17ème siècle

 

Georges de Hesse-Darmstadt: Feldmarschall de l'armée autrichienne-Vice-roi de Catalogne-Gouverneur de Gibraltar - Louis-Joseph de Vendôme dit le Grand Vendôme: Duc de Vendôme-Duc de Beaufort-Duc d'Étampes-Comte de Penthièvre-Général français - Marguerite-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne:Impératrice consort du Saint Empire-Reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie-Archiduchesse consort d'Autriche - Pierre Coton: Jésuite français - Pierre Biard: Prêtre jésuite français - Élisabeth Stuart: Électrice consort palatine-Reine consort de Bohême - Paul Fleming : Poète allemand - Samuel Scheidt : Musicien-organiste et maître de chapelle allemand - Guillaume-Gabriel Nivers : Organiste et compositeur français - Anne de Melun dite Mlle de Melun - Charles Montagu : 1er comte d'Halifax-Poète et homme d'État anglais - Samuel de Champlain : Navigateur-Cartographe-Explorateur et géographe - Johannes van Heeck : Naturaliste et médecin néerlandais - Jacques-Henri de Durfort : Duc de Duras-Maréchal de France - Louis François de Boufflers : Duc de Boufflers-Maréchal de France en 1693-Pair de France en 1708 - François-Henri de Montmorency-Luxembourg ou François-Henri de Montmorency-Bouteville dit le maréchal de Luxembourg : Duc de Piney-Luxembourg-Comte de Bouteville et de Luxe-Pair de France  en 1661-Maréchal de France en 1675 - Claude-Louis-Hector de Villars : Aristocrate et militaire français - Jean-Ernest 1er : Duc de Saxe-Weimar de 1605 à 1620 - Éléonore de Bourbon-Condé : Princesse d'Orange - Claire-Clémence de Maillé : Princesse de Condé - Jan Kazimierz Waza dit Jean II Casimir Vasa : Roi de Pologne de 1648 à 1668-Grand-duc de Lituanie - Françoise Charlotte de Montalais : Comtesse de Marans-Dame de Vernée - Nicole-Anne-Constance de Montalais dite Aure de Montalais : dame Chambellay - Marie de Lorraine ou de Guise : Duchesse de Guise, de Joyeuse-Princesse de Joinville de 1675 à 1688 - Pedro Téllez-Girón : 3ème duc d'Osuna-Homme politique espagnol-2ème Marquis de Peñafiel-7ème comte de Ureña-Vice-roi de Sicile de 1611 à 1616-Vice-roi de Naples de 1616-1620 -Chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en 1608 - Joseph 1er de Habsbourg : Roi de Hongrie en 1687, puis roi de Germanie-Empereur du Saint Empire-Roi de Bohême-Archiduc d'Autriche en 1705 - Marc Antonio Ziani : Organiste et compositeur italien - Isabelle Claire Eugénie de Habsbourg dite Isabelle d'Espagne : Archiduchesse d'Autriche-Infante d'Espagne-Duchesse de Bourgogne et souveraine des Pays-Bas catholiques de 1598 à 1621 - Franciscus Gomarus ou Francisco Gomaro : Théologien néerlandais calviniste - René van Oldenbarnevelt - Guillaume Olden-Barnevelt dit Guillaume van Oldenbarnevelt : Militaire néerlandais - Frédéric V de Wittelsbach-Simmern dit Frédéric V du Palatinat : Prince électeur-Comte palatin du Rhin de 1610 à 1620-Roi de Bohême en 1619 - Joachim Andreas von Schlick - Matthias Hoë von Hoënegg : Théologien luthérien allemand - Johan Banér ou Jean Gustavson Baner dit Banier : Commandant en chef suédois à l'époque de la guerre de Trente Ans - Lennart Torstenson ou Lennart Torstensson : Homme de guerre suédois - Jean-Georges II de Saxe : Comte palatin de Saxe--Margrave de Misnie de 1656 à sa mort - Auguste de Saxe-Weissenfels  : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Christian Ier de Saxe-Mersebourg : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Maurice de Saxe-Zeitz : Prince de la branche albertine de la maison de Wettin - Frédéric-Henri de Nassau : Prince d'Orange-Capitaine et amiral général des Provinces-Unies-Comte de Nassau-Stathouder de Zélande, de Gueldre, d'Utrecht, d'Overrijssel de 1625 à 1647-Stathouder de Drenthe de 1640 à 1647 - Herman Hugo : Prêtre jésuite des Pays-Bas méridionaux-Poète-écrivain latin-Aumônier militaire des troupes impériales espagnoles - Georges II de Hesse Darmstadt : Landgrave de Hesse Darmstadt de 1626 à sa mort - Pierre-Antoine Motteux : Dramaturge et traducteur normand - Thomas Clayton : Compositeur et violoniste anglais - Arcangelo Corelli : Violoniste et compositeur italien -Frédéric III de Danemark : Roi de Danemark-Norvège du 28 février 1648 à sa mort - Corfitz Ulfeldt : Ministre danois - Christine de Suède : Reine de Suède de 1632 à 1654 - Frédéric-Ulrich de Brunswick-Wolfenbüttel dit Frédéric-Ulrich : Duc de Brunswick-Lunebourg de 1613 à sa mort - Louis V de Hesse-Darmstadt dit le Fidèle : Landgrave de Hesse-Darmstadt de 1596 à sa mort - Silvio Stampiglia : Poète et librettiste italien - Philippe II Colonna - Benedetto Pamphilj : Cardinal italien - Johann Pachelbel : Compositeur et organiste allemand de la période baroque - Johann Rist : Poète et prédicateur allemand - Paul Siefert : Organiste et compositeur allemand - Giovanni Paolo Colonna : Compositeur- enseignant-organiste et facteur d'orgue italien - Thomas Plume : Ecclésiastique anglais et philanthrope - Antonin Nompar de Caumont : Premier duc de Lauzun en 1692-Marquis de Puyguilhem-comte de Saint-Fargeau-Capitaine des Gardes du corps du Roi et colonel général - Louis de Bourbon : Comte de Vermandois-Prince français légitimé en 1669-Amiral de France de 1669 à sa mort - Fakhr al-Dïn dit  Fakhreddine II : Émir et prince des Druzes - Margaretha van Mechelen ou Margaret de Malines : Femme noble du sud des Pays-Bas - Philippe-Louis de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Fondateur et premier duc de la lignée Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg - Dorothée Marie de Saxe-Weimar : Duchesse de Saxe-Weimar-Duchesse de Saxe-Zeitz - Sophie-Élisabeth de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Wiesenbourg : Membre de la Maison d'Oldenbourg-Duchesse de Saxe-Zeitz - Philippe de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg : Duc de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg de 1622 à 1663 - Philippe de Vendôme dit le Prieur de Vendôme : Duc de Vendôme de 1712 à 1727-Grand prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem-Général français - Philippe-Charles d'Arenberg : 3ème comte et 2ème prince d'Arenberg et du Saint Empire-6ème duc d'Aerschot-Diplomate des Pays-Bas espagnols - Louis Nicolas Le Tonnelier de Breteuil : Baron de Preuilly en Touraine et de Breteuil-Officier de la maison du Roi sous Louis XIV-Introducteur des ambassadeurs - João Rodrigues, dit Giram : Missionnaire jésuite au Japon - Charles-François de Vintimille du Luc ou Charles François de Vintimille : Marquis des Arcs, de La Marthe, de Vins, de Savigny-Comte du Luc-Militaire et diplomate français des 17 et 18ème siècles - Camille d'Hostun ou Camille d'Hostun de La Baume : Duc d'Hostun-Comte de Tallard-Baron d'Arlan-Seigneur de la Terre d'Eymeu et seigneur du duché de Lesdiguières-Maréchal de France - Charles-Auguste de La Fare : Marquis de La Fare-Comte de Laugères-Baron de Balazuc-Poète et mémorialiste français - Geoffroy de La Marthonie : Prélat français du 16ème siècle et du début du 17ème siècle-Évêque d'Amiens - Gian-Ambrogio Marini ou Jean-Ambroise Marini : Écrivain italien-Ecclésiastique - Jean-François Lalouette : Compositeur français de l'ère baroque - Madeleine de Brandenbourg Anders Bille : Officier Danois - Christoffer Gabel : Homme d'État danois - Bernard 1er de Saxe-Meiningen : Premier duc de Saxe-Meiningen - Anne-Éléonore de Hesse-Darmstad (1601-1659) : Duchesse et régente du duché de Brunswick-Lunebourg - Alessandro Scarlatti : Compositeur de musique baroque et l'un des premiers grands musiciens classiques - Erhard Weigel : Mathématicien, astronome et philosophe allemand - Élisabeth-Charlotte de Bavière dite princesse Élisabeth-Charlotte du Palatinat : Comtesse de Simmern - Georges Muffat dit Georg Muffat : Compositeur allemand d'origine savoyarde - Gaspard Dughet ou Gaspard Poussin ou Le Guaspre : Peintre français de l'époque baroque actif à Rome - Sophie-Amélie de Brunswick-Lunebourg dite Sophie-Amélie de Brunswick-Calenberg : Reine consort de Danemark-Norvège comme épouse du roi Frédéric III de Danemark - Pieter van Bloemen dit Standaart ou Stendardo : Peintre flamand - Friedrich Leibnütz : Juriste et professeur de philosophie morale à l'université de Leipzig - Frans Snyders ou Snijders : Peintre baroque flamand - Nicasius Bernaerts : Peintre flamand - Johann Christian von Boyneburg dit Jean Chrétien Baron de Boyneburg : Conseiller de l'électeur de Mayence-Grand-Maréchal - Jacob Bach : Organiste et cantor allemand - Henry Oldenburg ou Oldenbourg : Diplomate-Homme de science d'origine allemande-Premier secrétaire de la Royal Society - Jeanne-Catherine-Agnès Arnauld dite Agnès Arnauld : Abbesse de Port-Royal - Axel Gustafsson Oxenstierna dit  Axel Oxenstierna : Grand chancelier de Suède du 6 janvier 1612 à sa mort - Katarina Karlsdotter Vasa dite Catherine Vasa : Princesse de Suède Finlande de la dynastie Vasa - Madeleine de Scudéry : Femme de lettres française - François Girardon : Sculpteur français - Louise Hollandine de Palatinat-Simmern : Artiste peintre-Abbesse de Maubuisson - John Matthiae Gothus Oljeqvist dit Johannes Matthiae Gothus : Professeur à l'Université d'Uppsala-Recteur du Collegium illustrious à Stockholm de 1626 à 1629-Évêque de Strängnäs de 1643 à 1664 - Henri Arnauld : Évêque janséniste - Domenico Zampieri dit Le Dominiquin : Peintre italien du mouvement baroque - Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin ou Cavalier Bernin : Sculpteur-Architecte et peintre - François-Annibal d'Estrées : Marquis de Cœuvres-Premier duc d'Estrées-Pair de France-Comte de Nanteuil le Haudouin-Premier baron et sénéchal du Boulonnais-Chevalier de l'Ordre du Saint Esprit-Militaire et diplomate français-Maréchal de France en 1626 - Ferdinand de Médicis dit Ferdinand III de Médicis: Prince de la Maison de Médicis - Lorenzo Onofrio 1er Colonna : Duc de Paliano-Duc de Tagliacozzo-Vice-roi d'Aragon en 1678-Vice-roi de Naples en 1687 - Édouard II Farnèse : Prince héritier du Duché de Parme - Antonio Pignatelli dit Innocent XII : 242ème pape de l’Église catholique de 1691 à 1700 - Maria d'Este (1644-1684) : Duchesse de Parme - Gérard Audran ou Girard : Graveur et dessinateur - Miguel de Molinos : Prêtre espagnol - Michał Korybut Wiśniowiecki dit Michel Wiśniowiecki : Roi de Pologne de 1669 à 1673 - Charles (ou Christian) dit Christian-Louis 1er de Mecklembourg-Schwerin : Duc de Mecklembourg-Schwerin de 1658 à 1692 - Paul Gerhardt : Théologien luthérien et poète - Pietro Vito Ottoboni dit Alexandre VIII : 241ème pape de l’Église catholique du 6 octobre 1689 au 1er février 1691 - Henry Godolphin : Prévôt du Collège d'Eton-Doyen de la Cathédrale Saint-Paul de Londres - Michel Chamillart : Homme d'État français-Ministre des finances et de la guerre - Germain Audran : Graveur français - Élisabeth de Bohême : Princesse palatine-Abbesse protestante d'Herford -

 

Guillaume Gibieuf (vers1580-1650)

Oratorien français

 

Après des études à Paris, Gibieuf entre en 1612 dans la société que Bérulle venait de fonder. Il devient rapidement l'associé étroit du fondateur, qu'il remplace pour gouverner la société pendant ses longues absences en Italie et en Angleterre.

 

À la mort de Bérulle, en 1629, Gibieuf se retrouve à la tête de ceux qui veulent conserver l'esprit séculier de l'Oratoire*, contre les partisans d'une congrégation religieuse* (Harlay de Sancy).

 

Après l'élection de Condren comme général de l'Oratoire, une série de conflits principalement pour la direction et la visite des Carmélites entraîne la mise à l'écart de Gibieuf.

 

Sa formation scolastique a évolué, sous l'influence de Bérulle, vers la découverte en 1620 et l'approfondissement de l'augustinisme*. Lié avec Descartes, Gibieuf est un habile théoricien de la grâce et de la liberté, son traité sur La Vie et les grandeurs de Marie en 1637 montre en lui un interprète fidèle de la spiritualité bérullienne.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jean-Robert Armogathe: directeur d'études à l'École pratique des hautes études, sciences religieuses/ Guillaume Gibieuf/ Encyclopædia Universalis

 

Isaac Beeckman (1588-1637)

Mathématicien

Physicien

Médecin et philosophe

 

Né à Middelbourg* dans les Provinces-Unies* (aujourd'hui dans les Pays-Bas). Il décrit en 1614 le rapport entre la longueur et la fréquence de vibration des cordes vibrantes.

 

Il était en relation avec Marin Mersenne, Pierre Gassendi et René Descartes. À travers ce dernier, il a eu de l'influence dans l'histoire des sciences.

 

Originaire de Hees*, Hendrick, le trisaïeul d'Isaac Beeckman, s'installe dans le Brabant*. Son aîné, Gérard devient fabricant de chandelles à Tournout* et son fils, Hendrick, vient au monde en 1520.

 

Réfugié à Londres et converti au protestantisme, Hendrick contracte un second mariage après la mort de sa première femme. Son fils Abraham quitte Londres vers 1585 pour la ville de Middelbourg. Il épouse le 10 janvier 1588 Suzanne van Rhee, elle-même issue d'une lignée de protestants exilés en Angleterre puis à Middelbourg. Abraham et son épouse s'établissent au marché aux bestiaux de cette ville. Isaac y naît, à 10 heures du soir un 10 décembre.

 

Isaac entre à l’école à 7 ans. Il compose des poésies dès l’âge de 11 ans, ainsi qu’une pièce de théâtre de 500 vers, jouée devant un public d’amis et de voisins. À 12 ans, il est pensionnaire d’Adolphe Blesius, recteur de l’école d'Arnemuiden*. En 1602, il suit son maître, nommé recteur à Veere*; il quitte cette école à la mort de Blesius en 1607.

 

De 1607 à 1610, Beeckman étudie la philosophie et la linguistique à Leyde*. Il a aussi pour maître Jan van den Brœcke, professeur spécialisé dans l’étude des sciences, chez qui il fait un stage de 3 mois en 1607 et Henricus Ainsworth, d’Amsterdam*, hébraïste de renom, qu’il rejoint en 1608. Son frère Jacob l’accompagne dans ces études. Il assiste également à quelques leçons de Rodolphe Snellius, qui lui enseigne la nouvelle logique non aristotélicienne.

 

En 1610, alors que Jacob poursuit ses études à l’université de Franeker*, Isaac Beeckman s’installe chez son père. Ce dernier compte que son aîné reprendra son commerce de tuiles et deviendra comme lui un maître couvreur renommé. En 1611, après son apprentissage de chandelier et s'étant fixé à Zierikzee*, Issac prête donc le serment civique nécessaire à l’exercice de ce métier. Mais il n’a pas renoncé à poursuivre ses humanités et il s’embarque en 1612 pour Saumur* (où se trouve l’académie protestante de Philippe Duplessis-Mornay) en passant par Rouen.

 

À Saumur en 1612, il se lie d’amitié avec quelques élèves, De Fos et Antonius Aemilius, puis il revient en Hollande la même année en compagnie de Jacques Schooten et de Jean Bourgois. Il manque se faire assassiner par des brigands lors de son retour, puis visite Amsterdam et revient à Zierikzee vers novembre.

 

L’année suivante, il est autorisé à prêcher par l’église de Schoowen*. En 1614 il revient à Leyde, et en 1615 il visite Anvers* et Bruxelles*. La même année, son ami Schooten épouse sa sœur Janneken. Il commande plusieurs articles de médecine, délaisse son affaire au profit d’un cousin l’année suivante. Il visite alors l’Angleterre et revient en 1617 à Middelbourg, où il épaule Philippe van Lansberge dans ses dernières expériences astronomiques.

 

Il loge alors chez son frère, à Veere, et continue ses études de médecine. Probablement vers cette époque, il rencontre Cateline de Cerf-van Exem, âgée de seize ans, qu’il épousera ; puis il se déplace à Bréda* en mai 1618.

 

En août 1618, il s’embarque pour Caen* en compagnie de son oncle Jan Pieterz van Rhee ; il y est examiné et admis une semaine après son arrivée. Le 6 août 1618, il défend les propositions qu’il a fait imprimer, après quoi on lui remet le bonnet de médecin. En septembre de la même année, il revient en Hollande s’installer à Bréda. Il affirme dans son journal s’y être occupé d’amours. Selon Adrien Baillet, il y rencontre Descartes devant un placard proposant en flamand un défi mathématique. Le philosophe se présente à lui comme « poitevin ».

 

Leur amitié se développe autour de problèmes que pose Beeckman et qui portent sur la gravitation, l’hydrostatique ou la chaînette. Descartes ne lui donne d’ailleurs pas de réponse sur cette courbe, sinon qu’elle est complexe. Ils projettent de composer un traité de mécanique et Beeckman donne à lire à Descartes ses notes, qui en retour lui offre un Compendium musicae*.

 

En 1619, Beeckman revient à Middlebourg et commence sa correspondance avec Descartes. Il voyage à Dordrecht*, et Veere, puis en compagnie de son père, il visite Gorcum*, Rotterdam*, Delft* et Brielle*. Il renonce à exercer la médecine.

 

L'année suivante, il prend des cours de chant sans grand succès, auprès de Avrard Verhaer puis retourne à Middlebourg et se marie, le 20 avril, avec Cateline de Cerf. Il se fixe par la suite à Rotterdam* auprès de son frère Jacob, devenu recteur de l'école érasmienne*. Il enseigne la logique et dirige les disputes des étudiants. Il n'en poursuit pas moins parallèlement son métier de couvreur.

 

Parmi ses élèves, il retrouve en 1623 le fils de Simon Stevin professeur à Leyde et Saumur, qui lui laisse copier quelques manuscrits de son père. Il se lie avec Henri Reneri. En 1625, il devient co-recteur de l'école érasmienne ; il est chargé de procéder à l'unification des programmes des écoles latines.

 

Beeckman compte parmi les hommes les plus cultivés de son époque, en tant que physicien, médecin. Philosophe naturaliste, il propose une mathématisation des connaissances en sciences.

 

La curiosité de Beeckman l’entraîne à être beaucoup plus proche des artisans, techniciens et ingénieurs que ne sont en général les universitaires de cette période. En 1626, il fonde à Rotterdam un Collegium mechanicum* (un groupe d'échange sur des sujets techniques). En 1627, il est nommé recteur de la nouvelle école latine de Dordrecht*. La population de cette ville, la seconde par importance en Hollande, est éblouie par son savoir, et lui prête des vertus extraordinaires. Mais, au courant de ces mêmes années, Beeckman perd la plupart des enfants que lui donne sa femme Cateline, son père, et sa mère et son frère Jacob.

 

En 1628 Descartes écrit les Règles pour la direction de l'esprit et se brouille avec Beeckman, qu'il accuse avec violence et de façon injuste de s'être approprié les inventions du Compendium.

 

Parmi ses rencontres de 1629, figure un des élèves de Simon Stevin, le mathématicien lorrain Albert Girard. Beeckman sollicite son entretien au mois de juillet par l'entremise d'un ami commun, nommé Canaye. Ce dernier, pour lui faire connaître l'ingénieur militaire des Nassau, leur donne à souper au camp de Bois-le-Duc.

 

La même année, son ami André Rivet fait rencontrer Beeckman et le père minime Marin Mersenne. L'été de la même année, il rencontre Pierre Gassendi, partisan comme lui de la physique atomique d'Épicure.

 

Dans les années qui suivent, il réalise quelques observations astronomiques avec Martin van den Hove (Hortensius) et en 1631, après sa brouille avec le philosophe, il retrouve René Descartes, désormais fixé à Leyde. C'est par son intermédiaire que le professeur royal Jan Stampioen pose ses problèmes mathématiques au philosophe de la Haye.

 

En 1634, il donne à Descartes le livre de Galilée condamné l'année précédente par l'Inquisition.

 

En 1634, la peste sévit à Dordrecht. Beeckman songe à se retirer. Lui et sa femme font leur testament le 24 mars 1635. Mersenne lui envoie en 1636 les œuvres de Girard Desargues. Il fait partie des professeurs chargés d'examiner les méthodes de Laurens Real fondées sur la détermination des satellites de Jupiter afin de repérer en mer les longitudes. Beeckman avait vu ses frères mourir de phtisie*. persuadé qu'il finirait de même, il prenait son poids quotidiennement. Myope, atteint depuis 1631 de cataracte, il meurt en effet lui-même de tuberculose, le 19 mai 1637 à 48 ans.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Klaas Van Berkel, Albert Van Helden et L. C. Palm, The history of science in the Netherlands : survey, themes and reference, Brill, 1999, 659 p. (ISBN 9-004-10006-7 et 978-9-004-10006-0)

 

Giovanni Monaldeschi ou Giovanni Rinaldo Monaldeschi della Cervara dit le marquis Monaldeschi (1626-1657)

 

Aristocrate italien, favori de la reine Christine de Suède. Il est mis à mort sur l'ordre de la reine lors de son séjour au château de Fontainebleau.

 

Né à Torre Alfina* près d'Acquapendente*, dans la province de Viterbe*, Giovanni est le fils naturel du marquis Giovanni Rinaldo Monaldeschi della Cervara, premier du nom, et lié à la famille des Monaldeschi*.

 

En 1652, il se rend en Suède, à l'invitation du comte Magnus Gabriel De la Gardie avec lequel il semble apparenté. Le comte est alors le favori de la reine Christine de Suède, mais bientôt, celle-ci le remplace à ses côtés par le jeune Giovanni.

 

Monaldeschi est ensuite employé à plusieurs missions diplomatiques, dont une en Pologne, en tant qu'envoyé du royaume de Suède, ainsi qu'auprès de divers princes italiens et peut-être du pape.

 

La reine abdique, se convertit au catholicisme, et choisit de s'installer finalement à Rome ; elle emmène Monaldeschi, le nomme grand écuyer* et lui confie diverses missions d'ordre diplomatique. Le 8 septembre 1656, la reine est à Paris, s'entretient avec le cardinal Mazarin. En octobre 1657, elle est de nouveau en France, et le cardinal lui permet de s'installer au  château de Fontainebleau où elle arrive le 10.

 

Depuis la fin 1656, Monaldeschi entretenait une relation amoureuse avec une française restée à ce jour mystérieuse, mais avec laquelle le marquis décide finalement de rompre. Pour se venger, la dame fait parvenir les lettres du marquis à la reine. Celle-ci a de fait noué une nouvelle relation amoureuse en la personne du capitaine de sa garde personnelle, Ludovico Santinelli, comte de Pesaro*, danseur, acrobate et frère de l'alchimiste Francesco Maria Santinelli, marquis de San Sebastiano*. Se sentant en défaveur au milieu d'intrigues, Monaldeschi se retrouve dans une position très fragile.

 

En effet, tout porte à croire que Monaldeschi, souhaitant regagner les faveurs de la reine, tente de salir la réputation de son rival Ludovico Santinelli en faisant croire que celui-ci écrit des lettres diffamantes sur la souveraine. Ludovico parvient à prouver sa bonne foi et la reine, qui possède par ailleurs les fausses lettres de Monaldeschi, décide de faire exécuter celui-ci.

 

Le 10 novembre 1657, entourée de trois de ses gardes, la reine confronte Monaldeschi dans la Galerie des Cerfs du château de Fontainebleau. Elle ne lui laisse aucun choix, lui dit de se préparer à mourir et de confesser ses crimes. L'un des aumôniers de la reine, le père Le Bel, convoqué, tente de raisonner la reine, échoue, puis vient confesser Monaldeschi qui finit par avouer ses fautes ; Le Bel assiste alors à la mise à mort du marquis.

 

C'est par le témoignage de ce prêtre que l'on connaît le déroulement exact des faits. Le marquis reçoit plusieurs coups d'épées et meurt vers trois heures de l'après-midi. Deux heures plus tard, Le Bel le fait enterrer dans l'église Saint-Pierre d'Avon*, où une plaque commémorative a depuis été apposée; il existe également au sol une pierre tombale marquée à son nom.

 

Cette affaire embarrasse le jeune Louis XIV et Mazarin, mais la cour ménage l'ex-reine de Suède. Un conseil de Mazarin persuade la reine de renvoyer Santinelli, et de donner une version arrangée des faits : on fait passer Monaldeschi pour un traître à la solde de l'Espagne et son exécution pour un service rendu à la reine par ses gens. Le 24 février 1658, elle est reçue froidement à la cour.

 

Toutefois la cour de France est soulagée de son départ pour l'Italie, sans doute négocié par le biais de l'ambassadeur Pierre Chanut. Le 15 mai 1658 elle est de nouveau à Rome, mais elle a perdu de sa popularité, et le pape refuse de la recevoir.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Giovanni Monaldeschi/ Portail de la Suède/ Portail du 17ème siècle  Catégories : Marquis italien/ Diplomate italien

 

Giovanni Ciampini ou Giovanni Giustino Ciampini (1633-1698)

Archéologue ecclésiastique

 

Diplômé en droit de l'Université de Rome, il se consacra bientôt à des activités archéologiques qu'un mandat important de Magister brevium gratiæ* dans la chancellerie apostolique lui permit de poursuivre.

 

Il s'est consacré à la collection de livres, de pièces de monnaie et de statues et à la création de cercles scientifiques pour le développement de l'apprentissage des antiquaires. Il fonda donc en 1671 une société d'histoire ecclésiastique et, en 1679, une académie des sciences, cette dernière sous le patronage de son amie, la reine Christine de Suède.

 

Il a poursuivi l'école de recherche archéologique commencée par Onofrio Panvinio et Antonio Bosio, et à plus petite échelle par Fabretti, Boldetti et Bottari, puis par Padre Alarchi et Giovanni Battista de Rossi. Outre quelques études archéologiques mineures en 1693, il a laissé deux œuvres illustrées.

 

Ses œuvres ont été éditées à Rome en 1747 en trois volumes par Carlo Giannini.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Giovanni Ciampini/ Traduit par mes soins

 

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