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Diego de Silva Vélasquez - Olivier Cromwell - Maria Céleste ou Virginia Galilei - Gabriel Naudé - Henri II de La Ferté-Senneterre - Giovanni Felice Sances -

 

 

Diego de Silva Vélasquez (1599-1660)

Peintre

 

Né à Séville, son père était de descente portugaise noble. Il entre en apprentissage en 1611 chez Pacheco, maître sévillan. En 1618, il obtient sa licence de peintre. Après son mariage à l'âge de 19ans avec la fille de Pacheco, il alla à Madrid.

Dés lors dans un style hérité du Caravage, il crée plusieurs chefs œuvres dont le fameux"Aguador de Sevilla" ou l'adoration des Mages. En 1623, il fut remarqué par le favori du roi Philippe IV, le Comte Duc d'Olivares, il est nommé Peintre du roi le 6 novembre 1623. Il se lance alors dans des portraits royaux magnifiques. En 1628, la rencontre avec Rubens sera décisive, il décide, sur les conseils du maître flamand de partir en Italie. Il s'embarqua pour un court séjour de 2 ans pendant lequel il découvrira les vénitiens, Titien le Tintoret, Véronèse. De retour à Madrid, il fut sollicité pour décorer les palais royaux, le Buon Retiro et la Torre de la Parada, tout en peignant des œuvres religieuses dont l'extraordinaire Christ en croix.

Il continua son ascension et fut nommé valet de la Garde-robe et obtiendra le titre de Valet de la Chambre en 1643. Tout cela ne l'empêcha pas de peindre les portraits de nains, de bouffons et de rois...

En 1649, il repart en Italie pour acheter des tableaux pour le roi Philippe IV et c'est à ce moment là qu'il peint la magnifique "Vénus au miroir", un des seuls nus de la peinture espagnole.

De retour à Madrid, il entame une décennie triomphale. Durant cette période, il peint les portraits de l'infante Marguerite et de la reine Marie-Anne. Mais c'est surtout, en 1656, le moment de la création des "Menines", véritable résumé des peintres sur la couleur, le mouvement, le temps, l'espace...

En 1660 Vélasquez a eu la charge d’organiser la cérémonie du mariage de l'Infante Maria Thérésa à Louis XIV.

Il contracta une fièvre et le 7 Août 1660 il s'éteint chez lui à Madrid. Oublié au 18ème siècle, il sera de nouveau redécouvert par les impressionnistes dont Manet.

 

Olivier Cromwell (1599-1658)

Militaire et homme politique Anglais

Lord Protecteur de 1650 à 1658

Descendant des premiers Tudor et de la sœur du réformateur Thomas Cromwell, il commença une vie de gentilhomme campagnard et étudia à l'Université de Cambridge. En 1620, il épouse Elisabeth Bourchier et obtient un siège au Parlement en 1628. Mais lorsque le Parlement est dissous en 1629, il retourne gérer la fortune paternelle. Député de Cambridge au court et au long Parlement de 1640 il s'y fait remarquer par ses déclamations contre le papisme et la royauté, puritain indigné par la tolérance royale à l’égard des catholiques, il leva un régiment en 1643, avec lequel il participa à la guerre civile, bataille de Marston Moor et de Newbury en 1644. Le Parlement le nomme Lieutenant général de cavalerie. Chargé par le parlement de la réorganisation de l’armée, il écrasa les troupes royales à Nasely le 14 juin 1645. Le 5 mai 1646, le roi se rend aux Écossais, qui, le 30 janvier 1647, le livrent au Parlement anglais.

A Preston en août 1648 et obtint la reddition de l’armada écossaise en octobre. Le 17 mai 1649, Cromwell proclame la République, ou Commonwealth. Nommé Lord protecteur du Commonwealth d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande après la défaite du roi Charles 1er, il gouverna sans partage le pays.

Principal responsable de la condamnation et de l’exécution de Charles 1er en 1649. Ayant soumis l’Irlande en 1650 et l’Ecosse en 1650-51, il prit le titre de Lord Protecteur en décembre 1653, et gouverna avec l’appui de l’armée. Il fit preuve de pragmatisme dans ses choix politiques.

Le 3 septembre 1650, il vainquit une première fois les Ecossais qui avaient pris contre lui le parti de Charles II, fils du roi décapité. En 1656, il convoque un nouveau Parlement car il a besoin de subsides pour mener la guerre contre l'Espagne en Jamaïque, et le dissout 10 jours plus tard.

Une 3ème session est ouverte en 1658. Ce Parlement, fortement épuré, lui accorde les subsides et lui demande de devenir roi et de rétablir la royauté ; sous la pression de ses officiers, Cromwell refuse, mais conserve le droit de désigner son successeur, il désignera Richard Cromwell, son fils, avant de dissoudre une dernière fois l'Assemblée, le 4 février de la même année.

Dès lors, Cromwell règne en souverain absolu. Du reste, il enlève la Jamaïque aux Espagnols et abaisse la marine hollandaise et achève la réduction de l'Irlande et de l'Écosse.

A sa mort le 3 septembre 1658, son fils Richard le remplaça comme Lord protecteur mais ne montra pas les mêmes capacités. Le général George Monck, gouverneur de l'Écosse, craint que la nation ne sombre dans le chaos, et cherche à rétablir la monarchie. En février 1660, Monck et son armée marchent sur Londres, et avec le soutien populaire, forcent le Parlement à se dissoudre. Charles II put rentrer d'exil et restaurer la monarchie sous les acclamations le 25 mai 1660 et sera couronner le 23 avril 1661.

 

Maria Céleste ou Virginia Galilei (1600-1634)

 

Fille de Galilée, né à Padoue. Quand Galilée se déplaça à Florence, en 1610, il pris Virginie et son autre fille, Livia, avec lui, laissant son fils Vincenzio avec sa mère pendant quelques années. Après qu'il se soit établi à Florence, Galilée décida de mettre ses deux filles dans un couvent. Par les bureaux du cardinal Maffeo Barberini, un de ses admirateurs, il obtint une dispense pour ses filles trop jeunes, et en 1613 les 2 filles furent placés dans le couvent de San Matteo dans Arcetri, où l’abbesse étaient la soeur du secrétaire du grand duc de Toscane. Virginia pris le voile en 1616, choisissant le nom de soeur Maria Céleste, et Livia a suivi le même cours 1 an après, devenant sœur Arcangela.

A plusieurs reprises elle demanda l’aide de son père pour entretenir le couvent. De santé fragile elle parvint néanmoins a être un grand réconfort pour son père. Elle a travailla constamment pour atténuer les difficultés entre Galilée et son frère Vincenzio. Elle est morte le 2 avril 1634, moins de 4 mois après le retour de Galilée à Arcetri.

 

Gabriel Naudé (1600-1653)

Bibliothécaire

Il naît à Paris dans une famille relativement modeste. Son père Gilles Naudé possèdait un petit office au bureau des finances, sa mère Marguerite Descamin ne savait pas lire. Il possède en revanche un oncle, Pierre Nodé, qui s'est élevé grâce à l'Église, appartenant à l'ordre des Minimes, il préside plusieurs années le chapitre de Paris.

Il étudia successivement dans plusieurs collèges, cardinal-Lemoine, d'Harcourt, de Navarre grâce au soutien de Gabriel de Guénégaud, trésorier de l'Épargne. Il suit dans ce dernier collège les cours du sceptique Pierre Belurgey. Il lit les auteurs tant modernes qu'anciens, dit particulièrement apprécier Montaigne et Charron, et recopia de nombreux textes dans ses carnets. Il obtint le titre de maîtres ès arts, son entourage lui conseilla de tenter d'obtenir le titre de docteur en théologie, l'Église demeurant le meilleur moyen de s'établir socialement pour un jeune issu d'une famille modeste, mais Naudé choisit finalement la médecine. C'est au cours de ces études qu'il rencontra un jeune homme qui demeura son ami sa vie entière, Guy Patin.

Sa réputation s'établit rapidement. Sa très grande culture encyclopédique et son talent de bibliographe furent reconnus et il publia en 1620, à ses frais, Le Marfore ou Discours contre les libelles. Dans cet opuscule, il prend la défense du connétable de Luynes contre les pamphlets qui l'attaquent, sa très bonne connaissance des textes anciens lui permet d'utiliser de très nombreuses citations afin de s'opposer aux démagogues qui ruinent l'autorité du roi.

En 1622 Son goût pour les livres et les connaissances qu’il acquiert dans ce domaine, déterminent le président de Mesme à lui confier la direction de sa bibliothèque privée, une des plus belles de l'époque, riche de 8000 volumes, dont de nombreux manuscrits latins et grecs.

Il préfère continuer ses études médicales, mais il rédige à l’intention du président, en 1627, un célèbre Advis pour dresser une bibliothèque, où il prône l’ouverture aux hommes de lettres d’une bibliothèque universelle rassemblant tous les ouvrages utiles à la communauté savante; ces ouvrages seraient classés selon un ordre « naturel », qui en ferait un instrument d’invention.

Sa grande passion reste cependant les livres : toute sa vie, il recherchera les éditions rares et les livres audacieux, cataloguera et classera une énorme masse d'ouvrages. En 1628, le cardinal de Bagni le choisit comme bibliothécaire et l’emmène à Rome. En 1633, il est nommé Médecin ordinaire de Louis XIII et part recevoir le titre de docteur à Padoue. Après la mort du cardinal de Bagni, il devient bibliothécaire au service du cardinal Barberini.

Rappelé en 1642 par Richelieu peu avant la mort de celui-ci, il sera finalement attaché au service de Mazarin et constitua une bibliothèque qui est la base de l'actuelle bibliothèque Mazarine. Parcourant l'Europe pendant 10 ans, il aida Mazarin à la constitution de sa bibliothèque, ramenant plus de 40 000 volumes avec une grande partie de précieux manuscrits. Une grande partie de ces ouvrages sera malheureusement dispersée durant la Fronde.

En 1652, la reine Christine lui propose la direction de sa bibliothèque à Stockholm, mais sa santé délicate ne résiste pas aux rigueurs du climat suédois et il meurt sur le chemin du retour à l’âge de 53 ans.

 

Henri II de La Ferté-Senneterre (1599-1681)

Maréchal de France en 1651

Gouverneur de la Lorraine en 1643

 

Fils d'Henri 1er de La Ferté-Senneterre, ministre d'État issu d'une vieille famille de la chevalerie auvergnate. Destiné à la carrière des armes, il combattit pour la première fois sous les ordres de Maurice de Nassau, chef de la révolte des Provinces-Unies protestantes contre la domination de la très catholique Espagne.

De retour dans le royaume de France, le jeune homme se distingua pendant le siège de la cité calviniste de La Rochelle, établi en 1622-1623 par Richelieu pour venir à bout de cette ville rebelle à l'autorité du roi de France. Il était alors capitaine d'un régiment payé par son père.

En 1632, l'armée française envahissait la Lorraine et c'est tout naturellement que La Ferté se retrouva devant Nancy en 1633. Le 25 septembre, Louis XIII et Richelieu pénétraient dans cette ville peuplée de 16 000 habitants qui venait d'être évacuée par le marquis de Mouis et sa garnison lorraine.

Devenu mestre de camp, grade qui correspond au colonel de nos armées contemporaines, Henri de La Ferté se couvrit de gloire contre les Espagnols à Hesdin le 29 juin 1639. Afin de le récompenser, Louis XIII le nomma maréchal de camp.

Le 19 mai 1643, alors que le roi Louis XIII était mort depuis 5 jours, Henri de La Ferté-Senneterre participa à la victorieuse bataille de Rocroi contre les Espagnols au cours de laquelle il commandait en second l'aile gauche française et reçut 4 blessures.

Son père étant un favori de la reine Anne d'Autriche, régente du royaume de France depuis le décès de Louis XIII, ce vaillant combattant est nommé Gouverneur du duché de Lorraine en 1643 en remplacement du lorrain de Lenoncourt.

En 1644, il contrôlait à Nancy 23 compagnies d'infanterie plus une suisse en ville vieille et 7 compagnies d'infanterie en ville neuve. A ces troupes, s'ajoutait la cavalerie. Lieutenant général depuis 1648, il est intronisé maréchal de France le 5 janvier 1651 et resta fidèle à Anne d'Autriche et à Mazarin pendant la Fronde, cette guerre civile qui déchira la France de 1648 à 1652.

Fait prisonnier à Valenciennes en 1656, il vit sa rançon payée par Louis XIV.

En récompense des bons et loyaux services de son titulaire, le marquisat de La Ferté-Senneterre est élevé à la dignité de duché-pairie par Louis XIV en novembre 1665.

Le vieux maréchal meurt le 27 septembre 1681.

 

Giovanni Felice Sances (1600-1679)

Compositeur italien

 

Il reçu une formation à l'université allemande vers 1609-1614. Jusqu’en 1636 il fut membre de la chapelle de l'empereur Ferdinand II, et continua à servir à la cour impériale sous Ferdinand III et Léopold 1er. Il fut nommé par l’empereur adjoint au maître de chapelle en 1649, et remplaça Antonio Bertali en 1669 comme maître de chapelle impérial, une position qu'il tint jusqu'à sa mort 10 ans plus tard. Il fut un des premiers compositeurs baroques qui ont écrit des variations vocales sur les harmonies d'ostinato qui ont inclus Caccini, d'India, Cifra, Dognazzi, Domenico Mazzocchi, Monteverdi, Landi, Giovanni Steffani, Vitali, Milanuzzi et Frescobaldi. A son Epoque, Sances était parmi les compositeurs les plus renommés d’Europe.

 

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