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Saint Pépin de Landen dit L'Ancien - Clotaire II dit le jeune - Théodebert II ou Thibert II - Saint Éloi - Thierry II - Dagobert - Saint Didier -

 

Saint Pépin de Landen dit L'Ancien (580-640)

Fils de prince, il fut maire du palais sous Clotaire II, Dagobert 1er et Sigebert II et se conduisit, dans cette haute charge, presque égale à la dignité royale elle-même, avec une prudence remarquable. Le roi Clotaire II ne se contenta pas de donner à ce noble prince la première charge de son royaume, il l'honora de toute sa confiance et mit entre ses mains l'éducation de son fils Dagobert. Son pouvoir renforcera celui des maires du palais qui s'étendra de l'Austrasie à la Neustrie.

Quand Pépin mourut, il laissa la réputation d'un saint, et chacun rappelait avec douceur et reconnaissance qu'il avait toujours été le gardien des lois, le soutien des faibles, l'ennemi des divisions, l'ornement de la cour, l'exemple des grands, le père de la patrie.

 

Clotaire II dit le jeune (584-629)

Roi de Neustrie Soisson (584-629)

Roi de l'empire Franc (613-629)

Fils de Chilpéric 1er et de Frédégonde, élevé au palais royal de Vitry-en-Artois, roi de Neustrie dès l'âge de 4 mois, c’est sous la régence de sa mère Frédégonde qu’il fit périr atrocement Brunehaut. En 592, Frédégonde reprend la lutte contre sa belle-soeur Brunehaut et son fils Childebert II, roi d'Austrasie. En 595, près de Droissy, a lieu la victoire de la Neustrie sur l'Austrasie de Childebert II, peu de temps après celui-ci meurt peut-être empoisonné par Frédégonde. Peu avant sa mort, Frédégonde bat l'armée austrasienne, envoyée par Brunehaut à Laffaut, près de Soissons, ce qui permet à Clotaire d'agrandir son royaume. En 599 ou 600, les 2 cousins de Clotaire, Théodebert roi d'Austrasie et Thierry II roi de Burgondie s'allient contre lui et le battent à Dormelles. Son royaume est démantelé. Il ne conserve qu'une douzaine de pagis ou comtés entre la Manche, la Seine et l'Oise. Les 2 frères se livrent un combat fratricide. En 612, grâce à l'alliance de Clotaire et Thierry, Théodebert est vaincu et mis à mort ainsi que son fils Mérovée. Les deux nouveaux alliés s'affrontent pour le partage de l'Austrasie. Alors qu'il marche sur la Neustrie, Thierry meurt à Metz en 613. Clotaire fait étrangler 2 des fils de Thierry.

Les Grands d'Austrasie et de Burgondie se rallient à Clotaire II. Ils lui livrent le royaume et Brunehaut qu'il supplicie. L'unité du royaume franc est alors assurée.

Il doit faire des concessions aux nobles par l'édit du 18 octobre 614 qui reconnaît l'hérédité des maires de Palais. Une période de Paix et de prospérité s'établit. L'Austrasie lui réclame un roi et il désigne son fils Dagobert 1er comme roi vers 623. A sa mort en 629, l'empire Franc va à son fils Dagobert 1er, seules quelques villes, Toulouse, Agen, Cahors, Périgueux et Saintes vont à son second fils Caribert, pour l'occasion le royaume de l'Aquitaine est fondé. La fin de son règne est paisible, son royaume bénéficie d'une relative abondance et les lois sont appliquées. Clotaire laisse le souvenir d'un souverain sage et a de ce fait préparé le règne de son fils Dagobert.

 

Théodebert II ou Thibert II (586 - 612)

Roi d'Austrasie (595-612)

 

Fils de Childebert II, il règne sous la tutelle de Brunehaut. Avec son frère, Thierry II, ils envahissent le royaume de leur oncle, Clotaire II, et l'annexent en partie.

Mais Thierry II se brouille avec lui car il a passé un traité de paix avec Clotaire II. Il fut vaincu par son frère en 612 et mis à mort sur l'ordre de son aïeule Brunehaut.

 

Saint Éloi (588-660)

Maître de l’hôtel de la Monnaie de Paris, il est, parce qu’il a reçu une formation d’orfèvre, chargé de veiller à la réalisation d’objets destinés au roi ou au culte comme des crosses et des calices. S’il acquiert une importante fortune grâce à ses fonctions, il ne manque pas de faire la charité aux pauvres, de libérer des esclaves, de financer la construction d’églises. Consacré évêque de Noyon et de Tournai en 641, après avoir été ordonné prêtre un an plus tôt, il prêche dans les Flandres et en Frise, fonda des monastères à Paris, à Noyon, à Solignac. Il est encore conseiller de Sainte Bathilde lorsqu’elle est régente de Gaule.

 

Thierry II

Roi de Bourgogne (595-613)

Né en 587, second fils de Childebert II, il hérita du royaume de Bourgogne et de l'Orléans lors du partage de 595 alors qu'il n'était âgé que de 8 ans. De fait, sa grand-mère Brunehaut exerça la régence des 2 royaumes et poursuivi assidûment la lutte sanglante contre Frédégonde. Or, en 599, Théodebert II chassa Brunehaut de son royaume qui vint se réfugier chez Thierry II.

Il continua à lutter contre Clotaire II, roi de Neustrie, et le vainquit à Dormelles avec son frère Théodebert II en 600. Cela permit à Brunehaut de s'emparer de la plus grande partie de la Neustrie exceptée Rouen, Amiens et Beauvais. Ayant écarté la menace de la Neustrie, il mena en 602 une campagne punitive avec son frère contre les Vascons afin de ramener le calme. Par la suite, il mena une seconde expédition contre Clotaire II qui envoya contre lui son Maire du palais Landry. Mais ce dernier fut vaincu à Étampes en 604 ce qui permit à Thierry II de délivrer Orléans assiégée avant d'entrer dans Paris pour l'occuper. Il chercha alors à écraser définitivement Clotaire II mais l'aristocratie austrasienne commençait à s'agiter ce qui l'obligea à interrompre sa brillante campagne.

Cherchant à réaffirmer son autorité, il ordonna en 605 l’exécution du Maire du Palais Protadius, nommé par Brunehaut. En effet, ce dernier, issu d’une illustre famille romaine, cherchait à rétablir un pouvoir centralisé capable de soumettre l’aristocratie franque. Cependant, haï par l’aristocratie, Protadius pouvait un jour s'allier avec cette même aristocratie contre Thierry II, ce qui représenterait alors une terrible menace contre le pouvoir royal. De même, il soutint Brunehaut lorsqu’elle ordonna l’exécution en 607 de l’évêque de Vienne Didier trop critique envers la politique royale. Il n'hésita pas non plus à se heurter contre Saint Colomban qui refusait de bénir plusieurs enfants du roi issus de ses nombreuses concubines. Finalement, Brunehaut ordonna l’exil de saint Colomban vers l’Italie en 610.

Maître d’une grande partie du royaume Franc avec la Bourgogne et une grande partie de la Neustrie, il s'allia avec le roi Wisigoth Wittéric en épousant sa fille Ermenberge.

Se sentant suffisamment puissant, il visa à unifier le royaume de son père en annexant l'Austrasie. Poussé par sa grand-mère avide de venger l'affront qu'elle avait subi, il déclara la guerre à son frère mais à ses dépens puisqu'il perdit en 607 l’Alsace. Cependant, il poursuivit la guerre et défit finalement Théodebert II à Toul puis à Tolbiac en 612. Vainqueur, il livra à Brunehaut son frère. Cette dernière le fit tonsurer puis enfermer dans un monastère où il mourut en captivité mais tua ses arrière-petits-fils Mérovée et Clotaire en 613.

Maître de la Bourgogne, de l'Austrasie et d'une partie de la Neustrie, Thierry II s'éteignit peu de temps après, en 613, à l'âge de 26 ans et après 18 ans de règne, victime de la dysenterie. Son royaume fut alors partagé entre son fils Sigebert II et Corbon. Son troisième fils, Childebert, mourut en 617.

 

Dagobert (vers 600-639)

Roi d’Austrasie (623)

 Roi des Francs (629-639)

En 613, Clotaire II, roi de Neustrie, envahit l'Austrasie et torture à mort Brunehaut. Dès 622, il fait reconnaître Dagobert, fils qu’il a eu avec Bertrude, comme roi d’Austrasie. C’est à Metz qu'il réside alors qu'il n’a pas 10 ans. Le maire du palais Pépin de Landen le conseille. 7 ans plus tard, lorsque meurt Clotaire II en 629, Dagobert se fait reconnaître roi de Neustrie et de Bourgogne. Devenu ainsi roi des Francs, il laisse l’Aquitaine à son frère Caribert. Et lorsque celui-ci meurt en 632, il récupère son domaine.

Auprès de lui se trouvent des conseillers comme Saint Éloi qui a été déjà le conseiller de Clotaire II. Un autre conseiller de Dagobert accède également au trône épiscopal, Saint Ouen et Saint Didier à ne pas confondre avec saint Didier de Langres, mort vers 411, un autre des conseillers de Dagobert, évêque de Cahors de 630 à 655.

C’est sans doute sur leurs conseils que le roi ne cesse de parcourir son royaume, d’y rendre la justice. Soucieux de récupérer les biens du fisc royal, que certains de ses prédécesseurs avaient laissés aliénés, il est généreux avec certaines églises et abbayes et particulièrement avec Saint-Denis. Il est soucieux également de défendre les frontières du royaume. Il va se battre pour cela à l’Est contre les Slaves jusqu’en Moravie, à l’Ouest contre les Gascons. Il fut soucieux enfin d’asseoir son autorité, que les Bretons et les Saxons reconnaissent, en 638.

En 634 il  confia l’Austrasie à son fils Sigebert qui n’est guère alors âgé que de 3 ans. C’est pourquoi, à la mort de son père Dagobert, Clovis II, âgé d’1 an seulement, ne reçoit que la Neustrie et la Bourgogne en héritage. C’est le 19 janvier 639 que le roi Dagobert 1er décède d’une colique à l'âge de 36 ans après avoir lancé à ses chiens : “Il n’est si bonne compagnie qui ne se quitte.” Il est inhumé à Saint-Denis. Son fils, Clovis II, devient roi de Neustrie et de Bourgogne. L’Austrasie reste à Sigebert III, son frère.

 

Saint Didier (mort en en 606 ou 607)

Évêque de Vienne, il s'éleva contre la reine Brunehaut pour critiquer la vie dissolue de la cour. Lors d'un concile, il fut exilé sur de faux témoignages de viols mais fut rappelé par la reine lorsque les faux témoins moururent tous 2 de manières inexplicables. Continuant à dénoncer les crimes de la reine, celle-ci envoya ses soldats l'arrêter en pleine messe et le fit lapider au lieu-dit Saint-Didier-sur-Chalaronne, nommé ainsi en son honneur.

 

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