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Ethelber ou Aethelberth de Kent - Chramne ou Chramn - Amalaric - Saint Léandre de Séville - Wittéric ou Vitéric - Agapet 1er - Mercurius dit Jean II - Mahomet -

 

 

Ethelber ou Aethelberth de Kent

Roi de Kent

Fils d'Eormenric, à qui il succède comme roi, il se maria avec Berthe, fille de Caribert 1er, bâtissant ainsi une alliance avec l'état le plus puissant de l'Europe occidentale.

L'influence de Berthe peut avoir incité le pape Grégoire 1er à envoyer Augustin de Rome comme missionnaire. Celui-ci aborde à l'île de Thanet, dans l'est du Kent, en 597. Peu de temps après, Ethelber reçoit le baptême, des églises sont fondées et les conversions massives au christianisme commencent. Il pourvoit la nouvelle église de terres à Cantorbéry, qui est ensuite connue sous le nom de l'abbaye Saint Augustin, établissant ainsi l'un des fondements de ce qui devait ensuite devenir l'Église anglicane.

 

Chramne ou Chramn (né vers 535)

 

Fils du roi Clotaire et de Chunsine ou Chemsène, poussé par son oncle Childebert, il se révolte contre son père et complote 2 fois contre lui. En 558, ses frères Caribert et Gontran organisent une expédition contre lui. Clotaire lui accorde une 1ère fois son pardon, mais il récidive en 560.

Cette fois, Clotaire est bien décidé à en finir. Chramne se réfugie en Bretagne dans le Poher, auprès du comte Conomor, mais les troupes de ce dernier ne peuvent résister à l'armée de Clotaire. Lors de la bataille, Conomor est vaincu et tué. Chramne est alors capturé et aussitôt condamné à mort. Enfermé dans une masure avec son épouse et ses filles, il fut étranglé avant que le feu ne soit mis à l'édifice.

 

Amalaric (502-531)

Roi des Wisigoths en Espagne de 511 à 531

 

Fils d'Alaric II et de Theodegotho, fille de Théodoric le Grand, il fut placé sous la tutelle de celui-ci après la mort de son père lors de la bataille de Vouillé. Ainsi, il était protégé des ambitions de Geisalic, élu roi après la mort d'Alaric, et il devint effectivement roi d'Hispanie et de Septimanie en 522. En 526, il fixa la frontière qui séparait le royaume wisigoth du royaume ostrogoth, en laissant la Provence aux Ostrogoths en échange de la fin du tribut payé par les Wisigoths aux Ostrogoths. Afin d'arrêter les raids francs dans le Nord de son royaume, il se maria avec Clotilde en 526, fille de Clovis roi des Francs et de Clotilde, ce qui lui permit de récupérer une partie de l'Aquitaine grâce à la dot de Clotilde. Par la suite, il s'efforça d'établir l'arianisme dans ses États, maltraita Clotilde, parce qu'elle voulait rester catholique, s'attira ainsi la guerre avec Childebert. Il fut défait à Narbonne en 531, perdant par là son trésor, fit retraite vers Barcelone où il fut poignardé par ses propres sujets.

 

Saint Léandre de Séville (vers 534-vers 600)

Archevêque de Séville

Issu d'une famille hispano romaine, frère d'Isidore de Séville, de Saint Fulgence et de Sainte Florence de Carthagène et ami de Grégoire le Grand. Il fut archevêque de Séville et fit pression sur Récarède, afin qu'il se convertisse de l'arianisme à la foi catholique. C'est lui qui organisa la conversion des Wisigoths et il présida le 3ème concile de Tolède en 589 qui régla les relations entre l'Église et la royauté.

 

Wittéric ou Vitéric

Roi des Wisigoths d'Espagne de 603 à 610

 

En 589, il conspira avec Sunna de Mérida pour restaurer l'arianisme. Au printemps 602, il reçut le commandement de l'armée avec comme tâche de repousser les Byzantins. À partir de cette position forte à la tête de l'armée, il s'entoura de gens à lui. Quand fut venu le moment d'expulser les Byzantins, il préféra utiliser ses troupes contre le roi au printemps 603. Il envahit le palais royal et renversa le jeune monarque, Liuva II, comptant sur le soutien d'une partie de la noblesse opposée à la dynastie des descendants de Léovigild et pouvait espérer l'appui d'une grande partie du peuple wisigoth pour s'opposer à la dynastie régnante. Il fit couper la main droite du roi et, plus tard, le fit condamner et exécuter en 603.

Au cours de son règne il passa du temps à lutter contre les Byzantins, et l'un de ses généraux occupa Sagontia vers 605. C'est sans doute sous son règne, également, que fut prise Bigastrum*.

En 606, sa fille, Ermenberga, fit route vers le nord pour épouser le roi des Burgondes, Thierry II. Elle arriva à Chalon-sur-Saône, mais la régente Brunehilde, grand-mère du roi, et Teudila, la sœur de Théodoric, le montèrent contre son épouse. Thierry alors la répudia et la renvoya dans la péninsule Ibérique en 607, tout en conservant sa dot. Indigné, Wittéric conclut contre le monarque burgonde une alliance, à laquelle adhérèrent, les rois Théodebert II d'Austrasie, Clotaire II de Neustrie, et Agilulf, roi des Lombards. Cette alliance ne semble pas avoir réussi. En avril 610, une faction de la noblesse catholique assassina le roi au cours d'un banquet et les nobles proclamèrent roi Gundemar, duc de Narbonne.

 

Agapet 1er

Pape de 535 à 536

Il alla à Constantinople pour tenter de réconcilier Théodat, roi goth, avec Justinien. Il profita de sa présence à Constantinople pour veiller à l'application des décrets du concile de Calcédoine et déposa Anthime, patriarche eutychien. Il sacra lui-même le nouvel évêque de Constantinople, le patriarche Menas. Il meurt pendant son séjour à Constantinople.

 

Mercurius dit Jean II (vers 470-535)

Pape de 533 à 535

 

Portant un nom païen, il inaugura l'usage pour les papes de prendre un nouveau nom à leur avènement. Fils d'un certain Projectus, il fut prêtre de la basilique Saint Clément sur les flancs du mont Coelius.

À cette époque la simonie était quelque chose de banal parmi les membres du clergé et les laïcs pour l'élection des papes et des évêques. Après la mort du prédécesseur de Jean II eut lieu une vacance de plus de 2 mois, et cette période vit un commerce éhonté des objets sacrés. Même des vases sacrés furent mis en vente. La question fut portée devant le Sénat, et devant la Cour arienne du roi ostrogoth à Ravenne.

217 évêques réunis en concile à Carthage en 535 soumirent à Jean II la question de savoir si les évêques qui avaient versé dans l'arianisme devraient, après repentance, retrouver leur rang ou n'être admis à la communion que comme simples laïcs. La réponse à leur question leur fut donnée par Agapet 1er, quand Jean II mourut le 8 mai 535. Il fut enterré à Saint-Pierre de Rome.

 

Mahomet (570-632)

Fondateur de l'islam

Chef religieux politique et militaire arabe

 

Né à la fin du 6ème siècle, à La Mecque, cité caravanière vivant du commerce de marchandises transitant de l'Inde vers l'Occident via Aden puis la Syrie, en traversant le désert de la péninsule arabique. Fils de Abd Allâh ibn Abd Al-Muttalib et d’Amina fille de Wahb, chef du clan médinois des Banû Zahrah.

Il appartient à la tribu de Quraych ou Koreish, une très ancienne tribu arabe. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. Son père est gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka`ba.

La mort de son père survient avant sa naissance à Yathrib*.Conformément à la coutume des familles nobles de Quraych, sa mère Amina le confie à une nourrice, d'abord à Thuwaybah, la servante de son oncle Abû Lahab, puis à Halîma bint Al-Hârith As-Sa`diyyah de la tribu des Saadites, qui emporte le nourrisson dans le désert où son mari vit avec la tribu des Saadites à l'écart du reste de la population. La vie dans le désert, au milieu des Bédouins réputés pour la pureté de leur langue, était censée prodiguer aux enfants santé et force d'expression.

Craignant pour la santé de l'enfant, Halîma s'empresse de rendre l'enfant à sa mère Amina qui meurt 3 ans plus tard. il n'a alors que 6 ans. Son grand-père paternel Abd Al-Muttalib le prend alors dans sa maison. 2 ans après, sur son lit de mort, Abd Al-Muttalib chargea Abû Tâlib, l'aîné de ses enfants, frère utérin de Abd Allâh, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abû Tâlib, le père d'Ali, l'élève comme ses propres enfants.

Alors que Mahomet a 12 ans, Abu Talib décide de tenter sa chance dans le commerce caravanier avec la Syrie. Son neveu insiste pour l'accompagner. Les Quraychites ayant déclaré la guerre vers 590 aux Tribus de Kénan et de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abu Talib. Mahomet, âgé de 20 ans se distinguera par son intrépidité. Les 2 Tribus furent battues et dispersées.

Puis il entra au service de Khadija, une riche veuve qui organisait des caravanes marchandes. Malgré leur différence d'âge, ils se marièrent.

Il effectue de nombreuses retraites spirituelles. C'est en 610 que, pour la première fois, l'ange Gabriel lui serait apparu. Alors âgé de 40 ans, il commence à transmettre des versets qu'il déclare être révélé par Allah et dicté en arabe par l'ange Gabriel.

Dès le début, Khadija croit en son époux et lui apporte un soutien inconditionnel, elle est, de ce fait, considérée comme la première croyante.

Bien que ses contemporains acceptent difficilement d'abandonner leurs croyances et leurs pratiques ancestrales, il réussit à s'entourer d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de 5 ans. La croissance du groupe inquiète les Mecquois et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Tâlib. Une première vague d'immigration emmène une partie des musulmans en Éthiopie où ils vivent quelque temps sous la protection du Négus, le roi chrétien d'Éthiopie. Mahomet profite de la saison du pèlerinage qui voyait affluer vers La Mecque les Arabes de toutes les régions de la péninsule arabique pour prêcher le message de l'islam. Il conclut un pacte avec un groupe de médinois qui acceptent son message. L'année suivante, la communauté musulmane médinoise est plus nombreuse. 70 hommes se rendent en pèlerinage à La Mecque pour prêter allégeance au prophète et lui proposer leur protection s'il s'installait à Médine. L'ordre est donné aux musulmans mecquois d'émigrer vers cette ville en 622.

Il réorganise Yathrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les2 tribus arabes et les 3 tribus juives qui y vivent. Un pacte constitution, régit les relations entre les différentes communautés religieuses qui habitent la ville, garantissant notamment à tous les citoyens la liberté de conscience.

Les musulmans font l'objet d'attaques de la part des Mecquois et ripostent. Pendant le mois de ramadan en l'an 624, la bataille de Badr éclate. Il s'agit du premier conflit mené par une armée musulmane stricto sensu. La victoire contre les Mecquois assoit l'État musulman naissant.

Les Mecquois prennent leur revanche lors de la bataille de Uhud, en l'an 625. Supportant mal la mainmise des musulmans sur Médine, certains notables juifs, à l'instar de Salam ibn Abi Al-Haqiq, auraient profité de cette défaite pour se rendre à la Mecque et inciter les Mecquois à revenir à la charge. Afin d'en finir avec la menace que constituait à leurs yeux ce nouvel état, les Mecquois forment une coalition regroupant plusieurs tribus arabes dont Gatafan, Banu Sulaym, Banu Asad, Fazarah et Ashja. En l'an 627, une armée de 10 000 soldats marche sur Médine, qui se retranche derrière un fossé creusé sur la proposition du compagnon de Mahomet, le Persan Salman Al-Farisi. Le siège de la ville s'installe dans la durée. Quelques escarmouches opposent les 2 parties. La diplomatie Mecquoise a tenté secrètement et a réussi à soudoyer la tribu juive des Banu Quraydhah qui avait la charge d'une partie du front. Il envoie 4 émissaires aux Banu Quraydhah pour s'assurer de la réalité de leur soutien, mais les émissaires sont mal reçus et constatent la défection des Banu Quraydhah. En parallèle, un homme de Ghatafan nommé Nuaym ibn Masud se convertit secrètement à l'islam et reçoit l'ordre de semer la zizanie entre les coalisés. Il réussit à faire douter les Banu Quraydhah de la solidarité des coalisés en cas de défaite et fait douter les premiers de la sincérité de leurs alliés médinois. Exténués par le siège et les intempéries, les coalisés décident de lever le siège laissant les Banu Quraydhah à leur sort.

En 628, il part en pèlerinage à La Mecque à la tête d'un convoi de 1 400 pèlerins et multiplie les signes de ses intentions pacifiques. Les Mecquois leur refusent l'accès au sanctuaire, mais signent avec les musulmans la trêve dite d'Al-Hudaybiyah. En 632 après l'hégire, la trêve est rompue lorsqu’une tribu alliée de La Mecque agresse une tribu alliée de Médine. Il marche secrètement sur La Mecque à la tête de 10 000 soldats. Aux portes de la ville, il garantit la sécurité de toute personne non combattante et déclare une amnistie générale. La Mecque se rend alors sans opposition.

9 ans après l'hégire, toute l'Arabie embrasse l'islam. Mahomet ordonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. L'unification de la péninsule arabe sous la bannière de l'islam n'est pas de nature à laisser ses puissants voisins indifférents. Mahomet décide donc d'envoyer ses ambassadeurs en Égypte, en Perse et à Byzance, entre autres destinations, pour transmettre son message. L'ère de la conquête au-delà de la péninsule va alors commencer.

Après avoir réorganisé l'administration et assis l'influence de l'islam à La Mecque, il retourna à Médine, où il meurt le 8 juin 632 âgé de 63 ans après une courte maladie. Après sa mort, ses disciples continuèrent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles de Mahomet, avant qu'elles ne soient rassemblées définitivement en un seul livre, le Coran, par le 3ème calife Uthman moins de 20 ans après la disparition de Mahomet

Après le décès de Khadija, sa 1ère épouse, il épousa la veuve Saouda, puis, pratique conforme aux normes et aux valeurs de l'Arabie de l'époque, épouse Aïcha fille d'Abu Bakr âgée de 6 ans. En 627, il se maria avec Rayhana une juive, puis Myriam en 629 une chrétienne, la même année, il se marie avec Safiyya une juive, en accord avec les règles de mariage de l'islam.

Pour ne pas faire d'anachronisme il est nécessaire de souligner qu’il a vécu en plein Moyen-âge en Arabie et n'a pas inventé la polygamie, il l'a limitée en fait à 4 épouses. Les mariages sont tous liés à un intérêt diplomatique comme le veut la tradition arabe de l'époque. Chaque mariage établissait un lien de sympathie avec la tribu de la mariée.

 

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