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20 et 21 mai 1813 Bataille de Bautzen
Intro
La bataille de Bautzen () a lieu durant la campagne d’Allemagne de 1813.
La bataille de Bautzen appelée bataille de Wurschen sur l’arc de triomphe de l'Étoile* est une victoire française des troupes de Napoléon Ier remportée les 20 et 21 mai 1813 sur les troupes russo-prussiennes commandées par le général russe Wittgenstein. Malgré les effectifs très supérieurs de l’armée française et les mauvaises décisions de l’adversaire, Napoléon ne peut remporter qu’une victoire incomplète, alors qu’il était en mesure de remporter une victoire décisive. Elle a lieu dans le cadre de la guerre de la Sixième Coalition*.
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Après la désastreuse retraite de Russie, les coalisés reprennent les armes contre la France. Le 2 mai, les armées prussiennes et russes sont battues à Lützen*, mais les fortes pertes en cavalerie de la retraite de Russie ont empêché Napoléon d’en faire un succès complet, la poursuite n’ayant pu avoir lieu.
À partir du 11 mai, il passe sur la rive droite de l’Elbe. Ney, avec une armée composée des 2e, 3e, 5e, 7e corps d’infanterie et du 2e corps de cavalerie (soit 85 000 hommes), marche au nord, pour faire croire à une attaque sur Berlin ; l’armée principale, dirigée par Napoléon, rassemble les 4e, 6e, 11e et 12e d’infanterie, la Garde impériale et le 1er corps de cavalerie (120 000 hommes), et suit l’armée russo-prussienne.
Napoléon prépare son plan. Tandis qu’il attaquera les Coalisés de front, les corps de Ney, de Lauriston et de Reynier tourneront la ligne.
De son côté, Napoléon remet ses troupes en état jusqu’au 10 mai, en établissant des dépôts, notamment à Dresde*, en faisant construire plusieurs ponts sur l’Elbe*. Manquant de cavalerie, il a peu de renseignements.
Napoléon prépare son plan. Tandis qu’il attaquera les Coalisés de front, les corps de Ney, de Lauriston et de Reynier tourneront la ligne.
De son côté, Napoléon remet ses troupes en état jusqu’au 10 mai, en établissant des dépôts, notamment à Dresde*, en faisant construire plusieurs ponts sur l’Elbe*. Manquant de cavalerie, il a peu de renseignements.
À partir du 11 mai, il passe sur la rive droite de l’Elbe. Ney, avec une armée composée des 2ème, 3ème, 5ème, 7ème corps d’infanterie et du 2ème corps de cavalerie soit 85 000 hommes, marche au nord, pour faire croire à une attaque sur Berlin* ; l’armée principale, dirigée par Napoléon, rassemble les 4ème, 6ème, 11èmze et 12ème d’infanterie, la Garde impériale et le 1er corps de cavalerie soit 120 000 hommes, et suit l’armée russo-prussienne.
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Le général Wittgenstein commence par faire retraite sur la rive droite de l’Elbe.
Après quelques tergiversations des Prussiens qui veulent couvrir Berlin, l’armée prussienne se regroupe finalement avec les Russes sous l’impulsion de Frédéric-Guillaume à Bautzen du 10 au 13 mai, sous la protection de l’arrière-garde de Miloradowitch, qui retient le maréchal Macdonald.
les Russes sont délogés de leur position au combat de Godan*, le 15 mai. Néanmoins les Coalisés ont installé leurs 96 000 hommes sur une double ligne défensive près de la ville de Bautzen*.
Ils y sont rejoints le 16 mai par Barclay de Tolly. L’armée coalisée s’y fortifie, pour y donner bataille en forte position, tout en étant à proximité de l’Autriche, dont on attend l’entrée en guerre, et à même de recevoir des renforts russes.
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Le 19 mai, les Coalisés sont solidement établis sur la rive droite de la Sprée, de part et d’autre de Bautzen.
Le général russe a fait fortifier les collines autour de Bautzen : le but est de tenir là où Napoléon attaquera, et de contre-attaquer là où la pression sera moins forte avec les réserves de la Garde russe
Le corps de Miloradowitch tient la première ligne, de part et d’autre de Bautzen, avec sous ses ordres 25 000 hommes et les généraux Saint-Priest, Kleist et prince Eugène de Wurtemberg.
La position principale, soutenue par des retranchements et des redoutes, en arrière de Bautzen, est défendue par 40 000 hommes (dont 9 000 d’York, encore en chemin revenant du combat de Wartha. Les chefs de corps sont Kleist, Blücher, le duc d’York*. L’aile droite (9 000 hommes) est placée sur un terrain plat, entre la Sprée et une petite rivière, sans point d’appui, et commandée par Barclay de Tolly. La réserve est constituée de la Garde impériale russe.
Au total, le front est de 15 km. Bien que fortement défendue au centre et à droite (sauf à l’extrême droite), la ligne coalisée, trop longue et coupée de marais et d’étangs, est difficile à tenir face à des effectifs doubles. Wittgenstein compte donc attaquer dès qu’il le pourra. Les communications sont gênées en arrière ; son extrême droite, sans point d’appui, est son point faible.
Wittgenstein envoie Barclay de Tolly avec le duc d’York (22 000 hommes au total) pour détruire le 5ème corps français. Ce corps part à minuit, et rencontre dans l’après-midi, à Koenigswartha*, la division italienne commandée par le général Peyri, complètement surprise. Le général Peyri est fait prisonnier et les trois brigadiers sont tués. L’arrivée du maréchal Ney et du 5ème corps* (division Maison du corps de général Lauriston) qui affronte les Prussiens à Wartha*, empêche la destruction totale de la division italienne, qui perd 3 000 hommes. Ces combats durent jusqu'à onze heures et minuit. Sur leurs 12 000 soldats engagés, les coalisés perdent 3 500 hommes ; les Français perdent 5 000 hommes sur les 15 000 engagés dont 2 000 du 5ème corps.
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Napoléon décide de commencer la bataille le 20 mai : Ney, qui doit attaquer la droite de l’adversaire, arrive en position. Cela lui permet d’entamer les forces de l’ennemi dans la journée, avant de le tourner le lendemain et d’avoir l’après-midi pour poursuivre l’ennemi.
Le 20 mai, Napoléon attaque la gauche des Coalisés pour se relier à Ney. A 12h, Oudinot passe la Spree* et se heurte au corps de Miloradovitch.
Le corps de Kleist est repoussé. Macdonald prend le pont de Bautzen, mais est arrêté dans la ville. Le général Compans, à la tête de 15 voltigeurs, parvient à entrer dans la ville. Marmont s’empare du village de Burck*. La première ligne est prise, mais les Coalisés se sont repliés en bon ordre. Vers 20h00, Napoléon installe son quartier-général dans Bautzen.
Le lendemain matin, les corps de Oudinot, Macdonald, Marmont et Bertrand s’installent en position de bataille devant la 2ème ligne coalisée. Ils attendent que Ney débouche sur la gauche. Celui-ci prend le village de Klix* et avance vers Pretitz*. Mais il ne veut pas déboucher trop vite.
Son aile droite* (12e corps du maréchal Oudinot) attaque à midi ; le 11e mène l’assaut sur Bautzen, sans réussir ;
A 13h30, Napoléon lance le corps de Bertrand à l’assaut des positions des Coalisés. Mais Bertrand ne parvient pas à prendre contact avec le corps de Ney. Ce dernier, qui fait désormais face au corps de Barclay de Tolly, le repousse lentement. La cavalerie coalisée contre-attaque et arrête Ney.
A partir de 16h, Napoléon envoie tous ses corps afin de percer la ligne.
Les Français progressent. Blücher contre-attaque pour protéger sa retraite mais Napoléon envoie la Garde pour détruire son corps;
Le 6e corps de Marmont passe la Sprée, protégé par le feu de 60 pièces, et refoule le prince Eugène de Wurtemberg(vers 16 heures).
Devant la progression des Français, Wittgenstein ordonne le repli général vers 18h.
Sa division Compans pénètre alors à revers dans Bautzen, évacué en catastrophe par les Russes. Le 11e corps peut alors avancer.
Plus au nord, le 4ème corps de Soult est retenu toute la journée par Kleist, soutenu par Blücher. Seul le 23ème de ligne, de la brigade Morand, parvient à s’établir avec de l’artillerie sur la rive droite de la Sprée. Mais l’avancée du 6ème corps et la prise de Burck par la division Bonnet, oblige Kleist à faire retraite, et permet au 4ème corps de franchir la Sprée.
À la tombée de la nuit, le 12e corps occupe les points d’appui de l’extrême-gauche coalisée. L’état-major russe, dont le prince Alexandre, pensant que le danger principal vient de là, fait envoyer par Wittgenstein, 3 500 hommes de la réserve. Avec ce renfort, Miloradowitch repousse Oudinot, les combats durant jusqu’à 22 heures.
Au nord, l’armée de Ney a progressé, la division Souham ayant chassé un détachement russe du bourg de Klix*.
Au soir du 20, Miloradowitch occupe l’aile gauche fortifiée ; York et Blücher le centre et la droite, avec Kleist passé en réserve ; et Barclay, l’extrême-droite.
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Le plan de Napoléon le 2ème jour est alors de faire attaquer à droite les 12ème et 11ème corps, afin de distraire l’ennemi et d’y faire envoyer des renforts, de faire déboucher l’armée de Ney au Nord, qui prend à revers l’aile droite de Wittgenstein commandée par Blücher
Le centre* (partie du 11ème corps, les 6ème et 4ème corps, la cavalerie de La Tour-Maubourg, la Garde) attend face aux positions ennemies, trop puissamment défendues pour être emportées d’assaut sans de fortes pertes.
Napoléon a sûrement en mémoire les batailles de Lutzen* ou de La Moskowa* puis donnera l’attaque principale lorsque l’ennemi se verra tourné.
Napoléon voit tout le champ de bataille, sauf la partie Nord, où opère Ney, dont il est séparé par une heure et demie à cheval. Le point déterminant du plan, le débordement inattendu par l’aile droite de l’ennemi, repose entièrement sur Ney livré à lui-même.
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La journée commence selon ce plan : Ney dévale au nord, tandis qu’Oudinot attaque au sud, pas trop fermement. En conséquence, le tsar Alexandre 1er envoie 4 500 hommes de sa Garde en renfort, ne gardant que 11 000 hommes en réserve, dont moins de 6 000 fantassins, dès le début de la bataille. Miloradowitch repousse Oudinot, qui garde en réserve la division bavaroise. Les divisions Fressinet et Gérard, du 11ème corps, l’appuient, et limitent le recul.
Au nord, la division Maison est engagée assez tôt à Klix traversée par la division Souham du 3ème corps la veille, mais le général Lauriston ne l’appuie pas. Le 3ème corps, commandé par Ney, arrive alors en soutien (divisions Souham et Delmas), et repousse Barclay, qui demande du renfort, sans en obtenir. Il est alors défait par l’avancée des 3ème et 5ème corps. Alors que le plan prévoyait l’occupation de Preititz* à 11 h, dès 10 h la division Souham l’occupe. Le reste des corps Lauriston et Ney avance plus prudemment, ce qui oblige Souham à reculer devant Kleist, envoyé en renfort par Blücher.
Le centre français attaque à midi. Il progresse grâce aux positions en hauteur acquises la veille, puis vers 14 heures, il lance l’attaque à fond. Ney comprend qu’il est couvert, et qu’il peut attaquer. Mais il le fait faiblement. La retraite de Blücher, faite avant 15 heures, peut se dérouler en bon ordre. En effet, Ney appuie sur sa droite, et son 3ème corps suivi du 5ème se précipitent sur les positions libérées par Blücher, et sèment le désordre dans le 4ème corps de Soult.
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L’aile gauche coalisée commence à faire retraite vers 15 ou 16 heures, faiblement poursuivie par Oudinot, dont les forces combattent durement depuis 2 jours. Vers 17 heures, Ney attaque enfin dans le bon sens avec les 3ème, 5ème et 7ème corps, mais les Russes et les Prussiens avaient déjà entamé leur retraite, et ne sont donc pas débordés, et la cavalerie de La Tour-Maubourg ne peut jeter le désordre dans les carrés coalisés en ordre parfait.
Sur ces 2 jours, les coalisés perdent environ 17 000 hommes, contre 15 000 aux Français. Avec les engagements du 19, les pertes sont équilibrées à 20 000 hommes de part et d’autre.
Mais, la retraite des Coalisés n’étant pas coupée, ils peuvent se replier en bon ordre.
L’objectif de Napoléon - détruire les forces coalisées - n’est pas atteint.
La Poursuite commence le lendemain (si on excepte les combats de nuit entre postes des deux camps, restés mêlés après la bataille).
Depuis la campagne de Russie, la France manque de cavalerie. Le 22 mai, a lieu la bataille de Reichenbach* : elle oppose le 7ème corps de Reynier, la Garde impériale française et le corps de cavalerie de Latour-Maubourg au corps du prince Eugène de Wurtemberg. C’est une faible victoire française, marquée par la mort à l’état-major des généraux Duroc et Kirgener du Planta, chef d’état-major du génie de la Garde, tués par un boulet perdu à quelques mètres de l’Empereur. Quelques minutes avant, le général Bruyères avait eu les deux jambes emportées par un boulet.
Le 25 mai, Wittgenstein est relevé de son commandement et placé à la tête d’un corps d’infanterie. Il est remplacé par Barclay.
Le 26 mai, la division Maison est battue par la cavalerie du général Ziethen dans une embuscade à Haynau.
Un armistice est conclu le 2 juin pour sept semaines.
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La bataille de Reichenbach le 22 mai 1813
Elle se déroula le 22 mai 1813, et opposa l'armée française de Napoléon 1er aux forces russes du prince Eugène de Wurtemberg, et se solda par une victoire française.
"Sans cavalerie, les batailles sont sans résultat" ! C'est un dicton de l'Empereur Napoléon 1er, qui n'a jamais trouvé meilleure illustration qu'au printemps 1813. 2 fois vainqueurs, au prix de très lourdes pertes, les Français se voient 2 fois privés des fruits de leur victoire par la nombreuse cavalerie des Prusso-Russes, qui permet à ces derniers de retraiter en ordre.
la cavalerie française n'a pas survécu à la campagne de Russie et si l'Empereur a pu "remplacer" les hommes, et même les canons, il n'a pu improviser des chevaux. D'autant que, ayant augmenté la proportion d'artillerie pour soutenir ses trop jeunes soldats et pallier au manque de cavalerie, il a en rapport aggravé la pénurie relative de chevaux car qui dit plus de canons dit plus de chevaux pour les atteler, eux et leurs caissons de munitions, et donc moins de chevaux pour la cavalerie.
Résultat, à l'ouverture de la campagne, fin avril 1813, la cavalerie française est comme inexistante en tant que force opérationnelle, et cela pèsera lourd sur l'issue des combats. Les Coalisés sont informés de tous les mouvements des Français alors que ceux-ci sont "aveugles" et obligés de marcher avec circonspection sous peine d'être "punis" à la moindre faute, comme le seront la division Peyri à Königswartha le 19 mai et la division Maison à Haynau le 26.
Libres de leurs mouvements, les Prusso-Russes peuvent se permettre de perdre des batailles sans pour autant perdre la guerre. Que les Français en perdent une seule et les conséquences seront gravissimes, fatales peut-être. Ils les gagnent pourtant, mais pour rien ou presque. Le seul résultat tangible est la reprise de confiance des soldats et la restauration du prestige de l'Empereur. Ce dernier ne décolère pas pour autant de voir ses belles combinaisons déjouées. L'ennemi s'échappant du piège de Bautzen que Neÿ n'a pu ou su refermer sur lui, Napoléon décide de prendre lui-même la direction de la poursuite, afin de montrer à ses généraux comment il faut faire.
Après les victoires à Lützen* et Bautzen*, les Alliés se replient sur l'Oder*, poursuivis par les Français. Des petits corps d'armée coalisée sont disposés afin de retarder la progression des forces napoléoniennes. Le prince Eugène de Wurtemberg prend position avec ses soldats autour du village de Makersdorf*, non loin de Görlitz*. Il est rejoint par l'Empereur le 22 mai 1813 qui décide de livrer bataille
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Le combat de Reichenbach
Le lendemain du combat de Wurschen*, le 22 mai, à 4 heures du matin, l’armée française se mit en mouvement pour suivre l’ennemi sur les 2 routes par lesquelles il avait effectué sa retraite.
Le douzième corps seul resta dans les environs de Nieder-Kayna* pour observer les mouvements du corps de Bulow, qui, après avoir abandonné le blocus de Magdeburg*, s’était retiré sur Berlin* avec le corps russe de Woronzow, pour couvrir cette capitale.
L’aile droite de l’armée combinée se porta par la route de Weissenberg* à Reichenbach*. Elle suivit le chemin de Menzelsdorff, Kœnigshayn*, Ebersbatch* et Ludwigsdorf*, où elle passa la Neisse* et prit position. L’aile gauche vint de Lobau* à Reichenbach, passa la Neisse à Gorlitz*, où elle prit également position.
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Miloradowitch, formant l’arrière-garde de l’armée russe, ayant déployé ses troupes sur les hauteurs entre Reichenbach et Markersdorf, l’Empereur Napoléon envoya contre lui le septième corps, qui n’avait pas donné la veille, et il le fit soutenir par la cavalerie du général Latour-Maubourg. Le combat s’engagea d’abord très vivement sur tout le front du septième corps.
L’ennemi ayant ensuite fait avancer quelque cavalerie dans la plaine de Reichenbach, l’Empereur la fit charger par les lanciers polonais et par les lanciers rouges de la garde. La cavalerie russe fut forcée de plier, mais Miloradowitch la fit soutenir par les divisions qui lui restaient.
L’Empereur, de son côté, fit avancer le corps de Latour-Maubourg. Après plusieurs charges brillantes exécutées par les cuirassiers français et par la cavalerie saxonne, l’arrière-garde russe fut décidément enfoncée et forcée de quitter le champ de bataille.
Le général Reynier suivit l’ennemi jusqu’au village de Heltendorf*. Dans cette affaire, le général Bruyères, officier de cavalerie de la plus haute distinction, eut les 2 jambes emportées d’un coup de canon.
A la fin de l’action, un boulet ennemi vint frapper sur une hauteur en arrière du septième corps, le grand-maréchal du palais, Duroc, et le général de génie Kirgener. Ce dernier fut tué sur le coup, le maréchal Duroc survécut encore 12 heures. L’Empereur Napoléon perdit en lui un sujet dévoué et un ami fidèle
Un écrivain allemand, qui, sous les dehors de l’impartialité, laisse souvent percer des dispositions peu favorables à Napoléon, rapporte le fait suivant, sous la date du 10 août, au moment de la rupture de l’armistice, et 2 mois et demi après la mort du grand maréchal :
« Pendant la marche de Reichenbach à Gorlitz, Napoléon s’arrêta à Markersdorff, et montra au roi de Naples l’endroit où Duroc était tombé. Il manda la propriétaire de la petite ferme où le grand-maréchal était mort, et lui assigna la somme de 20 000 francs, dont 4 000 francs pour un monument en l’honneur du défuut, et 16 000 francs pour le propriétaire de la maison, mari et femme. La donation fut accomplie dans la même soirée en présence du curé et du juge de Markersdorf. L’argent fut compté devant eux, et ils furent chargés de faire ériger le monument ».
Cette affaire accessoire fut accélérée avec tout l’empressement et toute l’exactitude possibles, par un adjudant et par quelques individus de la maison de Bonaparte, au milieu de l’embarras et des mouvements du quartier-général.
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Campagne d’Allemagne.
Bataille de Dresde, les 26 et 27 août 1813.
Intro :
Napoléon est lancé à la poursuite de Blücher qui a dû se replier après les combats de Lowenberg* et de Goldberg*. L’Empereur apprend alors que l’armée de Bohême, commandée par Schwarzenberg et dirigée par le tsar Alexandre 1er en personne, avance vers Dresde*. Napoléon fait volte-face et revient affronter les Austro-russes devant la capitale de la Saxe. Napoléon détache le corps de Vandamme vers Pirna*.
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Dans la matinée du 26 août, les 90 000 Austro-russes se présentent devant Dresde. Schwarzenberg veut prendre d’assaut la ville. Barclay de Tolly attaque sur la droite et les Autrichiens par la gauche. Le général Moreau, qui se tient auprès du tsar, juge l’attaque trop molle.
Vers 10h, Napoléon arrive dans la ville. Il établit immédiatement la défense en déployant les 3 divisions du corps de Gouvion-Saint-Cyr en avant des murs de la ville. Les 3 divisions résistent aux attaques austro-russes. A 13h, 2 divisions de la Jeune Garde* et la cavalerie de Latour-Maubourg arrivent dans la ville. Les 2 divisions de la Jeune Garde attaquent les flancs des Coalisés pour les obliger à reculer.
Entretemps, les Coalisés* ont reçu le corps de Klenau en renfort. Ils lancent une attaque vers 15h. Les colonnes d’assaut bousculent les Français et parviennent aux portes de Dresde. Napoléon envoie alors la Vieille Garde* et la cavalerie de Murat qui repoussent les Coalisés.
Les Coalisés se replient sur leurs positions de départ. Ils se préparent à un nouvel assaut pour le lendemain. Le combat cesse avec la nuit, vers 21h. Napoléon prépare la journée suivante. Avec les renforts reçus, il dispose maintenant de 95 000 hommes. Il remarque que les Autrichiens, sur sa droite, sont séparés du reste des coalisés par un ravin. Il décide donc de porter son effort de ce côté, en faisant charger la cavalerie de Murat et le corps de Victor. Marmont et la Garde tiendront le centre, tandis que Gouvion-Saint-Cyr contiendra les Russes sur la gauche.
Les Coalisés ont formé trois colonnes : à droite les Russes de Wittgenstein, Miloradovitch et Barclay de Tolly, au centre les Autrichiens de Colloredo et les Prussiens de Kleist, et la gauche avec les Autrichiens de Klenau et de Liechtenstein.
La matinée reste calme, du fait du brouillard. Vers 11h, la droite française attaque les Autrichiens de Klenau. La cavalerie de Murat bouscule les première ligne autrichiennes. Le corps de Victor détruit les régiments autrichiens, désorganisés par la charge de la cavalerie française. Au centre, les deux camps échangent des feux d’artillerie. Dans ce duel, le général Moreau, qui se tenait près du tsar, est mortellement blessé.
Napoléon lance la Jeune Garde sur l’aile gauche pour contraindre les Coalisés à reculer par la route de Maxen*. Les corps russes, autrichiens et prussiens se replient pas à pas. Mais, vers 15h, les Coalisés se décident à battre en retraite : les munitions manquent et leur gauche est entièrement anéantie. Ils réalisent alors que leur route est coupée, car Vandamme tient Pirna, leur voie de retraite principale. Les Coalisés doivent alors retraverser les montagnes de Bohême, poursuivis pas les Français. Les pertes alliées sont de 27 000 hommes ; les pertes françaises s’élèvent à 8 000 hommes.
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La bataille des Nations
Le 16 octobre 1813 commence la «bataille des Nations», près de Leipzig*, au cœur de l'Allemagne.
Pendant 3 jours, la Grande Armée de Napoléon 1er, forte de 190.000 hommes, dont une moitié de non-Français, va affronter les Alliés, au nombre de 300.000.
Parmi ceux-ci figurent les Suédois commandés par l'ancien maréchal Bernadotte, un soldat de la Révolution devenu prince héritier de Suède en 1810 et deviendra roi de Suède en 1818.
Au prix de très lourdes pertes et grâce à la défection inopinée des Saxons* et des Wurtembergeois* qui abandonnent le camp français le 18 octobre, les Alliés vont avoir raison de Napoléon 1er.
La Grande Armée arrive à se replier en franchissant un unique pont sur l'Elster*, non sans laisser 30.000 hommes aux mains de l'ennemi et 50.000 hommes tués ou blessés. Parmi ces derniers le maréchal Poniatowski, noyé.
Les Alliés ont eux-mêmes 60.000 pertes. L'empereur, dont c'est la première grande défaite, est obligé d'abandonner l'Allemagne et de se replier en France.
16-19 octobre 1813 Bataille de Leipzig
La Bataille des Nations, comme on l’appelle, est la première grande défaite de Napoléon. Elle a lieu pendant la campagne d’Allemagne, dite aussi campagne de Saxe. Elle ouvre la route de la France aux Coalisés.
Les Coalisés ont un plan : foncer sur Leipzig afin de prendre l’armée française dans un étau. Napoléon, lui, veut concentrer ses forces afin de battre les deux armées coalisées l’une après l’autre, comme à Castiglione*.
Les Coalisés sont répartis en deux groupes : au Nord, Blücher et Bernadotte, avec environ 100 000 hommes; au Sud, Schwarzenberg et les 140 000 hommes de l’Armée de Bohême. Ils attendent des renforts dans les jours suivants.
Les Français disposent d’environ 96 000 hommes. Une partie, sous les ordres de Ney, doit défendre au nord contre Blücher, tandis que Napoléon concentre ses corps d’armées au sud afin de défaire l’armée de Schwarzenberg.
Le 16 octobre, vers 8h, l’Armée de Bohême commence son mouvement. Napoléon se trouve dans la bergerie de Meusdorff* et observe les mouvements. Il voit 3 colonnes principales, l’une le long de l’Elster, la seconde contre Wachau*, et la troisième vers Liebert-Wolkwitz*. Les colonnes de l’Armée de Bohême sont appuyées par 200 canons. Les Coalisés sont alignés comme suit : à la droite des Français, le général Kleist, le prince Auguste de Prusse, des bataillons russes et les cuirassiers de Levachoff; au centre, la colonne de Eugène de Wurtemberg et la division Klüx; enfin à la gauche des Français, la colonne de Gorchakow et la division prussienne de Pirch.
Kleist attaque Mark-Kleeberg*, tenu par les 8 000 hommes de Poniatowski. Poniatowski doit se replier devant la pression des 19 000 Coalisés. Augereau appuie Poniatowski avec son artillerie. Kleist poursuit alors vers Costervitz*.
Schwarzenberg fait passer la réserve autrichienne sous les ordres du prince de Hesse Hombourg*. Ce corps s’installe sur la rive droite de la Pleisse, devant le village de Cröbern*. Eugène de Wurtemberg et la division prussienne de Klüx se présente devant Wachau. Klenau arrive devant le village de Störmhal*. Les Coalisés sont soumis au feu de près de 300 pièces d’artillerie, mais continuent à avancer, obligeant Napoléon à reculer.
Après avoir pris Markleeberg*, Klenau avance vers Dölitz*, mais il est arrêté de front par les troupes de Poniatowski et chargé par la cavalerie de Milhaud. Les autres villages sont pris et repris par les Français et les Coalisés.
Vers 12h, Napoléon tient les villages suivants : Liebert-Wolkwitz* où se trouve Lauriston avec le Vème corps; Dölitz, tenu par Poniatowski, et Wachau, tenu par le duc de Bellune*. Les Coalisés ont perdu environ 12 000 hommes, et les Français 6 000. Blücher arrive au nord en ligne de bataille. Il rencontre Marmont qui tient la ligne entre Mockern* et Eusteritz*. Des aides de camp demandent à Napoléon les 2 divisions de Souham.
Dans la zone de Lindenau*, Bertrand est attaqué par Giulay. Macdonald attaque et débouche par Holzhausen*. Napoléon juge que c’est le moment d’une contre-attaque. Il donne l’ordre à Oudinot de marcher sur Wachau avec 2 divisions de la Jeune Garde et à Mortier d’avancer vers Liebert-Wolwitz* avec deux autres divisions afin de prendre le bois sur la gauche du village.
Voyant l’attaque de Napoléon, les Coalisés suspendent l’attaque dans la zone entre l’Elster et la Pleisse et envoie des renforts vers Wachau. 32 pièces de l’artillerie de la Garde soutiennent l’attaque des 4 divisions de la Jeune Garde. Mortier avance, sort de Liebert- Wolkwitz et repousse Gortchakow vers Guden-Gossa*. Rajewski vient soutenir Gortchakow avec les grenadiers de réserve. Macdonald, attaqué par Klenau, doit reculer devant le feu de l’artillerie coalisée qui est embusquée dans la redoute dite des Suédois*. Macdonald envoie la division Charpentier pour masquer la redoute qui est enlevée par le 22ème léger.
Murat reçoit dans son quartier-général des propositions des Coalisés : s’il quitte l’armée de Napoléon, son trône de Naples lui sera conservé. Murat envoie un messager répondre qu’il accepte. Mais, lorsque vers 15h, il reçoit l’ordre de concentrer sa cavalerie, il n’hésite pas à charger les lignes coalisées.
10 régiments de cuirassiers sont envoyés entre Wachau et Mark-Kleeberg. Près de 12 000 cavaliers chargent. Pajol est blessé à la tête de sa brigade. Une contre-charge des Coalisés oblige la 1ère brigade à se replier. Mais la 2ème brigade poursuit l’attaque et détruit la position coalisée. Manquant de soutien sur sa droite, elle subit l’assaut des cosaques de la Garde russe et doit se replier avec d’importantes pertes. Dans le même temps, les lanciers de la Garde et les dragons de la Garde, conduit par Letort, chargent à droite de Wachau. Il semble que le centre coalisé peut être détruit.
Mais apparaissent alors les réserves autrichiennes qui traversent la Pleisse : il s’agit de la cavalerie de réserve de Nostitz, les troupes du prince de Hesse-Hombourg et la division du maréchal Bianchi. Ils sont suivis par la Garde russe et les grenadiers autrichiens de Weissenwolf. La mêlée est générale. Rajewski est tué au milieu de son corps. Latour-Maubourg perd une cuisse, emportée par un boulet et le général Maison est blessé. Les Français conservent quand même le terrain. Le général Troubeskoï parvient à rallier le corps de Rajewski et la cavalerie de Nostitz, et attaque les Français de flanc. La cavalerie de la Garde russe, hussards et cosaques, attaque une batterie d’artillerie de la Garde. Elle est repoussée par les pièces mises en carré par Drouot.
La situation reste indécise. Les Français tiennent leurs positions : Victor à Avenhayn* ; l’aile Lauriston et la cavalerie de Milhaud à l’aile gauche. Kleist ne parvient toujours pas à déboucher de Mark-Kleeberg.
Les Coalisés font relever leurs troupes. Ainsi, Bianchi relève le corps de Kleist. Napoléon fait alors renforcer le corps de Poniatowski par la division Curial de la Vieille Garde. Celle-ci attaque le village de Dölitz et parvient à le reprendre. Près de 1 200 hommes sont faits prisonniers, dont le général autrichien Merfeldt.
Vers 17h, Napoléon veut reprendre le village de Gulden-Gossa. Le général Maison, déjà blessé, entre dans le village suivi par Mortier. Barclay de Tolly, voyant le danger, envoie la division prussienne de Pirck et la Garde russe. Les deux unités reprennent Gossa. La situation reste là ; la canonnade dure jusqu’à 18h.
Au nord, Ney doit tenir devant la pression de Blücher. Il ne dispose que du VIème corps (divisions Compans, Joseph de La Grange et Friedrichs), de la division d’obervation de Dombrowski (2 régiments d’infanterie, 2 régiments de lanciers) et du IIIème corps de cavalerie (divisions Jaquinot, Fournier et Lorge), soit 20 000 hommes, et de la division Delmas en réserve forte de 5 000 hommes.
Blücher, entendant le canon au sud, force la marche. Il arrive vers 11h en vue de Leipzig et se heurte au VIème corps de Marmont. Il attaque le village de Möckern*, point clé de la bataille du nord. Le 2è régiment de marine perd et reprend le village plusieurs fois. Devant la pression prussienne, Marmont fait effectuer un changement de front par brigade. Le 37ème léger et le 4ème de marine sont envoyés en défense du village. Au bout de trois heures de combat, Blücher n’est pas parvenu à déboucher. Les pertes sont lourdes. Les caisson de la batterie principale de Marmont explosent sous le feu de l’ennemi. Une nouvelle attaque française pour dégager la position est entreprise par les 20ème et 25ème provisoires, soutenus par le 37ème léger.
La cavalerie prussienne charge alors les positions françaises avec 6 000 cavaliers, mais le front ne cède pas. La division Delmas arrive en renfort. La cavalerie wurtembourgeoise charge les positions prussiennes, mais se replie rapidement en semant la panique dans les lignes françaises. Blücher envoie le corps de Sacken dans le trou. La division Compans doit se replier. Le corps de Marmont a tenu près de 6 heures à la pression prussienne.
Au soir, Ney informe Napoléon qu’il doit se replier derrière la Partha*. Les 25 000 Français ont résisté à quelques 60 000 Coalisés. Les pertes prussiennes sont de l’ordre de 10 000 hommes.
Dans la zone de Lindenau*, le général Margaron, qui commande la ville de Leipzig, doit résister à une attaque sur ses arrières. L’attaque est menée par le corps de Giulay (15 000 hommes), le corps franc de Thielmann (3 000 hommes) et la division Lichtenstein (5 000 hommes). La cavalerie de Thielmann lance la première attaque soutenue par la division Lichtenstein. Il parvient, avec le soutien d’attaque de flanc, à prendre les 2 villages de Leutsch* et de Plagwitz*, sous le bord de l’Elster. Après cette attaque, les Coalisés voient la division Morand en ordre entre Lindenau et Leipzig. Ils suspendent leur attaque. Bertrand lance alors ses réserves et oblige les Coalisés à se replier.
A la fin de la journée, l’Armée de Bohême n’est pas détruite. Le reste des forces françaises a maintenu ses positions, mais la pression des Coalisés est de plus en plus forte. Les Coalisés peuvent encore attendre des renforts, Bernadotte au nord, Colloredo qui est à Borna*, et Benningsen à Naumhorf*, tandis que Napoléon attend le corps de Reynier (15 000 hommes), mais composé de Saxons peu sûrs.
Pour sa conduite dans la défense de Dölitz, Napoléon élève Poniatowski à la distinction de maréchal sur le champ de bataille. Durant la journée, près de 80 000 coups de canon ont été tirés. Les pertes françaises sont de l’ordre de 27 000 hommes, celles des Coalisés de 40 000 hommes.
Napoléon commence la journée du 17 octobre en reconnaissant le champ de bataille. Les Coalisés attendent l’arrivée du corps de Benningsen pour reprendre le combat. L’Empereur des Français considère qu’il faut se replier. Mais il doit attendre le corps de Reynier et ne peut abandonner les 170 000 hommes qui tiennent encore des places fortes en Allemagne. Un combat oppose au nord la cavalerie de Blücher avec celle d’Arrighi.
Au début de l’après-midi, Napoléon demande à voir le général autrichien Merveldt, capturé la veille. Ce dernier était venu demandé l’armistice de Leoben en 1797. Napoléon lui fait des propositions de paix : il consent à rendre le Hanovre, en échange des colonies françaises, et les villes Hanséatiques. Merveldt lui demande également la Hollande, mais Napoléon refuse. Napoléon propose également une suspension d’armes, pour pouvoir discuter de la paix. Merveldt demande alors que les Français se retirent jusqu’au Rhin. Merveldt est conduit aux avants-postes alliés, afin de faire part des propositions de Napoléon.
Benningsen laisse le corps de Tolstoy devant Dresde et avance vers Leipzig. Le corps de Colloredo et la division Bubna arriveront également dans la journée. Bernadotte promet d’intervenir si on lui laisse une journée de plus.
Le 18 octobre, Napoléon décide de replier ses armées de 2 lieues afin de se rapprocher de Leipzig. Ney doit installer ses corps en face de Blücher sur la Partha, le VIème corps (Marmont) à Schönfeld*, les IIIème (Ney) et VIIème (Reynier) le long de la Partha. Arrighi et Dombrowski tiennent les faubourgs de Leipzig. Le quartier général de Ney est à Reidnitz*.
Le général Bertrand (IVème corps) tient la zone de Lindenau et la ligne de retraite des armées françaises. Bertrand est relevé par deux divisions de la Garde commandé par Mortier. Napoléon revient ensuite à son quartier général de Stoertlitz.
Vers 8h, l’attaque des Coalisés commence. La colonne de droite est constituée des corps de Klenau et de Benningsen. La deuxième est sous les ordres de Barclay de Tolly, avec les corps de Kleist et de Wittgenstein, avec en réserve la garde russe et la garde prussienne. La troisième colonne est commandée par le prince de Hesse-Hombourg, composée des divisions de Bianchi, du prince Aloys de Lichtenstein, du comte Weissewolf et du comte Nostitz. La division de Colloredo est en réserve. Chaque colonne est forte de 50 000 à 60 000 hommes, sauf celle de Benningsen forte de 70 000 hommes. Napoléon ne dispose que de 80 000 hommes dans la zone.
Le corps de Poniatowski, fort de 7 000 hommes, arrête les avant-gardes des Coalisés à Dosen*. Au centre, les Russes arrivent au village de Probstheyda*, tenu par Murat, Augereau, Victor et Lauriston.
A gauche, Klenau, Benningsen et Platow tentent de déborder le corps de Macdonald* (XIème corps). Macdonald se replie et s’établit à Stoertteritz* et résiste aux assauts des Coalisés. Oudinot est envoyé en soutien de Poniatowski. Le prince de Hesse-Hombourg parvient à prendre Dölitz, mais il en est expulsé. La supériorité numérique des Coalisés oblige Poniatowski et Oudinot à se replier sur Connewitz*. La cavalerie mène des contre-charges, et deux divisions de la jeune Garde soutiennent le repli.
Le centre de la bataille se situe dans le village de Probstheyda. Les Autrichiens tentent de prendre le village d’assaut, appuyés par la division prussienne de Klüx, de Pirch et du prince Auguste. Drouot établit l’artillerie de la Garde dans le village et pilonne les colonnes qui l’attaquent. Mais les Coalisés réussissent à prendre pied dans le village. Victor lance alors ses divisions en contre-attaque et reprend la position. Napoléon le soutient avec les divisions Friant et Curial de la Vieille Garde et le corps de Lauriston.
Les 3divisions prussiennes réattaquent la position de Probstheyda et entrent de nouveau dans le village, avec le soutient de la division Ziethen. Mais, les tirs d’artillerie et les attaques françaises obligent les forces coalisées à se replier avec de lourdes pertes.
Bernadotte débouche au nord. Il a franchi la Partha avec 30 000 hommes. Blücher attaque en même temps dans la zone de Schönfeld. Marmont se replie devant lui. De plus, la cavalerie légère de son corps, constituée de Wurtembourgois et commandée par Normann, passe à l’ennemi. Puis, la cavalerie saxonne charge, mais au lieu d’attaquer les Coalisés, elle se retourne contre les Français. Enfin, les 2 divisions d’infanterie saxonnes, qui attaquaient en compagnie de la division Durutte, en direction de Paundorf* se retournent contre ses anciens alliés. Seul 500 Saxons restent dans les rangs français. Reynier est obligé d’abandonner Paunsdorf et de se rapprocher de Marmont. La division Delmas vient remplir l’intervalle abandonné par les Saxons. Bernadotte masse 150 canons pour appuyer son attaque.
Marmont manque de munitions. Il doit se replier face à la pression des Suédois et de l’armée de Blücher. L’aile gauche tient toujours, et le village de Schönfeld est pris et repris 7t fois. Marmont est au centre de la division Compans. Le général Richemont, son chef d’état-major, est tué. Le général Levasseur est grièvement blessé. Marmont lui même est blessé d’un coup de fusil à l’épaule. La division Ricard parvient quand même à reprendre le village de Schönfeld. Mais les Français ne sont que 28 000 face à 90 000 Coalisés.
Bernadotte attaque les positions françaises, appuyé notamment par des fusées Congrève. Les pertes sont lourdes et il atteint Reudnitz*, à 2 kilomètres de Leipzig. Napoléon envoie la division de cavalerie de la Garde, avec 20 pièces d’artillerie. Les charges de la cavalerie de la Garde contre les forces coalisées attaquant le long de la Partha ralentissent leurs assauts. La Vieille Garde intervient alors pour boucher la position. Dans le nord, Marmont et Ney tiennent toujours le village de Schönfeld qu’ils ont repris une 8ème fois.
A la fin de la journée, les Français ont reculé partout, mais ne se sont pas écroulés. Les pertes françaises ont été très lourdes. Les rapports sur la consommation d’artillerie sont accablants : 95.000 coups ont été tirés, il n’en reste que 16.000. En 3 jours, quelques 220.000 coups d’artillerie ont été tirés. Dès le début de la soirée, Napoléon décide de décrocher vers Erfurt*. Les bagages et les trains d’artillerie sont évacués dès le début de la soirée.
Le VIIème corps* (division Durutte) a ordre de défendre les faubourgs de Halle*, avec le soutien de la division Dombrowski. Marmont doit défendre l’est de la ville avec le VIème corps et une division du IIIème corps. Enfin, les corps Lauriston et Poniatowski doivent défendre le sud de la ville. Napoléon envoie des émissaires dans les places fortes, et notamment Dresde*, pour que les garnisons évacuent les villes. Dans la nuit, les corps ne servant pas à la défense de la ville commencent à évacuer.
Au matin du 19 octobre, Napoléon demande à Mortier de se diriger rapidement vers Lützen* avec les 2 divisions de cavalerie légère et une division d’infanterie. Il rencontre Poniatowski : «Prince, vous défendrez les faubourg du midi». «Sire, j’ai bien peu de monde», répond le maréchal. «Eh bien ! vous vous défendrez avec ce que vous avez». «Ah Sire, nous tiendrons ! Nous sommes tous prêts à périr pour votre Majesté».
Vers 9h, Napoléon vient voir le roi de Saxe pour lui faire ses adieux. L’Empereur conseille à se dernier de négocier avec la Coalition. Les forces françaises défendent les faubourgs de Leipzig, afin de permettre le repli de l’ensemble de la Grande Armée. Le VIème corps est en réserve dans les vergers derrière la barrière de Schönfeld ; la division Marchand du corps de Marmont défend la porte de Halle ; la division Ricard défend la porte de Schönfeld*, se liant au XIème corps qui défend la porte de Dresde. La défense est acharnée, mais les Coalisés avancent par le sud.
La division du prince de Hesse-Hombourg presse Poniatowski dans les faubourg de la Perters-Thor*, et les divisions de Kleist et de Wittgenstein attaquent la barrière de Windmühlen. Klenau et Benningsen sont devant la barrière de l’hôpital. Les Français sont acculés. Le général Girardin est chargé de demander à Macdonald d’envoyer une de ses divisions à Augereau. Mais il ne peut envoyer qu’une brigade hessoise, qui se tourne contre les Français. Les lignes françaises sont désorganisées. Une partie des troupes se retire par l’unique pont, dans une grande confusion.
Napoléon quitte Leipzig. Il donne à Macdonald le commandement des VIIème, VIIIème et XIème corps avec ordre de tenir la vieille ville pendant au moins 24 heures. Napoléon s’installe à Lindenau*. Le pont a été miné par les Français, mais une manoeuvre hâtive fait que ce dernier est détruit avant que les dernières troupes françaises aient pu le franchir. Il reste dans la ville les débris du corps de Reynier, de Poniatowski et de Lauriston.
Le maréchal Poniatowski, blessé deux fois, tente de s’enfuir à la nage avec une partie des Polonais de son corps. Il se noie dans l’Elster. Augereau et Victor passent la rivière sur un pont de fortune. Macdonald parvient également à s’enfuir par ce pont, alors qu’il est pris à parti par des tirailleurs coalisés. A 14h, les combat cessent. Près de 80 canons et 12 000 hommes sont restés sur la rive droite de l’Elster aux mains des Coalisés. Le roi de Saxe est prisonnier de guerre.
Les pertes françaises s’élèvent à 20 000 tués dont le maréchal Poniatowski, les généraux Vial, Rochambeau et Delmas. Les maréchaux Ney et Marmont, les généraux Souham, Compans, Latour-Maubourg, Maison, Frederics ont été blessés. Les généraux Lauriston et Reynier, et les généraux de division Charpentier, Rosniki, le badois Hochberg, le prince de Hesse-Darmstadt, les généraux de brigade Aubry, Bertrand, Dorsenne, Etzko, Coulomy, Bronikoski, Malakowski et 23 000 hommes sont faits prisonniers. Au total les Français ont perdu près de 50 000 hommes.
Les Coalisés ont perdu 35 000 tués et 45 000 blessés. Le général autrichien Giffeng, les généraux russes Schewitz, Neweroski, Revren, Linders, Hume, Mantufels et Kodaisen ont été tués.
Dans la nuit, les Français passent le col de Lindenau. Il ne reste que 60 000 hommes, composés en grande partie de la Garde et des corps de cavalerie.
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Personnage du 19ème :
Marie Walewska née Łączyńska : Noble polonaise - François Arago : Astronome, physicien et homme d'État - Louis Daguerre : Peintre et photographe français - Felice Romani (1788-1865) - Étienne Cabet : Député de 1831 à 1834 - Jean Arago (1788-1836) : Militaire français-Général dans l'armée mexicaine- Augustin Fresnel ou Augustin Jean Fresnel : Ingénieur et physicien français - George Gordon Byron dit Lord Byron : 6ème baron Byron-Poète britannique -Justinus Kerner ou Justinus Andreas Christian Kerner : Médecin-poète allemand de Weinsberg - Jean-Marie-Baptiste Vianney dit Le Curé d'Ars : Prêtre catholique - John Cam Hobhouse : Baron Broughton de Broughton de Gyfford-Homme politique et écrivain britannique - Ludwig Uhland : Poète romantique allemand - Le baron Joseph Karl Benedikt von Eichendorff : Poète et romancier allemand - Wilhelm Joseph Ernst Johann Karl Freiherr von Eichendorff : Juriste et poète autrichien - Otto Heinrich Graf von Loeben ou Isidorus Orientalis : Poète allemand du mouvement romantique - Martial Côme Annibal Perpétue Magloire : Comte de Guernon-Ranville-Magistrat et homme politique français-Ministre et député en 1830 - Marguerite Joséphine Wemmer dite Mademoiselle Georges puis Mademoiselle George : Actrice française - Auguste Le Prévost : Géologue, botaniste, philologue, archéologue et historien français-Sous-préfet de Rouen en 1814-Député de l'Eure de 1834 à 1848 - George de Lacy Evans : Député - Guillaume-Isidore Baron de Montbel : Comte de Montbel-Député de 1827 à 1830-Ministre des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique-Ministre de l'Intérieur-Minstre des Finances- Márkos Bótzaris - Jacques Chereau dit Chereau le jeune : Dessinateur, graveur à l’eau forte et au burin-Éditeur et marchand d’estampes français - Marceline Desbordes-Valmore : Poétesse- Carl Maria von Weber - Jacques Feuillet : Avocat-Secrétaire général de la préfecture de la Manche de 1830 à 1848 - Friedrich Kuhlau (1786-1832) : Compositeur germano-danois -
Friedrich Schneider ou Johann Christian Friedrich Schneider (1786-1853)
Compositeur Allemand et organiste pianiste, chef d’orchestre et pédagogue allemand
Né à Altwaltersdorf* près de Zittau*, fils de l'instituteur et organiste* Johann Gottlob Schneider auprès duquel il reçu sa première éducation générale et l'instruction de la performance instrumentale* (piano, orgue, violon, violoncelle et divers instruments à vent) dès l’âge de 4 ans avec son père. Ses progrès furent si rapides qu'on l'employait aux fonctions d'organiste* de la commune avant que ses pieds pussent atteindre les pédales. Dès l'âge de 8 ans, il écrivait déjà ses idées de composition, et jouait les sonates de Mozart au piano.
Le jeune Schneider fut encouragé dans sa passion en découvrant l’opéra La flûte enchantée joué par une troupe ambulante et de grandes œuvres de musique religieuse lors d’un séjour à Dresde* avec son père.
Envoyé par celui-ci à l’école de Zittau* en 1798 pour y faire des études littéraires, Schneider y entendit des concerts qui l’incitèrent à se livrer avec ardeur à l'étude du piano dans l'espoir de s'y faire entendre ; mais ce plaisir lui fut refusé, nonobstant les témoignages honorables que le Cantor Schoenfeld et l'organiste Unger donnaient à son talent. Ce dernier était devenu son maître pour l'orgue et lui enseignait à traiter sur cet instrument la fugue à quatre parties.
Découragé par l'échec qu'il venait d'éprouver, Schneider eut peut-être abandonné la musique, quoiqu'il eût déjà écrit plusieurs morceaux pour des instruments à vent et quelques messes dans le style de Haydn, si une circonstance heureuse n'était venue ranimer son zèle.
En 1803, la Création du monde, de Haydn, fut exécutée avec pompe à Zittau. M. Lingke, avocat y fit la connaissance de Schneider, et sur l'invitation de Schoenfeld, le prit sous sa protection]. Amateur passionné de musique, ce M. Lingke présenta Schneider à ses relations, qui lui procurèrent l’occasion de se produire dans des concerts publics.
Il devint rapidement membre de la chorale de l'école locale comme ténor solo entre avril 1804 et juillet 1805, il fut nommé au poste de directeur de la Société de chant de Ziltau. Mais il n'en remplit pas longtemps les fonctions, car il partit l'année suivante pour aller achever ses études à l'université de Leipzig*.
Il élargi ses connaissances musicales en août Eberhard Müller, Johann Gottfried, Johann Friedrich Rochlitz, le fondateur de la Charte de Leipzig* et du journal Allgemeine Musikalische , l'a promu.
En 1806, le directeur Plattner le chargea de l'enseignement du chant dans l'école libre du Conseil. L'année suivante, il eut le titre d'organiste de l'université, et l'exécution de ses compositions vocales et instrumentales dans les concerts de Leipzig acheva de le faire connaître avantageusement. Lui-même y fit entendre, en 1808, un concerto de piano avec succès.
En peu de temps, il a occupé divers poste de musique et de fonctions, il était depuis 1810 directeur musical de Seconda'schen Opera Company. En 1813 il est organiste à l'église St. Thomas* et a repris en 1816 la tête de l'Académie de Musique et en 1817 en tant que directeur musical du Théâtre Municipal ce qui en fait l'une des personnes les plus influentes de la vie musicale de Leipzig. Dès 1812, il épousa la chanteuse Elisa Geibel, mais mourut en couche l'année suivante. Le 3 Janvier 1815, il épousa sa sœur, Marie-Catherine. Le mariage a produit 4 garçons et 4 filles. Bien qu'il se consacre au cours des différentes années passé à Leipzig dans différents genres musicaux, il était un compositeur avant 1820 encore peu connu.
Seul le succès inattendu de son second oratorio La Cour internationale de justice fut créée, le 6 Mars 1820 au Gewandhaus de Leipzig*. Le triomphe du travail a continué dans une variété de spectacles a permis à Schneider une reconnaissance nationale durable. Il a établi sa réputation en tant que compositeur, directeur musical de cour, chef d'orchestre, pianiste, organiste, professeur et organisateur de nombreux festivals de musique.
L'année suivante, il a succédé à la fin des années 1820 à Leopold Carl Reinicke et conduit la scène musicale vers de nouveaux sommets.
Nommé maître de chapelle du prince d'Anhalt-Dessau : il en prit possession le 2 avril 1821. Il réorganisa l'orchestre et forma en peu de temps un puissant orchestre largement reconnu. Dès 1822, il organisa après des concerts réguliers à Leipzig, il a fondé une Académie de Musique qu’il créa avec le poète Wilhelm Müller Liedertafel Dessauer.
En 1829, Schneider fonda à Dessau une école de musique ou institut dans lequel on admettait des élèves pour l'harmonie, le contrepoint et toutes les parties de la composition vocale et instrumentale, le piano, l'orgue, le violon, le violoncelle, la clarinette, le basson, la flûte et le cor. De bons professeurs furent attachés à cette institution, et Schneider se chargea de l'enseignement de l'harmonie, de la composition de la mélodie, de l'instrumentation et de l'application de ces éléments dans les pièces de tout genre ; Friedrich Wilhelm Markull sera un de ses élèves. A sa fermeture en 1844, elle comptait plus de 120 diplômés .
Sa réputation nationale a été cimentée par le fait que Schneider à côté de son activité de maître de chapelle* fut appelé régulièrement dans de nombreux festivals comme chef d'orchestre.
Pendant son séjour à Dessau il développa en particulier des oratorios* et autres œuvres sacrées et des compositions pour chœur. A partir de 1830, il a écrit de moins en moins et se retira de plus en plus souvent dans le Zerbst* tranquille, afin de poursuivre son amour de la littérature et de l'astronomie. À l'époque, Schneider travaillait pour plus de 25 groupes musicaux.
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Parmi les nombreux prix que toute sa vie lui fut donnés, se distinguent en particulier les 2 en 1830, docteur honoris causa des universités de Halle* et de Leipzig*, et les adhésions honoraires de la Société philharmonique de New York* en 1853, la Société viennoise des Amis de la Musique* et l'Académie Royale de Musique de Stockholm*.
Son œuvre musicale se compose de 16 oratorios, et d'autres compositions vocales sacrées mais aussi 6 opéras et un certain nombre de musique instrumentale. Parmi les manuscrits il y a 23 symphonies classiques, des ouvertures, environ 20, 2 concertos pour piano, et un nombre immense de compositions de musique de chambre. Il a écrit 10 quatuors à cordes, un nombre important de sonates pour piano à 4 mains, des danses et variations, et de nombreuses partitions vocales et autres arrangements d'opéras et des œuvres instrumentales de Beethoven, Cherubini, Mozart, Spontini,
Schneider était docteur en musique, membre de l’Académie royale de Berlin*, de l’Académie de musique de Stockholm*, de la Société scientifique de la Lusace supérieure*, de la Société des Amis de la musique des États de l'Autriche*, et des associations musicales de la Suisse et de l'Alsace, de la société de Rotterdam* pour l'encouragement de la musique, etc.
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Sir Henry Rowley Bishop 1786-1855)
Compositeur anglais
Il est surtout célèbre pour la chanson Home! Sweet Home! " et "Lo! Here the Gentle Lark* (Écoutez la douce alouette)".
Il a composé et arrangé quelque 120 œuvres dramatiques, dont 80 opéras, opérettes, des cantates, et des ballets. Anobli en 1842, il fut le premier musicien à avoir reçu cet honneur.
Bishop a travaillé pour tous les grands théâtres de Londres à son époque y compris le Royal Opera House* à Covent Garden*, le Théâtre Royal, Drury Lane*, Vauxhall Gardens* et le théâtre de Haymarket* , et fut professeur de musique à l'Université d’Édimbourg* d'Oxford*.
Sa deuxième épouse était la soprano Anna Bishop , qui scandalisa la société britannique en le quitant et en menant une liaison ouverte avec la harpiste Nicolas-Charles Bochsa jusqu'à la mort de ce dernier à Sydney* .
Bishop est né à Londres*, où son père était horloger et mercier. À l'âge de 13 ans il cesse d’être éduqué à plein temps et travaille comme éditeur de musique avec son cousin. Après une formation de jockey* à Newmarket*, il prend quelques leçons d’harmonie auprès de Francisco Bianchi à Londres. En 1804 il écrit la musique d’une pièce intitulée Angelina, qui est jouée à Margate*.
Les « opéras » de Bishop étaient écrits dans un style et un format satisfaisants pour le public de son époque. Ils ont plus de points communs avec le genre natif opéra ballade anglais antérieur, ou avec les comédies musicales modernes qu’avec l’opéra classique de l’Europe continentale pleine de récitatifs. Son premier opéra, The Circassian’s Bride en 1809, fut représenté à Drury Lane avant que le théâtre ne brûle et que la partition ne soit perdue.
Ente 1816 et 1828, Bishop compose la musique pour une série d’opéras shakespeariens mis en scène par Frederic Reynolds. Mais ceux-ci, et les nombreux œuvres, opéras, burlettas*, cantates*, musiques de scènes* etc. qu’il écrit sont oubliés pour la plus grande part. Même son partenariat limité avec divers compositeurs, dont Joseph Edwards Carpenter et Stephen Glover sont négligés. 1816 voit aussi la composition d’un quatuor à cordes en do mineur.
Ses opéras les plus réussis étaient la Vierge du Soleil en 1812, La Miller et ses hommes en 1813, Guy Mannering en 1816, et Clari, ou la Pucelle de Milan en 1823. Clari , sur un livret de l'American John Howard Payne,le chant Home! Sweet Home!, qui devient un succès populaire énorme.
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Les années suivantes, la réputation de Bishop sera assombrie par le scandale. Il se remarie avec la chanteuse Ann Rivière, en 1831. Elle est plus jeune que Bishop de 23 ans, et ils auront 3 enfants.
En 1839, Anna Bishop abandonne son mari et ses trois enfants et s’enfuit avec son amant et accompagnateur, le harpiste et compositeur Nicolas-Charles Bochsa. Ils quittent l’Angleterre pour donner des concerts à l’étranger jusqu’à ce que Bochsa décède à Sydney. Anna Bishop chante sur tous les continents et fut la chanteuse d’opéra qui voyagea le plus au 19ème Siècle.
Sir Henry Bishop meurt dans la pauvreté à Londres, bien qu’il ait eu un revenu substantiel tout au long de sa vie. Il est enterré au East Finchley Cemetery au Nord de Londres.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Henry Bishop (compositeur)/traduit par mes soins
Peter Joseph Franz Xaver Schnyder von Wartensee (1786-1868)
Compositeur suisse et écrivain
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Franz Xaver Peter Joseph Schnyder von Wartensee (1786-1868)
Compositeur et écrivain suisse
Issu de la famille Schnyder von Wartensee* de Lucerne*.
Après avoir travaillé quelque temps dans un bureau financier à Lucerne, il se consacra entièrement à la musique à partir de 1810 et l’étudia d’abord à Zurich*. En décembre 1811, il vint à Vienne* et trouva un autre maître en la personne du Kapellmeister* Johann Christoph Kienlen. À l’origine, il souhaitait devenir élève de Ludwig van Beethoven, mais à cette époque il ne donnait plus de cours de principe à l’exception de l’archiduc Rodolphe d’Autriche. Néanmoins, Schnyder rencontra Beethoven à plusieurs reprises et laissa de nombreux souvenirs du compositeur, dans lesquels il décrit de manière sans embellissement la nature contradictoire et très changeante du compositeur. Schnyder passa une partie de l’été 1812 à Baden*, près de Vienne, où il perdit tous ses biens, y compris de nombreux manuscrits, dans le grave incendie qui détruisit des parties de la ville le 26 juillet.
Après avoir participé à la campagne contre les Français en 1815, il fut employé dans l’établissement d’enseignement de Johann Heinrich Pestalozzi à Yverdon*, mais s’installa à Francfort-sur-le-Main* en 1817 où il vécut et travailla avec de courtes interruptions jusqu’à sa mort.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé
Schnyder von Wartensee, Franz Xaver/traduit par mes soins