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Bayan - Rosemonde - Cunimond - Gisulf 1er ou Gisolf du Frioul - Athalaric - Eutharic - Magnus Aurelius Cassiodorus Senator dit Cassiodore - Suavegotha de Burgondie - Waccho - Saint Germain de Paris - Ingeberge ou Ingoberga - Marcovèfe - Théodechilde -

 

 

Bayan

Khagan avar de 562 à 602

 

Poursuivi par les proto - Turcs, il décide de migrer vers les Carpates avant de demander, d'abord pacifiquement, un territoire à l'Empire byzantin ce que l'empereur Justinien refuse vers 558. Continuant sa route vers l'ouest, il se retrouve en Germanie, en Thuringe, où il doit affronter Sigebert. En 566, ce dernier est battu sur les rives de l'Elbe. Bayan lui demande alors des subsides divers dont de la farine, des légumes et des troupeaux de moutons et de bœufs avant de signer un traité de paix avec les Francs.

Installé en Pannonie auprès des Lombards, il détruit avec ces derniers le royaume des Gépides dirigés par le roi Cunimond vers 566-567, à la demande des Byzantins. En 568, il signe un traité avec le roi lombard Alboïn, qui décide d'envahir l'Italie, tout en autorisant au peuple lombard un droit de retour en Pannonie et en Norique valable 2 siècles.

Maître des régions abandonnées par les Lombards et annexées aux vaincus gépides, il menace Byzance et bat l'empereur Tibère II en 574, avant de s'emparer de Sirmium et de sa région, tout en assujétant les tribus esclavones. Il meurt en 602.

 

Rosemonde (morte en 572)

Princesse Gépide

 

Fille du roi Cunimond, vers 565 après la défaite des Gépides face à une coalition lombardo avar servant les intérêts de l'Empire byzantin et la mort de son père, elle est prise pour épouse par le roi lombard Alboïn et doit le suivre en Italie jusqu'à son royaume.

En 572, à Vérone, elle le fait assassiner par son jeune amant, un écuyer lombard du nom d'Helmegis, avant de s'empoisonner avec ce dernier peu après.

 

Cunimond

Roi Gépide

 

Second fils et successeur du roi Thorisind. Cherchant à étendre son royaume situé sur le Danube, il s'opposa à l'Empire byzantin qui fit appel aux Avars du khan Bayan et aux Lombards du roi Alboïn. Face à cette redoutable coalition, il fut vaincu en 567 et tué au combat. Les Gépides furent décimés et une partie suivra les Lombards en Italie en 568. D'autres, peu nombreux, ont semble-t-il survécu en Transylvanie jusque la seconde moitié du 7ème siècle. L’une de ses filles, la princesse Rosemonde fut prise de force pour épouse par Alboïn.

 

Gisulf 1er ou Gisolf du Frioul

Noble lombard de sang royal de la seconde moitié du 6ème siècle

 

Neveu du roi des Lombards Alboïn, bon chef de guerre, il fut également un maréchal du roi. Peu après l'invasion lombarde de l'Italie du Nord au printemps 568, il reçoit de son oncle la direction du duché du Frioul, le 1er érigé par les Lombards, avec la cité de Cividale pour chef-lieu en 569. Cet important duché, par sa situation stratégique, permet de contrôler la frontière du royaume face aux éventuelles incursions des Avars de Pannonie, des populations esclavones d'Istrie et d'Illyrie, et celles des Byzantins. Il meurt vers 581, son jeune fils nommé Gisulf, sera évincé par Grasulf, oncle de ce dernier.

 

Athalaric (516-534)

Roi des Ostrogoths de 526 à 534

 

Petit-fils de Théodoric le Grand, il devint roi des Ostrogoths en Italie à la mort de son grand-père en 526. Comme il n'avait que 10 ans, la régence fut assurée par sa mère Amalasonte. Sa mère tenta de lui fournir une éducation de tradition romaine, mais les nobles goths firent pression sur elle pour qu'elle les autorise à l'éduquer comme ils le désiraient. Ainsi, il but beaucoup et fit de nombreux excès, qui ruinèrent sa constitution.

 

Eutharic (né à la fin du 5ème siècle-523)

Prince ostrogoth

 

Descendant direct du roi Ermanaric, il épousa une lointaine cousine, la princesse Amalasonte, fille du roi Théodoric le Grand et de  Audoflède, sœur de Clovis. Père du futur roi Athalaric, il meurt avant le roi Théodoric, son beau-père à qui il devait succéder.

 

Magnus Aurelius Cassiodorus Senator dit Cassiodore (vers 485-580)

Homme politique et écrivain latin

 

Fondateur du monastère de Vivarium, la vie de Cassiodore s'articule essentiellement autour de 2 périodes séparées par la conversio ou conversion, qui marque son retrait de la vie publique.

Il est issu d'une famille d'origine syrienne, installée depuis plusieurs générations à Squillace, en Calabre. La famille des Cassiodori avait déjà exercé un rôle politique important depuis son arrivée en Italie. Son arrière-grand-père avait servi dans les armées de Valentinien III, et repoussé les Vandales* lors de leur tentative de débarquement en Calabre et en Sicile vers 450. Son grand-père avait fait partie de l'ambassade envoyée à Attila en 452 et son père, qui fut “comes sacrarum largitionum” d'Odoacre, fut nommé en 495 corrector Lucaniae et Bruttiorum par Théodoric le Grand, et accéda en 503 à la praefectura praetoriana.

Après des études qui, d'après ses œuvres postérieures, ont dû être marquées par un apprentissage enthousiaste des arts libéraux, et en particulier de la grammaire, il commença sa carrière politique à la cour de Ravenne en 503 comme conseiller de son père et s'engagea ainsi dans le cursus honorum.

De 506 à 511 il fut Quaestor sacri palatii, puis en 514 Consul ordinarius titre purement honorifique. De 523 à 527 il fut Magister officiorum et devient l'ami intime et le conseiller de Théodoric, et il conservera son pouvoir même après la mort de ce dernier, sous la régence de sa fille Amalasonte. En 527, il disparaît provisoirement de la scène politique.

Comme la plupart des hommes politiques de l'époque, il était catholique. Dans l'ensemble, la politique des rois ariens qu'il servait était tolérante à l'égard des catholiques.

Le changement profond dans sa vie commence pendant sa préfecture du prétoire à partir de 533. Par ses lettres de nomination à cette charge, il nous apprend qu'il pratiquait la lectio divina pour en tirer ses principes de gouvernement et semble avoir un certain crédit auprès du pape Jean II. Il a des rapports encore plus étroits avec le successeur de Jean II, le pape Agapet, avec qui il projette, en 535, de fonder une école de théologie à Rome, mais la prise de Rome par Bélisaire en 536 met un terme à ce projet.

Le moment crucial de sa conversion est marqué par la rédaction de son traité “De Anima” en 538, et surtout de son commentaire aux psaumes, “Exposition psalmorum”, qu'il compose vraisemblablement à Constantinople où il a dû se retirer après la prise de Ravenne par Bélisaire, en 540.

 

Suavegotha de Burgondie

Reine franque

 

Fille de Saint Sigismond, roi des Burgondes*, et de la princesse Ostrogotho. Elle épousa Thierry 1er. Elle est connue pour avoir soutenu l'épiscopat de Reims avec sa fille Theodechildis. Elle rédigea son testament sous l'évêque Mapinus entre 536 et 565.

 

Waccho (mort vers 539)

Roi lombard

 

Fils de Zucchilo, il usurpa le trône lombard en assassinant son oncle, le roi Tatto vers 510. Le fils de ce dernier, Hildegis, et son petit-fils, réfugiés chez les Gépides*, tentèrent vainement de le chasser du pouvoir. Il entretenait de bons rapports avec les Francs et les Bajuvares*.

 

Saint Germain de Paris (vers 496-576)

Né près d'Autun, il étudia à Avalon et aussi à Luzy, avec son cousin Scapilion. Ordonné prêtre à 34 ans par Saint Agrippinus, évêque d'Autun, il devint abbé de la proche abbaye de Saint-Symphorien.

Alors qu'il se trouvait à Paris en 555, l'évêque Eusèbe mourût. Le roi Childebert garda Germain près de lui, et avec le consentement unanime du peuple et du clergé, il fut consacré pour le siège devenu vacant. Dans son nouvel état, l'évêque continua à pratiquer les vertus et austérités de sa vie monastique, et travailla avec ardeur pour réduire les maux causés par les incessantes guerres et la débauche des nobles. Il participa aux 3ème et 4ème Conciles de Paris en 556 et 573 et aussi au 2ème Concile de Tours le 18 novembre 567.

Il persuada le roi d'éradiquer les pratiques païennes qui existaient encore en Gaule et d'interdire les débordements qui accompagnaient encore la célébration de la plupart des fêtes Chrétiennes.

Le 13 décembre 558, l'église Saint-Vincent* fut achevée et consacrée par Germain, le jour même où le roi Childebert mourrait. Un monastère fut élevé à proximité de l'église. Caribert devint roi de Paris. Germain fut obligé de l'excommunier pour immoralité en 568.

Caribert mourut vers 570. Paris tomba entre les mains du roi Sigebert. Germain écrivit à la reine Brunehaut une lettre, lui demandant d'user de son influence pour empêcher la poursuite de la guerre. Germain mourut l'année suivante, sans avoir vu la paix rétablie.

 

Ingeberge ou Ingoberga (vers 519-589)

Reine franque

 

Première épouse de Caribert 1er, elle provoqua un scandale au palais en humiliant le père des 2 concubines de Caribert Méroflède et Marcovèfe. Ce coup d'éclat lui valut d'être chassée de la couche royale.

Elle vivait retirée à Tours lorsqu'en 589 elle convoqua l'évêque et chroniqueur Grégoire de Tours pour rédiger son testament. Sa fille Berta devient reine de Kent en épousant l'anglo-saxon Ethelbert 1er.

 

Marcovèfe (morte en 567)

Reine franque

 

Épouse de Caribert 1er, fille d'un cardeur de laine du palais royal, elle devint avec sa soeur Méroflède, la concubine du roi de Paris Caribert, ce qui suscita l'indignation de la reine Ingeberge qui provoqua un scandale et se vit chassée de la cour.

Après la répudiation de son épouse légitime, Caribert épousa Méroflède avant de convoler avec Marcovèfe dont on sait par Grégoire de Tours qu'elle était moniale. L'Eglise jeta alors l'excommunication sur le couple royal, mais elle mourut peu de temps après.

 

Théodechilde

Religieuse

 

Fille d'un berger, elle donna à Caribert un fils mort jeune qui n'aurait pas régné. Veuve, elle tenta de sauver le royaume de Paris en prenant le contrôle du trésor royal puis s'offrit au roi Gontran qui l'enferma dans un couvent.

 

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