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Eparchius Avitus dit Avitus  - Flavius Romulus Augustus dit Augustulus ou Romulus Augustule - Flavius Placidus Valentinianus dit Valentinien III - Léon 1er le Grand - Théodoric 1er le Grand -

 

 

Eparchius Avitus dit Avitus 

Empereur de 455 - 456

Issu d'une famille noble d'Auvergne. Son père était consul en 421. Très tôt, il fit une carrière civile et militaire et très vite il eu des contacts avec la cour Visigoth à Toulouse. Il servi alors sous Aetius dans plusieurs postes militaires, et en 437 fut maître des soldats en Gaulle. Pendant son très court règne, l'empereur Pétrone Maxime avait chargé Avitus, d'assurer la défense des Gaules. Avitus, qui avait déjà fait ses preuves sous les ordres d'Aetius, le vainqueur des Huns, tira très honorablement son épingle du jeu et, pour un temps, les Barbares suspendirent leurs déprédations.

À la mort de Pétrone, massacré par la foule romaine le 2 juin 455, l'idée vint à Avitus de s'emparer du trône impérial vacant. Il fit alliance avec les Wisigoths de Théodoric II, et, grâce à leur appui, il parvint à imposer son autorité au Sénat et au peuple de Rome. La Ville venait d'être mise à sac par les Vandales du roi Genséric et n'était plus guère en état de s'opposer à qui que ce fût. Mais ce n'était pas l'avis de Ricimer, un militaire d'origine Suève qui commandait en chef les forces romaines stationnées en Italie.

Tant que les Wisigoths furent là pour soutenir leur créature, Ricimer s'accommodant tant bien que mal d'Avitus. Mais quand les Barbares de Théodoric eurent quitté la Péninsule italienne pour s'en aller disputer l'Espagne aux Suèves, Ricimer, qui jouissait d'un immense prestige après avoir infligé une cuisante défaite aux Vandales de Genséric, signifia à Avitus que son règne était terminé.

Ricimer offrit au souverain déchu le poste d'évêque de Placentia. Mais les Sénateurs romains, qui poursuivaient d'une haine tenace ce Gaulois qui avait prétendu être leur maître, s'opposèrent à cette mesure de clémence et réclamèrent à cor et cri la tête d'Avitus. Celui-ci n'eut que le temps de fuir pour rejoindre ses monts d'Auvergne. Il mourut en chemin dans des circonstances restées obscures.

La dépouille mortelle d'Avitus fut inhumée décemment à Brioude, aux pieds des reliques de Saint Julien.

 

Flavius Romulus Augustus dit Augustulus ou Romulus Augustule (mort vers 507)

Empereur de 475 à 476

Bien qu'il fût désigné par l'empereur de Byzance pour régner sur l'Occident, Julius Nepos ne pu se maintenir plus d'un an sur le trône romain. En 475, une révolte des troupes barbares confédérées qui assuraient la défense de l'Italie le força à abandonner précipitamment sa capitale de Ravenne et à traverser l'Adriatique pour se réfugier dans sa principauté de Dalmatie.

Oreste, l'ancien secrétaire du roi des Huns Attila et qui commandait les troupes confédérées victorieuses, refusa de ceindre la couronne impériale. Il laissa ce périlleux honneur à son fils Romulus. À cause de la jeunesse du garçon, il avait seulement 13 ans, il s'est appelé Augustulus, le petit empereur. En fait Oreste régnait sous le nom de son fils. Oreste en s'alliant aux Barbares confédérés contre Julius Nepos, s'était fait de fort dangereux amis. Bien vite ceux-ci réclamèrent leur récompense. Ils exigeaient le tiers des terres d'Italie. !

Courageusement, Oreste ne voulut réduire ses sujets à la pauvreté et à l'esclavage. Il refusa de céder aux Confédérés. Ceux-ci levèrent aussitôt l'étendard de la révolte et assiégèrent Oreste dans Pavie où il n'avait eu que le temps de se réfugier. Après un court siège, la ville fut prise et Oreste exécuté.

Le chef des Confédérés, le nouveau maître de l'Italie était Odoacre, le roi des Hérules. C'était un barbare de haute taille et à l'ambition démesurée. Face à un adversaire de cet acabit, le pauvre petit Romulus ne faisait vraiment pas le poids.

Pourtant, Odoacre négligea d'éliminer physiquement le fils d'Oreste, mais en échange exigea son abdication. Il lui assigna comme résidence la villa de Lucullus, située en Campanie, et lui alloua une rente de six mille pièces d'or en 476. Il aurait fondé le monastère de St Séverin à Lucullanum qui perdurera jusqu'au 10ème siècle.

 

 Flavius Placidus Valentinianus dit Valentinien III (419-455)

Empereur de 425 à 455

Né à Ravenne, fils de Constance III et de Placidie. Il fut le dernier fils de la race du grand Théodose. À l'âge de 6 ans, il fut placé sur le trône d'Occident par l'empereur d'Orient Théodose II. Il laissa gouverner l'Empire par sa mère et par le patrice Aetius. C'est sous son règne que l'Empire d'Occident se morcela définitivement.

En Afrique du Nord, le Comte Boniface, qui gouvernait cette turbulente province au nom de l'empereur Valentinien III, était menacé de révocation suite aux intrigues de son rival, le patrice Aetius. Craignant pour sa vie, il se rebella contre son maître et appela en renfort les féroces Vandales qui, à ce moment, ravageaient l'Espagne. Genséric, roi des Vandales, chef cruel mais intelligent et ambitieux, ne songeait à rien moins que d'édifier, sur les ruines de la riche province romaine d'Afrique, un véritable empire naval méditerranéen. Boniface eut beau tenter de résister, rien n'y fit. Les villes tombèrent les unes après les autres, Hippone en 431 et Carthage en 439.

Pendant ce temps, au Nord des Alpes, le pouvoir impérial n'était plus qu'un leurre. Certes Aetius maintenait encore une certaine présence romaine dans ces provinces naguère florissantes. Mais les Vandales, les Suèves, les Quades, et bien d'autres peuples, s'étaient abattus sur la Gaule et l'Espagne. Les Barbares avaient traversé ces pays de part en part, puis, repus de butin et ne laissant que cendres et ruines fumantes, ils s'étaient jetés sur la riche province d'Afrique.

Valentinien III fit assassiner Aetius pour quelque obscure raison. Ce faisant, il se privait de son meilleur général qui lui avait conservé la Gaule en écrasant Attila aux champs Catalauniques. Il fut tué par le sénateur Pétrone Maxime pendant qu'il assistait à des courses de char en mars 455. 

 

Léon 1er le Grand

Pape de 440 à 461

 

Saint Léon 1er surnommé le Grand est né à Volterra en Toscane et  joua un grand rôle dans la chrétienté des premiers siècles. Docteur de l’Église, défenseur de l’orthodoxie, il convoqua le concile de Chalcédoine en 451.

Léon fut ordonné diacre puis archidiacre de Rome. A ce titre, il participa pendant près de 10 ans au gouvernement des affaires de l’Église sous les papes Célestin 1er et Sixte III. Ses conseils furent très écoutés notamment pour déjouer les ruses des hérétiques et pour faire cesser les dissidences entre les princes séculiers.

A la mort de Sixte III en 440, absent de Rome car envoyé en Gaule pour faire cesser une lutte entre 2 seigneurs, il fut élu pape par le clergé et le peuple romain sous le nom de Léon 1er. A cette époque, le vieil empire romain était sur le point de s’écrouler. Les lois n’étaient plus respectées, les hérésies reprenaient vigueur et nombreux étaient les princes de l’Église qui s’octroyaient les pleins pouvoirs. Dès le début de son pontificat, il montra ses qualités d’homme, de pasteur et de chef. Il entreprit de nombreuses réformes urgentes pour restaurer la primauté et la sûreté de Rome et mit en garde le peuple contre la contagion des erreurs manichéennes*. En 443, il réunit à Rome une assemblée d’évêques et de prêtres pour exhorter les sectes à se rétracter de leurs erreurs, beaucoup se convertirent et les récalcitrants furent punis. Il lutta avec la même ardeur contre les Pélagiens*. Il entreprit de rétablir la discipline et s’opposa aux abus d’autorité des églises d’Afrique et d’Orient. Il affirma la primauté du Saint-siège contre certains prélats usant à tort de leur pouvoir. En 448, Eutychès, archimandrite de Constantinople, proposa une théorie monophysite ne reconnaissant au Christ qu’une nature purement divine et parvint à réunir un concile pour y exposer sa doctrine. Alerté par Flavien l’évêque de Constantinople, Léon reconnaît le danger et adresse à Flavien en juin 449 une lettre dogmatique, dite Tome de Léon, par laquelle il expose la doctrine romaine des deux natures du Christ, divine et humaine, réunies en une seule personne. En même temps des sanctions canoniques furent prises contre Eutychès. En 451, il fit reconnaître cette doctrine par le Concile de Chalcédoine.

En 452 Attila, après sa défaite aux Champs Catalauniques, réapparaît dans le Nord de l’Italie constituant une menace pour Rome. L'empereur, le Sénat et le peuple lui demandèrent d’intervenir auprès d’Attila. Le pape va au-devant d'Attila, et le convainc de rebrousser chemin sans entrer dans Rome.

En 455, le vandale Genséric s’empara de Rome, pilla la ville en emportant un immense butin. Il obtint de ce dernier que ses vandales ne versent pas le sang et ne démolissent pas les édifices.

Léon mourut le 10 novembre 461 après avoir gouverné l’église pendant 21 ans. En 1751, Benoît XIV a déclaré Léon le Grand docteur de l’Église.

 

Théodoric 1er le Grand (v. 455 - 526)

Roi des Ostrogoths (454-526)

 

Chef des Ostrogoths à la mort de son père, le roi Thiudimir vassal d'Attila, Il passa les premières années de sa jeunesse en Pannonie, où les Ostrogoths venaient d'être installés comme fédérés de Rome à la suite d'un traité conclu en 454. Les Ostrogoths se révoltèrent en 458-459, pillant la Dalmatie. Mais les Romains, alors confrontés aux Vandales de Genséric, cherchèrent à se réconcilier avec leurs fédérés. Ils acceptèrent de leur verser de l'or en échange de l'arrêt des pillages, traité qui fut garanti par l'envoi du jeune Théodoric à Constantinople, où il resta otage jusqu'en 471. Revenu en Pannonie, il succéda à son père en 474. Il usa alors de ses relations à Constantinople pour obtenir de meilleures conditions de vie pour son peuple, qu'il pu installer dans la riche Macédoine. Ses rapports avec l'empereur Zénon furent équivoques. L'empereur en fit l'un de ses généraux, l'éleva au rang de patrice à l'instar du roi des Hérules, Odoacre, qui gouvernait à Rome, mais Théodoric gardait son indépendance. Tour à tour son allié ou son adversaire, il chercha à se rendre indispensable tout en obtenant le maximum d'avantages pour les Ostrogoths. Pour Zénon, il fut un partenaire encombrant et incommode, dont il ne pu cependant se passer. Ce fut, en effet, le roi ostrogoth qui aida l'empereur à vaincre un usurpateur en Asie Mineure en 485.

Mais, en 488, il n'hésita pas à marcher sur Constantinople pour demander de nouvelles terres pour son peuple, qui subissait alors les incursions des Bulgares. Zénon lui suggéra alors de s'installer en Italie. Par ce moyen, il se débarrassait de lui en le lançant contre Odoacre, maître de Rome depuis 476, et visait à maintenir l'autorité nominale de l'empire sur l'Italie. À l'automne 488, les Ostrogoths quittèrent les Balkans et arrivèrent en Italie du Nord au printemps. Odoacre résista jusqu'en mars 493 dans Ravenne assiégée, avant d'être assassiné traîtreusement par son rival. Maître désormais d'un espace qui incluait la Dalmatie, la Pannonie, le Norique, la Rhétie et l'Italie, il voulut officiellement ressusciter l'Empire romain d'Occident, selon la promesse de lui déléguer ses pouvoirs faite par Zénon, promesse que l'empereur ne tint cependant pas.

Roi en Italie par la volonté des seuls Ostrogoths, il ne chercha jamais à se soustraire à l'autorité nominale de Constantinople. Cependant, malgré sa culture romanisée, il restait un Barbare, et les relations avec Anastase 1er, successeur de Zénon en 491, furent parfois difficiles. En 497, Anastase finit cependant par confirmer Théodoric dans ses pouvoirs. Installé à Ravenne, sa capitale, dont il fit un brillant foyer de culture, il défendit l'Italie impériale contre les Vandales d'Afrique, contre les Francs en Provence, contre les Gépides et autres peuples en Dalmatie.

Il ne parviendra pas, en dépit des alliances, à reforger un État stable qui serait l'héritier de l'Ancien empire d'Occident, mais il réussit à enlever aux Francs la Provence et aux Burgondes la partie comprise entre la Durance et la Drôme. Il s’appliqua à maintenir l’essentiel des services et des institutions romaines et utilisa les fonctionnaires romains. C’est sous son règne que furent construits certains beaux monuments de Ravenne. A la fin de son règne, il entra en conflit avec l'empereur d'Orient Justinien.

 

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