17ème siècle

 

Georges de Hesse-Darmstadt: Feldmarschall de l'armée autrichienne-Vice-roi de Catalogne-Gouverneur de Gibraltar - Louis-Joseph de Vendôme dit le Grand Vendôme: Duc de Vendôme-Duc de Beaufort-Duc d'Étampes-Comte de Penthièvre-Général français - Marguerite-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne:Impératrice consort du Saint Empire-Reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie-Archiduchesse consort d'Autriche - Pierre Coton: Jésuite français - Pierre Biard: Prêtre jésuite français - Élisabeth Stuart: Électrice consort palatine-Reine consort de Bohême - Paul Fleming : Poète allemand - Samuel Scheidt : Musicien-organiste et maître de chapelle allemand - Guillaume-Gabriel Nivers : Organiste et compositeur français - Anne de Melun dite Mlle de Melun - Charles Montagu : 1er comte d'Halifax-Poète et homme d'État anglais - Samuel de Champlain : Navigateur-Cartographe-Explorateur et géographe - Johannes van Heeck : Naturaliste et médecin néerlandais - Jacques-Henri de Durfort : Duc de Duras-Maréchal de France - Louis François de Boufflers : Duc de Boufflers-Maréchal de France en 1693-Pair de France en 1708 - François-Henri de Montmorency-Luxembourg ou François-Henri de Montmorency-Bouteville dit le maréchal de Luxembourg : Duc de Piney-Luxembourg-Comte de Bouteville et de Luxe-Pair de France  en 1661-Maréchal de France en 1675 - Claude-Louis-Hector de Villars : Aristocrate et militaire français - Jean-Ernest 1er : Duc de Saxe-Weimar de 1605 à 1620 - Éléonore de Bourbon-Condé : Princesse d'Orange - Claire-Clémence de Maillé : Princesse de Condé - Jan Kazimierz Waza dit Jean II Casimir Vasa : Roi de Pologne de 1648 à 1668-Grand-duc de Lituanie - Françoise Charlotte de Montalais : Comtesse de Marans-Dame de Vernée - Nicole-Anne-Constance de Montalais dite Aure de Montalais : dame Chambellay - Marie de Lorraine ou de Guise : Duchesse de Guise, de Joyeuse-Princesse de Joinville de 1675 à 1688 - Pedro Téllez-Girón : 3ème duc d'Osuna-Homme politique espagnol-2ème Marquis de Peñafiel-7ème comte de Ureña-Vice-roi de Sicile de 1611 à 1616-Vice-roi de Naples de 1616-1620 -Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en 1608 - Joseph 1er de Habsbourg : Roi de Hongrie en 1687, puis roi de Germanie-Empereur du Saint Empire-Roi de Bohême-Archiduc d'Autriche en 1705 - Marc Antonio Ziani : Organiste et compositeur italien - Isabelle Claire Eugénie de Habsbourg dite Isabelle d'Espagne : Archiduchesse d'Autriche-Infante d'Espagne-Duchesse de Bourgogne et souveraine des Pays-Bas catholiques de 1598 à 1621 - Franciscus Gomarus ou Francisco Gomaro : Théologien néerlandais calviniste - René van Oldenbarnevelt - Guillaume Olden-Barnevelt dit Guillaume van Oldenbarnevelt : Militaire néerlandais - Frédéric V de Wittelsbach-Simmern dit Frédéric V du Palatinat : Prince électeur-Comte palatin du Rhin de 1610 à 1620-Roi de Bohême en 1619 - Joachim Andreas von Schlick - Matthias Hoë von Hoënegg : Théologien luthérien allemand - Johan Banér ou Jean Gustavson Baner dit Banier : Commandant en chef suédois à l'époque de la guerre de Trente Ans - Lennart Torstenson ou Lennart Torstensson : Homme de guerre suédois - Jean-Georges II de Saxe : Comte palatin de Saxe--Margrave de Misnie de 1656 à sa mort - Auguste de Saxe-Weissenfels  : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Christian Ier de Saxe-Mersebourg : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Maurice de Saxe-Zeitz : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Frédéric-Henri de Nassau : Prince d'Orange-Capitaine et amiral général des Provinces-Unies-Comte de Nassau-Stathouder de Zélande, de Gueldre, d'Utrecht, d'Overrijssel de 1625 à 1647-Stathouder de Drenthe de 1640 à 1647 - Herman Hugo : Prêtre jésuite des Pays-Bas méridionaux-Poète-écrivain latin-Aumônier militaire des troupes impériales espagnoles - Georges II de Hesse Darmstadt : Landgrave de Hesse Darmstadt de 1626 à sa mort - Pierre-Antoine Motteux : Dramaturge et traducteur normand - Thomas Clayton : Compositeur et violoniste anglais - Arcangelo Corelli : Violoniste et compositeur italien -Frédéric III de Danemark : Roi de Danemark-Norvège du 28 février 1648 à sa mort - Corfitz Ulfeldt : Ministre danois - Christine de Suède : Reine de Suède de 1632 à 1654 - Frédéric-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel dit Frédéric-Ulrich : Duc de Brunswick-Lunebourg de 1613 à sa mort - Louis V de Hesse-Darmstadt dit le Fidèle : Landgrave de Hesse-Darmstadt de 1596 à sa mort - Silvio Stampiglia : Poète et librettiste italien - Philippe II Colonna - Benedetto Pamphilj : Cardinal italien - Johann Pachelbel : Compositeur et organiste allemand de la période baroque - Johann Rist : Poète et prédicateur allemand - Paul Siefert : Organiste et compositeur allemand - Giovanni Paolo Colonna : Compositeur- enseignant-organiste et facteur d'orgue italien - Thomas Plume : Ecclésiastique anglais et philanthrope - Antonin Nompar de Caumont : Premier duc de Lauzun en 1692-Marquis de Puyguilhem-comte de Saint-Fargeau-Capitaine des Gardes du corps du Roi et colonel général - Louis de Bourbon : Comte de Vermandois-Prince français légitimé en 1669-Amiral de France de 1669 à sa mort - Fakhr al-Dïn dit  Fakhreddine II : Émir et prince des Druzes - Margaretha van Mechelen ou Margaret de Malines : Femme noble du sud des Pays-Bas - Philippe-Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Fondateur et premier duc de la lignée Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg - Dorothée Marie de Saxe-Weimar : Duchesse de Saxe-Weimar-Duchesse de Saxe-Zeitz - Sophie-Élisabeth de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Membre de la Maison d'Oldenbourg-Duchesse de Saxe-Zeitz - Philippe de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg : Duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg de 1622 à 1663 - Philippe de Vendôme dit le Prieur de Vendôme : Duc de Vendôme de 1712 à 1727-Grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem-Général français - Philippe-Charles d'Arenberg : 3ème comte et 2ème prince d'Arenberg et du Saint Empire-6ème duc d'Aerschot-Diplomate des Pays-Bas espagnols - Louis Nicolas Le Tonnelier de Breteuil : Baron de Preuilly en Touraine et de Breteuil-Officier de la maison du Roi sous Louis XIV-Introducteur des ambassadeurs - João Rodrigues, dit Giram : Missionnaire jésuite au Japon - Charles-François de Vintimille du Luc ou Charles François de Vintimille : Marquis des Arcs, de La Marthe, de Vins, de Savigny-Comte du Luc-Militaire et diplomate français des 17 et 18ème siècles - Camille d'Hostun ou Camille d'Hostun de La Baume : Duc d'Hostun-Comte de Tallard-Baron d'Arlan-Seigneur de la Terre d'Eymeu et seigneur du duché de Lesdiguières-Maréchal de France - Charles-Auguste de La Fare : Marquis de La Fare-Comte de Laugères-Baron de Balazuc-Poète et mémorialiste français - Geoffroy de La Marthonie : Prélat français du 16ème siècle et du début du 17ème siècle-Évêque d'Amiens - Gian-Ambrogio Marini ou Jean-Ambroise Marini : Écrivain italien-Ecclésiastique - Jean-François Lalouette : Compositeur français de l'ère baroque - Madeleine de Brandenbourg Anders Bille : Officier Danois - Christoffer Gabel : Homme d'État danois - Bernard 1er de Saxe-Meiningen : Premier duc de Saxe-Meiningen - Anne-Éléonore de Hesse-Darmstad (1601-1659) : Duchesse et régente du duché de Brunswick-Lunebourg - Alessandro Scarlatti : Compositeur de musique baroque et l'un des premiers grands musiciens classiques - Erhard Weigel : Mathématicien, astronome et philosophe allemand - Élisabeth-Charlotte de Bavière dite princesse Élisabeth-Charlotte du Palatinat : Comtesse de Simmern - Georges Muffat dit Georg Muffat : Compositeur allemand d'origine savoyarde - Gaspard Dughet ou Gaspard Poussin ou Le Guaspre : Peintre français de l'époque baroque actif à Rome - Sophie-Amélie de Brunswick-Lunebourg dite Sophie-Amélie de Brunswick-Calenberg : Reine consort de Danemark-Norvège comme épouse du roi Frédéric III de Danemark - Pieter van Bloemen dit Standaart ou Stendardo : Peintre flamand - Friedrich Leibnütz : Juriste et professeur de philosophie morale à l'université de Leipzig - Frans Snyders ou Snijders : Peintre baroque flamand - Nicasius Bernaerts : Peintre flamand - Johann Christian von Boyneburg dit Jean Chrétien Baron de Boyneburg : Conseiller de l'électeur de Mayence-Grand-Maréchal - Jacob Bach : Organiste et cantor allemand - Henry Oldenburg ou Oldenbourg : Diplomate-Homme de science d'origine allemande-Premier secrétaire de la Royal Society - Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld dite Agnès Arnauld : Abbesse de Port-Royal - Axel Gustafsson Oxenstierna dit  Axel Oxenstierna : Grand chancelier de Suède du 6 janvier 1612 à sa mort - Katarina Karlsdotter Vasa dite Catherine Vasa : Princesse de Suède Finlande de la dynastie Vasa - Madeleine de Scudéry : Femme de lettres française - François Girardon : Sculpteur français - Louise Hollandine de Palatinat-Simmern : Artiste peintre-Abbesse de Maubuisson - John Matthiae Gothus Oljeqvist dit Johannes Matthiae Gothus : Professeur à l'Université d'Uppsala-Recteur du Collegium illustrious à Stockholm de 1626 à 1629-Évêque de Strängnäs de 1643 à 1664 - Henri Arnauld : Évêque janséniste - Domenico Zampieri dit Le Dominiquin : Peintre italien du mouvement baroque -

 

Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin ou Cavalier Bernin (1598-1680)

Sculpteur

Architecte et peintre

 

Artiste très important, son art, typiquement baroque*, est caractérisé par la recherche du mouvement, la torsion des formes, le spectaculaire et les effets d'illusion. Par son abondante production artistique, il se place comme la figure de proue de l'art baroque à Rome.

 

Fils d'Angelica Galante et de Pietro Bernini, sculpteur maniériste d'origine florentine. Le couple se rend à Rome en 1605 où Pietro travaille pour le compte du cardinal Scipione Borghese ce qui est l'occasion de faire montre du talent précoce du fils qui travaille auprès de son père.

 

Pietro Bernini travaille sur les chantiers de Paul V Borghèse, achevant en particulier ce qui est reconnu comme son chef-d'œuvre, l’Assomption de la Vierge du baptistère de Sainte-Marie-Majeure* et la chapelle Paolina* destinée à accueillir la tombe de Paul V et Clément VII pour laquelle Pietro Bernini réalise un couronnement de Clément VII en 1611. Le jeune Gian Lorenzo bénéficie très jeune de l'expérience de son père, en particulier en ce qui concerne l'organisation du travail collectif sur un chantier et la fusion des œuvres architectoniques, picturales, sculpturales dans un ensemble de marbres polychromes.

 

Sous le patronage du cardinal Scipion Borghèse, alors membre de la famille papale régnante, le jeune Bernini commence à être reconnu comme sculpteur de talent. Ses premières œuvres sont des pièces décoratives destinées à orner le jardin de la villa Borghèse*, Priape et Flore* (aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art). Un groupe décoratif des Quatre Saisons commandé par Leone Strozzi pour le jardin de sa villa romaine dont les traits sensuels et réalistes des festons de fruits dénotent l'influence des œuvres caravagiennes présentes dans la collection du cardinal et auxquelles Le Bernin n'a pas pu échapper.

 

Avec les quatre groupes Borghèse qui l'occupent pendant 5 ans, Le Bernin atteint une gloire immédiate. Il s'agit de trois sujets mythologiques et un biblique correspondant aux centres d'intérêt antiquisants de leur commanditaire, le cardinal Scipion Borghèse

 

Son talent précoce attire l'attention du pape Paul V. Favori des papes, il devient l'architecte de la place Saint-Pierre. Grégoire XV le nomma chevalier

 

En 1623, succédant à Grégoire XV, le florentin Maffeo Barberini monte sur le trône pontifical sous le nom d'Urbain VIII. Le Bernin trouve en lui le mécène idéal, Urbain mène une politique de « grands travaux » pour graver dans la pierre la volonté de reconquête de l'église comme force triomphante du paganisme via les missions et du protestantisme via la Contre-réforme* : une architecture spectaculaire, une esthétique communicante, persuasive et festive voire fastueuse en seront les vecteurs. Urbain VIII le combla de richesses.

 

En 1627, le tombeau du pape est commandé au Bernin. Il sera achevé des années plus tard et placé en face de celui de Paul III, l'initiateur de la Contre-Réforme qu'Urbain VIII pensait avoir achevée. C'est l'occasion pour le Bernin de se mesurer, comme il l'a déjà fait avec son David, avec Michel-Ange qui avait réalisé le tombeau de Paul III.

 

En 1644, GianBattista Pamphili est élu au trône de Saint-Pierre. C'est un pape austère ou aux ambitions artistiques limitées par la crise des finances du Saint-Siège* (fin de la guerre de Trente Ans et traités de Westphalie). Coup dur à la réputation du Bernin, c'est aussi l'année de la démolition du campanile de la basilique Saint-Pierre pour des raisons de statique. Ses concurrents en profitent pour faire valoir leur place, Borromini obtient le chantier de Saint-Jean de Latran, Carlo Rainaldi construit le Palazzo Pamphilj* et commence la construction de l'église Sainte-Agnès en Agone* sur la de la place Navone*

 

Le Bernin n'est pas en disgrâce mais cela y ressemble presque et il faut l'habile médiation du prince Niccolò Ludovisi pour qu'on lui commande la réalisation de la magnifique fontaine des Quatre-Fleuves

 

Alexandre VII qui monte sur le trône de saint Pierre en 1655 est un pape humaniste et urbaniste.

 

Il commande au Bernin la colonnade de la place Saint-Pierre lequel trouve une solution urbanistique et symbolique élégante en concevant une colonnade qui s'écarte depuis la basilique comme deux bras qui accueilleraient la foule. Dans son projet, l'architecte aurait souhaité fermer entièrement la place par une troisième aile à l'est de celle-ci, mais la mort d'Alexandre VII, interrompit définitivement les travaux.

 

De 1658 à 1678, il travaille à l'édification de l'église Saint-André du Quirinal* dont le plan elliptique servira de modèle pour nombre d'églises baroques par la suite. Le Bernin, qui a beaucoup contribué à l'embellissement ou la complétion de bâtiments existants et peu construit d'édifices dans leur totalité considère cette église comme son chef-d'œuvre architectural.

 

Le Bernin est un artiste de réputation internationale et, dès 1664, Colbert l'invite en France pour le compte de Louis XIV qui doit faire pression sur le pape pour qu'il libère son architecte préféré, lequel part pour Paris en avril 1665 pour travailler sur la restructuration du Louvre.

 

Reçu comme un prince, il réalise alors un buste du roi, mais aucun de ses projets de façade pour le Louvre ne sera retenu, marquant le début du déclin de l'influence italienne sur l'art architectural français. On lui préfère le projet de Claude Perrault. La statue équestre du roi, qu'il avait proposée lors de son séjour en France, et qui sera réalisée quelques années plus tard à Rome, sera livrée, mais exilée dans un coin peu prestigieux du parc de Versailles. Il retourna à Rome dès octobre 1665.

 

Comme pour Urbain VIII, il réalise le tombeau d'Alexandre VII avec les allégories de la Charité, de la Vérité devant la Prudence et la Justice avec une porte qui symbolise le passage vers l'au-delà.

 

Sous Clément IX, Le Bernin réalise une série d'anges pour le pont Saint-Ange de Rome. De cette série, seule une statue est de la seule main du Bernin laquelle est aujourd'hui conservée en la basilique Sant'Andrea delle Fratte*.

 

Il meurt à Rome en 1680 et est enterré dans la basilique Sainte-Marie-Majeure.

 

Deux ans après sa mort, la reine Christine de Suède, alors en exil à Rome, commande sa biographie à Philippe Baldinucci.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Loïc Aubry, Les carnets secrets du Bernin ou La Vérité Dévoilée, roman, Bordessoules, 2009, (ISBN 978-2-916344-43-0)

 

François-Annibal d'Estrées (vers 1572/1573-1670)

Marquis de Cœuvres

Premier duc d'Estrées

Pair de France

Comte de Nanteuil le Haudouin

Premier baron et sénéchal du Boulonnais

Chevalier de l'Ordre du Saint Esprit

Militaire et diplomate français

Maréchal de France en 1626

 

Il descend de la Maison d'Estrées*. Fils aîné d'Antoine IV d'Estrées, marquis de Cœuvres* Grand Maître de l'Artillerie*, et de Françoise Babou de La Bourdaisière, et frère de Gabrielle d'Estrées, la célèbre maîtresse d'Henri IV. Leur grand-mère paternelle est Catherine de Bourbon-Vendôme-Ligny, une capétienne issue de Saint Louis.

 

En 1605, il remet aux moines de la Chartreuse de Vauvert*, à Paris, un manuscrit révélant la formule d'un élixir de longue vie dont nul ne sait l'origine : c'est l'origine de la liqueur appelée chartreuse.

 

Destiné à l'état ecclésiastique bien que l'aîné de sa fratrie, François-Annibal d'Estrées est, de 1594 à 1596, comte évêque de Noyon* nommé par Henri IV.

 

La mort de son frère aîné, François-Louis, vicomte de Cœuvres tué au siège de Laon le 22 juillet 1594, lui fit quitter sa carrière ecclésiastique en 1597 et le dirigea vers celle des armes. Il y servit en plusieurs occasions sous le titre de marquis de Coeuvres. Le 3 juillet 1599 il est nommé lieutenant général* en Ile de France et gouverneur de Laon*.

 

En 1614, au service de Marie de Médicis, régente du Royaume pendant la minorité de Louis XIII, il est envoyé comme médiateur pour régler le conflit entre les ducs de Savoie Victor-Amédée Ier et de Mantoue Ferdinand de Mantoue, puis il est envoyé à Venise* avant de rentrer en France.

 

Il épousa le 4 avril 1622, au château de Moussy-le-Vieux* Marie de Béthune, nièce de Sully, fille de Philippe de Béthune, comte de Selles -sur-Cher.

 

Lors de la guerre d'Italie, le 26 novembre 1624, à la tête de 10 compagnies des régiments Normandie, Vaubécourt, de 6 compagnies du régiment d'Estrées et des régiments suisses Diesbach, Schmidt et Siders, il part de Coire* pour libérer la Valteline* au détriment du pape et de l’Espagne.

 

Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1626 par Louis XIII. En tant que Maréchal de France, il remporte la bataille de Cabuisson* et la bataille de Nîmes* où il défait l'armée protestante. Il sort également victorieux du siège de Trêves au retour duquel il fut reçu chevalier des Ordres du Roy.

 

Ambassadeur ordinaire de 1619 à 1622, extraordinaire à partir de 1624 en Suisse, à Venise et à Rome ou il joua un rôle non négligeable dans l'élection de Grégoire XV, il obtint de Louis XIV en 1648 que la terre de Cœuvres soit érigée pour lui en duché-pairie, sous le nom d'Estrées.

 

Veuf, il épousa en secondes noces, le 18 avril 1634 à Le Mesnil-Saint-Denis, Anne Habert de Montmort, sœur d'Henri Louis Habert de Montmor.

 

En 1636, il est envoyé comme ambassadeur extraordinaire à Rome et y demeure jusqu'à 1641. En 1654 au sacre de Louix XIV, il fait fonction de connétable*.

 

Sa dernière union, du 25 juillet 1663, avec Gabrielle de Longueval fut sans postérité.

 

Il meurt à Paris le 5 mai 1670. Son corps fut apporté à Soissons et enterré dans l'église du couvent des Feuillants*, qu'il avait fait construire afin qu'elle devienne le lieu de sépulture de la famille auprès de sa seconde femme.

 

Son fils Jean II d'Estrées sera lui aussi maréchal de France en 1681, et le fils de celui-ci, Victor Marie d'Estrées, le sera aussi en 1703.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia François-Annibal d'Estrées/ Portail de l’histoire militaire/ Catégories : Maréchal de France nommé sous le règne de Louis XIII

 

Ferdinand de Médicis dit Ferdinand III de Médicis (1663-1713)

Prince de la Maison de Médicis

 

Fils aîné du grand-duc de Toscane* Cosme III et de Marguerite-Louise d'Orléans. Il a une sœur Anne-Marie-Louise qui, à défaut de pouvoir épouser le dauphin de France, sera mariée en 1691 à l'Electeur Jean-Guillaume de Palatinat, beau-frère de l'empereur Léopold 1er et un frère Jean-Gaston marié en 1697 à Anne-Françoise de Saxe-Lauenbourg.

 

La mésentente existant entre ses parents, qui conduit finalement à leur séparation en 1675, l'amène à se rapprocher davantage de sa mère : comme elle, Ferdinand aime les plaisirs mondains, les arts et la musique, il est lui-même musicien, alors que ses rapports avec son père, homme profondément religieux et bigot, sont toujours tendus.

 

En 1689, il épouse Violante-Béatrice de Bavière, sœur de la dauphine de France et fille du Duc-électeur Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette-Adélaïde de Savoie.

 

Libertin notoire, Ferdinand contracte la syphilis durant une visite au carnaval de Venise en 1696. La maladie aurait entraîné sa folie puis sa mort, en 1713, avant d'être monté sur le trône.

 

Ferdinand de Médicis est surtout connu comme patron des arts : dans sa Villa Pratolino* (aujourd'hui Villa Demidoff) il a fait construire un théâtre conçu par Antonio Maria Ferri.

 

Dans la villa de Poggio* a Caiano* il a rassemblé dans une seule chambre appelée  Gabinetto delle opere in piccolo di tutti i più celebri pittori* (Cabinet des petites œuvres de tous les peintres les plus célèbres), une extraordinaire collection de peintures de petites dimensions avec au moins 174 tableaux d'autant de peintres différents, parmi lesquels Albrecht Dürer, Léonard de Vinci, Raphaël, Rubens, etc.

 

C'est Nicolo Cassana, peintre de cour à partir de 1683, qui devient l'agent, le conseiller, le copiste et le restaurateur de tableaux de Ferdinand.

 

Agnolo Gori lui présenta Bartolomeo Bimbi qui exécuta pour lui à partir de 1685, de nombreux tableaux d'animaux, de fleurs et de fruits, représentations d'après nature, d'une extrême précision scientifique. La plupart de ces œuvres se trouvent aujourd'hui dans le musée de la nature morte qui occupe le second et dernier étage de la Villa médicéenne de Poggio a Caiano.

 

Parmi les compositeurs qu'il a introduits à la cour grand-ducale on trouve Alessandro Scarlatti et le jeune Georg Friedrich Haendel.

 

En 1688, de passage à Padoue*, il engage à son service, en qualité de gardien de ses instruments de musique, Bartolomeo Cristofori, l'inventeur du piano-forte*, instrument précurseur du piano.

 

L'estro armonico, recueil de douze concertos pour instruments à cordes d'Antonio Vivaldi (opus 3), sorti des presses d'Estienne Roger en 1711 et qui marque une date capitale dans l'histoire de la musique européenne, lui est dédié.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Ferdinando de' Medici, Gran Principe di Toscana »

 

Lorenzo Onofrio 1er Colonna (1637-1689)

Duc de Paliano

Duc de Tagliacozzo

Vice-roi d'Aragon en 1678

Vice-roi de Naples en 1687

 

De grande culture, il s'est également distingué dans certaines missions d'ambassades auprès de la cour espagnole, de l'État papal et du royaume de France.

 

Fils de Marcantonio V Colonna, duc et prince de Paliano*, et de Donna Isabella Gioeni et Cardona, héritière de la Principauté de Castiglione* et d'autres fiefs du royaume de Sicile.

 

En 1659, il succéda à son père au poste de grand contestataire* du royaume de Naples.

 

Il a épousé à Paris, le 15 avril 1661, Maria Mancini, fille de Lorenzo Mancini.

 

il obtint le collier de l'ordre de la toison d'or* du roi Charles II d'Espagne en 1671 et, s'étant installé à la cour de Madrid, il fut nommé l'année suivante vice-roi d'Aragon.

 

En 1680, le roi Charles II d'Espagne lui donna le droit transmissible de présenter chaque année la Chine aux pontifes au nom du royaume de Naples.

 

À la mort de Gaspar Méndez de Haro, marquis d'El Carpio* en 1687, il occupa les rênes du royaume jusqu'à l'arrivée du comte de Santo Stefano Francisco IV de Benavides et Dávila, nommé vice-roi pour remplacer le défunt.

 

Dans les derniers moments de sa vie, il s’est consacré à la piété afin de corriger les défauts d’une vie dissipée. Il mourut à Rome le 15 avril 1689.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé Lorenzo Onofrio I Colonna Traduit par mes soins

 

 

 

Voir la période suivante