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Totila ou Baduila - Théodebald ou Thibaut - Clodoald ou Clodoaldus dit saint Cloud - Arnegonde ou Arégonde - Ultrogothe - Anastase II - Saint Gélase 1er - Tibère II Constantin - Léovigild -

 

 

Totila ou Baduila (mort en 552)

Roi des Ostrogoths de 541 à 552

 

Né à Trévise, élu roi d'Italie en 541 après la mort de son oncle Hildebad et celle du successeur de celui-ci, son cousin Eraric, dont il organisa l'assassinat en 541.

Animateur de la résistance des goths contre les byzantins qui avaient entrepris la reconquête de l’Italie depuis 536, il réussit à rétablir son autorité en Italie septentrionale et centrale, reprit au byzantins Naples en 543 et Rome en 546 puis la Sardaigne, la Cirse et une partie de la Sicile. Il chercha à se concilier les Catholiques et rencontra Benoît de Nursie. De plus il esquissa une révolution sociale en libérant les esclaves présents sur les grands domaines.

Il fut vaincu et tué par Narsès à la bataille de Targinae*. Sa mort marqua la fin de la domination des goths en Italie.

 

Théodebald ou Thibaut

 

Fils de Théodebert 1er et de Deoteria, il devient roi de Metz, en 548, à 13 ans, à la mort de son père. Il épousa vers 552 Vuldetrade princesse lombarde, fille du roi Lombard Waccho et sœur de la reine Wisigarde, seconde épouse de Théodebert 1er. Sans descendance à sa mort, le royaume revient à son grand-oncle Clotaire 1er.

 

Clodoald ou Clodoaldus dit saint Cloud (522-560)

 

Prince mérovingien du 6ème siècle, Il était l'un des trois fils de Clodomir 1er, roi d'Orléans, et de Gondioque, petit fils de Clovis, qui préféra renoncer à la royauté et devint moine et ermite.

Après la mort de Clodomir 1er, ses trois fils Thibault, Gonthaire et Clodoald furent recueillis par Sainte Clotilde, leur grand-mère, qui les éleva chrétiennement, en attendant qu'ils puissent se partager les États de leur père, gouvernés pendant ce temps par des lieutenants. Mais Childebert 1er, roi de Paris, et son frère Clotaire 1er, roi de Soissons, qui convoitaient le royaume d'Orléans, leur héritage, cherchèrent le moyen de parvenir à leurs fins. Clotaire épousa Gondioque, la veuve de Clodomir. Mais cela ne suffit pas pour que ce dernier obtienne le territoire de son défunt frère. La loi salique imposant le partage du royaume entre les fils de Clodomir. Pour contourner le problème, Clotaire s'allia à son frère Childebert, pour organiser l'assassinat des jeunes héritiers en 525. Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants pour les proclamer successeurs de leur père. Les deux oncles font alors massacrer les enfants. Seul le plus jeune, Clodoald, âgé de 2 ans, fut miraculeusement sauvé du massacre, par le dévouement de quelques fidèles. On le cacha dans un monastère, et il pu ainsi échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Quelques années plus tard, il se coupa lui-même les cheveux au cours d'une cérémonie par laquelle il déclarait qu'il renonçait à la royauté, ayant préféré sacrifier sa chevelure, symbole de la royauté franque, plutôt que sa vie. Il préféra une vie humble et tranquille dans les rigueurs de la solitude, à une vie éclatante, mais périlleuse dans un palais royal, au milieu d'une foule de courtisans. Il se consacra dès lors entièrement au service de Dieu.

Après avoir distribué aux églises et aux pauvres les biens que ses oncles n'avaient pu lui ravir, il se retira auprès d'un saint religieux, nommé Séverin, qui menait une vie solitaire et contemplative dans un ermitage aux portes de Paris*.

Il devint son disciple et reçut de ses mains l'habit religieux. Il demeura quelque temps en sa compagnie. Childebert et Clotaire n'ignoraient pas son identité, mais, comme ils le virent sans prétention, ils le laissèrent en liberté et lui donnèrent même quelques héritages pour vivre plus commodément dans le lieu de sa retraite.

Cependant, il quitta les environs de Paris et se retira secrètement en Provence, loin de toutes les personnes de sa connaissance

Il retourna à Paris et à peine fut-il revenu qu'Eusèbe, alors évêque de Paris, l'ordonna prêtre vers l'an 551. Il accomplit pendant quelque temps les fonctions de son ministère dans l'église de Paris. Puis, il se retira sur une colline, le long de la Seine, à deux lieues au-dessous de Paris, en un lieu que l'on appelait Novigentum*, près de la forêt de Rouvray. Ayant trouvé refuge dans ces lieux retirés il y mena une vie de solitude et de prière.

Après y avoir vécu quelque temps solitaire, il vit accourir de toutes parts des disciples et fit construire un monastère

Sa vie exemplaire lui valut d'être reconnu par l'Église comme un saint, et d'être le premier prince franc qu'elle ait honoré d'un culte public.

 

Arnegonde ou Arégonde (515-600)

Reine des Francs

 

4ème épouse du roi Clotaire 1er, sa sœur Ingonde, épouse du roi Clotaire 1er, avait demandé à ce dernier de trouver un mari digne de la haute lignée d'Arnegonde. Le roi ne trouva meilleur prétendant que lui-même et décida d'épouser la seconde des sœurs. Il les força à vivre ensemble jusqu'au décès d'Ingonde vers 546.

Elle est la mère de Chilpéric qui sera roi de la Neustrie.

 

Ultrogothe

Reine des Francs

 

Nommée Vulthrogotha par Grégoire de Tours et Vltrogotho par Fortunat, elle est l’épouse de Childebert 1er. A la mort de celui-ci en 558, son frère Clotaire 1er s'empare de son royaume et fait main basse sur le Palais de la Cité à Paris où se trouvent les trésors royaux et la famille du défunt. Il condamne alors Ultrogothe et ses 2 filles à l'exil. Rappelée d'exil par le fils de Clotaire 1er, Caribert 1er, elle est placée directement sous sa protection.

 

Anastase II

Pape de 496 à 498

 

Romain de naissance, fils d'un dénommé Pierre, son élection se fit le 28 novembre 496, après un interrègne de 7 jours. Dès son élévation au pontificat, il chercha à ramener les ariens au sein de l'Église et à rétablir la paix au sein de celle-ci. Il envoya à cet effet des légats, les évêques Crescone et Germain, à Constantinople, avec une lettre pour l'empereur Anastase 1er, dans laquelle il exprimait son ardent désir de réunion, et le priait d'y travailler lui-même. Il s'agissait d'obtenir que le nom d'Acace de Césarée, évêque arien de Constantinople, fût enlevé des sacrés diptyques. Le pape pria donc l'empereur, en termes très humbles, de bien vouloir le faire enlever, et de ne pas permettre que, pour une chose si peu importante et qui ne regardait qu'un seul homme, on ne déchire pas plus longtemps la tunique de Jésus-Christ.

 

Saint Gélase 1er (492–496)

 

Son règne dura à peine 4 ans mais sa contribution aux rapports entre Église et État et au concept même de papauté fut décisive.

Originaire d'Afrique il possède une très forte personnalité qu'il met au service de Félix III dont il est le principal collaborateur et dont il rédigea toutes les lettres.

Il amplifia la politique d'indépendance totale de l'Église, entamée par Félix III, en particulier vis-à-vis de la cour de Byzance et du nouvel empereur Anastase 1er plus favorable au monophysisme. Il fit parvenir à Anastase une lettre où il formulait avec clarté le principe qui selon lui devait inspirer les relations entre la papauté et l'empire.

Il lutta avec acharnement contre le pélagianisme, qui relevait provisoirement la tête. Il supprima la dernière fête païenne qui subsistait encore, celle des Lupercales et lui substitua la fête chrétienne de la Chandeleur.

 

Tibère II Constantin (540-582)

Empereur byzantin de 578 à 582

 

Il parvient à s'immiscer au plus près du pouvoir par le truchement de Sophie, l'épouse de Justin II, qui en fait son fils adoptif. Il fut élevé au rang de César en 574 et commença dès lors à exercer les fonctions exécutives de l'État en raison de la folie qui touchait l'empereur. Nommé auguste le 26 septembre 578, il devint son successeur le 5 octobre et prend le nom de Constantin. Durant son court règne, il fut d'une grande libéralité, il accorda de généreuses baisses d'impôt qui aggravèrent les finances de l'empire mais lui valurent une grande popularité.

Sur le plan militaire il remporta des succès face aux Perses en Arménie, mais dut abandonner Sirmium aux Avars en 581. De même il ne lui fut pas possible d'empêcher les tribus Slaves de pénétrer en Thessalie et en Thrace.

Il meurt le 14 août 582, quelques jours après avoir désigné officiellement son gendre Maurice, époux de sa fille Constantina comme son successeur, en lui accordant le titre de César.

 

Léovigild

Roi wisigoth de 567 à 586

Il accéda au trône conjointement avec son frère Liuva à la mort de leur supposé frère aîné Athanagild, dont il épousa la veuve, la princesse Goïswinthe, il est considéré comme le plus grand des rois de l'Espagne wisigothique.

En 573, à la mort de Liuva, il règne seul. Son règne marqua un véritable tournant pour l'histoire de l'Espagne comme pour celle des Wisigoths. Il entama une série de campagnes militaires contre les Byzantins de l'Andalousie et s'empare de Cordoue et de Malaga. Au nord, il combat Vascons et Francs, fait renforcer les fortifications de Narbonne et de Carcassonne, et jette les fondations de l'actuelle ville basque de Vitoria vers 580. Dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, il lutte à partir de 575 contre les Suèves redevenus chrétiens et plusieurs campagnes sont nécessaires pour les soumettre. Par sa victoire de Braga en 585, il détruit leur royaume de Galice et les reconvertit à l'arianisme. Ses victoires militaires lui permettent de réaliser en partie l'unification de la péninsule, mais il reste un obstacle majeur, son attachement à l'arianisme.

Ayant conduit le royaume wisigoth au sommet de sa puissance, il croit alors possible d'établir l'unité religieuse autour de la foi arienne et persécute violemment les catholiques. L'un de ses fils, le prince Herménégild, marié à Ingonthe, prend la tête du parti catholique et se révolte contre son père, n'hésitant pas à s'allier à des Suèves catholiques et aux Byzantins. Herménégild soulève l'Andalousie en 579-580. Sa réaction est impitoyable. Il combat son fils, le fait prisonnier en 584 et l'envoie à Tarragone où il est exécuté en 585. Ce meurtre fait de lui un martyr au yeux des catholiques. La même année, son autre fils Récarède repoussa en Septimanie une attaque du mérovingien Gontran, roi de Burgondie. Il essaie alors de composer avec ses sujets catholiques en évitant les persécutions et tentant d'établir l'unité de la foi sur la base d'un arianisme expurgé. Il fait alors des concessions sur l'entrée dans l'arianisme, rendue plus facile, et sur les questions dogmatiques. Cependant ces concessions jettent le trouble chez les ariens aussi car il est de plus en plus difficile de voir les différences entre les 2 confessions.

Politiquement, il se détache de l'Empire byzantin en faisant frapper monnaie et en se considérant “empereur en son royaume”. De plus, il est le premier roi wisigoth à rejeter la traditionnelle fourrure des guerriers goths contre le manteau de pourpre, digne des empereurs romains ou byzantins, à siéger sur un trône et à s'inspirer du cérémonial byzantin. Son activité législative est importante. Il promulgue, ou recueille de ses prédécesseurs, 324 lois.

Sous son règne le domaine public, dont le souverain à l'entière disposition, ne cesse de s'accroître grâce aux amendes infligées ou aux confiscations de biens de ses adversaires politiques.

Il est considéré par les espagnols comme le premier “Unificador Nacional”, meurt dans sa capitale de Tolède le 21 avril 586 de causes naturelles. Son fils Récarède lui succède.

 

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