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Charles II le Chauve - Pépin II - Lothaire II - Louis III le Jeune - Charles III le Gros - Foulques - Louis II le Bègue -

 

 

 

Charles II le Chauve (823-877)

Roi de France (843-847)

Empereur d’Occident (875-877)

Fils de Louis le Pieux et de Judith de Bavière. La faveur que lui témoigne son père au détriment des ses autres fils, Pépin, Lothaire 1er, Louis dit le Germanique fut la cause d’une lutte incessante entre eux. Après le décès de Pépin en 838, Charles reçoit un territoire pris sur celui de ses demi-frères et situé à l’ouest d’une ligne délimitée par la Meuse, la Moselle et le sommet des Alpes. La mort de Louis le Pieux en 840 relance la guerre pour la succession entre les frères ennemis. Lothaire réclamant l’intégralité de l’héritage paternel, Charles se rapprocha de Louis pour conclure une alliance militaire, alliés, ils infligèrent à leur aîné une écrasante défaite à Fontenoy en Puisaye le 25 juin 841. Ils raffermissent leur union par la cérémonie solennelle des serments de Strasbourg le 14 février 842.

A l’intérieur de son royaume, il doit d’abord faire face à une situation anarchique. Lors de son avènement, son neveu Pépin II revendique l’Aquitaine, autrefois propriété de son père et pour faire valoir ses droits à l’héritage, il entra en guérilla contre Charles, en soulevant sporadiquement une partie de l’aristocratie locale durant une vingtaine d’années. Après s’être emparé de Toulouse, il met fin à la révolte en enfermant Pépin II dans un monastère en 864. Parallèlement, les chefs bretons, dont les tendances autonomistes n’ont jamais été totalement étouffées, se soulèvent contre l’autorité du roi. Plusieurs campagnes entre 845 et 863 seront nécessaires pour pacifier la Bretagne. Charles organise la résistance en développant les fortifications des cités et en faisant construire des forteresses sur les rives des fleuves ou à l’emplacement des ponts et quand ce dispositif est inefficace, il a recours au paiement du tribut. Ainsi, moyennant 3 000 livres d’argent, la flotte normande de la Seine est contrainte de faire retraite après 7 années de pillage de 855 à 862. Troubles et conflits internes, invasions externes sont exploités par son frère Louis le Germanique. Il envahit le royaume en 858, reçoit le serment de fidélité de nombreux grands, avant de devoir se retirer en 859. A son tour, Charles convoite les États laissés sans héritiers à la mort de ses neveux. Il prend possession de la Provence en 863, puis de la Lotharingie en 869, qu’il doit finalement partager avec Louis par le traité de Meerssen le 8 août 870. Ce traité porte la frontière de ses États sur la Moselle et rend pour la première fois voisins les 2 royaumes et après le décès du dernier fils de Lothaire en 875, Charles réclame le titre impérial, se fait couronner à Rome par le pape Jean VIII le 25 décembre 875, puis roi des Lombards à Pavie en janvier 876.

Cette politique expansionniste, au détriment de son frère Louis, provoqua la colère de ce dernier et une nouvelle invasion de la Francia occidentalis en 876 à lieu mais le royaume fut sauvé par Charles accouru d’Italie. A l’annonce de la mort subite de Louis, Charles entra en Lorraine, mais dut renoncer à son annexion après sa défaite face aux fils du défunt à Andernach le 8 octobre 876. Appelé à l’aide par le pape Jean VIII attaqué par les Sarrasins, Charles retourne en Italie. En son absence éclate un formidable soulèvement de l’aristocratie, qui juge le moment venu d’en finir avec un pouvoir royal considérablement affaibli, et l’oblige à repasser les Alpes en toute hâte. Il meurt sur le chemin du retour de dysenterie le 6 octobre 877 à Avrieux en Savoie près de Modane et fut inhumé dans l'église abbatiale Saint-Pierre de Nantua. En 884, ses ossements ont été ramenés à Saint-Denis.

Son fils, Louis II le Bègue lui succède. Quelques mois plus tôt, pour s’assurer la fidélité des grands, trop enclins à passer d’un souverain à l’autre, Charles avait signé le capitulaire de  Quierzy sur Oise* qui reconnaissait l’hérédité des fiefs. De ce décret allait véritablement naître le système féodal en France.

 

Pépin II (vers 823-864)

Roi d'Aquitaine de 838 à 852

 

Fils de Pépin 1er, il se lance avec Lothaire 1er dans la bataille contre Charles le Chauve qui le dépouille de son royaume.

 

Lothaire II (826-869)

Fils de Lothaire 1er, il reçoit la Lorraine. Sa femme Teutberge, ne lui donnant pas d'enfant, il veut épouser sa maîtresse dont il a un fils. Pour gagner à ce projet ses oncles et ses frères, il se montre très complaisant notamment en assistant Charles le Chauve dans sa lutte contre les Normands. Lorsqu'il fait condamner Teutberge sous l'inculpation d'inceste, celle-ci est accueillie par Charles le Chauve.

Le pape s'étant prononcé contre cette séparation, Lothaire lui rend visite, obtient la réunion d'un concile qui étudiera la question, il meurt avant que l'assemblée ait pu se réunir.

 

Louis III le Jeune (vers 835-882)

Roi de Saxe

 

Deuxième fils de Louis le Germanique et frère de Charles le Gros, il reçut en apanage, en 865, la Franconie, la Thuringe et la Saxe. Roi à partir de 876, en possession d'une partie de la Lorraine, il battit son oncle Charles le Chauve à Andernach, la même année. En 879, il annexa la Bavière et, en 880, toute la Lotharingie par le traité de Ribemont. Il meurt le 20 janvier 882 à Francfort sur le Main. et sera inhumé en l'abbaye de Lorsch.

 

Charles III le Gros (839-888)

Fils de Louis le Germanique, petit-fils de Louis le Débonnaire, Roi d’Austrasie dès 876, il se voit offrir la couronne impériale et royale après que Louis le Bègue les eut refusées en 881. Après la mort de Louis III et de Carloman, il est de nouveau appelé en France. Il devient roi de France en 884 au détriment de Charles le Simple

L’unité carolingienne est rétablie, mais au profit d’un incapable. Il cède aux Normands en 885. Malgré l’héroïque résistance de Paris par le comte Eudes et consent à verser un tribut aux pillards et livre la Bourgogne . Il ne réussit pas davantage à discipliner les grands. Épileptique de surcroît, il est déposé à Tibur en novembre 887, tout en restant roi en France. Il meurt peu après le 13 janvier 888 sans héritier direct à Neidingen là où il est né.

 

Foulques (vers 840-900)

 

Archevêque de Reims en 883, il entreprit notamment la restauration de la cathédrale, il soutient Charles le Simple contre Eudes. Il le sacre à Reims comme souverain de la France en 893.Celui-ci, reconnu roi après la mort d'Eudes en 898, le nomma chancelier. Il fut assassiné à l'instigation de Baudouin II, comte de Flandre.

 

Louis II le Bègue (846-879)

Roi de France (877-879)

Seul survivant des enfants de Charles le Chauve, c'est un homme maladif, affligé d'un fort bégaiement. Conscient de sa faiblesse face à la puissance des grands et craignant à la mort de son père de ne pouvoir accéder au trône, il tente de séduire ses vassaux en leur octroyant domaines, fonctions et dignités. Mais ces "honneurs", il ne les possède pas et, pour les distribuer, il lui faut les enlever à d'autres vassaux. Cet acte insensé conduit à une grande confusion, puis, très vite, à une révolte générale.

Il se tire de cette situation critique en sacrifiant les derniers domaines de la couronne et entraîne ainsi la dégradation définitive du régime. Il a cependant la sagesse de refuser le titre impérial que le pape Jean VIII qui cherchait des appuis contre les ducs de Bénévent et de Toscane, est venu lui proposer au concile de Troyes, en été 878. Cette même année, il a encore le mérite de conclure un accord avec son cousin Louis de Saxe, qui confirme le partage de la Lorraine effectué par leurs pères en 870.

Par cet accord, les cousins se promettent également la paix et le soutien contre d'éventuelles menaces normandes. Alors qu’il s’apprêtait à attaquer Bernard de Septimanie, il meurt dans sa résidence de Compiègne où il est inhumé, le 10 avril 879, Louis le Bègue laisse en partage à ses fils Louis III et Carloman un royaume en proie au plus profond désordre, un pouvoir monarchique plus faible que jamais, une puissance matérielle dérisoire.

 

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