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Saint Germain d’Auxerre - Saint Aignan ou Agnan - Saint Loup ou Leu - Théodore 1er - Sainte Geneviève - Caius Modestus Apollinaris Sidonius dit Sidoine Apollinaire - Aegidius - Anastase 1er -

 

Saint Germain d’Auxerre (378-448)

Évêque d’Auxerre, il est envoyé en Grande-Bretagne par le pape Célestin 1er pour combattre le pélagianisme*.

Il naquit à Auxerre, dans une famille fortunée et fit des études en Gaule, puis à Rome. Il devint un brillant juriste, un orateur apprécié, puis un haut fonctionnaire de l'Empire. Il résidait à Auxerre, où il s'était marié.
Lorsque l'évêque de la cité, Amator vint à mourir en 418, tout le monde réclama Germain pour lui succéder. Dès lors, il vécut dans l'ascèse et la pénitence, en accord avec sa femme. Il établit un monastère au-delà de l'Yonne, afin de joindre l'exemple monastique à l'activité du clergé séculier pour convertir le peuple.
De Grande-Bretagne, l'épiscopat lança un appel au secours pour combattre l'hérésie pélagienne. Un concile gaulois et le pape Célestin 1er décidèrent d'envoyer Germain et
Saint Loup, évêque de Troyes. Le premier voyage dura 2 ans, de 429 à 431, et fut couronné de succès.
Mais, en 446, les évêques de Grande Bretagne, appelèrent encore à l'aide pour combattre une recrudescence de l'hérésie. Cette fois, Germain y fut envoyé avec
Sévère, évêque de Trèves et disciple de Saint Loup.
Il accomplit la tâche qui lui était impartie, et donna en même temps une impulsion vigoureuse au monachisme. Il exerça son apostolat principalement dans la région de Glamorgan, dans le Sud Ouest du pays, où il fonda les monastères de Llancarvan et Llanvit.
En 448, il partit pour une ambassade auprès de l'Empereur
Valentinien en faveur des bretons d'Armorique. L'empereur résidait alors à Ravenne, où il fut accueilli avec tous les honneurs, tant par la cour que par les évêques et les croyants de la région. C'est là qu'il mourut, après une courte maladie, le 31 juillet 448.
Un immense cortège reconduisit la dépouille du Saint à Auxerre, où il fut inhumé le 1er octobre.

 

Saint Aignan ou Agnan (358-453)

 

Évêque d'Orléans en 391, il sauve sa ville assiégée par Attila avec l'aide d'Ætius, général romain.

 

Saint Loup ou Leu (383-478)

Moine à Lérins, il est évêque de Troyes en 426. Il accompagne Germain d'Auxerre en Angleterre pour lutter contre le pélagianisme.

 

Théodoric 1er (?-451)

 

Roi des Wisigoths, il fonde le royaume d'Aquitaine. Il meurt aux champs catalauniques en combattant Attila.

 

Sainte Geneviève (422-vers 502)

Patronne de Paris

Née au village de Nanterre, elle est très tôt remarquée pour sa piété. A 7 ans, elle avoue à l’évêque Germain d’Auxerre, de passage chez elle, son désir sincère de se consacrer à Dieu. On raconte que la mère de Geneviève est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à sa fille. Mais celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénie. Ce miracle n’empêche pas la jeune fille d’être en butte aux calomnies. A 15 ans, elle prend le voile des vierges.

Après la mort de ses parents, elle part vivre à Paris avec sa grand-mère. Elle mène une vie de prière, de charité, dans la plus grande austérité. Mais cette austérité et ses prophéties continuent d’être critiquées. On essaie même d’attenter à ses jours. Rien cependant ne peut ébranler la foi de Geneviève. Impressionné par sa spiritualité hors du commun, l’évêque Germain la protège et la soutient, finissant par convaincre les Parisiens de sa sincérité. De plus, les prédictions de Geneviève se réalisent. En 451, elle annonce que les Huns qui déferlaient sur la Gaule vont contourner Paris, après avoir mis à sac la ville de Metz. Non sans peine, elle exhorte les habitants à ne pas céder à la panique et à s’enfuir hors les murs. Arrivée devant la ville, l’armée d’Attila semble hésiter, puis se dirige vers le sud-ouest. Paris est épargnée, la sainte est enfin respectée.

Sa renommée s’accroît encore quand, au cours du siège de Paris par Childéric 1er, elle réussit à franchir les barrages et à ramener des bateaux remplis de vivres. Émus par son courage, Childéric puis Clovis relâchent leurs prisonniers. En 460, Geneviève fait construire une église sur la tombe de Saint Denis. A sa mort, Clovis et Clotilde, en relations amicales avec elle, font également élever une église sur sa tombe. D’abord dédiée aux saints Pierre et Paul, elle prend bientôt le nom d’église Sainte-Geneviève.

Longtemps, les Parisiens ont gardé une mémoire vivante de leur protectrice et lui ont voué un culte fervent. Lors d’une épidémie, en 1129, ses reliques seront portées en procession dans les rues de la ville.

Avec la Révolution française, l’église Sainte-Geneviève fut laïcisée, appelée Panthéon et le tombeau de la sainte détruit.

 

Caius Modestus Apollinaris Sidonius dit Sidoine Apollinaire  (430-486)

Noble gaulois, il épousa la fille de Avitus, préfet et futur empereur. En 471, il devint évêque. Son œuvre littéraire est un précieux témoignage sur la Gaule.

Né à Lyon vers 430. Son grand-père avait été préfet du prétoire des Gaules sous le règne de Théodose II vers 408 et c’était par sa conversion que le christianisme était entré dans la famille. Il étudia à Lyon puis à Arles. Sa femme avait une belle dot, qui comprenait notamment le domaine d’Avitacus sur le lac d’Aydat. En 455, Avitus devint empereur, Sidoine fut alors préfet de Rome, et poète officiel *. En janvier 456, il écrivit un panégyrique en vers de son beau-père. Sidoine plut et fut récompensé par sa statue en bronze au forum de Trajan. En octobre 456, son beau-père fut renversé, mais il su évoluer et fit, en décembre 458, le panégyrique du nouveau prince Majorien. En août 461, Majorien fut assassiné et Sidoine se retira dans ses terres d’Auvergne et du Lyonnais. Appelé à Rome à la fin de 467, il obtint de prononcer le panégyrique en vers du nouvel empereur, Anthemius.

Il revient définitivement en Gaule à la fin de 468. Il paraît alors s’être converti et se rapprocha des clercs, devint l’ami du prêtre lyonnais Constance, auteur d’une Vie de saint Germain d’Auxerre, accompagna en voyage, plus d’une fois, l’évêque de Lyon Patient. Il entra lui-même dans les ordres, puis presque aussitôt fut élu évêque de Clermont en 471.

En 472, le roi wisigoth Euric attaque l’Auvergne. Par patriotisme gaulois et romain, il se fait l’âme de la résistance. Mais malgré l’héroïsme des Arvernes, l’Auvergne tombe sous la domination des Wisigoths et Sidoine fut exilé à Livia. Sa captivité fut éprouvante et il dut assurer des corvées et des gardes. Puis, il attend plusieurs mois à Bordeaux pour obtenir une audience d’Euric et tenter d’obtenir une part des biens que lui avait légué sa belle mère. En 476-477, il revient en Auvergne.

 

Aegidius (mort en 464)

Grand maître de la milice romaine, il se tailla dans une Gaule désorganisée, une petite part de souveraineté au nord de la Seine, après avoir vaincu les troupes de Théodoric. Il se fit même nommer roi des Francs en 457 après la défaite de Childéric. Mais, peu aimé de ses sujets en raison de sa cruauté, il fut détrôné en 461 au profit de son prédécesseur.

 

Anastase 1er (430-518)

Empereur d’Orient en 491

 

il fut surnommé “le Silentiaire”, parce que son emploi, au palais impérial à Constantinople, consistait à faire régner le silence. Il fut l’un des favoris de l’impératrice Ariadné et c’est lui qu'elle choisit, en 491, pour époux et empereur , il a environ 60 ans à cette époque. Les débuts de son règne se caractérisèrent par sa piété et son esprit de justice. Ensuite, il accusa sa violence et son avarice, persécuta les catholiques et favorisa les eutychiens*. Sa passion pour les querelles religieuses lui fit négliger la sécurité de l’empire.  Perses et Barbares en profitèrent pour ravager les provinces. Il ne parvient qu’à prix d’argent à reconquérir la paix et, en 507, décerna au roi de France Clovis, vainqueur à Vouillé des Wisigoths, le titre de consul et patrice. Il meurt à 88 ans frappé par la foudre.

 

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