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Louis II dit le Jeune - Baudouin II de Flandre, dit Baudouin le Chauve - Bernard de Septimanie - Girart de Roussillon ou Girart de Vienne - Hugues le Bâtard  - Ansgarde de Bourgogne -

 

 

Louis II dit le Jeune (825-875)

Empereur d’Occident de 855 à 875

Roi d’Italie en 844

 

Fils aîné de Lothaire 1er et d'Ermengarde de Tours, petit fils de Louis le Pieux, il fut associé au trône en 850. Après la mort de son frère Charles, il récupère une partie de son domaine, et devient aussi roi de Provence et de Bourgogne. Il épousa Engelberge d'Alsace le 5 octobre 851 ou 852

En 863, le pape Nicolas 1er déposa le patriarche Photios, qui riposta en décrétant la rupture avec Rome et exhorta dans une encyclique le roi Louis II à déposer le pape.

Il ne régna guère que sur l’Italie, où il lutta avec succès contre les Sarrasins, auxquels il prit Bari en 871. Le domaine de Lothaire II fut partagé entre leurs oncles Louis le Germanique et Charles le Chauve lors du Traité de Meerssen de 870. Malgré ses protestations et le soutien du pape Adrien II, il ne peut pas récupérer l'héritage de son frère.

Il meurt en 875 ne laissant qu’une fille, il eut pour successeur au trône impérial son oncle Charles le Chauve.

 

Baudouin II de Flandre dit Baudouin le Chauve (vers 863- vers918)

Comte de Flandre de 879 à 918

 

Fils du comte Baudouin 1er et de la princesse carolingienne Judith. Mineur à son avènement, il voit ses états subir une attaque sans précédent des Normands. Ceux-ci détruisent Thérouanne, ravagent tout le pays et pillent les abbayes, semant mort et désolation sur leur passage. Ils passent l’hiver 880 à Gand. Au printemps 881 Tournai est pillée, en 882, c’est le tour de Cambrai et d’Arras en 883, ils passent à Boulogne, Sithiu, Saint-Riquier, Furnes, à nouveau à Thérouanne, puis reviennent à Gand. Après un raid en Rhénanie, ils pillent Arras et se fortifient à Condé en 885, puis à Courtrai en 886. Le chef viking Rollon ravage la région de Saint Bertin, à défaut de pouvoir s’emparer de la cité où les habitants résistent. En réaction, Baudouin II construit de nombreuses citadelles fortifiées, les bourgs ou “burchen”, confiés à des châtelains, ainsi en est-il d’Ypres, de Courtrai, de Bergues-Saint-Winoc, de Gand, de Bruges, de Saint-Omer. L'édification de ces bourgs caractérise son règne, et marque le début de l’âge féodal dans la région. Cependant, comme dans le reste de la Neustrie, le problème normand ne trouvera sa solution que sous Charles le Simple qui, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte permet à Rollon de s'établir en Normandie.

Après la déposition de Charles le Gros, et l’élection d’Eudes en 888 au trône de France, le comte de Flandre, d’ascendance carolingienne soutient la cause de Charles le Simple, alors que le comte de Vermandois Herbert II trahit sa cause et reconnaît Eudes comme souverain. Le frère de Baudouin II, le comte de Cambrai Raoul ou Rodolphe, pénètre alors en Vermandois, s’empare de Péronne et de Saint-Quentin, mais ces villes sont reprises par Herbert, et Raoul périt dans un guet-apens le 17 juin 896. Baudouin aurait alors commandité le meurtre d’Herbert, qui entre-temps, s’était rallié à la cause de Charles le Simple.

Malgré une réconciliation passagère, les hostilités reprennent, il s’opposait cette fois au roi Charles, qui avait favorisé Herbert. Celui-ci reprend Péronne qui avait été occupée une nouvelle fois, et s’empara de Saint-Omer, du château de Saint Vaast, et de son abbaye. Le roi en donna alors bénéfice à l’archevêque de Reims, Foulques le Vénérable, qui l’échangea bientôt contre Saint Médard près de Soissons. Ce qui n’empêcha pas la rancœur de Baudouin.

Après la mort de Raoul abbé de Saint Bertin, il demanda la gestion temporelle de l’abbaye, mais les moines, craignant les exactions du comte, firent appel à Foulques, qui fut finalement élu abbé, nomination confirmée à la mort du roi Eudes par Charles le Simple. Malgré sa condamnation au synode de Soissons en 893,il reprendra par la force le château et l’abbaye d’Arras.

Après sa mort, il fut enterré à l’abbaye Saint Bertin, puis à Saint Pierre de Gand. De sa femme, fille du roi Alfred le Grand d'Angleterre, il avait eu 2 fils qui se partagèrent ses possessions

 

Bernard de Septimanie (vers 795-844)

 

Fils de Guillaume de Gellone et de Cunégonde. Il fut comte de Toulouse et d'Autun, marquis de Septimanie et comte de Barcelone de 826 à 832. Il fut investi de ce duché en 820 par Louis 1er le Pieux, dont il était le chambellan. Le 24 juin 824, à Aix-la-Chapelle, il épousa Dhuoda

Il jouissait d'une telle faveur à la cour de l'empereur, qu'on l'accusa d'adultère avec l'impératrice Judith de Bavière. Louis le dépouilla de son duché en 832, mais il le lui rendit l'année suivante, parce qu'il l'avait soutenu contre ses fils révoltés. Ayant plus tard favorisé la rébellion de Pépin II d'Aquitaine, en 844, il fut mis à mort à Toulouse par Charles le Chauve.

 

Girart de Roussillon ou Girart de Vienne (vers 810-874)

Comte de Paris

Comte de Vienne

 

Il est à l’origine de plusieurs chansons de geste et fait partie des plus importants personnages de l'épopée carolingienne.

Fils de Leuthard 1er de Paris, comte de Fézensac et de Paris et de Grimilde. Fidèle au roi d'Aquitaine Louis le Pieux, il organise la réconciliation du roi avec ses fils, et accède en 834 au titre de comte de Paris que détenait déjà son père mort en 816.

Il embrasse ensuite la cause de l'empereur Lothaire 1er contre Charles II le Chauve et combat à la Bataille de Fontenoy en Puisaye en 841. Après la défaite, il suit sans aucun doute Lothaire 1er à Aix-la-Chapelle dont il devient beau-frère en 843 en épousant Berthe, fille du comte Hugues III de Tours et de la Haute Alsace et sœur d'Ermengarde de Tours, femme de Lothaire 1er.

En 855, Charles de Provence, fils de l’empereur Lothaire 1er hérite du royaume de Provence, appelée aussi Bourgogne Cisjurane du Royaume de Bourgogne. Mais Charles n’étant qu’un enfant, le véritable maître du royaume est son précepteur Girart.

En 859, un traité est conclu entre Lothaire II de Lotharingie et son frère Charles de Provence, au terme duquel, Charles reconnaît son frère comme héritier.

En 858/859, il fonde l'abbaye de Vézelay. Il fait don de ce monastère au Saint-Siège. Cette donation est acceptée par le pape Nicolas 1er dès 863 et confirmée par Charles le Chauve en 868. En 882, il y sera instauré le culte de sainte Madeleine dont les reliques, après avoir été transférées de l'église de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à l’Église Saint-Victor de Marseille, à la suite de troubles provoqués par les Sarrasins en Provence, seront amenées à Vézelay.

En 860, il arrête devant Valence les vikings qui, après avoir pillé la Camargue, remontent le Rhône.

À l’automne 861, il défend le royaume contre les prétentions de Charles le Chauve, ce dernier s’avance jusqu’à Mâcon sans dépasser cette limite.

À la mort de Charles de Provence en 863, le frère de ce dernier, l’empereur Louis II le Jeune, arrive le premier pour s'octroyer la Provence. Lothaire II de Lotharingie arrive trop tard et ne peut pas faire respecter l’accord de 859. Toutefois, il lui obtient la suzeraineté sur les comtés de Lyon, Vienne et du Vivarais, regroupés au sein du duché du Lyonnais, dont il porte le titre par l’accord du 30 avril 863 à Mantaille ; la Provence passant de son côté sous la coupe directe de Louis II le Jeune. Il devient également le premier conseiller de Lothaire II de Lotharingie.

En 868, il s’oppose une nouvelle fois au roi Charles le Chauve à propos de l’héritage du comté de Bourges et de ses abbayes.

En août 869, dès la mort de Lothaire II de Lotharingie, la lutte reprend entre Girart et Charles le Chauve. Après des escarmouches dans le Berry, et l’Auxerrois, il regagne ses terres lyonnaises et s’enferme dans Vienne, car les 2 oncles du défunt, Louis II de Germanie et Charles le Chauve, ont également des prétentions sur le royaume de leur neveu.

À la suite du traité de Meerssen le 8 août 870 qui organise la succession de Lothaire II de Lotharingie entre Louis II le Germanique et Charles le Chauve, il refuse ce partage et entre en rébellion contre Charles le Chauve. Mais ce dernier avec l’appui des archevêques de Lyon et de Vienne, assiège en décembre les armées de Girart placées sous le commandement de sa femme Berthe dans Vienne. La ville résiste pendant plusieurs mois, mais les troupes royales dévastant la campagne, il accourt et demande une capitulation honorable. Il cède alors Vienne à Charles le Chauve qui en prend possession la veille de Noël de l'an 870. Charles incorpore ensuite le Lyonnais et le Viennois dans son royaume et en janvier 871, il nomme Boson V de Provence, gouverneur du Lyonnais et du Viennois, charge occupée jusqu’alors par Girart. Avec sa femme il se retire à Avignon.

 

Hugues le Bâtard (vers 855-vers 895)

Duc d'Alsace en 867

 

Fils illégitime de Lothaire II, premier roi de Lotharingie et de sa concubine Waldrade. À la mort de son père en 869, il ne put hériter du royaume en raison de sa bâtardise et l'Alsace, incluse dans la part de Louis le Germanique, lui fut retirée.

Il tenta à plusieurs reprises de récupérer ses biens et ceux de son père, notamment en 877/878 et en 880, mais échoua à chaque fois. Il finit par avoir les yeux crevés en 885 sur l'ordre de Charles III le Gros qui le fit enfermer à l'abbaye de Prüm où il mourut une dizaine d'années plus tard.

 

Ansgarde de Bourgogne morte vers 880

 

Fille d'Hardouin de Bourgogne. Première épouse du prince Louis Le Bègue, elle est la mère des rois de France Louis III et Carloman II.

Son mariage avec Louis le Bègue en 862 est célébré contre l'avis du roi Charles II le Chauve. Après plusieurs années de vie commune et malgré la naissance de 4 enfants, elle est répudiée par son mari lequel convole en 875 avec Adélaïde de Frioul, fille du comte Adalhard de Paris. Cependant les autorités ecclésiastiques refusent de légitimer cette nouvelle union de même que le pape Jean VIII ne couronne pas Adélaïde lors de sa venue pour le concile de Troyes en 878.

À la mort du roi Louis Le Bègue, le 11 avril 879 à Compiègne, alors qu'il préparait une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, elle œuvre sans doute pour que ses fils puissent monter sur le trône, et fait réviser sa répudiation par Hincmar, l'archevêque de Reims. Mais la reine Adélaïde est enceinte, et donne la vie 17 septembre 879 à un enfant mâle, le futur Charles III le Simple, remettant en cause l'héritage des fils d'Ansgarde.

Le mariage d'Adélaïde est attaqué, non seulement par l'Église mais aussi par Ansgarde et ses 2 fils qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère étant donné que son mariage n'avait pas été déclaré légitime.

En septembre 879, Louis III et Carloman II sont sacrés dans l'église abbatiale de Saint Pierre et Saint-Paul de Ferrières-en-Gâtinais par Anségise, l’archevêque de Sens. Ils montent conjointement sur le trône de France, mais meurent tous 2 sans postérité. Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde finit par l'emporter et son fils Charles est confirmé comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de France.

 

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