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Flavien de Constantinople - Eusèbe de Dorylée - Cyrille d'Alexandrie - Théodoret de Cyr - Sozomène - Philostorge - Socrate le Scolastique dit Socrate de Constantinople - Illus -

 

Flavien de Constantinople

Patriarche de Constantinople de 446 à 449

 

Il fait condamner Eutychès en 448 et périt en 449 a Éphèse, victime des violences des eutychéens. Il est le destinataire de la lettre de Léon le Grand connue sous le nom de Tôme à Flavien.

 

Eusèbe de Dorylée

 

Évêque de Dorylée en Asie mineure au 5ème siècle, connu pour son combat contre Nestorius et Eutychès.

 

Cyrille d'Alexandrie (376-444)

Évêque d'Alexandrie en 412

 

Patriarche d'Alexandrie le 17 octobre 412, neveu et successeur de Théophile, il déploya un grand zèle contre les hérésies, ferma les églises des Novatiens et n'hésitant pas à faire massacrer femmes et enfants, chassa les Juifs de la Cité. Ces mesures brutales l'engagèrent dans de violents conflits avec Oreste, préfet d'Égypte, et furent l'occasion de scènes sanglantes en 415, au cours desquelles périt la philosophe Hypatie, victime d'un lynchage sur lequel pèse lourdement l'implication du patriarche.

Il s'attacha à éradiquer le paganisme d'Alexandrie. Il combattit également le nestorianisme qu'il fit condamner par le concile d'Éphèse en 431. Il mourut en 444, après un long magistère de 32 années. Il a été proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le pape Léon XIII.

 

Théodoret de Cyr (vers 393-vers 460)

Théologien et historiographe chrétien de langue grecque

Évêque de Cyr en 423

 

Né à Antioche, élevé dans des milieux monastiques, Théodoret devient en 423, évêque de Cyr, petite ville près d'Antioche.

Du point de vue théologique, il se rattache à l'École d'Antioche. Il est, avec Eusèbe de Césarée, Sozomène, Socrate le Scolastique et Évagre le Scolastique, l’un des grands historiens de l’Antiquité chrétienne.

Ami de Nestorius contre Cyrille d'Alexandrie, il va se trouver entraîné, à son corps défendant, dans la grande querelle qui, après celle de l'arianisme, secoua les Églises d'Orient. Hostile à la confusion des natures dans le Christ, il est condamné par le synode d'Éphèse en 449.

Il laisse derrière lui une œuvre considérable, aussi bien historique qu'exégétique et théologique. Ses écrits, contre Cyrille, furent pris en considération, lors de la controverse des « Trois Chapitres » sous Justinien, et subirent de nouveau la condamnation du concile de Constantinople de 553. Ce n'est qu'en 680 que l'évêque fut définitivement réhabilité.

 

Sozomène (375-vers 450)

 

Rhéteur et historien chrétien de langue grecque, né à Bethéléa (aujourd'hui Bêt Laḥiyê dans la Bande de Gaza) en Palestine. Il étudia la rhétorique et le droit sans doute à Beyrouth et exerça à Constantinople la profession de juriste ou d'avocat.

Il composa, entre les années 440 et 450, une histoire ecclésiastique allant de 323 à 425, à la suite de celle d'Eusèbe de Césarée. Il est, avec Eusèbe de Césarée, Socrate le Scolastique, Théodoret de Cyr et Évagre le Scolastique, l’un des grands historiens de l’Antiquité chrétienne.

L'Histoire comprend 9 livres et couvre la période allant de Constantin à Théodose II. Celle-ci n'est pas une apologie du christianisme, il s'agit d'une version orthodoxe de l'histoire de l'Eglise au 4ème siècle. Il montre comment "L'Eglise universelle a triomphé des machinations de ses adversaires pour attirer finalement les masses à sa vérité".

Oeuvre d'un laïc orthodoxe, c'est un document intéressant sur l'idée qu'un historien chrétien se fait de sa religion et des querelles religieuses de son temps. En particulier, il voit dans le monachisme le fait spirituel le plus marquant du 4ème siècle. et il retrace la vie des grands ermites du désert, il étudie les causes de la diffusion du christianisme chez les barbares, expose les origines et les développements de la crise arienne.

Sa documentation est due à ses recherches personnelles, pour lesquelles il voyagea beaucoup, peut-être jusqu'à Rome, due aussi à ses prédécesseurs, Eusèbe de Césarée, Rufin et Socrate le Scolastique. La crédibilité des faits rapportés par Sozomène, notamment la description de faits ou pratiques contemporains, a été souvent mise en doute.

 

Philostorge (vers 370-vers 430)

Historien et ecclésiastique du début du 5ème siècle

 

Originaire de Cappadoce, il vint s'installer à Constantinople à l'âge de 20 ans. Son œuvre est la seule qui nous ait conservé le point de vue des ariens sur les événements qui ont affecté l'Église au 4ème siècle. Elle nous est parvenue d'une part par un abrégé rédigé par le patriarche byzantin Photios 1er de Constantinople, d'autre part par d'importants extraits figurant dans la Souda et dans quelques autres compilations d'époque byzantine.

 

Socrate le Scolastique dit Socrate de Constantinople (380-450)

Historiographe chrétien de langue grecque

 

Il est, avec Eusèbe de Césarée, Sozomène, Théodoret de Cyr et Évagre le Scolastique, l’un des grands historiens de l’Antiquité chrétienne. Son Histoire ecclésiastique, qui a été publiée probablement vers 439/440, entend être une histoire du christianisme sous tous ses aspects plutôt que de l’Église au sens strict. Cette vision large s’explique sans doute parce qu'il appartenait au groupe des novatiens et était donc en marge de l’Église officielle.

L'Histoire Ecclésiastique de Socrate entend poursuivre celle d'Eusèbe de Césarée. Elle commence donc avec le règne de Constantin pour s'achever en 438, sous Théodose II. Elle couvre la même période que l'Histoire Ecclésiastique de Sozomène et celle de Théodoret de Cyr.

 

Illus (mort en 488) *traduit par mes soins

Général byzantin

 

Il joua un rôle important sous les règnes des empereurs byzantins Zenon et Basiliscus. Illus était Isaurien, il aurait tenu différents postes sous l'empereur Léon 1er, et fut l'ami intime de Zénon avant son arrivé au pouvoir.

Il soutint la révolte de Basiliscus contre Zénon. Basiliscus, frère de l'impératrice douairière Vérine, avait expulsé Zénon de Constantinople en 475 et celui-ci envoya une armée à sa poursuite commandé par Illus et son frère Trocundus en Isaurie, où Zénon avait trouvé refuge.

Puis il changea de camp pour soutenir le retour de Zénon en 475/476 sur les promesses et les cadeaux de Zénon. Il fut nommé consul en 478, et en 479 et joua un rôle important dans l'écrasement de la révolte de Marcien.

Illus, avec son ami Pamprepius, en congé de la cour, se rendit d'abord à Nicée, puis, sous prétexte de changer d'air il alla dans l'Est, où il fut nommé général de toutes les armées, avec le pouvoir de nommer les fonctionnaires provinciaux. Marsus, un officier Isaurien d'une certaine réputation, et le patricien Léonce d'origine syrienne le rejoignirent. Son frère Trocondus le rejoignit sans doute également.

Après avoir traversé l'Asie Mineure, ils levèrent l'étendard de la révolte en 483 ou 484. Il déclara empereur Léonce et défait l'armée de Zénon près d'Antioche.

En 485 Zenon envoya contre les rebelles une nouvelle armée, composé de Macédoniens et de Scythes. Les rebelles furent vaincus près de Séleucie et avec Léonce il fut décapité en 488.

 

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