13ème

 

Adélaïde de Bourgogne - Ranulph de Blondeville: 6ème comte de Chester-1er comte de Lincoln - Renaud 1er de Gueldre dit le Querelleur: Comte de Gueldre et de Zutphen-Duc de Limbourg - Henri II de Brabant: Duc de Brabant - Marie de Souabe ou HohenstaufenGuillaume II de Hollande : Comte de Hollande-Roi des Romains - Guillaume III de Dampierre : Seigneur de Dampierre de 1231 à 1251-Comte de Flandre, associé à sa mère de 1247 à 1251 - Simon II de Clermont-Nesle : Seigneur de Clermont, Nesle, Ailly et Maulette-Régent du Royaume en 1270 - Raimond de Nîmes : Médecin-Prêtre et évêque de Marseille de 1267 à 1288 - Raymond Lordet : Abbé de l'abbaye Saint-Victor de Marseille de 1288 à sa mort - Girolamo Masci dit Nicolas IV : Pape de 1288 à 1292 - Bernard de Languissel ou Bernard II de Languissel : Archevêque d'Arles du 4 février 1274 à 1281-Cardinal évêque de Porto et de Sainte-Rufine-Légat apostolique en Piémont - Jean 1er de Beaumont-Gâtinais ou Jean de Beaumont : Officier de la couronne de France - Michel 1er Ange Comnène Doukas dit Michel 1er Doukas - Démétrios de Montferrat : Roi de Thessalonique de 1207 à 1224 - Jean III Doukas Vatatzès : Empereur byzantin en exil à Nicée de 1221 à 1254 - Ivan Asen II ou Jean Assen II : Tsar bulgare d'origine valaque qui régna de 1218 à 1241 - Dèmètrios Chomatenos ou Chomatianos : Métropolite d’Ochrid de 1216 à 1236 - Michel II Doukas ou Michel II Ange : Despote d'Épire de 1230 jusqu'à sa mort - Roger IV de Foix : Comte de Foix de 1241 à 1265-Vicomte de Castelbon et seigneur d’Andorre de 1237 à 1265 - Ruggero di Lauria dit Roger de Lauria le Grand Capitaine : Amiral - Alphonse III d'Aragon dit le Franc ou le Libéral : Roi d'Aragon et comte de Ribagorce-Comte de Barcelone, de Gérone, de Besalú et de Pallars Jussà-Roi de Valence de 1285 à 1291 - Hugues 1er de Châtillon : Comte de Saint-Pol et de Blois en droit de sa femme - Alphonse II de Portugal dit le Gras : Roi de Portugal de 1212 à 1223 - Étienne II d’Auxonne dit Étienne III de Bourgogne - Béatrice d'Auxonne ou Béatrix d'Auxonne : Dame de Marnay - Simon de Joinville : Seigneur de Joinville-Sénéchal de Champagne - Othon III de Bourgogne : Comte d'Andechs-Duc de Méranie-Comte de Bourgogne - Hugues de Chalon ou Hugues III de Chalon dit Hugues de Bourgogne : Comte de Bourgogne - Alix ou Adélaïde de Méranie :  Comtesse de Bourgogne de 1248 à 1279 sous le nom d'Adélaïde 1ère de Bourgogne - Thiébaut II de Bar : Comte de Bar de 1240 à 1291 - Bouchard d'Avesnes : Évêque de Metz de 1282 à 1296 - Aliénor d'Angleterre : Reine consort d’Aragon-Comtesse consort de Bar - Béatrice de Bourgogne : Dame de Bourbon-Comtesse de Charolais - Jean de Bourgogne : Sire de Bourbon-Comte de Charolais Agnès de Bourbon ou Agnès de Dampierre : Dame de Bourbon de 1262 jusqu'à sa mort - Guy IV comte de Saint-Pol ou Guy IV de Châtillon : Comte de Saint-Pol - Thiébaut de Bar : Prince évêque de Liège de 1302 à 1312 -  Gautier II d'Avesnes :  Seigneur d'Avesnes de Leuze-Seigneur de Condé et de Guise - Marie d'Avesnes : Comtesse de Blois-Dame d'Avesnes et de Bohain en 1236-Dame de Guise - Enrico Pescatore : Corsaire puis amiral génois du 13ème siècle-Comte de Malte et seigneur de Crète - Humphrey VI de Bohun dit Humphrey de Bohun : 3ème comte de Hereford-Comte d'Essex de 1275 à sa mort-Gouverneur des Cinq-Ports-Lord Grand Connétable - Mahaut de Béthune ou Mathilde de Béthune - Mathilde II de Bourbon  ou Mathilde ou Mahaut de Dampierre : Comtesse de Nevers- d'Auxerre et de Tonnerre - Guillaume de Termonde ou Guillaume VI de Dampierre - Philippe de Dampierre : Par mariage comte de Chieti et de Loreto - Jean Tristan de France dit Jean Tristan : Comte consort de Nevers de 1265 à 1270)/-comte de Valois de 1268 à 1270) - Philippe Simonsson dit Philippe Ier de Norvège : 3e roi des Baglers en 1207 et co-roi de Norvège de 1208 à 1217 - Alfonso Pérez de Guzmán dit Guzmán le Bon : Capitaine espagnol - Mathieu II de Montmorency dit le Grand Connétable : Connétable de France en 1218 - Emma de Laval - Guttorm Sigurdsson dit Guttorm de Norvège : Roi de Norvège en 1204 - Magnus VI de Norvège dit Lagabøte (le législateur) : Roi de Norvège de 1263 à 1280 - Ragnald II de Man : Roi de l'île de Man - Harald II de Man : Roi de l'île de Man de 1249 à 1250 - Ivarr de Man : Roi de l'île de Man de 1250 à 1252 - Jean II de Dreux dit le Bon : Comte de Dreux - Margaret de Carrick ou Marjorie de Carrick : Comtesse de Carrick de 1256 à 1292 - Alexandre Stewart ou Stuart : 4ème grand sénéchal d'Écosse à la mort de son père en 1246 - Alix de Bourgogne-Auxerre : Comtesse d'Auxerre de 1262 à 1290 - David Haraldsson : Comte d’Orkney de 1206 à 1214 - Robert VII : Seigneur de Béthune - Mathilde de Courtenay ou Mahaut de Courtenay : Comtesse de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre de 1219 à 1257 - William Douglas dit le Hardy (seigneur de Douglas) : Chevalier écossais-Seigneur de Douglas et à l'origine du Clan Douglas - Christine Sverresdatter : Princesse norvégienne-Reine consort titulaire de Norvège - Marie de Coucy : Noble française-Seconde épouse d'Alexandre II d'Écosse, et de ce fait reine d'Écosse - Margrete Eiriksdotter dite Marguerite 1ère d'Écosse : Reine d'Écosse de 1286 à 1290 - Walter Comyn : Seigneur de Badenoch-Comte de Menteith - Jean 1er Doukas : Chef de la Thessalie de 1268 à sa mort - Isabelle de Mar - Robert IV de Dreux : Comte de Dreux et de Braine - Godfred Magnuson de Man dit Godred VI : Roi de l'île de Man en 1275 - Thomas 1er : Evêque de Wrocław en Pologne de 1232 jusqu'à sa mort - Mathieu III de Montmorency - Guy de Clermont dit Guy 1er de Clermont de Nesle : Maréchal de France en 1292 -

Guyomarch V de Léon : Vicomte de Léon - Isabelle de Warenne : Baronne de Bywell par son mariage avec Jean Balliol - Havoise de Craon - Ruggero da Fiore ou Rutger von Blum dit Roger de Flor - Hedwig von Anhalt (vers 1228-1259) - Irène Ange : Princesse byzantine-Duchesse de Souabe-Reine des Romains par son mariage avec Philippe de Souabe - Mathilde de Boulogne : Duchesse de Brabant - Yolande d'Aragon et de Sicile (1273-1302) : Infante d'Aragon et des autres royaumes de son père Pierre III d'Aragon - Élisabeth de Hongrie dite Sainte Élisabeth de Hongrie, sainte Élisabeth de Thuringe - Louis IV de Thuringe : Landgrave de Thuringe et comte palatin de Saxe de 1217 à sa mort - Sophie de Thuringe : Deuxième épouse d'Henri II duc de Brabant et de Lothier - Bouchard VI de Montmorency : Seigneur de Montmorency-Seigneur d'Écouen-Seigneur de Conflans-Sainte-Honorine-Seigneur de Feuillarde-Seigneur de Château-Basset, de Deuil, d'Épinay, de Saint-Brice, de Groslay et de Taverny - Ralph comte de Soissons dit Ralph le Bon ou Raoul III de Nesle : Comte de Soissons à partir de 1180 - Robert 1er d'Alençon : Comte d'Alençon de 1191 à 1217 - Henri Raspe IV dit Henri le Raspon : Landgrave de Thuringe-Comte palatin de Saxe-Antiroi opposé à Conrad IV -Mathilde de Brabant - Florent IV de Hollande : Comte de Hollande de 1222 à 1234 - Adolphe V de Berg - Waléran IV de Limbourg : Duc de Limbourg de 1247 à 1279 - Ermengarde de Limbourg : Duchesse de Limbourg de 1279 à 1283 - Llywelyn ab Iorwerth dit Llywelyn le Grand : roi de Gwynedd et d'une partie du Pays de Galles - Isabelle de Luxembourg - Marguerite de Dampierre (1251-1285) - Conan 1er de Léon dit le Bref : Vicomte de Léon - Henri II d’Avaugour - Béatrice de Montfort (morte en 1311) : Comtesse de Montfort - Guillaume le Maréchal (2ème comte de Pembroke) dit le jeune : 2ème comte de Pembroke - Elen ou Hélène ferch Llywelyn - John le Scot ou Jean d'Écosse : Lord de Garioch en Écosse-Comte de Huntingdon à partir de 1227-7e comte de Chester à partir de 1232-Prince écossais, héritier présomptif du trône d'Écosse de 1219 à sa mort - Hugues IX de Lusignan dit le Brun : Sire de Lusignan-Comte de la Marche-Seigneur de Château-Larcher et de Couhé de 1190 à sa mort - Hervé IV de Donzy : Seigneur de Donzy-Comte de Nevers de 1199 à sa mort - Saer de Quincy ou Saieur di Quincy : 1er comte de Winchester - Henri d'Angleterre (1268-1274) - Béatrice d'Angleterre (1242-1275) : Princesse d'Angleterre - Roger de Wendover : Chroniqueur anglais - Esclarmonde de Foix (reine de Majorque) : Reine de Majorque par son mariage avec le futur roi Jacques II de Majorque - Philippe de Dammartin ou Philippa de Dammartin : Noble femme du 13ème siècle - Siegfried III von Eppstein ou Sigefroi III de Mayence - Matthieu Paris ou Mathieu le Parisien : Moine bénédictin anglais-Historien, artiste enlumineur, hagiographe, cartographe, sculpteur - Marie de Montmirail : Vicomtesse de Meaux-Châtelaine de Cambrai -  Otton II de Gueldre dit le Paralysé : Comte de Gueldre et de Zutphen de 1229 à 1271 - Florent V de Hollande, dit Le dieu des paysans : Comte de Hollande de 1256 à 1296 - Patrick (comte d'Atholl) ou Patrick de Galloway : 5ème comte d'Atholl de 1231 à 1242 - Muireadhach II (comte de Menteith) : 3ème Mormaer de Menteith entre 1213 et 1231 - Alan Durward : Personnalité politique - William Wallace est : Chevalier écossais - Henri IV de Brabant : Duc de Brabant de 1261 à 1267 - Valdemar II de Danemark dit le Victorieux : Prince royal danois-Roi du Danemark et des Slaves de 1202 à sa mort - Guillaume II de Dampierre : Seigneur de Dampierre de 1216 à 1231-Seigneur de Beaumont (Hainaut), du droit de sa femme de 1223 à 1231 - Marguerite de Constantinople ou Marguerite II de Flandre dite la Noire : Comtesse de Flandre et de Hainaut de 1244 à 1280-Dame de Beaumont (Hainaut) - Ghiyâs ud-Dîn Balbân dit Balbân : Sultan de Delhi de la dynastie des esclaves de 1266 à sa mort - Jean de Comines : Premier comte évêque du Puy - Giacomo Savelli dit Honorius IV : Pape de 1285 à 1287 - Benoît d’Alignan : Moine bénédictin-Évêque de Marseille de 1229 à 1267 - Jeanne de Flandre ou Jeanne de Hainaut dite Jeanne de Constantinople : Comtesse de Flandre et de Hainaut de 1205 à 1244 - Stépanos Orbélian ou Étienne Orbélian : Historien arménien-Métropolite de Siounie - Armengol X d’Urgell : Comte de Urgell - Blanche d'Anjou ou Blanche de Naples - Raimond II Trencavel - Adam II de Beaumont Gâtinais : Maréchal d'Angleterre pour le roi de France en 1215 - Guillaume Vicedomino de Vicedominis : Cardinal italien - Marie de Hongrie (1257-1323) -

 

Humbert 1er de Viennois dit Humbert de la Tour du Pin (vers 1240-1307)

 

Issu de la puissante maison des sires de la Tour* Il fut d'abord baron de la Tour*et de Coligny*avant de devenir, par mariage, dauphin de Viennois*de 1282 à 1306.

 

Fils d'Albert III de la Tour du Pin, et de Béatrice de Coligny. Sa mère était elle-même fille d'Hugues 1er, seigneur de Coligny, et de Béatrice d'Albon, dauphine de Viennois.

 

Le 1er septembre 1273, il épouse Anne d'Albon ou Anne de Bourgogne, fille de Guigues VII du Viennois, dauphin de Viennois et de Béatrice de Faucigny.

 

Humbert devient ainsi dauphin, en 1282, à la mort de son beau-frère Jean 1er et contribue à l'élargissement du Dauphiné* en intégrant sa baronnie de La Tour, ce qui coupe les communications entre la Bresse* et la Savoie, 2 domaines du comte de Savoie*. Ne pouvant tolérer cette nouvelle entrave, le comte Philippe 1er de Savoie entre en guerre ouverte avec son voisin en 1282. Cette guerre, comme la plupart des conflits médiévaux, n'est qu'une succession de chevauchées, terme consacré pour désigner des incursions en territoire ennemi destinées à ravager les récoltes et semer la terreur parmi les habitants.

 

Les mandements du Haut Grésivaudan* sont touchés dès l'avènement d'Humbert par une succession de chevauchées savoyardes : Avalon* est attaqué en août mais la défense héroïque d'une compagnie d'arbalétriers grenoblois empêche sa prise. Ce bourg frontalier est à nouveau attaqué à deux reprises dans la semaine précédant la Toussaint. Tous les moulins sont détruits. Cette même semaine, Bellecombe* est attaqué. Enfin en décembre, Louis, second neveu du comte Philippe, accompagné de 48 cavaliers assiège sans succès le château de la Buissière* et ne rentre qu'avec 6 prisonniers. Cette guerre s'achèvera en 1286 par le traité de Paris*.

 

Cette même année le châtelain de Bellecombe, Aimeric de Briançon, est pressé par le comte de Savoie pour lui rendre hommage, ce qu'il fait. Cela signifie que le mandement de La Buissière et son château redeviennent la première ligne de défense du domaine delphinal sur la rive droite. Ne pouvant accepter cet empiétement sur ses terres, Humbert 1er propose un habile marché à Aimeric consistant à l'échange de son mandement de Bellecombe contre celui de Varces*, ce qu'il accepte en 1289. Bellecombe devient ainsi définitivement Dauphinois, pour la plus grande fureur du comte de Savoie, Amédée le Grand.

 

Décidé à se venger, celui-ci attaque et détruit le bourg de Bellecombe, passant ses habitants au fil de l'épée. Poursuivant sa chevauchée en Grésivaudan, brûlant les granges et les maisons qu'il rencontre, il met le siège devant le château de La Terrasse* défendu par le châtelain Hugues d'Arces. L'assaut dure une journée entière mais il échoue, laissant de nombreux soldats morts. Battant en retraite, il incendie Barraux* et rase le donjon Dauphinois qui était construit à l'emplacement de l'actuel Fort Barraux*.

 

Ce dernier acte de vengeance le perdra, car le temps passé à la démolition du donjon est mis à profit par Humbert 1er qui, ayant réuni une petite armée de secours composée notamment de nobles et chevaliers de La Buissière, vient lui tendre une embuscade dans le bois de Servette* entre Barraux et Chapareillan*. Laissant passer l'avant garde savoyarde, il tombe sur le restant des troupe d'Amédée qu'il met en déroute, en tuant un grand nombre et faisant une multitude de prisonniers. En 1285, il reconnaît la suzeraineté du duc de Bourgogne* sur le Revermont* et s'engage à lui verser en quatre fois la somme de 20 000 livres. Il abandonne au comte de Savoie, Buenc* (Hautecourt-Romanèche) et des terres situées dans le Grésivaudan et dans le Viennois.

 

Après une trêve en avril 1286, il reprend le conflit peu de temps après en mettant en place une nouvelle coalition avec l'évêque de Genève*, Robert, son neveu, le comte de Genève*, Amédée II contre le comte Amédée V de Savoie. Le comte de Savoie s'empare de la ville de Genève. Un traité est signé entre le comte et ses ennemis à Annemasse* le 18 novembre. Le Dauphin se voit obligé de prêter serment au comte de Savoie pour la seigneurie de la Tour du Pin. Cet accord, devant traiter de la rupture de fidélité entre hauts personnages, a demandé l'intervention de cinq docteurs en droit de l'université de Bologne*.

 

Ce conflit prend fin en 1293 par le traité de Saint Jean de Moirans*.

 

Pour avoir entrepris des expéditions guerrières contre le comte de Savoie et avoir accablé ses sujets de péages abusifs, Humbert tombera sous le coup d'une triple excommunication. Ceci ne l'empêchera pas de finir sa vie à la chartreuse de Val Ste Marie* en 1306 en laissant le pouvoir à son fils Jean.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Humbert Ier de Viennois / Portail du Dauphiné/ Famille de La Tour du Pin

 

Jean-Guillaume de Beaumont ou Guillaume III de Beaumont-Gâtinais (mort en 1257)

Maréchal de France

 

Fils d'Adam II de Beaumont-Gâtinais et d'Isabelle de Mauvoisin, seigneur de Beaumont-du-Gâtinais* prend la dignité de Maréchal de France avec une obligation de 230 livres tournois dont le roi Saint Louis avait répondu pour lui à Acre* au mois de juin 1250.

 

Guillaume a participé à la septième croisade* en Égypte en 1248. Après l'échec de la croisade en 1250, il accompagne le roi Louis IX à Acre, où il est employé au bureau d'un maréchal du roi.

 

Au conseil royal, il est de ceux qui se prononcent pour le maintien du roi en Terre sainte tant que des Croisés se trouveraient prisonniers en Égypte. Il entre ainsi en conflit avec son oncle Jean de Beaumont, Grand chambrier de France*, qui plaidait pour un rapide retour du roi en France et traita Guillaume de rustre grossier devant l'assemblée des courtisans.

 

Finalement Guillaume vit sa position adoptée puisque la présence du roi en Orient fut prolongée jusqu'en 1254.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Guillaume de Beaumont »

 

Boril (mort après 1217)

Tsar de Bulgarie de 1207 à 1217

 

Fils d’une sœur des rois Asen, Pierre et Kaloyan et d’un boyard* nommé Strêz.

 

Après l’assassinat de Kaloyan le 8 octobre 1207 par le chef couman* Manastras lors du siège de Salonique*, Boril, qui était sans doute impliqué dans la conspiration, monte sur le trône et épouse la femme de son prédécesseur elle aussi coumane.

 

Son autorité est immédiatement contestée. L’héritier légitime, le prince Jean Asen, et son frère Alexandre passent le Danube*, se réfugient en Principauté de Galicie-Volhynie* et commencent à intriguer contre lui. Un autre neveu de Kalojan, son cousin Alexis Slave, dans les Rhodopes* autour du mont Rila* et un troisième parent du défunt Dobromir Strêz plus à l’ouest sur le Vardar* autour de la forteresse de Prosêk* proclament leur indépendance. Cet affaiblissement de la monarchie profite aux Hongrois et aux Serbes qui détachent du royaume bulgare* les régions de Belgrade*, Branitchevo* et Nich*.

 

Pour satisfaire ses boyards et ses auxiliaires coumans, Boril reprend la politique de son prédécesseur contre l’Empire latin de Constantinople* et en mai 1208 il envahit la Thrace*. L’armée bulgaro-valaque* et les Coumans sont écrasés le 31 juillet 1208 devant Philippopolis* par le nouvel empereur Henri de Hainaut. Alexis Slav dont la capitale était située à Tsépéna* dans une vallée des Rhodopes sur un affluent de la haute Maritsa* se rend auprès de l’empereur latin à Krytzimos* et le reconnaît comme son seigneur. Henri de Hainaut lui donne comme épouse une fille, sans doute illégitime.

 

Boril aux prises avec les Bogomiles* se rapproche du pape et, espérant stabiliser sa situation, il réunit le 11 février 1211 un synode connu sous le nom de  synode de Boril  mais il ne parvient pas à anéantir la secte qui soutient Ivan Asen II.

 

Pendant une campagne de l’empereur en Asie mineure, Boril tente d’envahir de nouveau le royaume de Thessalonique* mais il est vaincu dans la plaine de Monastir* pendant l’été 1211 par le régent Berthold de Katzenelbogen et Eustache le frère d’Henri de Hainaut alliés à Alexis Slav.

 

De son côté Dobromir Strêz qui s’était allié aux Grecs de Michel Ange-Comnène est également vaincu par les Latins. Le tsar Boril doit alors s’accorder avec l’empereur Henri de Hainaut qui, veuf, épouse sa fille. En 1217 le prétendant Ivan Asen II revient en Bulgarie appuyé par une armée russe et coumane et ne tarde pas à assiéger la capitale. La ville est prise, Boril, capturé, est aveuglé et relégué dans un monastère où il meurt.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Dimitrina Aslanian Histoire de la Bulgarie, de l'Antiquité à nos jours Trimontium, 2004 (ISBN 2951994613)

 

Georges Bardanès (mort vers 1240)

Métropolite-théologien et écrivain

 

Élève et protégé de Michel Choniatès, il devint métropolite* de Corfou*. Avec Michel Choniatès et Jean Apokaukos, métropolite de Naupacte*, il appuya le despote Théodore 1er Ange Doukas Comnène dans ses entreprises visant à affirmer l’indépendance du despotat d’Épire*, notamment au cours du schisme qui opposa l’Église d’Épire* et le Patriarcat œcuménique* exilé dans l’Empire de Nicée*. Ses nombreuses lettres sont une source précieuse d’information sur l’évolution du despotat ; il est également l'auteur de divers poèmes et de pièces polémiques contre les Latins.

 

Il naquit à Athènes vers la fin du 12ème siècle. Il était fils de l’un des suffragants de Michel Choniatès, archevêque de la ville, lequel prit le jeune homme sous sa protection et le fit entrer dans le clergé local.

 

Lorsqu’Athènes fut capturée par les croisés en 1205, Bardanès suivit son maître et ami sur l’île de Keos*, lui servant de hypomnematographos et chartophylaxe* (secrétaire et conservateur des archives). En 1214, Choniatès l’envoya à Constantinople*, capitale de l’Empire latin, pour des discussions entre les prélats grecs orthodoxes et le représentant du pape, le cardinal Pélage d’Albano.

 

Bardanès ne rentra pas directement à Keos, mais se rendit à Nicée où Théodore Laskaris avait invité Choniatès à venir résider. Ce dernier ne voulut pas quitter ses fidèles mais espérait voir Bardanès entrer au service du patriarche* Manuel 1er. Ceci ne se produisit pas et Bardanès retourna à Keos.

 

Peu avant sa mort, Choniatès alla s’installer en Épire où Jean Apokaukos était métropolite de Naupacte. En 1218, on retrouve Bardanès évêque du diocèse de Grevena* en Épire avant d’être nommé l’année suivante par Apokaukos métropolite de Corfou avec l’approbation du despote, Théodore Ange, et de Michel Choniatès, mais sans en référer au patriarche Manuel 1er, ce qui fait ultérieurement planer des doutes sur la régularité de son intronisation.

 

À partir de cette date, 3 ecclésiastiques vont appuyer jusqu’en 1233 les ambitions de restauration du despote et l’indépendance de l’Église d’Épire face à l’Empire de Nicée : Jean Apokaukos, métropolite de Naupacte, Démétrios Chomatènos, archevêque d’Ohrid*, et Georges Bardanès. Le couronnement du despote à Thessalonique en 1228 par l’archevêque d’Ohrid comme basileus* avait déjà provoqué la colère du patriarche Germain II, nommé patriarche œcuménique par l’empereur Jean III Vatatzès à Nicée ; il y avait ainsi deux empires et deux Églises briguant la succession de l’Empire byzantin*.

 

La même année, Bardanès écrivit une lettre au nom du clergé épirote au patriarche Germain II qui consacrait le schisme existant entre les 2 Églises. Contrairement à Démétrios Chomatènos qui soutenait que la fin de l’Empire de Constantinople signifiait aussi la fin du patriarcat œcuménique, Bardanès plaidait que la fin de l’unité politique ne devait pas nécessairement signifier la fin de l’unité religieuse des orthodoxes. Il suffisait pour ce faire que le patriarche de Nicée continuât à exercer une présidence honoraire sur les autres évêques orthodoxes, sans pour autant s’immiscer dans les affaires de leurs diocèses respectifs.

 

Le schisme devait se poursuivre jusqu’en 1233. Théodore Ange menaça même, face à l’intransigeance de Nicée, d’entreprendre des négociations avec Rome en vue d’un éventuel retour de l’Église d’Épire dans le giron romain. Bardanès dut à de nombreuses reprises aller rencontrer le despote pour qu’il n’en fît rien. La menace politique d’une réunification avec l’Église de Rome ainsi que la défaite militaire de Klokotnica* en 1230, qui affaiblit considérablement le despotat au profit des Bulgares, modéra les prétentions des Épirotes, et les évêques se rallièrent progressivement au patriarche de Nicée, si bien qu’il échut de nouveau à Bardanès de composer en 1233 la lettre au patriarche qui mit un terme à ce schisme.

 

La réputation de Bardanès comme diplomate de talent s’étendait également au domaine des relations internationales. En 1231 et plus tard en 1235, Il fut envoyé en Italie pour conduire une ambassade auprès de Frédéric II de Hohenstaufen et du pape Grégoire IX. À son retour d’Italie, il trouva Corfou assiégée par Michel II Doukas, lequel, après un exil à la mort de son père, était revenu en Épire et était en lutte avec ses frères Constantin, qui avait hérité de l’Acarmanie*, et Manuel, empereur de Thessalonique dont relevait théoriquement Corfou. Prenant la tête de la résistance, Bardanès fit refaire les citernes de la ville et mettre les fortifications en état. Toutefois, la ville fut cédée sans consulter les habitants. Bardanès écrivit alors au nouveau souverain pour l’avertir que si ses agents faisaient mine d’opprimer la ville, les habitants sauraient lui résister.

 

L’œuvre littéraire de Georges Bardanès consiste principalement dans les nombreuses lettres qu’il écrivit aux personnalités politiques et religieuses de son époque, sources précieuses d’information sur cette période, lettres dont Michel Choniatès, l’ancien tuteur, louait l’élégance du style et la clarté d’exposition, sans s’empêcher toutefois de corriger certaines fautes de style.

 

Outre ses lettres et de nombreux poèmes iambiques*, Georges Bardanès est l’auteur de pièces polémiques contre les Latins, notamment sur la question du purgatoire en 1231, un concept étranger à l’Église orthodoxe avant la conquête latine et dont le nom même n’existait pas en grec.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Évelyne Patlagean, Un Moyen Âge grec, Byzance ixe – xve siècle, Paris, Albin Michel, 2007 (ISBN 978-2-226-17110-8).

 

 

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