16ème

 

Francisco Serrão ou Francisco Serrano: Explorateur portugais - Frédéric II de Mantoue ou Frédéric II Gonzague: Noble italien - François III Gonzague dit François III de Mantoue: 2ème duc de Mantoue-Marquis de Montferrat - Catherine d'Autriche: Princesse de la dynastie des Habsbourg-Archiduchesse d'Autriche-Reine consort de Pologne - Éléonore d'Autriche (1534-1594): Archiduchesse d'Autriche-Princesse de Hongrie et de Bohème - Alphonse II d'Este: Cinquième duc de Ferrare, Modène et Reggio - Margherita Gonzaga d'Este dite Marguerite de Ferrare-Duchesse de Ferrare de 1564 à 1618 - Vincent 1er de Mantoue ou Vincent 1er de Gonzague : Duc de Mantoue et de Montferrat - Thomas Erastus : Médecin et théologien suisse - Joseph Juste de Lescale de Vérone dit Joseph Juste Scaliger - William Barclay ou Guillaume Barclay : Juriste écossais - Andreas Eudaemon-Joannes : Prêtre jésuite grec-Philosophe-Théologien et écrivain - John Norreys ou John Norris : Général anglais - Claude de Lorraine ou Claude de Guise : Duc d'Aumale en 1547-Comte puis duc de Guise-Militaire français - Claude II d'Aumale ou Claude II de Lorraine : Marquis de Mayenne et duc d’Aumale de 1550 à 1573 - Fernando de Ávalos dit Ferdinand-François d’Avalos : Marquis de Pescara - Khizir Khayr ad-Dîn dit Barberousse : Grand marin de l'Empire ottoman-Beylerbey (gouverneur-général) de la régence d'Alger-Kapudan pacha (grand amiral) - François de Bourbon ou François de Bourbon-Vendôme : Comte d'Enghien-Général des galères de France en 1543 - Jean d'Annebault : Baron de Retz-Seigneur de Machecoul, d'Annebault et de La Hunaudaye - Abu Marwan Abd al-Malik : Cinquième sultan de la dynastie saadienne de 1576 à sa mort - Bertrand d’Argentré : Juriste et historien breton - René Ier de Rohan : 18ème vicomte de Rohan-Vicomte puis prince de Léon-Marquis de Blain-Comte de Porhoët - Jacques de Savoie : Comte de Genève et duc de Nemours de 1533 à 1585 - Jean III de Portugal dit le pieux : Roi du Portugal - Ahmed al-Mansour ou Abou Abbas Ahmad al-Mansour dit Ad-Dhahbî : Sixième sultan de la dynastie saadienne au Maroc de 1578 à sa mort - Muhammad al-Mutawwakil al-Maslûkh dit Al-Maslûkh ou l'écorché : 4ème sultan de la dynastie saadienne de 1574 à 1576 - Henri 1er dit Le cardinal Henri : Roi de Portugal de 1578 à sa mort - Jeanne d'Autriche ou Jeanne de Habsbourg : Princesse espagnole - Jean de Portugal ou Jean-Manuel : Prince de Portugal - André de Rivaudeau : Poète et dramaturge français - Catherine de Parthenay : Poétesse-Dramaturge et mécène - Henri 1er de Rohan - Isabeau d'Albret de Navarre - Nicolas de Mercœur dit Nicolas de Lorraine : Évêque de Metz de 1543 à 1548 et de Verdun de 1544 à 1547-Comte de Vaudémont 1548 à 1577-Seigneur de Mercœur de 1563 à 1569-Duc de Mercœur de 1569 à 1577 - Jacqueline de Longwy : Comtesse de Bar-sur-Seine-Duchesse de Montpensier-Dauphine d'Auvergne - Antoine de Bourbon : Prince du sang de la maison de Bourbon-Roi consort de Navarre par son mariage avec Jeanne d'Albret - Eustache du Bellay : Évêque de Paris - Gabriel de Lorges dit Gabriel 1er de Montgommery : Comte de Montgomery-Seigneur de Ducey-Seigneur de Lorges - François de France ou François d'Alençon : Duc d'Alençon-Duc d'Anjou, de Touraine-Duc de Brabant et Château-Thierry - Jean V de Parthenay-L'Archevêque ou Larchevêque : Sieur de Soubise-Seigneur des Herbiers et de Mouchamps - Charles de Quellenec dit Charles II de Quellenec : Baron du Pons ou de Pont et de Rostrenen-Noble protestant français - Nicolas Rapin : Militaire et poète français - François Le Felle de Guébriant : Seigneur de Guébriant - Louis de Lorraine dit Louis II de Lorraine ou le cardinal de Guise puis de Lorraine : Archevêque-duc de Reims de 1574 à 1588 - Frédéric II du Palatinat dit Frédéric II le Sage : Comte Palatin du Rhin-Électeur palatin de 1544 à 1556 - James Law : Prélat écossais-Évêque des Orcades de 1605 à 1615-Archevêque de Glascow de 1615 à 1632 - Nicolas de Laval-Montfort dit Guy XVI de Laval : Comte de Laval-Baron de Vitré-Vicomte de Rennes-Baron de La Roche-Bernard-Baron d'Acquigny et de Crevecœur-Seigneur de Montfort et de Gaël-Baron de Quintin et du Perrier - Louis III de Bourbon-Vendôme dit Louis III de Montpensier : Duc de Montpensier-Prince de sang français - Philippe-Emmanuel de Lorraine : Duc de Mercœur et de Penthièvre-Marquis de Nomeny-Baron d'Ancenis-Gouverneur de Bretagne - Charles II d'Autriche ou Karl II Franz : Archiduc d'Autriche intérieure - Antoine Arnauld :  Avocat français - Angélique d'Estrées - Gabrielle d'Estrées - Guillaume de Brunswick Lunebourg dit le Jeune : Duc de Brunswick Lunebourg-Prince de Lunebourg de 1559 à sa mort - Germaine de Foix : Reine consort d'Aragon, de Majorque, de Valence, de Sicile et de Naples-Comtesse consort de Barcelone de 1505 à 1516 - Dorothée de Danemark - Guillaume de La Teyssonnière : Militaire et poète dombiste - Antoine François Paladin : Luthiste - Philippe 1er de Hesse dit le Magnanime : Landgrave de Hesse de 1518 à sa mort - Álvaro Manrique de Zúñiga : Premier marquis de Villamanrique-Vice-roi de Nouvelle-Espagne - Gaspar Yanga - William Adams : Navigateur anglais - Matteo Ricci : Prêtre jésuite italien et missionnaire en Chine - Philibert Hamelin : Prédicateur protestant - Octave Farnèse ou Ottavio Farnese : Second duc de Parme et de Plaisance-Second duc de Castro Jean du Barry : Seigneur de la Renaudie - Charles du Puy-Montbrun : Gentilhomme du Dauphiné-Capitaine huguenot des guerres de religion-Chef des protestants du Dauphiné avant le duc de Lesdiguières - Bertrand-Rambaud de Simiane : Baron de Gordes et de Caseneuve - Gaucher II dit Scévole de Sainte-Marthe : Poète français - Lancelot Voisin de La Popelinière : Sieur de La Popelinière-Homme de guerre, historien et écrivain - Guy du Faur de Pibrac : Seigneur de Pibrac-Poète, magistrat et diplomate français - Jacques Auguste de Thou : Magistrat, historien, écrivain et homme politique français - Jean Châtel - Charles de Gontaut-Biron : Duc de Biron-Maréchal de France - Jacques Patin : Maître peintre bourgeois de Paris - Louise de Coligny - Claude d'Angennes de Rambouillet : Prélat français du 16ème siècle - Henri de Bourbon dit  Henri de Montpensier : Dauphin d'Auvergne-Duc de Montpensier-17ème prince souverain de Dombes-Seigneur de Châtellerault et vicomte de Brosse - Louis de Guise: baron d'Ancerville - Christian II de Danemark : Roi de Danemark et de Norvège de 1513 à 1523-Roi de Suède de 1520 à 1521 sous l'Union de Kalmar - Dorothée de Danemark (1520-1580) : Princesse de l'Union de Kalmar devenue par son mariage électrice consort palatine - Catherine-Marie de Lorraine dite Catherine de Lorraine (1552-1596) : Duchesse de Montpensier - Charles IV d'Alençon ou Charles IV de Valois : Duc d’Alençon-Prince de sang de la maison des Valois - Antoinette de Daillon : Comtesse douairière de Laval - Francisco Vásquez de Coronado : Conquistador espagnol - Baccio della Porta dit Fra Bartolomeo di San Marco : Peintre italien qui devint religieux Dominicain - Francesco di Cristofano dit Franciabigio ou Francia Bigio : Peintre de l'école florentine pendant la Renaissance - Tokugawa Ieyasu : Daimyo puis shogun du Japon - François 1er de Bourbon-Saint-Pol  dit François Ier de Saint-Pol : Comte de Saint-Pol et de Chaumont-Gouverneur du Dauphiné sous le règne de François 1er - Yves Mahyeuc : Évêque de Rennes en 1507 - Marie d'Autriche (1528-1603) : Infante d'Espagne-Impératrice consort du Saint Empire-Reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie-Archiduchesse consort d'Autriche - Álvaro de Mendaña y Neira : Navigateur et explorateur espagnol - Camille Borghèse dit Paul V :  Élu pape le 16 mai 1605 - Charles-Emmanuel 1er de Savoie dit le Grand : Duc de Savoie-Prince de Piémont de 1580 à 1630 - Marie-Anne de Bavière - Anne de Habsbourg dite Anne d'Autriche (1528-1590) : Archiduchesse d'Autriche - Gabriel de Goulaine - Francisco de Radès et Andrada : Historien espagnol - Marie de Luxembourg : Duchesse de Penthièvre de 1569 à 1623-Princesse de Martigues - Sebastiano Luciani dit Sebastiano del Piombo : Peintre italien de la renaissance - Gustave 1er Vasa ou Gustav Vasa : Régent de Suède de 1521 à 1523-Roi de Suède de 1523 jusqu'à sa mort - Georges 1er de Hesse-Darmstadt dit le Pieux : Landgrave de Hesse-Darmstadt de 1567 à sa mort - Madeleine de Lippe : Comtesse de Lippe-Première landgravine de Hesse-Darmstadt - Giovanni Battista Castagna dit Urbain VII : 228ème pape de l’Église catholique du 15 au 27 septembre 1590 - Juan d'Aguila : Général espagnol - Henri-Jules de Brunswick-Wolfenbüttel : Duc de Brunswick-Lunebourg de 1584 à sa mort - Françoise Babou de la Bourdaisière : Aristocrate française - Antoine IV d'Estrées dit Antoine d’Estrées : Militaire et aristocrate français-Chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1568-Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1578-Gouverneur-Sénéchal et premier baron du Boulonnais-Vicomte de Soissons et de Bercy-Seigneur châtelain et 1er marquis de Coeuvres-Gouverneur de La Fère, de Paris et de l'Ile de France - Roger II de Saint-Lary de Bellegarde dit Roger de Bellegarde : Favori des rois Henri III et Henri IV - Petrus Plancius : Commerçant néerlandais d'Amsterdam - Rudolph van Royen Snel dit Rudolph Snellius : Linguiste néerlandais et mathématicien - Auguste 1er de Saxe : Électeur de Saxe de 1553 à sa mort-Comte palatin de Saxe et margrave de Misnie de 1556 à sa mort - Sabine de Brandebourg-Ansbach : Princesse de Brandebourg-Ansbach - Jean II Georges de Brandebourg dit l'Économe : Électeur de Brandebourg de 1571 à 1598 - Christian III de Danemark : Duc d'Holstein et de Schleswig de 1523 à 1533-Roi de Danemark et de Norvège de 1534 à sa mort - Girolamo Pamphilj : Cardinal italien - Guillaume de Brunswick-Lunebourg dit le Jeune : Duc de Brunswick-Lunebourg-Prince de Lunebourg de 1559 à sa mort - Ferdinand d'Aragon : Duc de Calabre-Vice-roi de Valence - Christophe de Wurtemberg : Duc de Wurtemberg de 1550 à sa mort - Sophie de Wurtemberg : Duchesse consort de Saxe-Weimar - Jean-Guillaume de Saxe-Weimar : Prince allemand de la maison de Wettin - François Lambert (réformateur) dit Lambert d'Avignon : Moine franciscain converti à la Réforme-Théologien protestant-Professeur à l'université de Marbourg - Jean 1er de Saxe dit le Constant ou l’Assuré : Électeur de Saxe-Landgrave de Thuringe de 1525 à 1532 - Thomas Müntzer : Prédicateur anabaptiste-Chef religieux de la guerre des paysans dans le Saint Empire - Dona Catarina  Infante de Portugal  dite Catherine de Portugal : Duchesse de Bragance par son mariage - Philippe Louis de Neubourg : Comte Palatin de Neubourg de 1569 à 1614 - Jean II de Saxe-Weimar : Duc de Saxe-Weimar de 1602 à sa mort - Ana de Mendoza et de la Cerda : Princesse d'Éboli-Duchesse de Pastrana-Comtesse de Mélito - Isabelle de Bragance (1514-1576) - Duarte de Portugal dit Duarte duc de Guimarães : 4ème duc de Guimarães - Jan Joosten van Lodensteijn : Marin - Sebald de Weert : Navigateur néerlandais - Jacques Mahu ou Mahue : Amiral au service de la flotte hollandaise-Explorateur et le leader d'une expédition de cinq navires en Inde - Henri 1er de Montmorency : Duc de Montmorency-Connétable de France-Gouverneur du Languedoc pendant cinquante et un ans-Seigneur de Damville - Marguerite Tudor - Pierre Louis Farnèse : Premier duc de Castro-Premier duc de Parme et Plaisance -

 

Gerolama Orsini (1503-1570)

 

Fille de Ludovic comte de Pitigliano* qui descendait d'une noble lignée ayant donné 5 papes et de Giulia di Giacomo Conti. Elle épousa Pierre Louis Farnèse en 1519. Les noces furent célébrées à Valentano* et chantées en vers latin par Baldassarre Malosso de Casalmaggiore, célèbre humaniste et précepteur de Pierre Louis.

 

Les sources la décrivent comme une femme vertueuse et dévote, capable de vivre avec une extraordinaire noblesse d'âme aux côtés d'un mari génial mais dissolu.

 

De Pierre Louis, elle eut 5 enfants

 

Veuve, elle quitta Plaisance et retourna dans le Latium*. Elle mourut à 67 ans et elle fut enterrée dans le caveau de famille des Farnèse sur l'Île Bisentina*.

 

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Alexandre Farnèse (cardinal) dit Alexandre Farnèse le jeune (1520-1589)

Cardinal en 1534

 

Ce fut un homme cultivé et un grand mécène ; grâce à la fascination qu'il suscita, il entretint beaucoup d'histoires sentimentales avec de nobles dames.

 

Alexandre est le premier des 5 enfants de Pierre-Louis Farnèse, duc de Parme, et de Gerolama Orsini de Pitigliano. Il naît au château de Valentano* ; la famille le destine immédiatement à la carrière ecclésiastique. Alexandre commence ses études à Parme* puis les poursuit auprès du collège Ancarano de Bologne* en compagnie de son frère Octave ; ils reçoivent un enseignement dans les matières littéraires, juridiques et théologiques.

 

Le 18 décembre 1534, à seulement 14 ans, il est nommé cardinal par son grand-père Paul III, depuis peu élu pape. Son cousin Guidascanio Sforza, fils de Costanza Farnèse, sœur de Pierre-Louis, et du comte Bosio II Sforza de Santa Fiora est aussi nommé cardinal, à peine âgé de 16 ans.

 

Le jeune Alexandre reçoit la barrette rouge des mains du cardinal Del Monte, le futur Jules III. Après sa nomination, le pape lui désigne comme précepteur Marcello Cervini, un jeune prêtre qui s'installe au palais Farnèse*.

 

En août 1535, en raison de la mort du cardinal Hippolyte de Médicis, Alexandre devient vice-chancelier de l'Église et archevêque d'Avignon*. Sans cesser d'appartenir à l'ordre des cardinaux diaconiens, il change son titre de Sant'Angelo in Foro Piscium en celui de San Lorenzo in Damaso. Après cette promotion, le pape adjoint à Marcello Cervini Bernardino Maffei, un poète et collectionneur de médailles dont il se sert pour ses leçons d'histoire.

 

Au cours de cette période, il reçoit le diocèse de Jaen* qui lui est attribué après la mort du cardinal Esteban Gabriel Merino, évêque de Bari*, au mécontentement de Charles Quint qui avait un autre candidat en vue. Le différend dure jusqu'en 1536, lorsque Alexandre échange l'évêché de Jaen avec celui de Monreale*, dont la rente se monte à 15 000 écus l'an. Ses rentes, 10 ans après, sont estimées à 60 000 écus.

 

En 1538, il prend le secrétariat de Paul III aidé par Marcello Cervini, puis par Nicolò Ardinghello, Girolamo Dandini et Bernardino Maffei. Il s'occupe de la ligue anti-turque* et prépare le voyage de Paul III à Nice pour essayer de rétablir l'entente entre Charles Quint et le roi de France François 1er, proposant en juin 1539 un mariage entre l'empereur, veuf depuis peu, et Marguerite, la propre fille du roi de France.

 

En 1546, au côté de son frère Octave, Alexandre participe comme légat pontifical* auprès de Charles Quint à la guerre contre la ligue de Smalkalde*.

 

En 1547, Pierre-Louis, le père d'Alexandre, est assassiné à Plaisance. Se pose alors la question de la succession du duché de Parme*, que Paul III veut voir revenir dans l'Église pour éviter que Charles Quint ne se l'accapare. Il nomme Octave nouveau duc, mais espère récupérer la ville de Parme. Son petit-fils Octave lutte âprement pour faire respecter son droit. C'est un coup dur pour le pape qui, âgé de 81 ans, doit s'aliter. Alexandre, sentant la fin imminente, adopte les mesures que les circonstances exigent. Il fait fermer les portes de Rome de façon à manipuler l'information et il enjoint au légat pontifical de Parme de confier la ville à Octave. Camillo Rosini, commandant de la place de Parme pour le compte du pape, venant à apprendre la vacance répond qu'il a reçu Parme d'un pape et qu'il ne la laissera seulement que sur l'ordre d'un nouveau pape, ordre qui vient de Jules III en remerciement de l'aide reçue lors du conclave.

 

Le nouveau pape attribue au duc plus de 2 000 écus l'an pour la charge de gonfalonier*. Quelques mois plus tard, l'empereur Charles Quint restitue Plaisance* au duc Octave qui l'avait occupée après l'assassinat de Pierre-Louis.

 

En 1551 Alexandre est envoyé par Jules III auprès d'Octave pour le convaincre de restituer son duché, mais Alexandre désobéit au pape et se tient éloigné pendant un an de la cour pontificale. Il se réfugie au Palazzo Vecchio de Florence*, auprès de Cosme de Médicis. Le pape furieux de la désobéissance du cardinal Farnèse confisque les diocèses de Monreale et les meubles du palais Farnèse qui sont vendus 30 000 écus. Le 8 juin de cette même année, Jules III déclare la guerre aux récalcitrants. Les opérations militaires se déroulent mal, aussi le pape renoue avec le « fils prodigue » : tous les biens des Farnèse sont restitués et le cardinal fait son retour à Rome en juin 1552.

 

Après cet épisode, le cardinal se rend auprès de la cour d'Henri II. Il reçoit l'évêché de Grenoble* et la promesse d'autres bénéfices vacants qui s'élèvent à 40 000 écus. Durant sa permanence, il est logé dans un appartement du château de Saint-Germain*. En échange du traitement de faveur qu'il reçoit, Alexandre met à la disposition des ambassadeurs du roi auprès du Saint-siège les maisons que la famille possède à Rome. Au cours de l'été 1554, il retourne en Italie sur l'insistance du pape. En raison des revenus provenant des différents diocèses dont Alexandre a la charge, cette période est la plus prolifique.

 

1556 voit la naissance de sa fille Clelia célèbre pour sa beauté. L'enfant est confiée à sa tante Vittoria Farnèse, duchesse d'Urbino*, qui l'éduque avec sa cousine Lavinia Della Rovere.

 

En 1568, il fait construire l'église du Gesù*, commencée sous la direction de Jacopo Barozzi dit Vignole, et terminée par Giacomo Della Porta, qui devient architecte en chef après la mort de Vignole.

 

En 1570, Clelia épouse Giuliano Sforza Cesarini, un aristocrate couvert de dettes dont elle a un fils, Giuliano. Alexandre aime beaucoup sa fille, mais il ne lui laisse pas une vie matrimoniale malheureuse : il l'emprisonne au château de Ronciglione*, jusqu'à ce qu'elle accepte de se marier avec Marco Pio de Savoie. Le mariage est célébré à Caprarola* en novembre 1587.

 

En 1580, il opte pour le titre de cardinal-évêque d'Ostie*, c'est-à-dire qu'il devient doyen du Collège des cardinaux.

 

Le 28 février 1589, Alexandre meurt. Le 4 mars, selon ses volontés testamentaires, il est inhumé dans l'église du Gesù. 42 cardinaux sont présents à ses funérailles.

 

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Charles 1er de Cossé dit le Maréchal de Brissac (1505- 31 décembre 1563)

Comte de Brissac

Maréchal de France en 1550

 

Il est né dans la famille angevine de Cossé-Brissac*, fils de René de Cossé, seigneur de Brissac* et de Cossé* en Anjou, grand fauconnier*, et de Charlotte de Gouffier sœur du duc de Roannais* Artus 1er Gouffier.

 

Enfant d'honneur* de François, dauphin, fils aîné de François 1er, ce jeune prince le fait son premier écuyer. Envoyé au siège de Naples*, en 1528, il est attaqué par les Espagnols à la descente des galères ; ses troupes reculent jusqu'au bord de la mer : seul, à pied, sans casque, sans cuirasse, sa seule épée à la main, il se défend contre un cavalier armé de toutes pièces et le fait prisonnier. Il commande cent chevau-légers à la prise de Veillane* et à celle du château de Suse* (Italie) en 1537.

 

Grand fauconnier de France en 1540, il est nommé, en 1542, colonel général* des gens de guerre français, à pied, de là les monts. Au siège de Perpignan*, sous le dauphin* (futur Henri II), tandis que la jeune noblesse de l'armée, livrée au plaisir et au jeu sous les tentes du prince, veille peu aux mouvements des assiégés, ceux-ci font une sortie, comblent les tranchées et se portent sur le parc de l'artillerie. Brissac, lui douzième, s'avance une pique à la main, reçoit tout le feu des ennemis, et, malgré une blessure à la cuisse, entretient le combat jusqu'à l'arrivée de l'infanterie qui le dégage.

 

Il commande en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont*, suit la même année le roi en Flandre*, bat un corps considérable des impériaux, et leur fait 600 prisonniers. L'alarme se répand dans le reste de l'armée ennemie ; elle abandonne l'attaque de Bohain*, le siège de Guise*, et se retire en désordre sur le Quesnoy*. Brissac attaque son arrière-garde, en défait une partie, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale. L'armée française se retire.

 

Brissac, pour faciliter la marche du roi et assurer sa retraite, se charge de l'arrière-garde. Investi avec 12 cavaliers qui raccompagnent le roi, il fait de prodigieux efforts pour se dégager ; quelques Français accourent à son secours. Il saute sur un cheval frais, et regagne le gros de l'armée. Il y arrive couvert de sang et de poussière. L'armée lui devait son salut, le roi lui présente à boire dans sa coupe, l'embrasse, et le fait chevalier de son ordre. L'empereur apprend alors que Landrecies*, dont il voulait faire le siège, était pourvue de munitions et de vivres, et que l'armée française s'était retirée auprès du Cateau-Cambrésis*. Il poursuit l'arrière-garde commandée par Brissac qui le repousse.

 

En 1544, il est envoyé avec sa cavalerie légère et 2 000 fantassins à Vitry-en-Perthois*, de là il harcèle l'armée impériale, enlève ses fourrageurs, coupe ses convois. L'empereur détache sur lui 4 000 hommes avec un train d'artillerie, la partie est trop inégale, Brissac l'abandonne, et se retire vers Châlons*.

 

Dans une vive escarmouche, il est pris deux fois et deux fois délivré par ses troupes. La paix se fait en septembre avec l'empereur.

 

En 1545, il défait les Anglais sur la terre d'Oye*, située en Boulonnais*, la paix se conclut avec l'Angleterre en 1546. On ôte la charge de grand maître de l'artillerie à Jean de Taix, qui s'était permis quelques discours imprudents, et elle est donnée en 1547 à Brissac.

 

Il eut la même année la charge de grand panetier*. Maréchal de France en 1550, il se rend en Piémont, dont le roi lui donne le gouvernement général. Cette province devient alors une école militaire où la garde régulière des places, les fréquents exercices dans les plaines, et de petits combats aguerrissent le soldat et tirent l'officier de l'inaction où il était mollement plongé. Il ne faisait point la guerre aux villageois ni aux marchands, mais seulement à ceux qui portaient les armes, et le paysan labourait sans crainte entre les deux camps.

 

Brissac, en 1551, se rend maître de Chieri* et de plusieurs autres villes en Piémont ; ces succès obligent Gonzague à lever le siège de Parme*. En 1553, il prend, par escalade, Verceil*, et la livre au pillage. Les meubles précieux, les pierreries et le trésor du duc de Savoie sont enlevés. Brissac n'a point assez de canon pour forcer la citadelle ; il se retire, toujours suivi par les ennemis, et ne perd rien du butin qu'il emporte. Gonzague, redoutant les entreprises de Brissac, double toutes ses garnisons et affaiblit son armée. C'était ce que désirait le maréchal. Presque toujours sans argent, il n'est point en état de tenir la campagne. Le peu de troupes qui lui restent depuis qu'il avait envoyé des détachements en France, ne sont point payé et ne se soutiennent que par son attachement pour son général.

 

En 1554, il prend tout le pays des Langhes*, et finit la campagne par la conquête d'Ivrée*, qui ouvre un passage aux troupes auxiliaires des Suisses, et facilite les courses dans le Milanais* et sur les terres de Pavie*. En 1555, par un coup aussi heureux que hardi, il surprend Casal*. Toute la noblesse de l'armée impériale, qui s'y était rendue pour assister à un tournoi, le gouverneur et ses soldats, n'ont que le temps de se jeter dans la citadelle, la plupart sans habits, et presque tous sans armes. Brissac entre dans la ville, interdit le pillage, attaque la citadelle, défendue par un bon fossé et quatre bastions, et se dispose à un assaut général. Les ennemis capitulent, promettent de se rendre si, dans 24 heures, ils ne sont point secourus. La capitulation était à peine signée qu'on a avis que le marquis de Pescaire* marche avec 3 000 hommes pour se jeter dans la citadelle. Le maréchal tient ses troupes toute la nuit sous les armes, on avance les horloges, et la citadelle se rend. Il y trouve, comme dans la ville, une artillerie nombreuse, tire de la rançon de cette noblesse allemande, rassemblée pour le tournoi, qui réjouissent fort le soldat, mal payé, jusque-là, de ce qui lui était dû.

 

Le roi lui ordonne de lever un impôt sur le clergé, la noblesse et le peuple du Piémont ; il se comprend le premier dans cette taxe, et donne 10 000 écus de son bien. Les maladies qui se répandent dans son armée, par la mauvaise nourriture, ne l'empêchent pas de soumettre encore quelques places qu'il fait raser.

 

Le maréchal reçoit un renfort de la France. Suivi de plusieurs princes et d'un grand nombre de seigneurs volontaires, il marche au secours de Santhia*, assiégée par Ferdinand Alvare de Tolède, troisième duc d'Albe*, qui avait remplacé Gonzague, le force de se retirer et de laisser dans son camp 400 malades, ses vivres et une bonne partie de son artillerie. L'armée française forme le siège de Volpian*.

 

Brissac bat partout les ennemis lorsqu'il apprend la défaite des Français à Saint-Quentin*, reçoit l'ordre de faire partir 5000 Suisses, 4 compagnies de gendarmerie, autant de cavalerie légère, et de se tenir en Piémont sur la défensive.

 

Le roi le nomme, en 1560, gouverneur et lieutenant général de Picardie*, sur la démission de l'amiral de Coligny.

 

Pendant les troubles suscités par les calvinistes, Charles IX le nomme, en 1562, commandant à Paris, où il réussit à entretenir le calme. Il commande en 1563 en Normandie, d'où il va se mettre à la tête de l'armée devant Orléans, après l'assassinat du duc de Guise.

 

La cour, en paix avec les calvinistes, entreprend de chasser les Anglais de la Normandie ; le maréchal de Brissac commande sous le roi et le connétable* au siège du Havre, qui capitule au bout de 8 jours : ce fut sa dernière expédition. Il meurt à Paris au mois de décembre suivant.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Charles Ier de Cossé/ Armée et histoire militaire françaises/ Catégories : Militaire français du XVIe siècle/ Grand maître de l'artillerie de France/ Maréchal de France sous les Valois-Orléans-Angoulême

 

Laurent de Maugiron (1528-1588)

Comte de Montléans

Gouverneur de la ville de Vienne

Lieutenant général du Dauphiné

 

Capitaine de l’armée royale dans les guerres contre l’Espagne, Laurent de Maugiron est le fils de Guy de Maugiron, lieutenant de la compagnie du comte de Saint-Pol lors de la Bataille de Marignan*, qui devient ensuite sénéchal* du Valentinois*, puis lieutenant général du Dauphiné*, capitaine des gendarmes, chambellan*, conseiller d'état, et chevalier de l'Ordre en 1543. Guy de Maugiron était devenu, au fil du temps, un proche de François 1er.

 

Il  devient page du roi de France Henri II. Après avoir servir dans la compagnie de son père, dans le Piémont*, il devient capitaine d'infanterie, lieutenant de la compagnie du Comte de Clermont*, puis, en 1558, lieutenant de la compagnie du maréchal de Brissac.

 

Il est farouchement opposé aux huguenots, qu'il chasse notamment de Valence*, en 1560. Après avoir été nommé, en 1562, lieutenant général du Dauphiné, sous le gouvernement du duc d'Aumale, il commande une compagnie de gendarmes, levée en Dauphiné, pour chasser les protestants de Bourgogne, entre 1567 et 1568. Son intransigeance religieuse lui fait perdre son poste de lieutenant du Dauphiné.

 

Mais ses positions anti-protestant lui permettent, en septembre 1569, de voir ses terres de Montléans* devenir un comté. Il redevient lieutenant du Dauphiné en février 1578, après l'intervention de son fils Louis auprès du roi Henri III.

 

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