14ème

 

Philippe de Cabassolle: Régent et chancelier du royaume de Naples-Recteur du Comtat Venaissin-Légat pontifical-Évêque de Cavaillon puis évêque de Marseille-Patriarche de Jérusalem-Cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Saints Pierre et Marcellin-Cardinal évêque de Sabine de 1368 à 1372 - Jean Billouart: Officier royal - Denis Foulechat: Frère franciscain - Frédéric II de Sicile ou Frédéric III d'Aragon: Roi de Sicile - Mathieu III de Trie: Seigneur d'Araines et de Vaumain-Maréchal de France - Jean de Nesle-Offémont dit Jean 1er de Nesle: Seigneur d'Offémont-Conseiller de Philippe VI de Valois - Jean de Thil : Seigneur de Thil, Marigny, Chasteauvillain et de la Roche Nolay-Chancelier et connétable de Bourgogne - Alphonse IV d'Aragon dit le Bénin ou le Débonnaire : Roi d'Aragon-Comte de Barcelone-Roi de Valence-Roi de Sardaigne et de Corse de 1327 à 1336 - Pierre Forget (trésorier) : Trésorier du roi Philippe VI de France -  Martin des Essars : Conseiller des rois de France dans la première moitié du 14ème siècle - Jean II de la Tour du Pin dit Jean II de Viennois : Dauphin de Viennois de 1306 à 1318 - Robert 1er de Naples ou Robert d'Anjou : Roi de Naples-Comte de Provence de 1309 à 1343 - Jean 1er Le Meingre dit Boucicaut-Maréchal de France - Pierre de La Forest ou Petrus Foresta : Évêque de Tournai-Évêque de Paris-Archevêque de Rouen de 1352 à 1356-Cardinal avec le titre de cardinal-prêtre Douze Apôtres de 1356 à 1361 - Firmin de Coquerel : Homme d'État français - Isabelle de Valois (1313-1383) - Blanche de Valois (1317-1348) : Comtesse de la marche de Moravie  en 1333-Reine de Bohême en 1346-Comtesse de Luxembourg en 1346 - Marie de Bretagne ou Marie de Dreux (comtesse de Saint-Pol)  - Perez Rodrigo Ponce de Leon - Bernard de Béarn : Comte de Medinaceli en 1368 - Pedro Gonzalez de Mendoza : Poète et militaire castillan - Renaud de Bar : 67ème évêque de Metz de 1302 à 1316 - Ferry IV de Lorraine dit le lutteur : Duc de Lorraine de 1312 à 1328 - Philippe III de Namur : Marquis de Namur de 1336 à 1337 - Pierre de Bar : Seigneur de Pierrefort jusqu'en 1348 - Élisabeth d'Autriche : Régente du duché de Lorraine de 1328 à 1334 - Aymar ou Adhémar de La Garde : Évêque de Metz de 1327 à 1361 - Eberhard II du Wurtemberg : Comte du Wurtemberg-Comte d'Urach - Jean 1er de Namur : Comte de Namur de 1305 à 1330 - Éléonore de Castille (apr.1363-1416) - Jeanne de Laval-Tinténiac - Maria Lopez de Luna : Riche héritière aragonaise-Reine consort d'Aragon - Marie 1ère de Sicile :  Reine de Sicile de 1377 à sa mort - Frédéric III de Sicile :  Roi de Sicile de 1355 à sa mort - Beatrice Ponce de Leon et Jerica - Leonor de Guzmán y Ponce de León : Dame espagnole - Pedro Ponce de León Viejo dit le vieux - Guy XII de Laval ou Jean de Laval : Seigneur de Laval-Vicomte de Rennes-Baron de Vitré-Seigneur de Gavre et d'Acquigny-Châtelain du Désert-Gouverneur de Bretagne - Raoul IX de Montfort : Seigneur de Montfort-Seigneur de Gaël, de Kergorlay, de Frinandour et d'Acquigny-Baron de la Roche-Bernard - Pedro Tenorio : Religieux et archevêque espagnol - Juan García Manrique : Évêque de Orense-Homme d’Etat - Éléonore Teles de Menezes dite la Perfide : Reine consort de Portugal entre 1371 et 1383 - Éléonore d'Aragon : Reine consort de Castille de 1379 à 1382 - James Douglas dit Douglas le Noir - Robert II d'Écosse ou Robert II Stuart : Roi d'Écosse de 1371 à sa mort - Marjorie Bruce ou Marjorie de Brus - Donald (8ème comte de Mar) dit Donald II de Mar : 8e comte de Mar de 1305 à 1332-Régent du royaume en 1332 - Pierre 1er de Craon : Seigneur de la Suze - David II roi d'Écosse : Roi des Écossais de 1329 à sa mort - Édouard Balliol : Roi d'Écosse de 1332 à 1333 puis en 1336 - Gonzalo Nunez de Guzman - Alfonso Enriquez de Castilla : Noble de Noreña et Gijón - Pedro Enriquez de Castille ou Pierre Henri de Castille : Magnat castillan-Comte de Trastamare, Lemos, Sarria, Viana et Bollo-Seigneur de Traba et Castro Caldelas , et pertiguero plus Santiago - Charles de Dinan : Seigneur de Montafilant-Seigneur de Châteaubriant en 1383 - Marie Chamaillard ou de Chamaillard : Vicomtesse de Beaumont-au-Maine, Fresnay et Sainte-Suzanne - Pierre Rodier : Chancelier de France - Jeanne de Belleville dite la Tigresse bretonne : Corsaire - Pierre II d'Alençon ou Pierre II de Valois : Comte d'Alençon, du Perche et de Porhoët - Manuel Cantacuzène : Despote de Morée du 25 octobre 1349 à sa mort - Ingelger 1er d'Amboise dit Ingelger d'Amboise ou Ingelger Le grand : Seigneur d'Amboise, Bléré, Rochecorbon, Civray - Jeanne de France ou de Valois : Princesse royale-Reine consort de Navarre - Elzéar de Sabran : Baron d'Ansouis-Comte d'Ariano - Philippe de Majorque : Prince catalan-Religieux catholique du 14ème - Éléonore de Sicile : Reine consort d'Aragon de 1349 à sa mort - Cosimo de Migliorati dit Innocent VII : 204ème pape de l’Église catholique de 1404 à 1406 - Don Nuno Álvares Pereira dit Nuno Álvares Pereira : Noble portugais-Connétable du Portugal - Christina Bruce ou Christina de Brus - Annabella Drummond : Reine d'Écosse - Élisabeth de Burgh (reine d'Écosse) : Deuxième épouse de Robert Bruce-Reine consort des Écossais de 1306 à sa mort - Béatrix de Gâvre ou Béatrix de Gavere : Comtesse de Falkemberg - Alexandre Stuart (1er comte de Buchan) dit Le Loup de Badenoch : Membre de la famille royale écossaise-Seigneur de Badenoch-1er comte de Buchan-Seigneur du comté de Ross - Gartnait mac Domhnaill dit Gartnait (7ème comte de Mar) : 7ème Mormaer de Mar de 1301 jusqu'à sa mort - Bonagrazia de Bergame : Théologien franciscain italien - Mariano V d'Arborée : Juge du Judicat d'Arborée de 1387 jusqu'à sa mort - Walter Stuart (6e grand sénéchal d'Écosse) : 6ème grand sénéchal d'Écosse - Robert Bruce (seigneur de Liddesdale) - William Douglas (1er comte de Douglas) : 1er comte de Douglas et comte de Mar - Patrick de Dunbar 9ème comte de March : Magnat écossais -  James Douglas (2ème comte de Douglas) - Jeanne de Beaumanoir - Aymeri VI de Narbonne : Vicomte de Narbonne de 1341 à 1388-Seigneur de Puisserguier-Amiral de France de 1369 à 1373 - Beatrice d'Arborea dite Béatrice d’Arborée : Princesse de Arborée - Archibald Douglas seigneur de Liddesdale : Gardien de l'Écosse en 1332-1333 - Andrew Murray ou Moray dit Sir Andrew Moray de Petty ou Sir Andrew Murray de Bothwell : Chef militaire écossais commandant des troupes de David II d'Écosse-Gardien de l'Écosse en 1332/1333 puis de 1335 jusqu'à sa mort - Alexandre Ramsay de Dalhousie dit Sir Alexander Ramsay de Dalhousie Henri de Beaumont (1er baron Beaumont) : 8ème comte de Buchan-1er baron Beaumont - Thomas de Brotherton : 1er comte de Norfolk - Takaharu dit Go-Daigo : 96ème empereur du Japon du 29 mars 1318 au 18 septembre 1339 - Marguerite de Rohan : Noble bretonne issue de la famille de Rohan - William II de Soules : Seigneur de Liddesdale-Bouteiller d'Écosse - Pierre II de Sicile : Roi de Sicile - Jaspert V de Castelnou : Vicomte de Castelnou - Éléonore d'Anjou : Reine consort de Sicile - Rodrigo Álvarez des Asturies : Comte de Noreña y Gijón - Gutierrez de Tolède : Évêque d’Oviedo-Comte de Noreña - Béatriz de Castro : Dame castillane de la maison de Castro - Jean IV de Beaumont dit le Déramé : Gouverneur d’Artois-Maréchal de France en 1315 - Guillaume II d'Athènes : Infant de Sicile - Alphonse Fréderic ou Alfonso Fadrique d'Aragon : Lieutenant Général ou Vicaire du Duché d'Athènes de 1317 à 1330 - Pierre d'Estaing : Évêque de Saint-Flour-Archevêque métropolitain de Bourges - Marguerite de Brandebourg : Reine consort de Pologne-Duchesse consort de Saxe-Lauenburg-Ratzenburg - Hugues d'Arcy : Prélat français - Guillaume de Trie : Évêque de Bayeux de 1313 à 1324-Archevêque de Reims de 1324 à 1331-Gouverneur et précepteur de Philippe de Valois - Louis 1er de Beaumont-Bressuire ou Louis de Beaumont : Seigneur de Bressuire - Gautier de Bentley ou Walter Bentley : Chevalier anglais - Olivier IV de Clisson : Noble breton - Robert de Chabannes - Élisabeth de Nuremberg : Reine consort de Germanie et électrice consort palatine  - Marguerite d'Évreux (vers 1307-1350) : Comtesse d'Auvergne de 1325 à 1332-Comtesse de Boulogne de 1325 à 1332 - Charles d'Étampes ou Charles d'Évreux : Comte d’Étampes - Jean de Talaru : Archevêque de Lyon - Eleanor de Castille (1307-1359) : Infante de Castille-Reine Consort d'Aragon de 1329 à 1336 - Therèse d'Entença : Comtesse d'Urgell - Valdemar IV (roi de Danemark) : Roi de Danemark de 1340 à 1375 - Béatrice de Hongrie - Pierre des Essarts - Guy II de Nesle ou Guy II de Clermont-Nesle : Seigneur de Mello et d'Offémont-Maréchal de France - Jeanne II de Dreux : Comtesse de Dreux de 1345 à 1355 - Louis 1er de Thouars : 29ème vicomte de Thouars de 1333 à 1370 - Jacques IV de Majorque dit Jacques de Majorque - Jacques III de Majorque : Roi de Majorque-Comte de Roussillon et de Cerdagne-Seigneur de Montpellier-Prétendant à la principauté d'Achaïe - Ferdinand de Majorque : Prince catalan du Moyen Âge - Pietro Tomacelli dit Boniface IX : 203ème pape de l'Église catholique du 2 novembre 1389 au 1er octobre 1404 - Enguerrand V de Coucy ou Enguerrand de Guînes : Seigneur de Coucy, de Marle et de la Fère, d’Oisy, d’Havrincourt, de Montmirail, de Condé-en-Brie, de Châlons-le-Petit de Crépy et de Vervins-Châtelain de Château-Thierry - Håkon V de Norvège dit Longues jambes : Roi de Norvège de 1299 à 1319 -

 

 

Aymar de Valence (2e comte de Pembroke) (vers 1275-1324)

2e comte de Pembroke

 

Bien qu'essentiellement actif en Angleterre, il possède également de solides connexions avec la famille royale française. Considéré comme l'un des plus riches et puissants magnats de son époque, il joue un rôle central au cours des conflits qui opposent le roi Édouard II et la noblesse anglaise conduite par le comte de Lancastre*.

 

Pembroke est l'un des Seigneurs Ordonnateurs nommés afin de restreindre les pouvoirs du roi Édouard II et de son favori Pierre Gaveston. Son positionnement politique bascule brusquement lorsqu'il subit l'affront de voir Gaveston, qu'il détenait prisonnier et avait juré de protéger, enlevé et exécuté à l'instigation de Lancastre. Cette grave offense le pousse à soutenir fermement le roi au cours du reste de sa vie. Toutefois, quelques années plus tard, les circonstances politiques, combinées avec ses difficultés financières persistantes, l'éloigneront du centre du pouvoir.

 

Pembroke s'est marié à deux reprises et ne laisse aucune descendance légitime. Il est passé à la postérité notamment grâce aux entreprises de sa seconde épouse Marie de Saint-Pol, qui a fondé le Pembroke College*, situé à Cambridge*, ainsi que par sa splendide tombe qui peut encore être contemplée de nos jours à l'abbaye de Westminster*. Aymar de Valence est enfin une figure importante des guerres menées en Écosse par les rois d'Angleterre Édouard 1er et Édouard II.

 

Aymar de Valence est issu de la puissante maison de Lusignan*, qui provient de France et plus particulièrement du Poitou*. Il est le 3ème fils de Guillaume de Valence et de Jeanne de Montchensy. Son père est un demi-frère du roi d'Angleterre Henri III et s'est établi à la cour d'Angleterre aux alentours de 1247. Aymar est ainsi un cousin des rois Édouard 1er et Édouard II. Par sa mère, il est un arrière-petit-fils du célèbre chevalier et comte de Pembroke Guillaume le Maréchal.

 

En janvier 1273, son père Guillaume de Valence revient de la 9ème croisade, commandée par le roi Édouard 1er, et reste jusqu'à l'année suivante dans les environs de Limoges*. Il est ainsi possible qu'Aymar soit né en France aux alentours de 1275.

 

Aymar est initialement destiné à une carrière ecclésiastique, à l'instar de son oncle paternel Aymar. Cependant, à la suite du décès prématuré de son frère aîné John en 1277, suivi de celui de son autre frère Guillaume, tué en juin 1282 à la bataille de Llandeilo Fawr*, Aymar devient l'héritier des titres et des terres de ses parents. Tant de son père que de sa mère, Aymar peut s'attendre à un riche héritage constitué de nombreuses possessions localisées en Angleterre, en Galles et en Irlande. En outre, son père possède de vastes terres en France. À la mort de ce dernier en 1296, Aymar hérite de l'intégralité de ses biens, situés principalement dans le Northumberland* et en Est-Anglie*, mais aussi en France, notamment dans le comté de la Marche* en raison de son statut de seigneur de Rancon*  qui est vassal de l'évêque de Limoges*  ainsi que de celui de Champagnac* et de Bellac* vassal de l'abbaye Sainte-Marie de la Règle de Limoges*. Enfin, dans le comté d'Angoulême*, il devient seigneur de Montignac* et à ce titre vassal de l'évêque d'Angoulême*. Aymar de Valence est ainsi l'un des derniers comtes anglais à posséder d'importantes possessions en France. À compter du décès de son père, il visite à plusieurs reprises ses possessions françaises. Parallèlement à ses visites officielles au nom des rois d'Angleterre en raison de ses racines françaises, il est prouvé qu'il s'est rendu à 17 reprises en France au cours de sa vie.

 

Aymar de Valence épouse en premières noces avant le 17 octobre 1295 Béatrix de Clermont-Nesle, fille du connétable de France* et comte Raoul II de Clermont-Nesle. Leur union n'apportera aucune descendance.

 

Au début de l'année 1296, Aymar de Valence accompagne son père Guillaume au sein de la délégation diplomatique commandée par ce dernier et chargée de négocier à Cambrai* la paix entre France et Angleterre, en guerre en Aquitaine depuis 1294. À la suite du décès de son père en mai 1296, Aymar retourne en Angleterre et prête serment d'allégeance le 14 juillet 1297 à Westminster à l'héritier du trône Édouard de Carnarvon, désigné régent du royaume en l'absence de son père Édouard 1er, parti guerroyer en Flandre*. D'août 1297 à mars 1298, Valence est aux côtés du roi Édouard au cours de son expédition militaire en Flandre et semble avoir été fait chevalier durant cette période. Lors des pourparlers de paix qui s'ensuivent, Aymar figure au sein de l'ambassade anglaise chargée de conclure une trêve. Au début de l'année 1299, il est également membre de la délégation qui prépare le mariage d'Édouard 1er avec la princesse Marguerite de France, sœur du roi de France Philippe IV le Bel.

 

Au cours des années suivantes, Aymar de Valence se voit confier plusieurs missions diplomatiques. Il accompagne ainsi en 1304 l'héritier du trône Édouard, lorsque ce dernier rend l'hommage à Paris au roi de France pour l'Aquitaine au nom de son père. En outre, il participe à de nombreuses campagnes lors des guerres d'Écosse initiées par Édouard 1er.

 

En 1298, il est présent lors de la bataille de Falkirk* et, en 1300, au siège du château de Caerlaverock*. Il est convoqué successivement en 1299, 1301 et 1302 par le roi pour combattre en Écosse. En 1303, Édouard 1er le nomme commandant des troupes anglaises au sud du fleuve Forth*.

 

Après l'assassinat de son beau-frère John III Comyn, époux de sa sœur Jeanne de Valence, Aymar devient commandant des troupes anglaises stationnées en Écosse en avril 1306. Il inflige au mois de juin suivant une cinglante défaite à Robert Bruce, meurtrier de Comyn et qui s'est autoproclamé roi d'Écosse, lors de la bataille de Methven*. Ce revers force Bruce à se réfugier dans le Nord de l'Écosse et à abandonner provisoirement ses revendications au trône face à Édouard 1er, qui est de fait le véritable suzerain de l'Écosse. Pourtant, en mai 1307, Robert Bruce reprend les armes et défait Aymar de Valence au cours de la bataille de Loudoun Hill*.

 

En dépit de la mort d'Édouard 1er en juillet 1307, Aymar de Valence est confirmé dans ses fonctions par son successeur Édouard II dès le mois suivant et est élevé au poste d'administrateur de l'Écosse. En octobre de la même année, sa mère Jeanne de Montchensy décède et lui transmet l'illustre titre de comte de Pembroke. Par ailleurs, Valence hérite de nombreuses possessions en Angleterre, notamment dans le Pembrokeshire* et dans le Gloucestershire*, mais aussi dans divers comtés du royaume, tels le Norfolk* et le Suffolk*. Aymar de Valence devient ainsi l'un des plus riches et puissants magnats d'Angleterre à l'avènement d'Édouard II. Il étend également son influence en Irlande où il acquiert Wexford* et en France  dans le Poitou et autour de Calais.

 

En novembre 1307, Pembroke est missionné par le roi en France pour accélérer les négociations concernant son mariage avec la princesse Isabelle, fille du roi Philippe IV. Le 22 janvier 1308, il embarque avec le roi et plusieurs éminents barons d'Angleterre à Douvres* pour assister au mariage royal, qui a lieu 3 jours plus tard à Boulogne*. En novembre 1308, à la mort de son cousin Gui 1er de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, Aymar revendique ses fiefs, en tant que plus proche héritier mâle.

 

Néanmoins, Philippe IV attribue ces terres à Yolande de Lusignan, sœur de Gui. En échange, cette dernière vend les titres au roi de France pour la somme importante de 1000 livres tournois. Peu après la mort de Yolande en 1314, Philippe le Bel crée en apanage la Marche pour son troisième fils, prénommé Charles.

 

Comme les principaux barons anglais, Pembroke ne tarde pas à entrer en conflit avec Édouard II au sujet de l'influence excessive de son favori Pierre Gaveston, issu de la petite noblesse gasconne. Bien qu'il ait assisté à l'élévation de ce dernier au prestigieux titre de comte de Cornouailles* le 6 août 1307, Pembroke affiche son hostilité à Gaveston dès le mariage du roi. Le 31 janvier 1308, il signe l'agrément de Boulogne avec notamment les comtes de Lincoln*, de Surrey* et de Hereford*. Ce groupe de magnats affirme s'inquiéter de la situation financière et de la sécurité du royaume, mais dénonce implicitement les faveurs accordées à Gaveston. En avril 1308, le Parlement se réunit et réclame l'exil de Gaveston. Le 18 mai suivant, Pembroke réussit à convaincre le roi de se conformer à cette demande. En mars 1309, cependant, Pembroke se rend au nom d'Édouard en Avignon pour recevoir du pape Clément V son accord concernant la levée de l'exil du favori. Gaveston fait son retour en Angleterre en juin 1309, mais Valence est désormais devenu un de ses adversaires les plus acharnés. Ce basculement subit de Pembroke résulte certainement du refus du roi d'appliquer les réformes promises à Stamford* en août 1309 ainsi que de l'arrogance de Gaveston, qui se moque ouvertement de Pembroke en le surnommant Joseph le Juif.

 

Il n'est donc pas étonnant qu'en mars 1310, Pembroke soit choisi comme l'un des 21 Seigneurs Ordonnateurs chargés par le roi d'élaborer un programme de réforme du gouvernement. Aymar joue un rôle actif dans les travaux entrepris par cette nouvelle commission. Pour cette raison, malgré plusieurs requêtes adressées par le roi, il est absent de la campagne d'Édouard en l'Écosse, que ce dernier mène seul avec Gaveston à partir de septembre 1310. Pembroke est quant à lui présent le 27 septembre 1311 lorsque les nouvelles Ordonnances sont proclamées à Londres. Une des clauses de ces réformes est l'exil perpétuel de Pierre Gaveston, qui quitte le royaume en novembre 1311.

 

Toutefois, le comte de Cornouailles fait son retour à l'invitation du roi dès le début de l'année 1312, au mépris des Ordonnances. Furieux, les Ordonnateurs se réunissent en mars 1312 et chargent le comte de Pembroke de se saisir de Gaveston. Le château de Scarborough*, dans lequel s'est réfugié Gaveston, est assiégé par les comtes de Pembroke et de Surrey à partir du 17 mai. Séparé du roi par les barons, le favori se rend 2 jours plus tard, contre la promesse faite par Pembroke qu'aucun mal ne lui sera fait jusqu'à ce qu'il soit jugé devant le Parlement, convoqué pour le 1er août suivant. Pembroke emmène ensuite Gaveston sous sa garde vers Londres. Le 9 juin, Aymar laisse Gaveston sous la surveillance de quelques troupes à Deddington* et part rendre visite à son épouse Béatrix de Clermont-Nesle à Bampton Castle*. En son absence, le comte de Warwick s'empare dès le lendemain de Pierre Gaveston et le fait amener au château de Warwick*. Accompagné des comtes de Lancastre, de Hereford et d'Arundel, Warwick condamne à mort et fait exécuter le favori royal le 19 juin pour haute trahison.

 

Cet acte de violence est considéré comme un déshonneur par Aymar de Valence, qui a donné sa parole au roi de préserver Gaveston vivant, et le ramène aux côtés du roi. Ainsi, bien qu'il continue à soutenir l'application des Ordonnances, il se sépare définitivement des assassins de Gaveston et sert par la suite loyalement Édouard II.

 

Dès le mois d'août 1312, Pembroke retourne à Paris, où il demande au nom d'Édouard au roi Philippe le Bel son assistance dans les négociations engagées avec les responsables de la mort de Gaveston. De retour en Angleterre, il tente, les 20 et 21 septembre, de gagner la loyauté de la ville de Londres envers le roi, mais une émeute éclate à Guildhall et le comte doit s'enfuir en précipitation de la capitale avec ses partisans.

 

Il prend part aux discussions entre le roi et l'opposition baronniale jusqu'à leur achèvement le 20 décembre 1312 avec la conclusion d'un accord fragile. De février à mars 1313, Pembroke est de nouveau à Paris pour préparer la visite d'Édouard II et de son épouse Isabelle en France. De mai à juillet, Aymar accompagne le couple royal à Paris lors de leur visite auprès du roi de France pour régler diplomatiquement un différend concernant l'Aquitaine. Revenu en Angleterre, le roi consent finalement au mois d'octobre à accorder son pardon aux Ordonnateurs impliqués dans l'enlèvement et l'exécution de son favori, bien que sa rancune subsiste.

 

En décembre 1313, le comte de Pembroke est de nouveau aux côtés d'Édouard lors d'une entrevue avec Philippe le Bel tenue à Montreuil* pour finaliser le nouvel accord réglant les tensions en Aquitaine.

 

En avril 1314, Pembroke est désigné par le roi pour préparer l'imminente campagne anglaise en Écosse. L'expédition s'achève au mois de juin avec la catastrophique défaite anglaise lors de la bataille de Bannockburn*. Au cours de la bataille, Pembroke s'est battu aux côtés le roi et l'a aidé à s'extraire du champ de bataille avec l'aide d'une escorte de soldats gallois lorsque la déroute anglaise est devenue inéluctable.

 

L'affaiblissement d'Édouard à la suite de ce revers cuisant pousse les comtes de Lancastre et de Warwick à s'emparer du pouvoir, ce qui conduit à la mise en place de certaines mesures des Ordonnances même si le nouveau gouvernement se révèle incapable d'interrompre les raids écossais dans le Nord qu'Aymar affronte sans succès entre juillet et octobre 1315 et de combattre la famine. Le 2 janvier 1315, Pembroke prend part aux funérailles solennelles de Pierre Gaveston, qui est finalement enterré à Langley*. En mai et juin, il se rend de nouveau à Paris afin d'être assuré par le nouveau roi de France Louis X de la confirmation des accords conclus précédemment au sujet de l'Aquitaine. En février 1316, Pembroke représente le roi lors de l'ouverture du Parlement de Lincoln, au cours duquel le comte de Lancastre connaît l'apogée de sa puissance en étant nommé conseiller principal du roi. En juillet 1316, Pembroke est appelé par le roi à Bristol* pour y écraser le soulèvement des citoyens locaux, en conflit avec le connétable royal Bartholomew de Badlesmere.

 

En décembre 1316, Pembroke est placé à la tête d'une délégation envoyée en Avignon auprès du pape Jean XXII, nouvellement élu. Il est chargé de demander au souverain pontife son soutien face aux attaques écossaises ainsi que la levée du serment royal qui lie le roi d'Angleterre aux Ordonnances. À son retour, Valence est capturé en mai 1317 à Étampes* par le chevalier Jean de Lamouilly et emprisonné dans le comté de Bar. Il y demeure détenu jusqu'à ce qu'il accepte de payer la rançon exigée de 10,400 £.

 

Les motifs de cet enlèvement sont incertains mais il est possible que Jean de Lamouilly ait servi dans l'armée anglaise pendant la guerre contre l'Écosse entre 1299 et 1312 et n'ait pas reçu tout l'argent qui lui était dû. Une autre hypothèse envisagée impliquerait le comte Édouard 1er de Bar, dont la sœur Jeanne a été rejetée par son époux, le comte de Surrey. L'inaction du roi Édouard II pourtant cousin germain de la comtesse de Surrey aurait poussé le comte de Bar à faire enlever son fidèle serviteur, Aymar de Valence, pour se venger de lui. Quoi qu'il en soit, Pembroke est libéré dès le mois de juin 1317, mais Lamouilly exige que des otages lui soient livrés jusqu'au paiement de sa rançon. Afin de lever le montant de la rançon et de libérer les otages, Pembroke, qui dispose d'un revenu annuel d'environ 3,000 £, s'endette auprès d'Édouard II, ce qui rendra la fin de sa vie difficile du point de vue financier.

 

Après son retour en Angleterre, Pembroke cherche à résoudre par la voie diplomatique la reprise des tensions entre le roi et le comte de Lancastre. Certains historiens suggèrent qu'il a cherché à acquérir de l'influence à la cour en lieu et place de Lancastre au nom d'un  parti du Milieu, rassemblant les barons modérés situés entre les nouveaux favoris d'Édouard II et la faction de Lancastre. En réalité, étant donnée sa situation financière particulièrement difficile, Pembroke est à peine capable de jouer un rôle politique plus important que lors de l'ascension de Lancastre entre 1314 et 1316. Il a vraisemblablement seulement essayé d'éviter une guerre civile qui n'aurait bénéficié à personne. Le 1er novembre 1317, Pembroke renouvelle sa loyauté au roi et s'engage à le servir tant en période de paix qu'en période de guerre.

 

Le 24 novembre, accompagné du baron Badlesmere, Aymar exhorte Roger Damory, l'un des plus puissants favoris royaux à ce moment-là, à refuser les nouveaux présents faits par le roi, afin de tempérer la colère du comte de Lancastre, mécontent de ces faveurs accordées à ceux qu'il considère comme des parvenus. Déjà, le 1er octobre précédent, Pembroke et d'autres barons avaient avec embarras empêché le roi d'attaquer au retour d'York* le château de Pontefract*, bastion de Lancastre. Aux côtés d'autres magnats et prélats, Pembroke joue un rôle prééminent dans les difficiles négociations qui suivent entre le roi et Lancastre, jusqu'à ce qu'un compromis soit convenu lors du traité de Leake*, signé le 9 août 1318.

 

Pembroke devient à la suite de cet accord l'un des membres-clés du nouveau conseil chargé de conseiller le roi et créé à la demande de Lancastre lors du Parlement d'York tenu en octobre de la même année. En tant que membre de ce conseil privé, Pembroke entend en mars 1319 les griefs des citoyens de Londres dans la salle du chapitre de la cathédrale Saint-Paul*. Avant de prendre part à une nouvelle expédition contre l'Écosse en septembre 1319, il fait son testament le mois précédent. À la suite de l'échec de la campagne, Pembroke préside la délégation anglaise qui négocie en décembre 1319 une trêve de 2 ans avec le roi d'Écosse Robert Bruce.

 

En février 1320, Pembroke est nommé gardien du royaume par le roi, en prévision de la visite qu'il rend au mois de juin et juillet au roi de France Philippe V le Long pour y accomplir une nouvelle fois l'hommage pour le duché d'Aquitaine. Cependant, la fonction du comte n'est que purement symbolique, le vrai pouvoir étant désormais tombé aux mains d'Hugues le Despenser le Jeune, le nouveau favori d'Édouard, et son père du même nom. À la mort de son épouse Béatrix de Clermont-Nesle en septembre 1320, Pembroke se rend en France à la fin du mois de novembre suivant pour y conclure un nouveau mariage.

 

Il revient en Angleterre peu de temps avant le début de la guerre des Despenser, une rébellion conduite par les seigneurs des Marches galloises et le comte de Lancastre contre les Despenser qui éclate au début de mai 1321. À la fin du même mois, Pembroke retourne en France, où il épouse en secondes noces la jeune Marie de Saint-Pol, fille du comte Guy IV de Châtillon-Saint-Pol. Il rentre en Angleterre avec sa nouvelle épouse à la fin du mois de juillet. Immédiatement après son retour, il intervient en tant que médiateur dans le conflit opposant le roi et les rebelles, qui réclament l'exil des Despenser. Face aux tensions croissantes les barons soulevés encerclent Londres, la capitale est elle-même au bord de l'insurrection, Pembroke s'adresse à la reine Isabelle et requiert son aide pour désamorcer la situation explosive. La reine accepte alors de s'agenouiller aux pieds de son époux et de le supplier d'exiler ses favoris. Édouard accepte à contrecœur d'accéder à sa demande et annonce le 14 août le bannissement des Despenser.

 

Le rôle de Pembroke semble avoir été à cette occasion déterminant, même si certains chroniqueurs rapportent qu'il aurait menacé le roi de cesser de le servir s'il n'acceptait pas de coopérer aux demandes des rebelles. En dépit de ses tentatives de médiation, le comte demeure fidèle à Édouard et l'approuve dans son désir de revanche contre les insurgés. Ainsi, au mois d'octobre 1321, il est présent lors du siège de Leeds* et, en décembre, accepte la proposition du roi de rappeler les Despenser d'exil. La contre-offensive royale aboutit finalement en janvier 1322 à la reddition des barons des Marches et en mars suivant à la défaite et la capture de Lancastre lors de la bataille de Boroughbridge*. Pembroke est l'un des membres du tribunal qui condamne Lancastre à mort pour haute trahison quelques jours après son arrestation

 

Après l'éclatante victoire royale de Boroughbridge, Pembroke se retrouve dans une situation difficile, en raison de son changement d'allégeance au cours de la guerre civile. En effet, les rebelles ont perdu toute confiance en lui, puisqu'il a contribué à l'écrasement de leur révolte, mais parallèlement, les Despenser lui vouent une rancune tenace pour avoir insisté en août 1321 sur leur exil. En mai 1322, le roi exige sans doute sous l'influence des Despenser de Pembroke qu'il lui adresse un nouveau serment de loyauté indéfectible et ce de manière humiliante.

 

Aymar de Valence finit ainsi sa vie avec des difficultés financières, et écarté de la cour par le désormais tout-puissant Hugues le Despenser le Jeune, dont l'influence ne connaît plus aucune limite. À la fin de l'été 1322, Pembroke participe à la dernière campagne entreprise par Édouard II en Écosse, qui s'achève le 14 octobre lors de la défaite retentissante de l'armée anglaise à Old Byland* dans le Yorkshire*. Il est ensuite chargé par le roi de négocier une trêve de 13 ans avec Robert Bruce, qui est conclue en mai 1323.

 

En juin 1324, Pembroke est envoyé en France auprès du roi Charles IV le Bel, qui réclame qu'Édouard II lui rende hommage pour l'Aquitaine. Avant de pouvoir atteindre Paris, il meurt subitement en Picardie, peut-être à Saint-Riquier, le 23 juin. Son corps est rapatrié en Angleterre et inhumé le 1er août près de l'autel de l'abbaye de Westminster. Quelques jours après sa mort, le 1er juillet 1324, le roi de France prononce la confiscation de l'Aquitaine pour défaut d'hommage et déclenche la guerre de Saint-Sardos, qui va aboutir à une lourde défaite anglaise et, sur le long terme, à la chute d'Édouard II et des Despenser.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Aymer de Valence, 2. Earl of Pembroke »

 

Isabelle Douglas comtesse de Mar (vers 1360-1408)

 

Isabelle était la sœur James 2ème Earl* de Douglas* et Earl de Mar*, décédé en menant les Écossais à la victoire à la bataille d'Otterburn*. Il est décédé sans enfants légitimes et sa sœur Isabelle hérita de la plupart de ses biens, excluant uniquement les terres Douglas qui ne pouvaient revenir qu’à la lignée masculine. Après avoir été confirmée comme comtesse, elle est alors devenue une femme très convoitée et a rapidement été mariée à Sir Malcolm Drummond, beau-frère du roi Robert III. Ce mariage n'a cependant pas produit d'enfants et la comtesse est rapidement devenue le centre de plusieurs complots pour usurper ses terres.

 

Alors que le couple résidait au siège du comté de Mar, au château de Kildrummy*, Sir Malcolm était souvent absent pour des affaires royales, étant l'un des proches conseillers du roi Robert.

 

En 1402, alors que Sir Malcolm était absent dans l'un de ses autres châteaux, il fut soudainement attaqué par un grand groupe de montagnards dirigé par Alexander Stewart, fils illégitime du loup de Badenoch.

 

Alexander a ensuite procédé à la capture du château et a mis Sir Malcolm dans l'un de ses donjons où il est mort aux mains de son ravisseur. Parce que le roi était à ce moment-là malade et infirme et que le vrai pouvoir était entre les mains de son jeune frère le duc d'Albany, Isabelle était maintenant complètement isolée et était maintenant une proie facile pour le meurtrier de son mari.

 

À l'été 1404, Alexander et sa bande de montagnards descendirent sur son château de Kildrummy et le capturèrent avec la comtesse et furent bientôt en mesure de lui extorquer un document signé promettant d'épouser Alexander et de lui céder toutes ses terres, y compris le comté de Mar et la seigneurie du Garioch.

 

Dans des circonstances normales, cet incident n'aurait probablement pas pu subsister, mais Isabelle a eu le malheur que ces événements se soient produits pendant la régence du duc d'Albany qui était en fait l'oncle de cet Alexander Stewart. Parce que sa relation avec la famille royale et son amitié avec son oncle l'ont sauvé de toute punition réelle, Isabelle fut forcée d'épouser l'homme qui a assassiné son mari et de vivre les 4 dernières années de sa vie en captivité.

 

Elle est décédée en 1408 sans enfants. Le comté de Mar est ensuite revenu à la couronne et a ensuite été remis à John Erskine, 6ème  Lord Erskine , dont les descendants le détiennent à ce jour.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Isabel Douglas, comtesse de Mar / Traduit par mes soins

 

Gérard VI de Holstein (mort en 1404

Comte de Holstein de 1381 à 1404

Ducs de Schleswig de 1386 à 1404

 

Fils aîné du comte Henri II de Holstein dit de Fer et d’Ingeborg de Mecklembourg et le petit-fils de Gérard III de Holstein. En 1381, il hérite de son père en indivision avec ses frères le comté de Holstein-Rendsburg*.

 

La reine Marguerite 1ère de Danemark exerçait la régence des royaumes de Danemark et de Norvège au nom de son fils Olaf. Désireuse de faire valoir les droits de ce dernier contre Albert de Mecklembourg qui s’était emparé du royaume de Suède, elle souhaite régler la question du Schleswig* qui était un sujet de querelles récurrentes avec les comtes de Holstein depuis l’investiture de Gérard III de Holstein à ce duché en 1326.

 

A la diète de Nyborg* le 2 juillet 1386, elle investit Gérard VI de Holstein et le duché de Schleswig comme fief danois. Après la mort de son fils en 1392, la reine qui gouverne alors au nom de son neveu Éric de Poméranie, lui cède Vordinbourg*.

 

En 1390, après la mort du comte Adolphe IX de Holstein-Plön, Gérard VI hérite de Kiel* et de Plön*, les autres parties du comté de Holstein. La disparition de son oncle Nicolas de Holstein-Rendsbourg en 1397 le laisse avec ses frères seuls héritiers de l’ensemble du Holstein.

 

Un nouveau partage est décidé lors de la convention de Bornhöved* le 24 juin 1397 et Gérard VI reçoit une part du Holstein en sus du Schleswig. Son frère Albert qui reçoit le Holstein-Segberg pendant que leur cadet Henri III sera élu en 1402 évêque d’Osnabrück*.

 

En 1397, Gérard VI, refuse de rendre l’hommage pour le Duché de Schleswig à Éric de Poméranie le neveu et successeur désigné depuis 1396 de Marguerite 1ère de Danemark.

 

Le 5 août 1403 Albert II de Holstein, perd la vie d’une chute de cheval lors d’une expédition contre les Dithmarses*. Pour venger la mort de son frère Gérard VI lève une imposante armée et décide de mettre fin à l’indépendance des Dithmarses. Il est tué dès le premier engagement le 3 août 1404. Son armée sans chef est mise en déroute et 300 nobles du Holstein sont tués.

 

Gérard VI laisse comme successeur sous la régence de leur mère Élisabeth de Brunswick-Lunebourg deux fils Henri IV âgé de 7 ans et Adolphe XI âgé de 3 ans et un enfant qui naîtra posthume, le futur Gérard VII.

 

Son frère l’évêque Henri d’Osnabrück s’empresse de quitter son évêché pour conclure une trêve avec les Dithmarses et accourt pour disputer la régence de ses neveux et revendiquer une partie du comté. La reine Marguerite 1ère de Danemark intervient et un compromis est signé entre les parties.  Élisabeth de Brunswick doit abandonner le comté de Holstein à son beau-frère et se réfugier au Schleswig. Son fils aîné sera élevé à la cour de Danemark et le puîné en Allemagne par des fidèles de son oncle et le cadet demeurera auprès de sa mère.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Gérard VI de Holstein/ Portail du Danemark/ Portail du Saint Empire romain germanique/ Catégories : Comte de Holstein/ Duc de Schleswig

 

Simon de Buci (mort en 1369)

Seigneur de Buci

 

Haut magistrat et notable parisien du milieu du 14ème siècle. D'origine très modeste, il se servit de son influence auprès du roi, qui l’avait également nommé en son conseil secret, mais aussi de sa fortune pour être anobli.

 

En 1341, il reçut le titre de premier président du Parlement de Paris*. Cette reconnaissance royale ainsi que sa charge perpétuelle en faisaient un personnage très important de Paris au milieu du 14ème siècle. En 1350, il conforta sa position par le rachat de la porte Saint-Germain* (une des dix portes construites à la fin du 12ème siècle et au début du 13ème siècle par Philippe Auguste pour entrer dans Paris, alors entourée de murailles).

 

Le passage à la Porte Saint-Germain occasionnait le paiement d’une taxe sur les marchandises importées, assura rapidement la fortune de De Buci... La gloire, quant à elle, ne tarda pas non plus.

 

Dès 1352, la rue parisienne qui depuis le siècle précédent menait à cette porte fut nommée rue de Buci. La porte Saint-Germain avait, de son côté, été rebaptisée  porte de Buci en l’honneur de son nouveau propriétaire.

 

Malgré sa fortune et ses charges, il est cependant probable que De Buci ne fut pas un personnage très populaire, à une époque où le roi, Jean II, dit Jean Le Bon, passait l’essentiel de son temps en tournois et autres festivités, des hommes assoiffés de pouvoir et d’argent, tels De Buci, avaient le contrôle des affaires du Royaume.

 

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Simon de Buci/ Portail du Moyen Âge tardif/ Catégories : Personnalité française de la guerre de Cent Ans

 

 

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