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Sainte Clotilde - Syagrius - Alaric II - Odoacre - Attila - Anthémius -

 

Sainte Clotilde (475-545)

 

Princesse Burgonde, elle épousa Clovis vers 493 et contribua à sa conversion au christianisme. Elle sera canonisée par le pape Pélage.

Elle naquit probablement à Lyon avant 475 dans une période de profonds bouleversements pour l'Europe entière. Elle était la nièce de Gondebaud, roi des Burgondes, dont le royaume était situé au sud-est de la France actuelle. L'ensemble des tribus germaniques avait embrassé l'arianisme, hérésie niant la divinité du Christ.  

 Le père de Clotilde, Chilpéric II, aurait dû, conformément au droit germanique, partager l'exercice du pouvoir avec le roi Gondebaud. Sa mère, issue d'un clan Burgonde ayant refusé le joug d'Attila et l'arianisme, était profondément chrétienne. Le roi Gondebaud par peur des rivalités ordonna alors le sacrifice des parents de Clotilde, transformant ainsi le début de la vie de Clotilde en véritable tragédie.

Pendant ce temps, sur la rive gauche du Rhin, Clovis, qui règnait sur un petit peuple, les Francs saliens, demeurés païens, commença une ascension spectaculaire sous l'oeil de ses alliés romains. Ainsi pour neutraliser le roi Gondebaud, son adversaire burgonde, il conclut avec lui une alliance en faisant demander en mariage sa nièce Clotilde dont le renom avait survécu au supplice infâmant infligé à ses parents. Clotilde fit venir avec elle des prêtres burgondes catholiques afin de ne pas être isolée dans sa foi. Leur mariage présenta les caractéristiques d'un mariage chrétien (indissolubilité, monogamie) qui bouleversera le modèle matrimonial germanique.

Clotilde  jouera alors un rôle important dans la conversion de son mari, avec le concours de Saint Rémi, et de Sainte Geneviève.

 

Syagrius ( 430-486)

 

Fils d'Aegidius, chef gallo-romain, il gouverna le territoire que les Romains possédaient encore en Gaule de 471 à 486 et reçut des Francs le surnom de "roi des Romains".  Lorsqu'il prit le contrôle du territoire romain de Soissons, il chercha à rétablir l'autorité romaine à son profit sur toute la Gaule. Toutefois, il ne reconnut jamais les autorités qui s'étaient installées à Rome. Allié dans un premier temps à Childéric 1er, il engendra de nombreuses tensions avec ce dernier par la suite. Vaincu par Clovis à Soisson, il lui fut livré peu après.

Alaric II

Roi des Wisigoths de 484 à 507

Après la mort de son père Euric, il régna sur la plus grande partie de l'Espagne et en Gaule, de la Loire aux Pyrénées. Il promulgua un recueil de lois dit le Bréviaire d’Alaric en 506.

Clovis prit prétexte de l'appartenance d'Alaric à l'hérésie arienne pour l'attaquer. Alaric fut vaincu et tué à Vouillé prés de Poitiers en 507.

 

Odoacre (434-493)

 

Roi d'une tribu germanique les Hérules, il était un ancien dignitaire de la cour d'Attila. Entré au service des Romains, il  porta au pouvoir le patrice Oreste et mis sur le trône le fils de ce dernier: Romulus Augustule. Les revendications de la garde germanique n'ayant pas été satisfaites, Odoacre tua Oreste à Pavie et détrôna l’empereur romain Romulus Augustulus en 476, mettant ainsi un terme à l’Empire romain d’Occident.

L'Empereur d'Orient Zénon lui octroya le titre de patricien. En 480, un accord intervint entre Odoacre et Zénon au terme duquel, Odoacre prend le prénom de Flavius.

Pourtant, quelques années après, en 488, Zénon détourna vers l'Italie l'encombrant ostrogoth Théodoric et son peuple. Celui-ci défait Odoacre puis l'assiégea 3 ans dans Ravenne. Simulant une conciliation, il le fit assassiner lors d'un banquet, alors qu'Odoacre venait de signer sa reddition en 493.

 

Attila (395-453)

Roi des Huns (434-453).

Attila, " le fléau de Dieu ", était monté sur le trône des Huns en 434. Il fit l’unité des Huns. Réputé pour sa férocité, il soumit d'abord de nombreux peuples barbares. Après 7 ans de règne, il s'était approprié un vaste empire barbare allant des Balkans au Caucase et au-delà. Grâce au tribut annuel que lui versait Théodose, il ne causa pas de graves soucis à l'empire avant 447. Son armée avançait simultanément dans 2 directions, vers le sud en Thessalie, et vers l'est en direction de Constantinople. Le mur de Théodose fut construit juste à temps et les Huns firent demi-tour à la recherche de pillages plus accessibles. Mais ils infligèrent une cuisante défaite à l'armée byzantine à Gallipoli, et ne se retirèrent qu'après que l'empereur Théodose II eut accepté de tripler le tribut annuel. À partir de ce moment, des messagers circulèrent constamment entre Attila et Théodose. Attila croyait à juste titre que l'empereur était terrifié par lui, quant à Théodose, il ne connaissait que la politique de l'apaisement pour laquelle il était prêt non seulement à épuiser sa propre trésorerie, mais à saigner à blanc ses sujets. Après que Théodose fut tué en tombant de cheval, le 28 juillet 450 ne laissant pas d'héritier mâle le problème de la succession fut résolu par Pulchérie. En dépit de son vœu de virginité, elle contracta un mariage blanc avec un sénateur de Thrace, un ancien soldat du nom de Marcien. Elle le fit promptement Auguste et le plaça avec elle sur le trône, en affirmant qu'il y avait été nommé par Théodose sur son lit de mort. Un des premiers actes de Marcien fut de refuser au roi des Huns son tribut annuel. Sachant qu'Attila préparait une vaste opération contre l'empire d'Occident, il paria qu'il ne retarderait pas son projet pour une expédition punitive en Orient. Il gagna son pari, et tous se réjouirent à Constantinople quand on annonça que l'armée des Huns était partie vers l'Italie et la Gaule.

Il envahit la Gaule en 451 jusqu'aux fortifications d'Orléans, mais fut battu à la bataille des « Champs Catalauniques » en 451 par les Romains d’Aetius et les Wisigoths d’Alaric.

Après cette défaite qui sauva l'Occident, celui que l'on surnommait «le Fléau de Dieu» se replia en Pannonie*. L'année suivante, il marcha sur l’Italie, mais épargna Rome à la demande du pape Léon le Grand. Il meurt en 453 sur les bords du Danube; son empire disparaît avec lui

 

Procopius Anthemius dit Anthémius (420-472)

Empereur de 467 à 472

Il est né à Constantinople, son grand-père maternel était un sénateur puissant, de même appelé Anthemius, qui était Préfet de l'est de 405 à 414, consul en 405, et patricien. Son père, Procopius, était maître des soldats de l'est de 422 à 424 et aussi patricien. Comme son père, il s'engagea dans une carrière militaire. Après son mariage avec la fille de Marcien empereur d'Orient il  travailla à la défense de la frontière du Danube, qui était en état de rupture après la mort d'Attila en 453. A son retour à Constantinople en 454, Marcien lui  accorda des honneurs élevés, le rendant principal des soldats et patricien, et le nommant consul en 455 avec l'empereur occidental Valentinien III. Sous l'empereur Léon 1er, il continua comme maître des soldats. Dans Illyricum, vers 460, il  défit un groupe d'Ostrogoths commandé par Valamer. Durant l'hiver de 466/467, il  soumis un groupe d'huns sous le commandement d'Hormidac qui avait soulevé les peuplades du Danube et pillait Dacia. En 467 les incursions de vandale s'étendirent à la Grèce et en avril, l'empereur byzantin Léon 1er désigna Anthémius comme empereur d'Occident.

Cette nomination était la conséquence d'un traité d'alliance conclu avec le patrice Ricimer, ce général d'origine Suève qui présidait aux destinées de l'Empire romain d'Occident,réduit à la seule Italie, depuis plus de 15 ans.

Comme on le voit, en envoyant Anthémius à Rome, il faisait d'une pierre deux coups. La cour impériale d'Occident était un véritable nid de vipères où l'espérance de vie des souverains était extrêmement limitée. Léon se débarrassait donc à bon compte d'un concurrent potentiel. Et si, contre toute attente, Anthémius réussissait à survivre aux intrigues de ce Ricimer qui avait déjà sur les mains le sang de 4 empereurs, et s'il parvenait à briser la puissance de l'empire maritime des Vandales, ce qui constituait la finalité de l'accord entre les 2 empires romains, Léon pourrait s'attribuer tout le mérite de la victoire.

En arrivant en Occident, Anthémius fut assez habile pour sceller son alliance avec Ricimer en lui octroyant la main de sa fille. Les noces furent célébrées à Rome dans l'allégresse générale. Ensuite, on se prépara à attaquer les Vandales d'Afrique. Les affaires s'annonçaient plutôt bien: contre toute attente, l'usurpateur Marcellinus s'était rallié à Anthémius. Or, ce Marcellinus qui s'était taillé un royaume quasi indépendant en Dalmatie*, disposait d'une flotte redoutable, capable à elle seule de rivaliser avec les galères du roi vandale Genséric.

L'armée byzantine attaqua Carthage par voie de terre tandis que les forces navales coalisées d'Anthémius et de Marcellinus bloquaient la capitale vandale du côté de la mer. Désespéré, le roi des Vandales demanda une trêve de quelques jours. Contre toute logique militaire, ce court cessez-le-feu fut accepté par ses adversaires. Naturellement, Genséric profita de ce délai inespéré pour rassembler ses troupes, puis il contre-attaqua vigoureusement, anéantit la flotte ennemie et contraignit l'armée de terre byzantine à une retraite précipitée en 468.

Les années suivantes virent l'Empire romain, dirigé par un Anthémius retranché en Italie, perdre ses dernières possessions en Gaule et en Espagne. Les Wisigoths du roi Euric s'emparèrent de toutes les provinces au Sud de la Loire tandis que les Gallo-romains du préfet Aégidius tentaient, tant bien que mal, de protéger le Nord des empiétements des Francs de Childéric.

Mais même en Italie, le pouvoir d'Anthémius était contesté. Ricimer n'avait pas longtemps supporté d'être relégué au second rang. Il abandonna Rome à l'empereur et se retira, menaçant, à Milan. Pour éviter une guerre civile désastreuse, Saint Épiphane, évêque de Pavie, tenta de réconcilier les adversaires. Épiphane réussit presque. L'accord était quasi conclu quand Ricimer, qui n'avait feint de négocier que pour gagner un temps précieux et réunir toutes ses forces, fonça sur Rome à la tête d'une imposante armée composée, en majeure partie, de Burgondes et de Suèves. Dans ses bagages, il amenait aussi le sénateur Olybrius, destiné à remplacer l'empereur Anthémius à la tête d'un Empire décidément bien malade.

Une fois de plus, Rome fut assiégée, prise, et saccagée. Quant à Anthémius, il fut massacré sur son trône le 11 juillet 472.

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