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Georgius Florentinus Gregorius dit Grégoire de Tours - Saint Grégoire le Grand - Saint Gontran - Frédégonde - Childebert II - Saint Théodore - Mérovée - Prétextat -

 

 

Georgius Florentinus Gregorius dit Grégoire de Tours

(20 novembre 538-594) Historien, écrivain

Sans Grégoire, évêque de Tours, nous ne saurions rien de l’histoire des Mérovingiens. Il est, en effet, le premier historiographe de la royauté que la France ait jamais eu, même si lui-même parle de 2 de ses devanciers, Renatus Frigeridus et Sulpicius Alexander, dont la postérité n’a gardé aucune trace.

Issu par son père de la noblesse bourguignonne, il est né à Clermont en Auvergne*. Le fait que sa famille compte déjà plusieurs saints évêques à son actif, Saint Nizier évêque de Lyon, Saint Grégoire évêque de Langres, le destinait tout naturellement, dès l’enfance, à la prêtrise. Il fut ordonné Diacre en 563 et se rendit presque aussitôt auprès d’un parent éloigné, Euphronius, évêque de Tours.

Quand ce dernier décède, c’est Grégoire qui lui succèda dans la prestigieuse basilique Saint-Martin où se trouve le tombeau du grand saint de la Gaule, ce qui en fait un haut lieu de pèlerinage. Le jeune évêque de 35 ans qu’est Gregorius (nom qu’il s’est choisi) se montre dès le début de son apostolat un courageux défenseur, diplomate mais très ferme, des droits de l’église. Il saura tenir tête au redoutable roi Chilpéric 1er quand ce dernier viendra lui ordonner de lui livrer son fils, venu se réfugier dans la basilique.

Il n’hésitera pas à défendre l’évêque Prétextat, toujours contre le roi, et c’est lui encore qui aura le courage d’accuser la très cruelle reine Frédégonde du meurtre de son concubin Chilpéric 1er et de celui de Prétextat. Toute sa vie, il servira de médiateur entre les divers rois Francs qui se partagaient la Gaule et qui ne cessaient, de manière sanguinaire, de se faire la guerre. Malgré son action politique et les devoirs de sa charge épiscopale, Grégoire voyagea beaucoup et, même s’il se dit ignorant et médiocre latiniste, il n’en écrit pas moins quantité de traités d’exégèse, de dogmatique et de liturgie, comme les sept livres des Miracles ou encore des œuvres Hagiographie comme sur les vertus de saint Martin. Mais c’est surtout à travers la rédaction en dix tomes de son Histoire des Francs (Historia francorum), commencée apparemment vers 575-576 et achevée en 592, qui nous apporte des informations précieuses sur les premiers rois de la Gaule, un témoignage unique sur les mœurs et la vie des Mérovingiens et qui fait de lui le père de l’histoire de France.

 

Saint Grégoire le Grand (540-604)

Pape de 590 à 604

Né à Rome vers 540, dans une riche famille, il fait de sérieuses études qui le conduisent à la magistrature. Il accéda très tôt à de hautes charges administratives comme préfet de Rome. A l'âge de 30 ans, il entra dans les ordres. Pendant 7 ans légat du pape à Byzance, il étudia l'organisation de la liturgie orientale. Il rentra à Rome puis fut élu pape en 590 alors que la peste ravageait Rome. Évêque de Rome, il prit de nombreuses fonctions civiles et lutta activement contre la famine et la peste. Il fait de l'évêque de Rome celui de toute la chrétienté. Obligé de faire face à l'expansion lombarde, il obtient en 594 une trêve contre la volonté de l'exarque de Ravenne. La papauté secoua ainsi la tutelle de l'Empire. Il affirma fortement la primauté spirituelle et disciplinaire de Rome contre Constantinople.

Face à un monde nouveau, il entra en contact avec les Barbares, Francs et Lombards qu´il prépara patiemment à la conversion. Ses réformes religieuses pénètrèrent chez les Francs, favorisées par Brunehaut. Il envoya des moines romains menés par Augustin en Angleterre.

A partir de ce moment et jusqu'à sa mort en 604, il entreprend de diffuser les réformes qu'il médite depuis longtemps. Il fixe définitivement les textes de la Messe. Il propose une série de chants associés à chacune des fêtes de l'année ecclésiastique. Il accomplit une œuvre liturgique importante et favorisera le chant appelé depuis "grégorien".

Grégoire le Grand fonda aussi une école de musique, la Schola Cantorum où on formera des clercs qui propageront cette nouvelle liturgie à travers le monde chrétien.

Théologien, moraliste brillant, Grégoire a écrit des commentaires fameux sur le livre de Job, des Homélies et des Dialogues sur la vie des Pères d'Italie. Il s'est fait l'hagiographe de Saint Benoît et a composé une Regula pastoris fixant aux clercs leurs devoirs. Il est l'un des écrivains les plus admirés de son temps.

 

Saint Gontran (545-592)

Roi de Bourgogne et d’Orléans

Frère de Chilpéric 1er et de Sigebert, la Bourgogne lui est donnée en partage. Fort pieux, il pratique une habile politique de bascule entre la Neustrie et l’Austrasie et joua un rôle important dans la guerre opposant Chilpéric 1er et Sigebert 1er. N'ayant pas d’héritier, il adopte son neveu Childebert II, fils de Brunehaut et de Sigebert 1er. Le jeune homme lui succèda à sa mort.

 

Frédégonde (545-597)

Reine de Neustrie

Servante de Audevère première femme de Chilpéric, elle sera la 3ème femme de Chilpéric 1er, elle le contraint à répudier sa première femme Audovère et à assassiner la seconde Galswinthe. Après avoir fait tuer également Sigebert, elle n'hésite pas à éliminer son époux. La redoutable reine exerça alors la régence au nom de son fils Clotaire II. Elle aura une très grande responsabilité dans l'affaiblissement de la dynastie Mérovingienne par les nombreux meurtres qu'elle suscita et commanda. Elle devra demander la protection du roi de Bourgogne son beau frère Gontran qu'elle tentera de faire assassiner.

 

Childebert II (570-596)

Roi d'Austrasie, puis de Bourgogne et d'Orléans, il est le fils de Sigebert 1er. Après sa mort, sa mère Brunehaut assure la régence pour ses petits-fils.

 

Saint Théodore

évêque de Marseille de l’an 575 à l’an 595.

A cette époque, le port de Marseille avait un trafic assez important pour que 2 rois en partagent l’usage, et lorsque venant de Constantinople et débarquant à Marseille Gondovald, qui se dit fils du roi Clotaire, Théodore alors évêque de Marseille lui procura des chevaux et lui permit de faire jonction avec le duc Mummole qui est un militaire au service de Childebert. Gontran roi d'Auvergne le fit enfermer. Il lui reprocha d’avoir introduit cet étranger dans les Gaules, et voulut soumettre le royaume des Francs à la domination impériale. Théodore fut conduit auprès de lui avec l’évêque Epiphane qui, fuyant la Lombardie, demeurait à Marseille et aurait lui aussi trempé dans cette affaire. Théodore est ensuite emmené malgré lui à un synode à Mâcon, en 585 chargé de le condamner à l’exil pour avoir trempé dans l’affaire de Mummole. Mais le synode ne le condamnera pas et il rentrera à Marseille où la population le recevra avec chaleur.

En juin 591, une lettre de Grégoire le Grand, Pape, confie à Théodore la charge de réparer la faute de collaborateurs qui ont baptisé des juifs par force. Le Pape l’invite personnellement à s’adresser aux juifs par des prédications répétées où se manifeste la douceur de celui qui les enseigne.

 

Mérovée (mort en 577)

 

Fils de Chilpéric 1er, il subit le charme de Brunehaut au moment où la reine, devenue veuve, était la prisonnière de son père à Rouen. Mérovée persuade alors son parrain, l’évêque Prétextat, de bénir son mariage avec Brunehaut : Chilpéric averti, survient. Brunehaut réussit à s’enfuir, mais Mérovée traqué est tué.

 

Prétextat

 

Évêque de Rouen, assassiné dans sa cathédrale sur l’ordre de Frédégonde en 586

 

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