15ème

 

Isabeau de Bretagne - Jacques 1er de Chabannes de La Palice: Seigneur de La Palice, Charlus, Curton, Madic, Montaigu-le-Blin, Rochefort et Châtel-Perron-Conseiller et chambellan du roi-Grand maître de France-Sénéchal et maréchal du Bourbonnais, puis de Toulouse - Jean II Jouvenel des Ursins: Historien-Diplomate et prélat français - Charles II de Bourbon: Archevêque de Lyon - Marguerite de Wittelsbach - Jean II de Lorraine ou Jean II d’Anjou, Jean de Calabre, Jean de Catalogne: Marquis de Pont-à-Mousson-Duc de Lorraine - Duc titulaire de Calabre Fadrique Álvarez de Toledo y Enríquez : 2ème duc d'Albe-Marquis de Coria-Comte de Salvatierra-Seigneur de Valdecorneja et de Huésca-Général et diplomate espagnol - Nicolas 1er de Lorraine-Anjou dit Nicolas de Lorraine : Marquis de Pont-à-Mousson-Duc de Lorraine de 1470 à 1473 - Ferry II de Vaudémont ou Ferry II de Lorraine : Comte de Vaudémont et sire de Joinville de 1458 à 1470 - Louis d'Armagnac : Comte de Pardiac-Duc de Nemours de 1500 à 1503-Comte de Guise de 1481 à 1503 - Louise d'Anjou Isabelle Stuart dite Isabelle d'Écosse ou Isabeau d'Écosse : Duchesse de Bretagne entre 1442 et 1450 - Marie de Bretagne - Jean II de Rohan : Seigneur de Bretagne de la fin du 15ème siècle - Guillaume de Châtillon-Blois dit Guillaume de Bretagne : Comte de Penthièvre-Vicomte de Limoges-Seigneur de Payzac de 1453 à 1455 - Jean 1er d’Albret ou sire d’Albret : Vicomte de Tartas - Pierre de Rochefort ou Pierre de Rieux : Seigneur de Rochefort, d'Assérac, et de Derval - Jean V d'Armagnac : Vicomte de Lomagne-Comte d'Armagnac, de Fezensac et de Rodez en 1450 - Marguerite d'Anjou : Princesse de Lorraine et de Bar-Reine consort d'Angleterre de 1445 à 1461 puis de 1470 à 1471 - Prigent VII de Coëtivy : Seigneur de Coëtivy-Baron de Retz et seigneur de Machecoul - Odet d’Aydie : Chevalier béarnais-Seigneur de Lescun-Comte de Comminges-Gouverneur de Guyenne - Yolande d'Aragon: comtesse de Niebla ou Violante de Sicile - Catherine de Rohan - Charles II d'Albret : Sire d'Albret-Membre du Conseil royal de Charles VII - Charlotte de Bourbon : Reine consort de Chypre - François de Bourbon-Vendôme dit François de Bourbon : Comte de Vendôme de 1477 à 1495 - Georges d'Amboise, dit le cardinal d'Amboise : Cardinal et archevêque de Rouen à partir de 1498-1er ministre de Louis XII et mécène français - Enrique de Castille : Noble espagnol - Thibault Ier de Laval : Seigneur de Brée et Saint-Aubin-Chambellan du roi Charles VI - Raoul du Bouchet : Noble et militaire breton du 15ème siècle - Jacques d'Espinay : Prélat breton du 15ème siècle-Évêque de Saint-Malo puis de Rennes - Alain IX de Rohan : Vicomte de Rohan de 1429 à sa mort-Seigneur de Léon-Baron de Pontchâteau-Seigneur de Noyon-sur-Andelle-Seigneur du Pont-Saint-Pierre-Seigneur de Radepont et seigneur de La Garnache - Olivier de Méel : Noble breton - Jean du Quélennec : Amiral de Bretagne entre 1433 et 1472 - Jean Soreth :  25ème prieur général de l'Ordre du Carmel - Thibault de Luxembourg : Comte de Brienne-Seigneur de Fiennes - François de Luxembourg (évêque) : Évêque de Saint-Pons-de-Thomières de 1502 à 1509-Évêque du Mans de 1507 à 1509 - Jean VIII Paléologue : Empereur byzantin de 1425 à 1448 - Démétrios Paléologue (fils de Manuel II) - Antonio Gamberelli dit Antonio Rossellino :  Sculpteur florentin - Desiderio de Bartolommeo di Francesco, dit Desiderio da Settignano Ferro : Sculpteur italien de l'école florentine de la première Renaissance - Leonardo Bruni dit Léonard Bruni ou Léonard d'Arétin : Chancelier florentin-Philosophe-Humaniste et historien - Bertrand de Beauvau : Seigneur de Pressigny, de Sillé-le-Guillaume et de Briançon-Diplomate et homme d'État français - Mariotto di Bigio di Bindo Albertinelli dit Mariotto Albertinelli : Peintre italien de la haute Renaissance - Pierre de Rohan-Gié dit le Maréchal de Gié : Homme politique-Maréchal de France - Agostino Andrea Chigi dit il Magnifico : Banquier siennois - John Stuart (3ème comte de Buchan) ou Stewart : 3ème comte de Buchan-Connétable et général français-Premier commandant de la Garde du corps du roi - Baudouin de Champagne : Diplomate, chambellan et conseiller Louis XII et François 1er  - Louis d'Anjou-Commercy dit Louis d'Anjou : Marquis de Pont-à-Mousson-Seigneur de Commercy-Château-Bas - Pierre de Coimbra dit Pierre d'Avis et d'Aragon : Connétable de Portugal - Louis II de Beaumont-Bressuire dit Louis de Beaumont ou Louis de Beaumont-la-Forest, (1407-1477) Chevalier et seigneur de Bressuire-Seigneur de La Forest, du Plessis-Macé, de Missé, de Commequiers-Sénéchal du Poitou et chambellan de Louis XI - Jacques Jouvenel des Ursins : Ecclésiastique et diplomate français - Louis de Luxembourg (cardinal) : Cardinal français du 15ème siècle - Agnès de Bourgogne : Princesse de la maison de Bourgogne-Duchesse de Bourbon par mariage - Amédée de Talaru : Pseudo cardinal français du 15ème siècle - Jean III de Bourbon ou Jean de Bourbon : Religieux bénédictin et évêque français du 15ème siècle - Geoffroy de Vassali : Prélat français du 15ème siècle - Jean Rolin (cardinal) ou Jehan V Rollin dit cardinal Rolin : Évêque et cardinal bourguignon, puis français - Pietro Barbo dit Paul II : 211ème pape du 30 août 1464 à sa mort - Jacques IV d'Écosse : Roi d'Écosse de 1488 à sa mort - Jean II de Parthenay-l'Archevêque : Seigneur de Parthenay, Saint-Ouën, de Beauvais, de Juvigné - Charles1er d'Amboise : Seigneur de Chaumont, de Sagonne, de Meillant, de Charenton-Gouverneur de l'Île-de-France, de Champagne et de Bourgogne-Conseiller du roi, chambellan et chevalier de l'ordre de Saint-michel - Mino di Giovanni Mini da Poppio, dit Mino da Fiesole : Sculpteur florentin - Louis III d'Anjou : Roi titulaire de Naples-Comte de Provence et duc d'Anjou et duc de Calabre - Charlotte d'Aragon-Naples : Princesse de Tarente-Héritière du royaume de Naples - Christian 1er de Danemark : Roi de de Danemark de 1448 à 1481-Roi de Norvège de 1450 à 1481-Roi de Suède de 1457 à 1464 - Cosimo di Lorenzo Rosselli dit Cosimo Rosselli : Peintre italien - Engelbert II de Nassau dit le Valeureux : Comte de Nassau-Breda de 1475 à 1504 - Charles d'Egmont dit Charles de Gueldre : Duc de Gueldre et comte de Zutphen de 1492 à 1538 - Georges II de la Trémoille, dit le sire de Craon : Gentilhomme et homme de guerre français-Seigneur de Craon et de Jonvelle-Comte de Ligny - Gilbert de Bourbon dit Gilbert de Montpensier : Comte de Montpensier-Dauphin d'Auvergne-Comte de Clermont-Vice-roi de Naples - García Álvarez de Toledo y Carrillo dit García Álvarez de Toledo (1er duc d'Albe): Noble espagnol-Chef militaire - Tanneguy IV du Chastel ou Tannegui IV du Chastel : Noble français du 15ème siècle - Jean Briçonnet l'aîné dit le Père des pauvres : Magistrat français-Premier maire de Tours en 1462 - Jean Daillon ou Jehan de Daillon : Seigneur du Lude-Chambellan du roi de France Louis XI-Gouverneur du Dauphiné, de l'Artois, d'Alençon et du Perche-Bailli du Cotentin - Louis 1er de Savoie : Second duc de Savoie-Prince de Piémont-Comte d'Aoste et de Maurienne de 1440 à 1465 - Louis de Haraucourt :  Prélat français-Évêque de Verdun et de Toul - Marie d'Harcourt : Comtesse d'Aumale et baronne d'Elbeuf de 1452 à 1476 - Charles d'Aragon dit Charles de Viane : Duc de Gandie-Prince de Gérone-Prince de Viane-Roi légitime de Navarre sous le nom de Charles IV - Éléonore d’Albuquerque : Reine consort d'Aragon, de Valence, de Sardaigne et de Corse, de Majorque et de Sicile-Comtesse d’Albuquerque - Jacques d'Armagnac : Comte de Pardiac-Vicomte de Carlat. de 1462 à 1477-Comte de la Marche-Duc de Nemours de 1464 à 1477 - Anne de Foix : Reine consort de Bohême - Jeanne Enríquez : Reine consort de Navarre et d'Aragon Vladislas Jagellon dit Vladislas IV de Bohême : Roi de Bohême à partir de 1471-Roi de Hongrie et de Croatie de 1490 jusqu'à sa mort - Inés Enriquez de Castille : Religieuse castillane-Abbesse du monastère de Santa Clara la Real de Tolède entre 1393 et 1443 - Isabel Enriquez de Castille : Abbesse du couvent de Santa Clara la Réal de Tolède - Anne d'Armagnac - Philippe de Gueldre - Jean IV de Chalon-Arlay ou Jean de Chalon : Prince d'Orange-Seigneur de la Maison de Chalon-Arlay - Bertrand V de la Tour d'Auvergne : Seigneur de la Tour et de Montgascon-Comte d'Auvergne et de Boulogne - Jacques II d'Urgell dit l'Infortuné : Dernier comte d'Urgell-Vicomte d'Ager-Baron d'Antillón, d'Alcolea de Cinca et de Fraga - Owen Tudor ou Owain ap Maredudd ap Tudur - Isabel de Portugal dite Isabel du Portugal dame de Viseu - Jean IV d'Armagnac : Comte d'Armagnac, de Fezensac et de Rodez de 1418 à 1450 - Bajazet II ou Bayezid II : 8ème sultan ottoman de 1481 à 1512 - Yakup Ağa ou Ebu Yusuf Nurullah Yakub - Johannes Jofredi dit Jean Jouffroy : Évêque d'Arras et Albi-Cardinal de Saint-Martin in Montibus-Abbé de l’Abbaye Saint-Sernin de Toulouse de 1461-1473-Abbé de Abbaye Saint-Denis de Paris de 1464 à 1473-Abbé de l’Abbaye de Gorze de 1467 à 1473-Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Bonnecombe de 1470 à 1472-Abbé de l’Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois - Mathieu de Grailly dit Mathieu de Foix-Comminges : Comte de Comminges de 1419 à 1443 - Jean II de Lapanouse : Seigneur de Loupiac-Co-seigneur de Golignac et de Salles-Comtaux-Gouverneur du château de Cabrières-Sénéchal du Rouergue - Charles de France (1446-1472) : Duc de Berry de 1461 à 1466-Duc de Normandie de 1465 à 1469-Duc de Guyenne de 1469 à 1472 - Louis de Crussol dit Louis Bastet de Crussol - Jacques de Beaumont (chambellan) : Seigneur de Bressuire et de La Haye-Chambellan du roi Louis XI-Sénéchal du Poitou - Alain III de Coëtivy : Seigneur de Coëtivy en Plouvien - Richard Plantagenêt ou Richard d'York : Comte de Rutland, de March, d'Ulster et de Cambridge-3ème duc d'York - Jean 1er de Bourbon : Comte de Clermont-Duc de Bourbon de 1410 à 1434-Comte de Forez de 1410 à 1434 - Jean II de Luxembourg-Ligny ou Jean de Luxembourg : Comte de Guise de 1425 à 1441-Comte de Ligny-en-Barrois de 1430 à 1441 - Hugues des Orges : Évêque de Chalon-Archevêque de Rouen - Marie de Rais ou de Retz ou de Laval ou de Montmorency-Laval - Charles IV du Maine : Comte du Maine de 1434 à 1472-Comte de Guise de 1444 à 1472 - Tugdual de Kermoysan : Seigneur breton -

 

Gabriel Biel (1420/1425-1495)

Philosophe et théologien allemand

 

Formé à Heidelberg* et Erfurt*, il devint, encore tout jeune, archiprêtre et prédicateur à la Cathédrale de Mayence*.

 

Par la suite, il devint supérieur des Frères de la vie commune* à Butzbach* et en 1479 fut nommé prévôt de l'église d'Urach*. À cette époque, il collabora avec le comte Eberhard V de Wurtemberg pour fonder en 1477 l'Université de Tübingen* où il devint en 1484 le premier professeur de théologie, et ne cessa jusqu'à sa mort d'être le membre le plus célèbre, devenant deux fois recteur.

 

Bien qu'il eût près de 60 ans quand il commença à enseigner, le travail de Biel, tant comme professeur que comme auteur, jeta le plus grand éclat sur la jeune université.

 

Il s'opposa à la nomination à la faculté du réaliste Jean Heynlin. Quelques années avant sa mort, il entra dans une confrérie religieuse. Son travail consiste dans le développement systématique des vues de son maître, Guillaume d'Ockham. Dans ses dernières années on le connaissait comme le dernier des scolastiques.

 

Sa première publication est un traité du canon de la messe. Suivra un important commentaire des Sentences de Pierre Lombard, où se révèle la double influence de Guillaume d'Occam et de Duns Scot.

 

Nominaliste* de tendance, il reste néanmoins tolérant à l'égard des réalistes et entretient d'excellentes relations avec les humanistes. Par ses positions sur l'autorité du pape et des Conciles, sur le pouvoir d'absoudre, sur l'efficacité du baptême et autres points controversés de son époque, il se montre le théologien de la transition, à la fois fidèle à l'aristotélisme scolastique, et à l'écoute des nouvelles préoccupations, qui seront celles de la Réforme et de la Contre-Réforme.

 

On trouve en particulier chez lui des considérations économiques, sur la formation des prix, qui en font un intellectuel en avance sur ses contemporains.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Gabriel Biel »

 

Piero di Giovanni dit Lorenzo Monaco (1370-1424)

Moine

Peintre et un enlumineur italien

 

Il appartient à l'école florentine*, et qui fut le maître de Fra Angelico.

 

Si Lorenzo Monaco est siennois de naissance sa formation est florentine, dans la plus pure tradition giottesque et sensible aux travaux de Spinello Aretino et d'Agnolo Gaddi.

 

En 1391, il devient moine bénédictin camaldule* au monastère florentin de Sainte-Marie-des-Anges* où il travaille comme miniaturiste dans le scriptorium* et comme peintre sur panneau, considéré à l'époque comme le peintre majeur des sujets sacrés à Florence. Il peint plus sporadiquement à fresque et son œuvre majeure dans cette technique est la décoration de la chapelle de la famille Bartolini* à la basilique Santa Trinita*.

 

En 1401, son style s'oriente vers le gothique flamboyant, dit gothique tardif de la tradition byzantine en Italie. Dans ses nombreux retables à fond dorés, on retrouve un style caractéristique des mouvements sinueux des figures et des drapés, des couleurs brillantes et très riches, d'originales compositions architecturales.

 

Malgré sa réclusion monacale, ses réalisations montrent une certaine connaissance des nouveautés de l'époque, de la peinture siennoise et de la peinture nordique.

 

Il sera le dernier représentant important du style giottesque, avant la révolution de la Renaissance apportée par Fra Angelico et Masaccio.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Angelo Tartuferi et Daniela Parenti, Lorenzo Monaco, dalla tradizione giottesca al rinascimento, Giunti et Musées de Florence, Florence, 2006

 

Jean de Lescun d’Armagnac dit le bâtard d’Armagnac (mort en 1473)

Comte de Comminges

Maréchal de France

 

Fils illégitime d'Arnaud Guillaume (ou Guilhem) de Béarn de Lescun, évêque d’Aire-sur-l’Adour*, et d'Anne d'Armagnac, dite de Termes* (les d'Armagnac de Termes sont issus de Roger d'Armagnac vicomte de Fezensaguet et seigneur de Termes, fils de Roger vicomte de Fezensaguet et frère du comte Géraud d'Armagnac et Fezensac, aussi vicomte de Fezensaguet). Il est légitimé en mai 1463. Les Béarn de Lescun sont issus d'Arnaud, bâtard de Gaston VII de Béarn.

 

Il doit toute sa carrière à la faveur du roi Louis XI, dont il gagne les bonnes grâces alors que ce prince est encore dauphin*. Il est nommé sénéchal du Valentinois* et maréchal du Dauphiné* en 1450, puis gouverneur du Dauphiné de 1457 à 1463 puis à nouveau de 1472 à 1473, et il reçoit le titre de comte de Briançonnais* en 1464.

 

Conseiller et chambellan royal, il est élevé le 3 août 1461 à la dignité de maréchal de France*, puis officier de la Cour des Aides* le 11 septembre, une semaine plus tôt que d'autres, et reçoit la jouissance du comté de Comminges*, juste avant le sacre de Louis XI. Il est aussi seigneur de Sauveterre en Commingeset Lombez* (à distinguer de Sauveterre-de-Comminges), vicomte de Serrières* (probablement l'ancien canton de L'Isle-en-Dodon, avec Martiserre, Agassac, Mauvezin, Coueilles..., dans le prolongement du Savès) et sire de Saint-Béat*. Ensuite, il est nommé gouverneur de Guyenne* et lieutenant général en considération de ce que dans la grande nécessité du Roi, il avait laissé tous ses parents, amis, biens et héritages qu’il avait en Gascogne pour le suivre et l'accompagner en 1462.

 

Profitant de la faveur royale, de la reconquête finale sur les Anglais en Aquitaine*, de sa charge de gouverneur de Guyenne/Aquitaine et de la déconfiture de la Maison d'Armagnac, il est aussi gratifié de nombreux autres fiefs.

 

Il reçut en 1469 le collier de l’Ordre de Saint-Michel*, en tant que première promotion et mourut le 28 août 1473.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jean de Lescun/ Portail du Gers/ Catégories : Maréchal de France/ Comte de Comminges

 

Scanderbeg ou Georges Castriote (1405-1468)

Seigneur albanais

 

Il est considéré comme le héros national albanais pour sa résistance à l'Empire ottoman. Georges Castriote est né à Krujë*, son père était le seigneur albanais Jean (Gjon) Castriote et sa mère Vojsava, une princesse fille du Seigneur de Pollog*. Son père, seigneur de la moyenne Albanie, avait été obligé par les Ottomans de payer un tribut à l'Empire. Pour s'assurer de la loyauté de ses dirigeants régionaux, le sultan avait l'habitude de prendre leurs enfants en otage et de les élever à la cour ottomane.

 

En 1413, Georges Castriote et ses trois frères furent emmenés par le Sultan turc, Mehmet 1er. Il suivit l'école militaire de l'Empire ottoman, avec le futur sultan Murad II, qui monte sur le trône en 1421, après la mort de son père, Mehmet 1er. Le sultan Murad II lui confie de hautes charges militaires. Skanderbeg remporta plusieurs victoires militaires en Asie, grandissant l'Empire pour le compte des Turcs. Après la mort de son père, le prince Gjon, le Sultan, au lieu de lui consigner le règne paternel, occupe l'Albanie et installe un gouverneur à Krujë. Skanderbeg déclare son indépendance le 28 novembre 1443, hissant son drapeau rouge à l'aigle noir. Skanderbeg, ayant rejeté l'islam et l'Empire ottoman, devient défenseur de son pays et de la chrétienté dans les Balkans et l'Europe.

 

Le surnom de Skanderbeg est d'origine turque : les Ottomans l'appellent Iskander Bey, c'est-à-dire prince Alexandre, en référence à ses talents de chef militaire qui leur évoquent Alexandre le Grand. Par translittération, ce surnom est devenu Skënderbeu en albanais et Skanderbeg dans la plupart des langues européennes

 

Skanderbeg appartenait à la famille Kastrioti* (Castriote). Skanderbeg (Iscander-Bey) se distingue comme l'un des meilleurs officiers du sultan Murat II dans plusieurs campagnes des Ottomans en Europe et en Asie Mineure. Cela lui vaut d'être nommé général* (pacha). Il combat notamment les Byzantins, les Perses et les Syriens. Certaines sources prétendent qu'il entretient des liens secrets avec la cité dalmate de Raguse*, avec Venise*, avec Ladislas 1er de Hongrie et Alphonse 1er de Naples. Le sultan Murad II lui donne confiance dans toute opération militaire en Asie Mineure.

 

En 1443, Skanderbeg trouve l'occasion d'un soulèvement pendant la bataille qui l'opposa aux Hongrois menés par Jean Hunyadi à Niš*, actuellement au sud de la Serbie. Il change de camp avec d'autres combattants albanais servant dans l'armée ottomane et s'empare de Krujë le 28 Novembre 1443, le fief de son père en Albanie centrale. Il dresse au-dessus du château le drapeau de ses armoiries (rouge avec un aigle noir bicéphale. Il réussit ensuite à unir les princes albanais contre les Turcs au sein de la ligue de Lezhë* en 1444. C'est le début de l'épopée héroïque des Albanais contre l'occupant, utilisant le terrain montagneux à son avantage, comme lors de la bataille de Torvioll*, le 29 juin 1444. Skanderbeg inflige de rudes défaites aux troupes turques.

 

Pendant les 23 années qui suivirent, il tient tête à la plus grande armée de l'époque alors que le nombre de ses combattants n'excède pas 20 000 hommes. En 1450, l'armée ottomane conduite par le sultan Mourad II en personne échoue devant Krujë, et il meurt de rage et de chagrin. En deux autres occasions, en 1466 et 1467, Mehmet II, le conquérant de Constantinople, est également repoussé par Skanderbeg, après avoir perdu 24 batailles et échoué à prendre Krujë.

 

Les succès militaires de Skanderbeg attirent l'attention et l'admiration des États pontificaux, de Venise et de Naples, inquiets de l'extension de la puissance ottomane en mer Adriatique*. Skanderbeg sait en tirer habilement profit et obtient par la diplomatie de l'argent, du ravitaillement et même des troupes en provenance des trois États italiens. Son partisan le plus fidèle et puissant est le roi de Naples Alphonse le Magnanime, qui le prend sous sa protection en 1451, peu après la deuxième victoire contre Mourad II. Outre son aide financière, le roi de Naples s'engage à fournir au dirigeant albanais des troupes, des équipements militaires et à l'abriter, lui et sa famille, en cas de besoin.

 

En tant que défenseur actif de la chrétienté dans les Balkans, Skanderbeg est également impliqué dans la politique extérieure de quatre papes, dont Pie II, l'humaniste, écrivain et diplomate de la Renaissance, qui lui octroie le titre de Athleta Christi. Profondément éprouvé par la chute de Constantinople en 1453, Pie II essaie d'organiser une nouvelle croisade contre les Turcs, sous le commandement de Scanderbeg, mais la croisade échoua à cause de la mort du Pape Pie II, à Ancone*. Il avait fait de son mieux pour venir en aide à Skanderbeg, à l'image de ses prédécesseurs Nicolas V et Calixte III. Cette politique est poursuivie par son successeur, Paul II.

Après sa mort naturelle en 1468 à Lezhë, son armée réussit à contenir les Turcs pendant encore 12 ans. Finalement, en 1480, l'Albanie fut reconquise par l'Empire ottoman. La même année, ils envahirent l'Italie et conquirent la ville d'Otrante*.

 

Skanderbeg est aujourd'hui le héros national des Albanais; il est parfois considéré comme un défenseur historique de l'Europe.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Lek Pervizi, Scanderbeg, Album commemoratif, Bruxelles, 2018

 

 

 

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