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Conomor - Eormenric - Geisalic - Agilulf ou Agilolf - Pépin de Landen dit Pépin Le Vieux - Khadidja bint Khuwaylid dite Khadija - Abd Allah ibn Abd al-Muttalib dit Abdallah - Amina bint Wahb - Abû Tâlib - Abd al-Uzza ben Abd al-Muttalib ben Hicham al-Qurachî dit Abû Lahab - Ségéric - Gundulf de Provence - Flavius Heraclius dit Héraclius 1er ou Hérakleios - Khosro 1er ou Khosrow 1er dit Anushiravan le Juste -

 

Conomor

Comte du Poher

Roi de la Domnonée

 

Il fut un puissant comte régnant sur la partie ouest de la Bretagne au 6ème siècle. Lié aux puissances établies des deux côtés de la Manche, puis s'étant révolté contre Clotaire 1er en soutenant Chramne, le fils de celui-ci. Ceci lui aurait valu la vindicte de l'Église et, d'abord, de Saint Gildas, puis de saint Samson.

 

Eormenric

Roi de Kent de 534 à 564

 

Il est le fils probable d'Octa et le père d'Ethelbert, qui lui succéda sur le trône du Kent.

 

Geisalic (mort en 512)

Roi wisigoth de 507 à 511

 

Fils illégitime d'Alaric II, Lorsque Alaric II fut tué lors de la bataille de Vouillé contre les troupes franques de Clovis en 507, Amalaric, son unique fils légitime, était encore enfant. Les Wisigoths, qui ignoraient la primogéniture, élisèrent roi Geisalic. Celui-ci continua la guerre contre les Francs mais fut vaincu et dut abandonner Toulouse, sa capitale, et s'installa à Barcino*. Après la prise de Narbonne par les Burgondes, les Wisigoths se réfugièrent sur leurs terres espagnoles, tandis que les armées du roi ostrogoth Théodoric vinrent à son aide.

Entre 508 et 511, il se lia d'amitié avec les Ostrogoths d'Italie, mais en 511 il s'allie avec les ennemis des Ostrogoths, un parti wisigoth opposé à l'influence ostrogoth.

En 511, il fut chassé du trône par le dux ostrogoth Ibba et s'enfuit en Afrique chez les Vandales. Il tenta alors vainement d'obtenir leur aide ainsi que celle des Ostrogoths. À partir de ses bases en Aquitaine, il lança une invasion de l'Espagne, entrant par la région Tarraconaise, mais est défait par l'armée d'Ibba, il s'enfuit au nord, traverse la Narbonnaise, essayant d'entrer en Burgondie, mais il fut capturé et tué en franchissant la Durance, probablement par des soldats ostrogoths, en l'an 512.

 

Agilulf ou Agilolf (né vers 555-616)

Roi lombard à la fin du 6ème et au début du 7ème siècle

 

Fils du duc lombard de Turin Ansvald, il fut proclamé roi à Milan en mai 591, succédant au roi Authari dont il épousa la veuve selon la coutume lombarde, la reine catholique Théodelinde. Son long règne fut marqué par une trêve avec la Papauté en 598, mettant provisoirement fin à 30 années de terreur lombarde. Il consolida son pouvoir et la domination lombarde dans son royaume, entretint de bons rapports avec les Francs et les Bajuvares, combat vainement les Avars et les tribus esclavones, et signe une trêve avec l'empereur byzantin Maurice en 598.

En 603, certainement influencé par sa femme, il abandonne l'arianisme lombard et se converti à la ligne du christianisme liée au concile de Nicée, faisant baptiser leur jeune fils Adaloald. La même année, l'empereur byzantin Phocas reconnaît son pouvoir.

Il meurt après plus de 25 années de règne, en l'an 616, désignant Adaloald encore adolescent comme successeur.

 

Khadidja bint Khuwaylid dite Khadija (555-619)

 

Première épouse de Mahomet, riche commerçante, d'une beauté incroyable et très douce, 2 fois veuve et membre de l'importante tribu mecquoise des Banu Asad, branche des Quraych. Elle engage le jeune Mahomet qui s'était fait remarquer par son intégrité pour conduire son commerce caravanier vers la Syrie. Il devient vite son homme de confiance, et elle lui propose le mariage, qu'il accepte en 595. Elle avait alors 40 ans et lui 25.

Elle croit tout de suite à la mission de Mahomet, et devient la première femme musulmane de l'histoire. Elle le soutient au cours de sa mission. Tant qu'elle est restée vivante, il n'a jamais épousé d'autre femme. À sa mort, il est profondément affecté.

 

Abd Allah ibn Abd al-Muttalib dit Abdallah (545-570)

 

Fils d’Abd al-Muttalib et frère d’Abû Tâlib, et père de Mahomet. Il mourut quand son fils avait quelques mois et sa veuve, Amina, mourut en 577 quand l’enfant n’avait que 6 ans.

Son père avait reçu l'ordre de creuser les quatre puits de la Mecque, mais se demandait comment réaliser ce travail avec son seul fils Harith pour l'aider.

Il demanda à Dieu de lui offrir dix fils robustes, et en échange de quoi il lui en sacrifierait un près de la Ka'ba.

Abd al-Muttalib put donc, avec l'aide de ses fils, creuser les puits de la Mecque, dont le fameux puits Zamzam.

Il devait donc tenir sa promesse, et demanda un tirage au sort. Ce dernier désigna Abdallah, le plus jeune. L'aimant plus que les autres, il hésita, mais maintint le terrible engagement. En le ramenant près de la Ka'ba, de nombreux mecquois lui demandèrent de revenir sur sa décision. L'un d'eux lui proposa un nouveau tirage au sort, et que si le nom d'Abdallah sortait, Abd al-Muttalib devrait placer 10 chameaux pour les sacrifier. Le tirage au sort atteignit les 100 chameaux, qui furent sacrifiés dès que le nom d'Abdallah ne fut pas désigné. Abdallah épousa Amina, fille de Wahb.

En 570, il partit en visite à Yathrib*, mais mourut sur le chemin du retour à la Mecque. Il fut inhumé sur place, et la nouvelle fut portée à son père Abd al-Muttalib et à sa femme enceinte de Mahomet.

Amina bint Wahb (morte en 577)

 

Amina était la mère de Mahomet. Veuve de son mari Abdallah peu après la naissance de son fils, elle mourut en 577 quand celui-ci n’avait que 6 ans. Il fut élevé par son grand-père Abd al-Muttalib et son oncle Abû Tâlib.

 

Abû Tâlib

 

Oncle paternel de Mahomet. Avec son père Abd al-Muttalib, il éleva celui-ci après la mort de sa mère Amina en 577, son père Abdallah étant mort peu après sa naissance en 570.

Il fut le père du premier imam et quatrième calife Ali, époux de Fatima et gendre de Mahomet. Cependant il n'est pas considéré comme un compagnon de Mahomet.

 

Abd al-Uzza ben Abd al-Muttalib ben Hicham al-Qurachî dit Abû Lahab

 

Oncle paternel de Mahomet, il fut un des plus farouches opposants au prophète de l'islam. Il est mort peu après la défaite des Quraychites à Badr en 625. Son corps a été abandonné sous les décombres de sa maison démolie après sa mort par son fils.

 

Ségéric

 

Fils du roi des Burgondes Sigismond et Amalaberge, aussi appelée Ostrogohta, la fille du roi Théodoric le Grand. Il devint orphelin de mère quand il avait une quinzaine d'années et vit son père se remarier avec la servante de sa défunte mère 2 ans plus tard, en 518. Une dispute éclata avec sa belle-mère qui portait les habits de la défunte. Il tint des propos injurieux contre celle-ci. La servante alla se plaindre auprès de son mari, et elle mentit en accusant Ségéric de comploter contre son propre père. En effet, Ségéric aurait hérité du royaume Burgonde et du royaume Ostrogoth, dont le seul héritier, Eutharic, venait de mourir. Sigismond entra dans une violente colère, et envoya deux serviteurs l’étouffer pendant sa sieste.

 

Gundulf de Provence (mort vers 591)

Duc austrasien

Patrice de Provence de 581 à 583

Évêque de Metz en 591

 

À cette époque une partie de la Provence faisait partie des possessions de l'Austrasie, jusqu'à 575 quand le roi Childebert II est contraint de céder une partie de la ville de Marseille à son oncle Gontran en échange de sa protection contre la Neustrie. C'est cette situation qui justifie l'envoi de Gundulf à Marseille, afin de veiller aux intérêts du roi austrasien.

 

Flavius Heraclius dit Héraclius 1er ou Hérakleios (vers 575-641)

Empereur byzantin de 610 à 641

 

D’origine arménienne il est le fondateur de la dynastie des Héraclides. Fils du patrice Héraclius, exarque d'Afrique. Il naît en Cappadoce. Le règne d’Héraclius débute en réaction au despotisme de Phocas et à son incapacité à s’opposer à l’avancée des Perses Sassanides. En 608, il part de Carthage en direction de Thessalonique puis arrive à Constantinople en 610 à la tête d’une puissante flotte pour renverser Phocas. Entre-temps, il s’est assuré du soutien populaire de la capitale. Le 5 octobre, Phocas est arrêté et emmené devant lui, il le fait exécuter sur le champ. Le même jour, il se marie et est couronné empereur.

À partir de 622, il lance une grande offensive contre les Sassanides et obtient des victoires marquantes grâce à une nouvelle tactique reposant sur les éléments hippomobiles légers. Depuis Théodose le Grand, il est le premier empereur à mener lui-même son armée au combat, suivant ainsi la tradition romaine.

De 623 à 628, son armée avance profondément en territoire perse dans une campagne militaire ininterrompue, adoptant ainsi une attitude résolument offensive. Son courage lui valut l’admiration même de ses ennemis. Il remporte une victoire décisive à la bataille de Ninive contre l’armée perse en 627. Par ailleurs, il fut le premier empereur byzantin à s’allier avec les Bulgares et les Khazars. Cette alliance restera un des piliers de la diplomatie byzantine.

Mais les territoires qu’il a reconquis sont rapidement perdus de nouveau au profit des Arabes à partir de 636. Il est impuissant à s’opposer à leur progression. Atteint d'hydropisie qui l'avait rendu d'une obésité monstrueuse, il meurt le 11 février 641.

Il avait associé au trône son fils aîné Constantin, né d'un premier mariage. Devenu veuf, il épousa sa nièce Martina. En 638, sur l'insistance de celle-ci, il associa également au trône Héraclonas, le fils qu'elle lui avait donné.

 

Khosro 1er ou Khosrow 1er dit Anushiravan le Juste

Roi de Perse de 531à 579

 

Fils favori et successeur de Kavadh 1er et d'une paysanne. Il avait une très grande influence sur son père et l'aida dans les pires situations de son règne. Il était aussi à l'origine de beaucoup des décisions prises par son père. Au début de son règne, il conclut une paix éternelle avec l'empereur byzantin Justinien, qui voulait avoir les mains libres pour la conquête de l'Afrique et de la Sicile. Mais ses succès contre les Vandales et les Goths causèrent la reprise de la guerre par Khosro en 540.

Il envahit la Syrie et ramena les habitants d'Antioche jusqu'à sa résidence et leur construit une ville à côté de Ctésiphon sous le nom de Khosrau-Antioche ou Chosro-Antioche. Pendant les années suivantes, il combat successivement en Lazique ou Lazistan* (l'ancienne Colchide) durant la guerre lazique, sur la mer Noire et en Mésopotamie.

Les Byzantins, bien que menés par Bélisaire, ne purent pas grand chose contre lui. En 545, un armistice fut conclu, mais la guerre Lazique continua jusqu'en 557. À la fin, en 562, une paix fut conclue pour 50 ans, dans laquelle les Perses laissaient la Lazique aux Romains, et promettaient de ne pas persécuter les chrétiens, à condition que ceux-ci n'essaient pas de faire du prosélytisme auprès des zoroastriens; à l'inverse, les Romains devaient encore payer des tributs à la Perse.

Vers 570, les dynastes du Yémen, qui avaient été soumis par les Éthiopiens d'Aksoum, s'adressèrent à Khosro 1er pour lui demander de l'aide. Le roi envoya une flotte avec une petite armée sous les ordres de Vahriz, qui expulsa les éthiopiens. Depuis cette époque jusqu'aux conquêtes de Mahomet, le Yémen était vassal de la Perse, et un gouverneur persan y résidait. En 571, une nouvelle guerre avec Rome éclata en Arménie, dans laquelle il conquit la forteresse Dara en haute Mésopotamie, envahit la Syrie et la Cappadoce et revient avec un large butin. Durant les négociations avec l'empereur Tibère II, il meurt et est remplacé par son fils Hormizd IV.

Il posa les fondations de nombreuses villes nouvelles et de palais, les routes commerciales furent réparées et de nouveaux ponts et barrages furent construits sous on règne. Pendant son règne, les arts et les sciences furent florissants en Perse, et l'Empire sassanide était à l'apogée de sa gloire et de sa prospérité. Son règne ainsi que celui de son père et celui de son successeur Khosro II sont considérés comme un second âge d'or dans l'histoire de l'Empire sassanide.

A son initiative de nombreux livres furent amenés d'Inde et traduits en Pehlevi. Certains de ceux-ci trouvèrent leur voie dans la littérature du Monde islamique. Son célèbre ministre Burzoe traduisit le Pañchatantra indien du sanscrit en pehlevi et l'appela Kalîleh va Demneh qui fut ensuite transmis depuis la version perse en Arabie et en Europe.

 

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