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Zénon - Aétius - St Célestin 1er  - Saint Rémi - Théodose II - Avit de Vienne - Gondebaud -

 

Zénon

Empereur de 474 à 491

 

Né à Rosoumblada dans le sud est de l'Asie Mineure entre 427 et 430 sous le nom de Tarasicodissa, noble barbare d'origine isaurienne . Il est appelé par l'empereur Léon 1er pour commander les troupes isauriennes de la Garde pour contre balancer l'influence des Germains. Il est nommé Magister Militum en Thrace en 466 et repousse les Huns commandés par le fils d'Attila, Densegich en 467-468 en Thrace. En 467 lors de son mariage avec Aelia Ariadne, fille aînée de Léon 1er, il prend le nom de Zénon.

Consul ordinaire le 1er janvier 469, il échappa en quittant Serdica à un attentat fomentée par Aspar, maître de la milice d'Orient. Léon 1er le nomme maître de la milice des provinces d'Orient. Il quitta la cour pour vivre sur le front et lutta contre les brigands menés par le chef de guerre isaurien Indacus.

Aspar est une menace à ses ambitions. Il vient de voir son fils Patricius élevé au rang de César par Léon qui lui a donné la main de sa fille Leontia. Aspar tente de gagner le soutien de la Garde Isaurienne. Pour le contrer, Zénon s'installe à Chalcédoine pour intervenir à Constantinople. Aspar et son fils Ardaburius sont assassinés en 471 à la suite d'émeutes à caractère religieux contre leur arianisme. Zénon semble en avoir été l'instigateur. En 473, il devient maître de milice d'Orient à la place d'Aspar. 

Régent de son fils Léon II, âgé de 7 ans en janvier 474, il se désigne empereur d'Orient le 9 février 474. Il signe une paix perpétuelle avec le roi vandale Genséric. Il donne le titre de César à Julius Nepos, gouverneur de Dalmatie* ainsi qu'une flottille avec pour mission de traverser l'Adriatique et de renverser Glycerius du trône d'Occident. Par contre le Vandale Genséric lui est hostile à cause de l'assassinat d'Aspar. Genséric envahit même l'Épire* et prend la ville de Nicopolis. Mais les hostilités s'arrêtent rapidement.

Il fut obligé de se réfugier en Isaurie* le 9 janvier 475 à la suite du coup d'état du monophysite* Basiliscus, frère d'Aelia Verina à l'origine du complot. Fin août 476, réconcilié avec sa belle mère Aelia Verina, et fort du soutien du vieux général isaurien Illus, déçu par Basiliscus, il marcha sur Constantinople et remonta triomphalement sur le trône. Il reçu d'Odoacre en 476 les insignes impériaux d'Occident et il lui accorda le titre de patrice*.

Il dut faire face au pillage de la Macédoine par les Ostrogoths* de Théodoric. Ce dernier lui demanda le titre de maître de la milice que refusa Zénon. Les Ostrogoths marchèrent sur Constantinople. il tenta de les diviser et rallia à sa cause Théodoric en 478. Il dut également faire face au soulèvement de Leontius en Syrie qui appelle à l'aide les Perses et Odoacre. Il mata la révolte avec l'aide de Théodoric. Incapable de chasser par ses propres forces les Hérules* d'Italie, il proposa aux Goths de Théodoric en 487 de conquérir l'Italie.

Dans le domaine religieux, poussé par le patriarche Acace il tenta de mettre fin à la querelle monophysite en 482 par un compromis, l'Henotikon, ce qui provoque un schisme avec Rome.

Il fut très impopulaire car il ne descendait pas d'une ancienne famille sénatoriale de Rome ou de Constantinople. Il meurt le 9 avril 491 d'une attaque d'épilepsie.

 

Aétius

Général romain

Placé dans les gardes du palais, il fut donné en otage à Alaric, puis aux Huns. Tous les honneurs lui furent ensuite accordés. Sa rivalité avec Boniface, comme lui sénateur et favori de Placidie mère de Valentinien III, le conduisit à comploter, ce qui finit par attirer les Vandales en Afrique. Véritable maître de l'Empire à partir de 433, il combattit les Burgondes, les Francs, les Wisigoths,

Mais lorsque Attila envahit la Gaule, il réunit Burgondes, Saxons, Alains, Francs et Wisigoths, et battit les Huns aux Champs catalauniques en 451. Il mourut assassiné sur ordre de Valentinien III, jaloux de ses succès militaires en 454

 

 

St Célestin 1er

Pape de 422 à 432

Il lutta contre l’hérésie de Pélage et contre le nestorianisme*.

 

Saint Rémi

Archevêque de Reims

Il est né vers 436 et devint archevêque de Reims à 22 ans. Il est surtout connu pour avoir baptisé le roi des Francs, Clovis, en 496, après la bataille de Tolbiac.

On lui attribue plusieurs miracles. Mais le miracle le plus important est celui qui nous est rapporté par Hincmar. La colombe du Saint-esprit apporte à Rémi une ampoule céleste contenant de l'huile sainte avec laquelle il baptise Clovis. Cette ampoule dont le contenu ne s'épuisait jamais était conservée à l'abbaye Saint Rémi de Reims et détruite au cours de la Révolution Française. C'est ce rituel qui fera de Reims le lieu privilégié du sacre des rois de France.

 

Théodose II (401-450)

Empereur romain d'Orient (408-450)

Petit-fils de Théodose le Grand, il succéda à Arcadius, d'abord sous la régence du préfet du prétoire Anthemius, puis sous la tutelle de sa sœur Pulchérie. Par la suite, sa femme Eudoxie exerça une grande influence sur lui.

Ses armées combattirent avec succès contre les Perses en 421 et 441, mais ne purent arrêter la pression des Huns sur les Balkans. Il dut payer un fort tribut à Attila. Il fit rédiger en 438 le code Théodosien le Codex Theodosianus, qui contenait toutes les Constitutions impériales promulguées depuis 312.

 

 

Alcimus Ecdicius Avitus dit Avit de Vienne (460 - vers 518)

Évêque de Vienne entre 490 et 518

 

Issu d'une famille sénatoriale gallo-romaine originaire d'Auvergne, il était apparenté à l'empereur Avitus. Il succéda à son père qui était lui-même évêque de Vienne. Il fut élu par acclamation en 490. Il présida en 517 le concile d'Epaone où furent adoptés ou remis en vigueur d'importants canons concernant l'administration de l'Église et la discipline des clercs.

Métropolitain d'une province située en royaume burgonde, son premier but fut d'y combattre l'arianisme. Si son influence sur les rois Chilpéric et Gondebaud ne fut pas assez forte pour les convertir au catholicisme, elle fut décisive auprès des fils de ce dernier, Sigismond et Gondemar, et de la fille de Chilpéric, Clotilde. Du coup, l'évolution des pays burgondes abandonnant l'arianisme rejoignit celle du royaume franc, que la conversion de son roi avait arraché au paganisme et qui, après la bataille de Vouillé en 507, entraîna à son tour l'Aquitaine wisigothique hors de l'orbite arienne.

Excellent diplomate, bon orateur, écrivain fécond, il a laissé plusieurs traités de théologie, des homélies et des poèmes. 

 

Gondebaud ou Gondobald

Roi des Burgondes (480-516)

 

Fils du roi Gondioc qui avait fait des Burgondes des fédérés romains en 457, il devint comme son père maître de la milice, titre romain prestigieux, et Olybrius le nomma même patrice après la mort de Ricimer en 472.

Il succéda à Chilpéric vers 480. Par une politique d'alliances matrimoniales, il tâcha de protéger son royaume des ambitions de Théodoric, en mariant son fils Sigismond à une fille du roi ostrogoth, mais il n'est pas certain qu'il ait consenti à ce que sa nièce Clotilde épousât Clovis.

Vers 499 éclata un conflit entre Gondebaud et son frère Godigisèle ou Godégisile, roi de Genève, qui s'allia aux Francs de Clovis. Battu, il fut assiégé dans Avignon en 500, mais l'approche des armées d'Alaric II amena vraisemblablement Clovis à lever le siège, abandonnant Godigisèle, qui fut exécuté en 501. Il reprit possession de son royaume en 502. En mars 502 il fit promulguer à Lyon, , la Lex Gundobada ou loi gombette, dont le but politique était de contribuer à l'unification de la Burgondie après la grave crise qu'elle venait de traverser. Inspirée des lois romaines, rédigée avec le conseil de juristes romains, la nouvelle loi remplaçait dans presque tous les domaines les anciennes lois, lesquelles avaient maintenu des distinctions entre Gallo-romains et Burgondes. Dorénavant, la loi gombette soumettait ceux-ci aux mêmes amendes, autorisait les mariages mixtes, et permettait à tous de servir dans l'armée. Elle réglait également la question du partage des terres que les Burgondes avaient conquises sur les Romains, dans un sens plus favorable à ces derniers. La loi gombette persista jusqu'au 9ème siècle dans les territoires de l'ancienne Burgondie.

Il s'allia à Clovis contre Alaric II, et une armée burgonde commandée par Sigismond prit part à la bataille de Vouillé en 507. Mais Théodoric attaqua à son tour les Burgondes, qui perdirent le sud de leur royaume.

Il poursuivi la politique de tolérance religieuse de Chilpéric, même s'il renonça à se convertir, et à sa mort, le royaume burgonde, très fortement romanisé, se trouva aux mains d'un roi catholique, Sigismond.

 

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