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Pélage1er - Pélage II - Sigismond - Clodomir 1er - Gondemar - Childebert 1er - Dynamius ou Dinamius - Saint Nizier - Euphrone de Tours - Sainte Césarie - Aeonius dit Saint Éon ou Eone -

 

Pélage 1er

Pape de 556 à 561

 

Né à Rome vers l'an 500, ce fut l'empereur Justinien qui l'imposa comme pape. Il condamna l'origénisme*.

 

Pélage II (520-590)

Pape de 579 à 590

 

Durant son pontificat, il œuvra beaucoup pour les soins des malades et des vieillards et ira même jusqu'à convertir son logement en refuge pour ceux-ci. Il fut aussi réputé pour tolérer le mariage des prêtres tant que ceux-ci ne transféraient pas les biens de l'Église à leurs femmes et enfants. Il mourut le 8 février 590 de la peste.

 

Sigismond

Roi des Burgondes

 

Fils de Gondebaud, il fut associé à la royauté en 513, il releva et fit agrandir la célèbre abbaye d'Agaune*. Devenu roi à part entière après la mort de Gondebaud, il y convoqua un concile et fit adopter une nouvelle constitution pour les moines qui les affranchit du travail manuel mais leur imposait de chanter l'office de manière ininterrompue. C'est le fameux Laus perrenis, la psalmodie perpétuelle, qui fit l'originalité et la célébrité de l'abbaye. Pour remplir ce programme qui exigeait un grand nombre de moines, il en fit venir des Îles de Lérins, de l'Ile-Barbe et de Condat et les dota de libéralités suffisantes pour assurer leur entretien.

Marié vers 494 à une Ostrogothe, fille de Théodoric le Grand et devenu veuf, il fit étrangler son propre fils Sigéric pour l'éliminer de la succession royale.

Attaché à l'arianisme par sa famille, il se convertit au catholicisme sous l'influence de Saint Avit, évêque de Vienne. Il s'efforça par ailleurs de faire disparaître l'arianisme de son royaume, conseillé par Avit qui paraît avoir été son grand inspirateur.

Lorsque les Francs envahirent la Bourgogne, il dut fuir pour chercher un refuge et semble avoir songé une fois de plus à son abbaye. Il fut rattrapé, ramené à Orléans et peu de temps après, Clodomir le fit jeter dans un puits avec sa femme et ses enfants.

 

Clodomir 1er (495-524)

Roi des Francs du royaume d'Orléans de 511 à 524

 

2ème fils de Clovis et de Clotilde, Il épousa Gondioque et reçu le royaume d’Orléans en 511. À la mort de son père, en 511, il se partagea le royaume des Francs avec ses 3 frères, Thierry 1er, Childebert 1er et Clotaire 1er. Alors que Thierry, l'aîné, est largement avantagé, Clodomir partage la moitié du royaume de Clovis avec ses 2 autres frères. C'est le royaume d'Orléans, taillé dans l'ancien royaume de Syagrius qui lui échoit. Ce royaume comporte notamment les évêchés de Tours, Poitiers et d'Orléans.

En 523-524, à l'instigation de Clotilde, Clodomir et ses 3 frères se joignent dans une expédition contre les Burgondes. Une fois Sigismond et sa famille captifs, Clodomir rentre à Orléans. Mais le frère de Sigismond, Godomar III revient triomphant en Burgondie à la tête des troupes envoyées par son allié et parent, le roi ostrogoth Théodoric le Grand. Là, il fait massacrer la garnison que les Francs avaient laissé. Clodomir fait alors assassiner Sigismond et les fils de ce dernier le 1er mai 524, puis, il se lance dans une seconde expédition contre les Burgondes. Il est tué lors de la bataille de Vézeronce le 25 juin de la même année.

Ses trois fils furent recueillis par sa mère jusqu'à ce que sa veuve, Gondioque, épousa Clotaire. Mais cela ne suffit pas pour que ce dernier obtienne le territoire de son défunt frère, la loi salique imposant le partage du royaume entre les fils de Clodomir.

 

Gondemar

Roi des Burgondes de 524 à 534

 

Il dirige les armées burgondes dans la bataille qui l'opposa aux Francs de Clodomir et ses frères dans la plaine marécageuse de Vézeronce le 21 juin 524.

 

Childebert 1er (497-558)

Roi de Paris de 511 à 558

Roi d'Orléans de 524 à 558

3ème fils de Clovis, à la mort de son père, en 511 il reçut le royaume de Paris. Il épousa vers 522 Ultrogothe, d'origine ostrogothe.

En 523-524, à l'instigation de Clotilde, Childebert et ses 3 frères se joignent dans une expédition contre les Burgondes. Après la mort de son frère Clodomir 1er, roi d'Orléans, qui meurt lors de la bataille de Vézeronce, avec l'aide de son autre frère Clotaire 1er, roi de Soissons, qui avait épousé, sa belle-sœur, la veuve de Clodomir, il fait égorger 2 de ses neveux pour s'emparer de l'héritage, ne laissant en vie que Clodoald parce que ce dernier parvient à s'enfuir. Mieux connu sous le nom de saint Cloud, ce dernier fonda un monastère à Nogent-sur-Seine et en devint le premier abbé. Thierry, quant à lui s'empare d'une partie de l'héritage constitué de l'Auxerrois, du Berry et du Sénonais.

En accord avec ses frères, il continua la guerre contre le nouveau roi de Burgondie, Godomar III, roi des Burgondes, frère de Sigismond, égorgé , le 1er mai 524, sur ordre de Clodomir

En 532, il assiége Autun, la prend, enferme à jamais Godomar III. En 534, ils finissent de conquérir avec Clotaire le royaume burgonde en entier, sur lequel, ils co-règnent. Puis au cours de l'hiver 536-537, ils récupèrent la Provence.

Avec Clotaire, il prend Pampelune en Espagne, puis fait le siège de Saragosse. Un siège qui fut un échec. Mais il rapporta de cette expédition l'étole de saint Vincent, en l'honneur de qui il fit bâtir une église, intégrée par la suite dans l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Il mourut le 13 décembre 558 sans descendance mâle et son frère Clotaire pu réunifier le royaume de leur père.

 

Dynamius ou Dinamius (545-595)

Recteur de Provence

 

Il appartenait à une famille de lettrés de l'aristocratie provençale, probablement arlésienne. Il épousa Eucheria, elle aussi de très haute origine.

Lorsqu'en 575, il est nommé recteur de Provence comme représentant du pouvoir austrasien, il mène un jeu personnel le faisant pencher vers le parti du roi de Bourgogne. Il s'allie avec Gontran afin de limiter les prérogatives de Childebert II et de ses alliés austrasiens soutenus par l'évêque de Marseille Théodore.

Il intervient en 581 dans l'élection épiscopale d'Uzès en faisant élire initialement Albinus, contre l'ancien recteur de Provence Jovinus le candidat de Childebert qui lui est finalement préféré. Il suscite alors un 3ème homme, le diacre Marcellus, fils de l'un de ses amis marseillais, le sénateur Félix, qui obtient finalement le siège.

En 582, à sa majorité, Childebert réclame la totalité de la ville de Marseille. Il s'ensuit un conflit qui va durer jusqu'en 587. Dans la cité phocéenne, il s'opposa alors violemment à l'évêque Théodore, fidèle au parti austrasien de Childebert. Ces désordres donnent l'occasion au roi de Bourgogne Gontran de faire pression sur Childebert en fermant le corridor austrasien pour interrompre l'accès à la ville. Dynamius doit faire face de son côté à Gondulfus, personnage de famille sénatoriale, envoyé par Childebert pour rouvrir la route vers Marseille, avec le titre de duc correspondant à son commandement militaire. Il doit s'incliner en 585 lorsque Gontran, s'engage dans une expédition en Septimanie contre les Wisigoths. Nicetius lui succède en 587. Le 28 novembre 587 il se réconcilie avec Childebert

Il vit une retraite pieuse et studieuse. C'est ainsi qu'il reçoit en 591 de Grégoire le Grand à l'occasion de sa conversion et de celle de sa femme, des reliques de Saint Pierre et de Saint Laurent. Il continua à s'occuper du patrimoine de saint Pierre en Provence jusqu'en 595, date à laquelle il fut remplacé par le prêtre Candidus envoyé par le pape. Il effectua également des donations au monastère de Saint-Cassien. Comme poète et auteur, il s'illustra dans le genre caractéristique de l'époque, la littérature hagiographique régionale avec la rédaction de la Vie de Maxime de Riez.

 

Saint Nizier (mort en 573)

Évêque de Lyon

 

Il joua un grand rôle au niveau conciliaire. De famille sénatoriale, il succéda à l'évêque Sacerdos dont il était le neveu.

Oncle de Grégoire de Tours qui écrivit sa vie dans les “Vitae patrum”. Il fut inhumé probablement dans l'église qui porte son nom à Lyon.

 

Euphrone de Tours (mort en 573)

Évêque de Tours

 

Il participa à plusieurs conciles, restaura de nombreuses églises dans la ville qu'il reconstruisit après l'incendie qui l'avait ravagée. Il fonda des paroisses dans la campagne et développa la vénération de la sainte Croix.

Il fut l’évêque qui accueillit à Poitiers la relique de la Sainte Croix venue de Constantinople. Il présida le concile de Tours en 567

 

Sainte Césarie (475-540)

 

Sœur de l'évêque métropolitain d'Arles Césaire, elle fut cloîtrée dès son jeune âge dans un monastère de Marseille pour y être élevée. En 512, elle devint la première abbesse du monastère que Césaire fonde à Arles. Il rédigea pour ce monastère, dénommé alors Saint Jean, la “Regula sanctarum uirginum”. Cette règle est aussi connue sous le nom de Règle de Sainte Césarie.

 

Aeonius dit Saint Éon ou Eone

Évêque d’Arles de 485 à 502

 

Il naît à Chalon-sur-Saône en Bourgogne et monte sur le siège d'Arles au début de l'année 485. Le pape de Rome Gélase 1er, élu en mars 492, lui écrit pour lui faire part de son élection, et pour le charger d'en informer les évêques des Gaules. Le pape reconnaît ainsi la primauté de l’ Eglise d’Arles. En 498, une lettre d'Anastase à Éon révèle l'intérêt de l'Église des Gaules et de son représentant.

L'année suivante, en septembre 499, il participa à la célèbre conférence épiscopale de Lyon regroupant catholiques et ariens, en présence du roi Gondebaud.

À cette date, il accueille son jeune parent Césaire. Il l'agrège à son clergé, l'ordonne diacre puis prêtre. Il le désigne comme abbé pour rétablir l'ordre dans un monastère d'hommes à Trinquetaille, à proximité d'Arles sur le Rhône.

En 502, sur le point de mourir et inquiet au sujet de son successeur, il exhorte son clergé et les citoyens d'Arles à ne choisir personne d'autre que Saint Césaire pour le remplacer. Ayant reçu la promesse que ses volontés seraient accomplies, il destine, par testament, tout son bien au rachat des captifs, ainsi qu'au soulagement des pauvres de son Église.

 

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