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Mérovée - Saint Epiphane de Pavie - Julianus Pomerius dit Julien Pomère - Flavius Basiliscus - Justin 1er le Grand - Damascius le Diadoque - Saint Symmaque - Galla Placidia -

 

Mérovée (411-457)

Roi des Francs Saliens de 448 à 457

 

Fils ou gendre de Clodion le Chevelu, il aurait été adopté par Aetius et lui aurait concédé un territoire dans les Gaules. Il se serait installé en Gaule Belgique, dans la région du Brabant et aurait établi sa résidence à Tournai.

Il aurait apporté son aide au général romain Aetius, avec lequel il aurait remporté sur Attila la victoire des champs Catalauniques en 451. Cette victoire scella définitivement l'implantation de ces Germains francs, désormais solidement installés dans la Gaule du nord que l'empire romain en pleine décadence leur abandonne.

Ce personnage légendaire a donné son nom à la 1ère dynastie des rois de France. Son fils Childéric 1er lui succède.

 

Saint Epiphane de Pavie

 

Evêque de Pavie en Italie auquel ses diocésains décernèrent de son vivant les titres de "pacifique", "gloire de l'Italie" et "lumière des évêques." Il connut la période troublée des invasions de Théodoric et d'Odoacre et travailla avec ardeur à réparer les brèches que tant de troubles avaient faites dans l'Eglise et dans la vie du petit peuple.

 

Julianus Pomerius dit Julien Pomère

Prêtre du 5ème siècle

 

Il semble avoir fui l'Afrique et les Vandales pour se réfugier en Gaule dans les dernières années du 5ème siècle. Il devint alors professeur de rhétorique à Arles et enseigna à Césaire, le futur archevêque d'Arles.

Il écrit 5 traités, dont un seul “De Vita Contemplativa ou La Vie contemplative”, nous est parvenu.

 

Flavius Basiliscus

Empereur romain d’Orient de 475 à 476

 

Frère de Vérine, femme de l’empereur Léon 1er. Ses relations avec l’empereur lui permettent de poursuivre une carrière militaire.

L’empereur, lui confère la dignité de commandant en chef, en Thrace. Dans cette province, il mène une campagne militaire victorieuse contre les Bulgares en 463. Il succède à Rusticus en tant que magister militum per Thracias en 464, et connaît quelques succès contre les Goths et les Huns en 466-467.

La considération de Léon pour Basiliscus augmente et l’intersession de Vérine en faveur de son frère aide la carrière militaire et politique de Basiliscus par l’obtention du consulat en 465. Son ascension va cependant connaître un coup d’arrêt brutal.

En 468, Léon le choisit comme chef de la fameuse expédition contre Carthage, capitale du royaume vandale. Le but de l’opération est la punition du roi vandale Genséric pour le sac de Rome de 455 durant lequel l’ancienne capitale de l’Empire romain d’Occident a été ravagée pendant 15 jours et ou l’impératrice, Licinia Eudoxia, veuve de Valentinien III, et ses filles furent emmenées comme otage.

La Sardaigne et la Libye sont déjà conquises par Marcellinus et Héraclius quand Basiliscus jette l’ancre près du Promontorium Mercurii*, (maintenant le Cap Bon) en face de la Sicile, à une soixantaine de kilomètres de Carthage. Genséric demande à Basiliscus 5 jours pour produire les conditions d’une paix. Pendant les négociations, Genséric rassemble ses navires et attaque soudainement le flotte romaine. Les Vandales ont rempli bon nombre de vaisseaux avec du matériel combustible et, durant la nuit, ces brûlots sont lancés contre la flotte romaine qui ne se méfiait pas. Les commandants romains tentent de sauver quelques navires de la destruction, mais leurs manœuvres sont empêchées par l’attaque d’autres navires vandales.

Au cœur de la bataille, il prend la fuite. La moitié de la flotte romaine fut brûlée, coulée ou capturée, et l’autre moitié s’enfuit avec Basiliscus. Toute l’expédition fut un échec. Après son retour à Constantinople, Basiliscus se cache dans l’église Sainte-Sophie pour échapper à la colère du peuple et la vengeance de l’empereur. Par la médiation de Vérine, Basiliscus obtient le pardon impérial et est simplement puni de bannissement à Heraclea Sintica en Thrace.

En 471 et 472, Basiliscus aide Léon à se débarrasser de l’influence germanique à sa cour, fomentant avec lui le meurtre du magister militum alain Aspar. La mort d’Aspar est suivie d’une révolte en Thrace menée par l’Ostrogoth Theodoric Strabo. Basiliscus est envoyé pour mater la révolte, ce qu’il réussit à faire avec l’aide de son neveu Armatus. En 474, il est élevé au rang de caput senatus*.

Il réussit à prendre le pouvoir le 9 janvier 475 au palais de l’Hebdomon par les officiers palatins et le Sénat. La foule de Constantinople a sa revenche sur Zénon en tuant presque tous les Isauriens encore dans la ville.

Au début, tout semble bien aller pour le nouvel empereur, qui tente même d’initier une nouvelle dynastie en conférant le titre d’Augusta à sa femme Aelia Zenonis et en nommant son fils Marcus césar, puis plus tard auguste. Cependant, à cause de sa mauvaise gestion, il perd rapidement la plupart de ses soutiens et s’aliène l’Église et le peuple de Constantinople. De plus, sa politique de protection de son pouvoir par la distribution de rôles-clé à des hommes loyaux dresse contre lui des personnages importants de la cour, y compris sa sœur Vérine en faisant exécuter le magister officiorum Patricius l’amant de Vérine dont elle avait prévu de l’élever au rang impérial et de l’épouser.

Illus l’abandonne et rallie Zénon à l’été 476 et marche sur Constantinople. Quand Basiliscus reçoit la nouvelle de ce danger, il se hâte de rappeler ses édits ecclésiastiques et de se concilier le patriarche et le peuple, mais il est déjà trop tard.

Armatus, est envoyé en Asie Mineure avec toutes les forces disponibles pour s’opposer à l’avancée de l’armée isaurienne, mais des échanges secrets avec Zénon, qui lui promet le titre de magister militum à vie et de conférer le rang de césar à son fils, le conduisent à trahir son maître. Armatus évite intentionnellement la route que prend Zénon et marche sur l’Isaurie par une autre voie. Cette trahison précipite la chute de Basiliscus.

En août 476, Zénon assiège Constantinople. Le Sénat ouvre les portes de la ville à l’Isaurien, lui permettant de récupérer son trône. Basiluscus fuit et cherche refuge dans une église, mais il est trahi par Acacius. Il se rend alors de lui-même avec sa famille après avoir arraché la promesse solennelle que leur sang ne serait pas répandu. Basiliscus, sa femme Aelia Zenonis et son fils Marcus furent envoyés dans une forteresse en Cappadoce, où Zénon les enferma dans une citerne asséchée et les laissa mourir.

 

Justin 1er le Grand (450-527)

Empereur byzantin de 518 à 527

 

Neveu de l'empereur Anastase, il est le fondateur de la dynastie justinienne. Justin qui était un ancien général fut élu empereur à l'âge de 68 ans par le Sénat. Le règne de Justin est surtout marqué par l'ascension de son propre neveu et fils adoptif Justinien. Dès son accession au trône impérial, il le laisse en effet prendre des initiatives importantes et la seule décision importante que prend Justin est celle de déclarer un édit contre les ariens ce qui provoqua une vive réaction du chef goth Théodoric qui menaça d'user de la force si l'édit n'était pas abrogé. Le chef goth demanda au pape de négocier l'annulation de l'édit mais ce dernier ne réussit pas. Dans les faits c'est Justinien qui est le véritable maître d'œuvre de la réconciliation entre Rome et Constantinople en 519. Ainsi, le règne de Justin est plutôt terne et constitue surtout un préambule à celui de son fils adoptif qu'il fera empereur associé peu avant sa mort en 527. Sous son règne l'Empire connaît deux grands séismes, l'un en 518 qui touche la Pisidie et détruit la cité de Sagalassos et l'autre en 526 qui atteint Antioche et fait un nombre considérable de victimes.

 

Damascius le Diadoque (458-538)

Philosophe néo-platonicien de l'école d'Athènes

 

Il enseignait à Athènes lorsque Justinien fit fermer les écoles païennes en 529. Il se réfugia auprès de Khosro 1er Anushiravan, roi de Perse qui obtint son retour dans sa patrie en 533.

 

Saint Symmaque (450-514)

Pape de 498 à 514

Durant son pontificat, il s'opposera à l'Antipape Laurent élu au même moment que lui par une partie dissidente du clergé qui souhaitaient un rapprochement avec l'Eglise de Constantinople.

Le roi Théodoric trancha d'abord en faveur de Symmaque, puis indisposé par un synode affirmant la primauté papale, il prend le parti de Laurent. Ce dernier arrivera à se maintenir à Rome de 501 à 506. Théodoric se rapprocha de nouveau de Symmaque après sa brouille avec Byzance en 506. Symmaque décida de fixer la date de Pâques au 25 mars ce qui lui valut à nouveau de nouvelles dissensions.

Il s'attela aussi à construire des habitations pour les pauvres, restaura les églises de Rome dont Saint-Paul-hors-les-Murs et construisit la première résidence pontificale sur la colline vaticane. C’est durant son pontificat qu’a lieu l'excommunication de l'empereur d'Orient Anastase 1er suspecté de monothélisme.

 

Galla Placidia (390-450)

Impératrice romaine

 

Fille de Théodose 1er et de Galla, fille de l'empereur Valentinien 1er, demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Elle grandit dans le luxe de Constantinople, où elle reçoit le baptême, puis accompagne son frère Honorius, qui règne sur l'Empire romain d'Occident à partir de 395.

en 407, la Gaule est envahie, Alaric vient assiéger Rome à plusieurs reprises. Lors de la prise de Rome par Alaric, Galla est enlevée comme otage. À la mort d'Alaric, elle doit suivre son successeur Athaulf, quand les Wisigoths entrent en Gaule vers 412/413. Le général Constance refuse la collaboration des Wisigoths, pour lutter contre les nombreux usurpateurs présents en Gaule, tant que ceux-ci ne restituent pas la princesse impériale. Il refuse de livrer des vivres promis aux hommes d'Athaulf si bien que ce dernier en 413 tente en vain de prendre Marseille. Peut-être pour s'imposer à Honorius comme son gendre, Athaulf épousa une première fois Galla Placidia à Forlì en Emilie, selon le rite germanique. Le 1er janvier 414, il l'épouse à nouveau selon le rite romain dans la ville de Narbonne.

Cependant le mariage a peine terminé les conflits reprennent et Athaulf s'empare de Bordeaux puis Toulouse. Mais sous la pression de Constance, qui reprend Narbonne, les Wisigoths passent en Espagne. C'est à Barcelone en 415 que Galla Placidia met au monde un fils qui porte le nom de son grand-père maternel, Théodose. Il meurt quelque mois plus tard.

Quelques semaines plus tard Athaulf est assassiné, victime d'une vendetta personnelle d'un serviteur sans doute guidé par le parti barbare nationaliste hostile à ce roi trop romanisé par son épouse. Le nouveau roi Sigéric fait tuer les enfants d'Athaulf, et impose à Galla Placidia de marcher durant 12 milles devant son cheval. Il est tué au bout d'une semaine par Vallia, un proche d'Athaulf. Après une tentative pour gagner l'Afrique par le détroit de Gibraltar des négociations s'ouvrent avec Constance. Celui-ci récupère Galla Placidia.

Elle pu rejoindre Honorius, qu’elle fit nommer Auguste sous le nom de Constance II en 421. Veuve de nouveau, elle réussit, à la mort d’Honorius, a placer sur le trône son propre fils Valentinien III en 425 et gouverna comme régente. Cependant Galla Placidia, en femme prudente, préfère s'installer à Ravenne, mieux défendue par une ceinture de marais. Elle resta maîtresse du pouvoir durant 25 ans

Fidèle à l’orthodoxie de l’Eglise, elle apporta son soutien au pape Léon 1er dans les controverses théologiques et fit construire à Ravenne plusieurs églises, ainsi que son mausolée orné de mosaïque magnifiques.

 

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