17ème siècle

 

Georges de Hesse-Darmstadt: Feldmarschall de l'armée autrichienne-Vice-roi de Catalogne-Gouverneur de Gibraltar - Louis-Joseph de Vendôme dit le Grand Vendôme: Duc de Vendôme-Duc de Beaufort-Duc d'Étampes-Comte de Penthièvre-Général français - Marguerite-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne:Impératrice consort du Saint Empire-Reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie-Archiduchesse consort d'Autriche - Pierre Coton: Jésuite français - Pierre Biard: Prêtre jésuite français - Élisabeth Stuart: Électrice consort palatine-Reine consort de Bohême - Paul Fleming : Poète allemand - Samuel Scheidt : Musicien-organiste et maître de chapelle allemand - Guillaume-Gabriel Nivers : Organiste et compositeur français - Anne de Melun dite Mlle de Melun - Charles Montagu : 1er comte d'Halifax-Poète et homme d'État anglais - Samuel de Champlain : Navigateur-Cartographe-Explorateur et géographe - Johannes van Heeck : Naturaliste et médecin néerlandais - Jacques-Henri de Durfort : Duc de Duras-Maréchal de France - Louis François de Boufflers : Duc de Boufflers-Maréchal de France en 1693-Pair de France en 1708 - François-Henri de Montmorency-Luxembourg ou François-Henri de Montmorency-Bouteville dit le maréchal de Luxembourg : Duc de Piney-Luxembourg-Comte de Bouteville et de Luxe-Pair de France  en 1661-Maréchal de France en 1675 - Claude-Louis-Hector de Villars : Aristocrate et militaire français - Jean-Ernest 1er : Duc de Saxe-Weimar de 1605 à 1620 - Éléonore de Bourbon-Condé : Princesse d'Orange - Claire-Clémence de Maillé : Princesse de Condé - Jan Kazimierz Waza dit Jean II Casimir Vasa : Roi de Pologne de 1648 à 1668-Grand-duc de Lituanie - Françoise Charlotte de Montalais : Comtesse de Marans-Dame de Vernée - Nicole-Anne-Constance de Montalais dite Aure de Montalais : dame Chambellay - Marie de Lorraine ou de Guise : Duchesse de Guise, de Joyeuse-Princesse de Joinville de 1675 à 1688 - Pedro Téllez-Girón : 3ème duc d'Osuna-Homme politique espagnol-2ème Marquis de Peñafiel-7ème comte de Ureña-Vice-roi de Sicile de 1611 à 1616-Vice-roi de Naples de 1616-1620 -Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en 1608 - Joseph 1er de Habsbourg : Roi de Hongrie en 1687, puis roi de Germanie-Empereur du Saint Empire-Roi de Bohême-Archiduc d'Autriche en 1705 - Marc Antonio Ziani : Organiste et compositeur italien - Isabelle Claire Eugénie de Habsbourg dite Isabelle d'Espagne : Archiduchesse d'Autriche-Infante d'Espagne-Duchesse de Bourgogne et souveraine des Pays-Bas catholiques de 1598 à 1621 - Franciscus Gomarus ou Francisco Gomaro : Théologien néerlandais calviniste - René van Oldenbarnevelt - Guillaume Olden-Barnevelt dit Guillaume van Oldenbarnevelt : Militaire néerlandais - Frédéric V de Wittelsbach-Simmern dit Frédéric V du Palatinat : Prince électeur-Comte palatin du Rhin de 1610 à 1620-Roi de Bohême en 1619 - Joachim Andreas von Schlick - Matthias Hoë von Hoënegg : Théologien luthérien allemand - Johan Banér ou Jean Gustavson Baner dit Banier : Commandant en chef suédois à l'époque de la guerre de Trente Ans - Lennart Torstenson ou Lennart Torstensson : Homme de guerre suédois - Jean-Georges II de Saxe : Comte palatin de Saxe--Margrave de Misnie de 1656 à sa mort - Auguste de Saxe-Weissenfels  : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Christian Ier de Saxe-Mersebourg : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Maurice de Saxe-Zeitz : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Frédéric-Henri de Nassau : Prince d'Orange-Capitaine et amiral général des Provinces-Unies-Comte de Nassau-Stathouder de Zélande, de Gueldre, d'Utrecht, d'Overrijssel de 1625 à 1647-Stathouder de Drenthe de 1640 à 1647 - Herman Hugo : Prêtre jésuite des Pays-Bas méridionaux-Poète-écrivain latin-Aumônier militaire des troupes impériales espagnoles - Georges II de Hesse Darmstadt : Landgrave de Hesse Darmstadt de 1626 à sa mort - Pierre-Antoine Motteux : Dramaturge et traducteur normand - Thomas Clayton : Compositeur et violoniste anglais - Arcangelo Corelli : Violoniste et compositeur italien -Frédéric III de Danemark : Roi de Danemark-Norvège du 28 février 1648 à sa mort - Corfitz Ulfeldt : Ministre danois - Christine de Suède : Reine de Suède de 1632 à 1654 - Frédéric-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel dit Frédéric-Ulrich : Duc de Brunswick-Lunebourg de 1613 à sa mort - Louis V de Hesse-Darmstadt dit le Fidèle : Landgrave de Hesse-Darmstadt de 1596 à sa mort - Silvio Stampiglia : Poète et librettiste italien - Philippe II Colonna - Benedetto Pamphilj : Cardinal italien - Johann Pachelbel : Compositeur et organiste allemand de la période baroque - Johann Rist : Poète et prédicateur allemand - Paul Siefert : Organiste et compositeur allemand - Giovanni Paolo Colonna : Compositeur- enseignant-organiste et facteur d'orgue italien - Thomas Plume : Ecclésiastique anglais et philanthrope - Antonin Nompar de Caumont : Premier duc de Lauzun en 1692-Marquis de Puyguilhem-comte de Saint-Fargeau-Capitaine des Gardes du corps du Roi et colonel général - Louis de Bourbon : Comte de Vermandois-Prince français légitimé en 1669-Amiral de France de 1669 à sa mort - Fakhr al-Dïn dit  Fakhreddine II : Émir et prince des Druzes - Margaretha van Mechelen ou Margaret de Malines : Femme noble du sud des Pays-Bas - Philippe-Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Fondateur et premier duc de la lignée Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg - Dorothée Marie de Saxe-Weimar : Duchesse de Saxe-Weimar-Duchesse de Saxe-Zeitz - Sophie-Élisabeth de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Membre de la Maison d'Oldenbourg-Duchesse de Saxe-Zeitz - Philippe de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg : Duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg de 1622 à 1663 - Philippe de Vendôme dit le Prieur de Vendôme : Duc de Vendôme de 1712 à 1727-Grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem-Général français - Philippe-Charles d'Arenberg : 3ème comte et 2ème prince d'Arenberg et du Saint Empire-6ème duc d'Aerschot-Diplomate des Pays-Bas espagnols - Louis Nicolas Le Tonnelier de Breteuil : Baron de Preuilly en Touraine et de Breteuil-Officier de la maison du Roi sous Louis XIV-Introducteur des ambassadeurs - João Rodrigues, dit Giram : Missionnaire jésuite au Japon - Charles-François de Vintimille du Luc ou Charles François de Vintimille : Marquis des Arcs, de La Marthe, de Vins, de Savigny-Comte du Luc-Militaire et diplomate français des 17 et 18ème siècles - Camille d'Hostun ou Camille d'Hostun de La Baume : Duc d'Hostun-Comte de Tallard-Baron d'Arlan-Seigneur de la Terre d'Eymeu et seigneur du duché de Lesdiguières-Maréchal de France - Charles-Auguste de La Fare : Marquis de La Fare-Comte de Laugères-Baron de Balazuc-Poète et mémorialiste français - Geoffroy de La Marthonie : Prélat français du 16ème siècle et du début du 17ème siècle-Évêque d'Amiens - Gian-Ambrogio Marini ou Jean-Ambroise Marini : Écrivain italien-Ecclésiastique - Jean-François Lalouette : Compositeur français de l'ère baroque - Madeleine de Brandenbourg Anders Bille : Officier Danois - Christoffer Gabel : Homme d'État danois - Bernard 1er de Saxe-Meiningen : Premier duc de Saxe-Meiningen - Anne-Éléonore de Hesse-Darmstad (1601-1659) : Duchesse et régente du duché de Brunswick-Lunebourg - Alessandro Scarlatti : Compositeur de musique baroque et l'un des premiers grands musiciens classiques - Erhard Weigel : Mathématicien, astronome et philosophe allemand - Élisabeth-Charlotte de Bavière dite princesse Élisabeth-Charlotte du Palatinat : Comtesse de Simmern - Georges Muffat dit Georg Muffat : Compositeur allemand d'origine savoyarde - Gaspard Dughet ou Gaspard Poussin ou Le Guaspre : Peintre français de l'époque baroque actif à Rome - Sophie-Amélie de Brunswick-Lunebourg dite Sophie-Amélie de Brunswick-Calenberg : Reine consort de Danemark-Norvège comme épouse du roi Frédéric III de Danemark - Pieter van Bloemen dit Standaart ou Stendardo : Peintre flamand - Friedrich Leibnütz : Juriste et professeur de philosophie morale à l'université de Leipzig - Frans Snyders ou Snijders : Peintre baroque flamand - Nicasius Bernaerts : Peintre flamand - Johann Christian von Boyneburg dit Jean Chrétien Baron de Boyneburg : Conseiller de l'électeur de Mayence-Grand-Maréchal - Jacob Bach : Organiste et cantor allemand - Henry Oldenburg ou Oldenbourg : Diplomate-Homme de science d'origine allemande-Premier secrétaire de la Royal Society - Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld dite Agnès Arnauld : Abbesse de Port-Royal - Axel Gustafsson Oxenstierna dit  Axel Oxenstierna : Grand chancelier de Suède du 6 janvier 1612 à sa mort - Katarina Karlsdotter Vasa dite Catherine Vasa : Princesse de Suède Finlande de la dynastie Vasa -

 

John Matthiae Gothus Oljeqvist dit Johannes Matthiae Gothus (1592-1670)

Professeur à l'Université d'Uppsala

Recteur du Collegium illustrious à Stockholm de 1626 à 1629

Évêque de Strängnäs de 1643 à 1664

 

Fils du vicaire Matthias Petri Upplänning et d'Anna Danielsdotter Grubbe, fille de Daniel Grubbe, maire de Norrköping*. Les ancêtres de Matthias Petri Upplänning faisaient partie de l'ancienne noblesse d'Uppland*.

 

Gothus est devenu aumônier de la cour, enseignant et mentor de la princesse héritière Christine, nomination qui lui avait été confiée par le père de la reine Christine, le roi Gustave Adolphe. Certains de ses contemporains pensaient qu'il était le plus grand défenseur de l'œcuménisme en Suède. Il avait voyagé en Angleterre et la Hollande avait été influencé par Comenius et avait une vision générale de l'humanisme chrétien. Gothus voulait travailler pour une réconciliation entre les églises en guerre.

 

Johannes Matthiae a reçu des cadeaux et de grands fiefs de Christine, reine de Suède et de la reine mère. Il possédait plus de 33 grands domaines et fermes et un certain nombre de petites propriétés dans différentes régions de la Suède. Les fermes faisaient partie du paiement de la couronne. John Matthiae Gothus est l'auteur de nombreuses publications qui se sont répandues en Europe.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Johannes Matthiae Gothus/ Traduit par mes soins

 

Henri Arnauld (1597-1692)

Évêque janséniste

 

Né à Paris le 30 octobre, Henri Arnauld est le second fils d’Antoine Arnauld l'avocat et de Catherine Marion. Il est le frère de Robert Arnauld d'Andilly, du Grand Arnauld et des mères Agnès et Angélique, abbesses de Port-Royal*. Il est enfin l’oncle de Simon Arnauld de Pomponne, ministre de Louis XIV.

 

Henri Arnauld fait des études de droit et reçoit en parallèle la tonsure en 1615. Il exerce un temps le métier d’avocat, à la suite de son père. Après la mort de celui-ci, il refuse d'être pensionné par les protecteurs de son père et se tourne vers une carrière ecclésiastique. Il prend le nom de M. De Trie ou Trye, du nom d'un fief hérité de sa mère, près de Montmorency*.

 

En 1621, il part à Rome comme secrétaire du cardinal Bentivoglio, ancien nonce apostolique* en France. Il refuse la charge d’auditeur de rote*, prestigieuse mais contraignante. Il y rencontre l'ambassadeur de France à Rome, Noël Brûlart de Sillery, qui lui pourvoit l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers* en 1622.

 

Il en prend possession en 1624, et devient la même année aumônier ordinaire du roi et prend les ordres mineurs et majeurs à Rome. Il rentre en France en 1625 et partage sa vie entre Paris et Pomponne,* domaine de son frère Robert Arnauld d'Andilly.

 

Grâce à la protection de son cousin Manassès de Feuquières, il reçoit l’archidiaconé* de Vittel* avant d’être élu évêque de Toul en 1637. L’élection est acceptée par le roi Louis XIII mais le pape Urbain VIII refuse de lui envoyer sa bulle de provision. Il fréquente alors les salons, notamment celui de Madame de Rambouillet, écrit des vers et correspond notamment avec Jean Chapelain, Balzac ou Valentin Conrart.

 

D’après les Mémoires de son frère, il refuse l’évêché de Périgueux* et la charge de visiteur général en Catalogne et se tourne encore une fois vers l’Italie. Le cardinal Mazarin le charge d’une mission diplomatique en 1645 après l’avoir nommé conseiller d’État.

 

Il doit réconcilier le pape Innocent X avec la famille Barberini afin de s’opposer au parti espagnol à Rome. Henri Arnauld demeure en Italie de 1645 à 1648, en compagnie de son neveu Antoine, effectuant également de courtes missions à Parme* ou à Florence*.

 

Peu de temps après être rentré en France, il est nommé évêque d'Angers par le roi le 30 janvier 1649. Sacré dans l’église de l’abbaye de Port-Royal de Paris, il gagne définitivement Angers à la fin de l’année 1650, décidant de strictement résider dans son diocèse. Avec Nicolas Pavillon, il constitue le modèle de l’évêque janséniste. Il s’entoure de personnes capables et intelligentes et entreprend de visiter régulièrement son diocèse et surveille le clergé séculier.

 

En janvier 1652, alors qu'il était parti porter ses condoléances à un ami, la fronde angevine* éclate. Il est arrêté aux Ponts-de-Cé* alors qu'il regagne Angers. Réfugié à Brissac* puis à Saumur*, il exhorte la régente Anne d'Autriche à l'indulgence et réussit à diminuer les représailles que les troupes royales devaient faire subir à Angers, sans pouvoir empêcher les exils des conjurés.

 

Son jansénisme amène cependant des situations de conflits avec le pouvoir royal. En particulier, il fait partie des quatre évêques qui refusent de signer le Formulaire, avec Nicolas Pavillon, François-Étienne de Caulet et Nicolas Choart de Buzenval.

 

Après la Paix de l'Église, Henri Arnauld se voue entièrement à son diocèse : il rédige un catéchisme avec les évêques de Luçon* et de La Rochelle*, tente de convertir les protestants d’Anjou*, poursuit ses visites pastorales. Il est ainsi en odeur de sainteté dans son diocèse et dans les cercles jansénistes.

 

Il meurt le 8 juin 1692. Le corps est exposé pendant 6 jours pour permettre aux angevins de se recueillir. Il est enterré dans le bras gauche du transept de la cathédrale d'Angers, sous une dalle en marbre

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Henri Arnauld/ Portail d’Angers/ Portail de l’Anjou et de Maine-et-Loire/ Catégories : Personnalité du jansénisme/ Évêque d'Angers/ Famille Arnauld

 

Claude-Emmanuel Luillier dit Chapelle (1626/1627-1686)

Homme de lettres français

 

Né dans le faubourg parisien de La Chapelle-Saint-Denis, il est resté dans l'histoire littéraire pour avoir été l'ami intime de trois auteurs majeurs de l'époque : Cyrano de Bergerac, D'Assoucy et Molière, et pour avoir écrit, avec François Le Coigneux de Bachaumont, un Voyage en prose et en vers qui a été le modèle de maints autres récits de même forme.

 

Proche également de François Bernier, La Fontaine, Racine, Boileau et Chaulieu, la légèreté de son esprit et son enjouement lui valurent, vers la fin de sa vie, de fréquenter les salons parisiens et d'être apprécié de plusieurs grands seigneurs de la cour de Louis XIV.

 

Fils adultérin de François Luillier, trésorier de France*, puis maître des comptes et conseiller au Parlement de Metz*, et de Marie Chanut, sœur du diplomate Pierre Chanut, qui vivait séparée de son mari Hector Musnier, receveur général des finances* en la généralité d'Auvergne*.

 

Le lieu de cette naissance est en revanche bien établi, puisque c'est de lui qu'il tient son surnom de Chapelle. Son père possédait en effet une maison dans le village de La Chapelle entre Paris et Saint-Denis, rattaché à la capitale en 1860. Il y hébergea notamment son ami le philosophe Pierre Gassendi, lors de son premier séjour parisien, en 1624.

 

On ignore où et par qui il fut élevé. Rien n'interdit de penser que ce fut par sa mère, qui demeura à Paris jusqu'à sa mort en janvier 1652.

 

Le 4 janvier 1642, il est légitimé par lettres royales. Six mois après l'avoir fait légitimer, Luillier fait don à son fils de 4100 livres de rente viagère.

 

C'est au cours de l'année 1646, s’il faut en croire l'un de ses premiers éditeurs, repris par la plupart des historiens, que les deux tantes paternelles de Chapelle l'auraient fait enfermer à la Maison Saint-Lazare, tenue par les prêtres de la Congrégation de la Mission* et qui servait de maison de correction, voire de prison, pour les fils de famille.

 

Le nom de Chapelle apparaît imprimé pour la première fois en mars 1646, quand il signe De La Chappelle un sonnet liminaire pour La Science des Sages du vieil alchimiste et romancier François du Soucy de Gerzan. Son nom côtoie alors ceux de François Cassandre et du jeune François de la Mothe Le Vayer, fils du philosophe.

 

Au mois d'octobre suivant, il donnera à nouveau une pièce liminaire pour Le Triomphe des dames du même auteur. Deux ans plus tard, en juillet 1648, il en donne deux autres pour Le Jugement de Pâris en vers burlesques, de D'Assoucy.

 

Il donnera encore de semblables pièces à D'Assoucy en avril 1653 pour son Ravissement de Proserpine, et en juillet de la même année, pour les Poésies et lettres de M. D'Assoucy contenant diverses pièces héroïques, satiriques et burlesques.

 

Dans l'historiette qu'il consacre à François Luillier, Tallemant des Réaux, qui était son locataire et le connaissait donc bien, écrit: Il fit son bâtard médecin, parce, disait-il, qu'en cette vacation-là on peut gagner sa vie partout. La notice de Donneau de Visé en apporte confirmation. Une lettre latine que Chapelle adresse de Montpellier, le 1er janvier 1649, à son maître Gassendi, qui se trouve alors à Digne, donne à penser que c'est au cours de cette année que le jeune homme recevra son bonnet de docteur, à la même faculté de médecine où, le 26 août 1652, son ami François Bernier obtiendra le sien.

 

Il est toujours dans le midi au début de l'année suivante. Le 13 janvier 1650, en effet, il débarque à Toulon en provenance de Port-de-Bouc*. Pendant plusieurs mois il est hébergé par Gassendi, qui, le 25 mars, demande à François Luillier 800 livres pour subvenir aux dépenses du jeune homme. Le 5 février, en compagnie de Bernier, qui revient d'un long voyage en Pologne, il assiste leur maître, monté sur le Mont Caume* pour y renouveler l’expérience de Pascal sur la pression atmosphérique.

 

Au début de l'été 1650, muni d'une lettre de recommandation de Jacques Dupuy à son frère Pierre, il part pour Rome, où il retrouve son ami D'Assoucy.

 

Il quitte la ville dans les premiers jours d'avril 1651 pour gagner Lucques*, où son père, malade, est venu prendre les eaux. Le 21 janvier 1652, François Luillier meurt à Pise* dans le même temps où Marie Chanut, mère de Chapelle, meurt à Paris. Il est probable que son fils assiste à ses obsèques en compagnie de Bernier, envoyé là par Gassendi. Après quoi il regagne Paris, en passant par Digne, Grenoble, Genève et Dijon.

 

Au plus chaud de l'été 1656, Chapelle part avec François Le Coigneux de Bachaumont prendre les eaux à Encausse*.

 

La relation de ce voyage circule en manuscrit jusqu'à ce qu'en 1661 le libraire Estienne Loyson la publie, sous le titre Voyage de Messieurs de la Chapelle & Balchaumont, en tête d'un recueil de Nouvelles poésies et prose galantes, contenant plusieurs élégies*, stances*, sonnets*, rondeaux*, épigrammes*, bouts-rimez* et madrigaux*.

 

Elle sera rééditée de très nombreuses fois au cours des années et des siècles suivants.

 

Au printemps 1668, François Bernier, qui depuis une quinzaine d'années vit loin de France, lui adresse une longue lettre, lettre qui sera publiée trois ans plus tard dans la Suite des mémoires du sieur Bernier, sur l'Empire du Grand Mogol

 

Il fréquenta le salon de Marguerite de la Sablière, rue Neuve des Petits Champs* et le château d'Anet*, propriété des Vendôme*, et il est apprécié par de grands seigneurs tels que le Grand Condé, le duc de Saint-Aignan, Louis-Joseph et Philippe de Vendôme, Philippe Mancini, duc de Nevers*, et sa sœur Marie Anne, duchesse de Bouillon*.

 

Il meurt en septembre 1686 dans des conditions dont on ignore tout.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jean-Luc Hennig, Dassoucy & les garçons, Paris, Fayard, 2011.

 

 

 

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