent jouée aux cérémonies de mariage.

 

Clarke était l'un des élèves de John Blow à la cathédrale Saint-Paul* et un choriste en 1685 à la chapelle royale. Entre 1692 et 1695, il fut organiste au Winchester College*, puis entre 1699 et 1704, il fut organiste à la cathédrale St Paul. Il est devenu plus tard un organiste et un "Gentleman extraordinaire" à la Chapelle Royale, il a partagé ce poste avec son collègue compositeur William Croft, son ami.

 

Aujourd'hui, on se souvient mieux de Clarke pour une pièce de clavier populaire qui était à l'origine une pièce de clavecin ou une œuvre pour ensemble à vent : la Marche du Prince du Danemark , qui est communément appelée la trompette volontaire , écrite vers 1700.

 

 Une passion violente et désespérée pour une très belle dame d'un rang supérieur au sien a poussé Clarke à se suicider. Apparemment, il est tombé follement amoureux d'une de ses étudiantes, une jeune et belle femme, d'un rang social beaucoup plus élevé que lui. Mais la femme était hors de sa ligue à tous égards, et il ne pouvait pas le supporter. Il a donc décidé que la vie ne valait pas la peine d'être vécue.

 

Clarke avait rendu visite à un ami qui vivait à la campagne. Il se décida brusquement à partir et à rentrer à Londres. Son ami a observé son abattement et sa déception amoureuse, et lui a fourni un cheval et un domestique pour prendre soin de lui. Alors qu'il roulait près de Londres, un accès de mélancolie le saisit sur la route; il descendit, donnant le cheval au domestique. Il entra dans un champ, où il y avait un étang entouré d'arbres, et se tint au bord de l'étang. Il a commencé à penser à une méthode de suicide, qu'il ne pouvait pas vraiment décider, se demandant s'il devait se noyer dans l'étang ou se pendre aux arbres.

 

Alors, pour décider de son sort, il a jeté une pièce dans l'eau. La pièce est tombée avec son bord incrusté dans l'argile, alors Clarke est monté à cheval, est retourné à Londres et est rentré chez lui. Au lieu de se consoler, il choisit donc une autre méthode de suicide; il s'est tiré une balle dans la tête avec un pistolet.

 

Les suicidés ne pouvaient pas généralement être enterré dans un sol consacré, mais une exception fut faite pour Clarke, qui fut enterré dans la crypte de la cathédrale Saint-Paul.

 

L'administration de ses biens fut accordée par le doyen et le chapitre de Saint-Paul à sa sœur, Ann King, le 15 décembre .

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Jeremiah Clarke/ Traduit par mes soins

 

 

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