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Charles l'Enfant - Boris 1er de Bulgarie dit Boris-Mihail - Benoît III - Léon IV dit Saint Léon IV - Teutberge - Leuthard de Sundgau - Irmengarde de Germanie - Wala ou Walacho - Adeloch ou Adalloc -

 

Charles l'Enfant (vers 847/848-866)

Roi d'Aquitaine du 15 octobre 855 à sa mort en 866

 

Il est le second fils du roi Charles II le Chauve et de sa première épouse Ermentrude d'Orléans. Suite à l'emprisonnement du roi Pépin II d'Aquitaine, les grands d'Aquitaine se révoltent en 853 et font appel à Louis le Germanique. Ils offrent la couronne d'Aquitaine à son fils Louis le Jeune qui traverse la Neustrie avec une armée et passe la Loire fin septembre ou début octobre 854. Mais le peu de soutien des Aquitains après les exactions de ses soldats et l'intervention de son oncle Charles le Chauve le pousse à la retraite. Dans le même temps, Pépin II d'Aquitaine et son frère Charles parviennent alors à s'échapper du couvent où ils étaient enfermés et prennent la tête du soulèvement.

En octobre 855 à Limoges et afin de satisfaire les grands d'Aquitaine, Charles le Chauve fait proclamé et couronné roi d'Aquitaine son second fils Charles l'Enfant. Le 7 juillet 856, à l'assemblée de Quierzy, Charles le Chauve offre l'amnistie aux Aquitains révoltés qui abandonneraient le parti de Pépin II. Il les convoque à Verberie pour le 26 juillet mais ils ne s'y rendent pas, attendant les renforts de Louis le Germanique. Comme celui-ci, en campagne contre les Slaves, n'intervient pas, ils reconnaissent de nouveau Charles l'Enfant au détriment de Pépin. Les Aquitains, de nouveau convoqués par Charles le Chauve au plaid de Neaufles en septembre, refusent de s'y présenter, mais Charles réussit toutefois à se réconcilier avec eux dans le courant du mois et le 14 octobre ils reconnaissent Charles l'Enfant comme roi à l'assemblée de Chartres.

Pépin II, isolé, utilise les Normands pour ravager le Poitou l'année suivante. En mars 864, il les engage comme mercenaires et met le siège devant Toulouse. Le Toulousain, le Rouergue et l'Albigeois sont mis à sac, mais Pépin ne peut pas s'emparer de la ville défendue par les missi de Charles le Chauve. Il se retire puis est fait prisonnier par le comte Rannoux de Poitiers.

Charles n'a qu'une autorité nominale sur l'Aquitaine. Au début de 862, à peine majeur, il prend comme épouse la veuve d'un comte nommé Humbert, sans l'autorisation de son père, à l'instigation du comte d'Auvergne Étienne et d'Efroi, peut-être l'ancien comte de Toulouse. Le roi Charles le Chauve réagit. L'entrevue de Meung-sur-Loire en mai suivant, entre Charles l'Enfant, son père et sa mère la reine Ermentrude ne donne rien. Il rentre exaspéré dans son royaume, malgré une apparente soumission. A l'automne de l'année suivante, la situation s'envenime et Charles le Chauve rassemble des troupes en Bourgogne. Il marche le 2 décembre 863 sur Nevers dans l'intention de franchir la Loire pour aller chercher son fils à Bourges, sa capitale. L'Enfant se rend alors à Nevers pour se soumettre avec les grands d'Aquitaine qui renouvèlent leur serment de fidélité au roi de Francie occidentale. L'Enfant est ramené auprès de son père qui n'a que peu de confiance en sa soumission, alors que l'Aquitaine est ravagée par les bandes de Vikings entrés par la Loire, la Gironde et la Charente. Après le plaid général de Ver en mai 865, à la demande des grands et des évêques, Charles le Chauve envoie Charles l'Enfant de nouveau régner à Bourges comme roi d'Aquitaine. Un an plus tard, le jeune homme est tué accidentellement dans une chasse. Il ne laisse pas de descendance et est enterré à Bourges.

 

Boris 1er de Bulgarie dit Boris-Mihail (mort en 907)

Roi de la Bulgarie de 852 à 889

 

Lors de son baptême en 864, Boris fut baptisé Michel en l'honneur de son parrain, l'empereur byzantin Michel III. Fils et successeur de Pressian 1er de Bulgarie. Au moment de son accession au trône, il est en campagne en Macédoine, et la Bulgarie fait l'objet d'une invasion par les Francs orientaux, victorieux contre Boris et ses alliés Slaves en 853. La paix avec les Francs est restaurée en 855, et il retourne son attention vers les tensions sur la frontière Bulgaro-Byzantine, posant un ultimatum au gouvernement impérial de Constantinople. La crise est évitée et Boris s'allie avec le roi Louis le Germanique des Francs orientaux contre le Prince Rastislav du royaume slave de Grande Moravie et le souverain de la Croatie. Les alliés obtiennent quelques succès en 863, mais Boris est battu lors de son invasion de la Serbie de Mutimir, ce qui l’amène à signer la paix à la fois avec la Croatie et la Serbie. Malgré ces revers, il parvient à maintenir l'intégrité territoriale de son royaume.

Désirant pour des raisons diverses se convertir au Christianisme, il s'enquiert dans ce but auprès de Louis le Germanique en 863. Toutefois, la Bulgarie est envahie la même année par l'Empire byzantin pendant une période de famine et de catastrophes naturelles. Pris par surprise, il est forcé de parlementer et accepte de se convertir au Christianisme selon le rite oriental, obtenant en contrepartie la paix et des concessions territoriales en Thrace. Au début de l'année 864 il est baptisé en secret à Pliska par une ambassade de prêtres byzantins, avec sa famille et certains membres de la notabilité bulgare. Sa conversion provoque un soulèvement de ses sujets, dont certains notables. La révolte est réprimée dans le sang en 865, avec l'exécution de 52 boyards et leurs familles.

Il s'enquiert également auprès du Patriarche Byzantin Photios 1er pour des enseignements sur la manière de suivre une vie de chrétien, et également la possibilité d'établir une église bulgare autocéphale. Déçu par la réponse de Photios, il se tourne vers Rome et le pape Nicolas 1er, auquel il envoie des émissaires avec une longue liste de questions en août 866. Le pape lui fait parvenir 106 réponses détaillées concernant la religion, les lois, la politique et la foi, mais évite le sujet du statut autocéphale désiré par Boris. Des missionnaires romains sont également envoyés pour poursuivre la conversion de la Bulgarie suivant le rite occidental. Furieux du rattachement de la Bulgarie à la papauté, le patriarche publie en 867 une encyclique dénonçant les pratiques du rite occidental et l'intervention ecclésiastique de Rome en Bulgarie. Ceci provoque le Schisme de Photios qui constitue un pas majeur vers la séparation des églises d'orient et d'occident.

Toutefois la nomination par Boris du légat du pape, l'évêque Formose qui deviendra pape en 89 au titre d'archevêque de Bulgarie est rejetée par le pape. Le pape Adrien II qui succède à Nicolas 1er rejette également la nomination par Boris soit de Formose, soit du diacre Marin qui deviendra le pape Marin 1er en 881 au même poste. Suite à ces refus, la Bulgarie se retourne vers Contantinople. Au 4ème concile de Constantinople de 870, l'Église orthodoxe bulgare est rattachée au patriarchat de Constantinople et obtient le titre d'église autocéphale. Au cours des années 870 elle est rendue à la papauté, mais ce transfert purement nominal n'affecte pas le statut de l'église bulgare autocéphale.

En 886, les disciples de Saint Cyrille et Saint Méthode sont accueillis par le gouverneur de Boris à Belgrade après que ceux-ci eurent été exilés de Grande Moravie, et sont envoyés auprès de Boris à Pliska. 2 de ces disciples, Clément d'Okhrid et Naum de Preslav, fondent des écoles à Pliska et Ohride destinées à développer la littérature et la liturgie slavonique, utilisant l'alphabet glagolitique développé par Cyrille et Méthode. Parallèlement à ce développement de la liturgie, Boris poursuit également la construction d'églises et de monastères dans son royaume.

En 889, il abdique et se fait moine. Son fils et successeur, Vladimir, tente une restauration du culte païen, amenant Boris à revenir au pouvoir en 893. Après avoir vaincu et fait aveugler Vladimir, Boris place son 3ème fils, Siméon 1er sur le trône, le menaçant du même sort en cas d'apostasie. Boris retourne à son monastère, mais reprend les armes en 895 pour aider Siméon à vaincre les Magyars qui avaient envahi la Bulgarie alliés aux Byzantins. Il reprend ensuite sa vie monastique et meurt en 907.

 

Benoît III

Pape de 855 à 858

Il fut élu malgré l'opposition des empereurs Lothaire II de Lotharingie et Louis II le Jeune, et eut à repousser les agressions de l'antipape Anastase. Il établit en Angleterre le denier de Saint Pierre. C'est entre son règne et celui de son prédécesseur, qu'on place l'histoire fabuleuse de la papesse Jeanne.

 

Léon IV dit Saint Léon IV

Pape de 847 à 855

Il fut élu quelques mois après une attaque menée sur Rome par les Sarrazins en 846, et son grand ouvrage consista à faire construire un rempart autour de la colline du Vatican, pour protéger l’ensemble des constructions religieuses. Cet ensemble, terminé en 852, fut appelé d'après lui la cité léonine. Il fit aussi fortifier d'autres lieux dans le Latium, et restaurer la basilique Saint-Pierre, très endommagée par l'attaque de 846.

Il eut à combattre un certain Anastase, qu'il fit anathémiser à deux reprises, en 850 et en 853, par des synodes, et qui tenta de se faire élire pape à sa mort.

Il couronna en 850 l'empereur Louis II, fils de Lothaire 1er, et oignit en 853 le jeune prince anglo-saxon Alfred, futur roi Alfred le Grand. Il entra dans une querelle avec le patriarche Ignace de Constantinople à propos de la déposition par celui-ci de l'archevêque de Syracuse Grégoire Asbestas, la papauté revendiquant la juridiction de la Sicile.

 

Teutberge (morte en 875)

Princesse franque

 

Fille du comte d'Arles Boson l'Ancien, elle épousa pour des raisons politiques Lothaire II en 855. Les tentatives de Lothaire pour obtenir le divorce occupèrent une grande partie de son règne. Comme Teutberge ne lui donnait pas d'enfants, Lothaire voulut épouser sa maîtresse Waldrade pour légitimer ses enfants. Dès 857, il la fit emprisonner en l'accusant de relations incestueuses avec son frère Hucbert. Malgré l'ordalie par l'eau bouillante que Teutberge passa avec succès, elle est condamnée par un concile local en 860. Défendue résolument par l'archevêque de Reims Hincmar, 2 autres conciles locaux organisés par Lothaire vinrent confirmer la sentence du premier et autoriser le remariage, ce qui permit au roi d'épouser Waldrade en 862.

Les partisans de Teutberge ne désarmèrent pas. Elle réussit à s'enfuir et à se réfugier auprès du roi de Francie occidentale Charles le Chauve. Elle fit appel au pape Nicolas 1er qui annula les décisions des précédents conciles. Menacé d'excommunication et soupçonnant Charles le Chauve de préparer le partage de son royaume, Lothaire céda et reprit sa femme en 865.

Mais Lothaire rappela Waldrade. Aussitôt excommunié, il dut aller lui-même plaider sa cause auprès du nouveau pape Adrien II au Mont-Cassin. C'est lors du voyage de retour qu'il mourut à Plaisance en 869. N'ayant pu régulariser la situation de ses enfants illégitimes, son royaume fut partagé entre ses oncles Charles le Chauve et Louis le Germanique par le traité de Meerssen. Teutberge se retira alors à l'abbaye Sainte Glossinde de Metz.

 

Leuthard de Sundgau (mort en 830)

Comte de Sundgau

 

Époux de Grimilde, issue du sang royal de Bourgogne. Père d’Otbert, évêque de Strasbourg

 

Irmengarde de Germanie (827-864)

Elle épouse en 848 Gislebert de Maasgau et serait la fille de Lothaire 1er.

 

Wala ou Walacho (vers 772-836)

Ecclésiastique, membre de la famille des Carolingiens

 

Fils du comte Bernard, fils de Charles Martel et de sa 2ème épouse saxonne. Il semble avoir fait partie de la révolte de Pépin le Bossu en 791, exilé, il rentre en grâce peu après. Son rôle devient considérable après le sacre impérial en 800. Comme général, il vainc à plusieurs reprises les Saxons et défait une flotte musulmane en 812. Comme administrateur, il est nommé comte palatin de Saxe, puis en Italie en 812, auprès de son frère Adalard, régent du royaume au nom de Pépin d'Italie.

Vers 814/815, après la mort de Charlemagne, il se fait moine. Le nouvel empereur, Louis le Débonnaire, l'exile avec son frère Adalard au monastère fondé par saint Philibert à Noirmoutier. Revenu en grâce auprès de l'empereur en 821, il devient alors conseiller du coempereur Lothaire et se positionne comme chef de l'opposition. En 822, avec son frère Adalard, il fonde le monastère de Corvey non loin de Höxter sur la Weser.

En mai ou juin 824, il est à Rome où il aide le pape Étienne II à être élu. Début 826, à 61 ans, à la mort de son frère, il le remplace comme abbé de Corbie. Chef de l'opposition à l'empereur Louis, il participe aux luttes politiques qui aboutissent à la déposition de l'empereur en 830. Celui-ci est rapidement rétabli et Wala doit à nouveau s'exiler. En 836, il suit Lothaire en Italie et il se voit confier le monastère de Bobbio où il meurt peu après son arrivée, le 31 août.

 

Adeloch ou Adalloc

Évêque de Strasbourg, de 817 à 822

 

Il succède à Erlehardus. Précepteur de Louis le Pieux, il décide la construction de l'église Saint-Thomas et de l'école avoisinante.

 

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