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Guy de La Brosse - Jacques Dyel du Parquet - Louis Le Vau - Pietro Antonio Cesti ou Marc Antonio Cesti - Claude-Emmanuel Lhuillier dit Chapelle - Pierre Daniel Huet -

 

Guy de La Brosse (1586-1641)

Botaniste et médecin français

Médecin de Louis XIII, grand oncle maternel de Fagon, premier médecin de Louis XIV. Son goût pour la botanique, l'utilité de cette science pour la médecine lui fait concevoir l'idée de la création d'un jardin où l'on pourrait cultiver les plantes médicinales. A cet effet, il donna au roi un terrain qui fait partie aujourd'hui du Jardin des Plantes de Paris. Il obtient le 6 juillet 1626 l’autorisation du roi de fonder, à Paris, un jardin de simples destiné à la culture de végétaux utiles à la médecine pour remplacer celui de Montpellier créé par Henri IV. Mais ce projet met du temps à se réaliser, car la Faculté de médecine de Paris le considère comme un concurrent de ses activités, d’autant que La Brosse souhaite aussi y faire enseigner la botanique et la chimie.

C’est au bout de 7 ans qu'il arracha à Richelieu les moyens d'existence de cet établissement. Ce jardin, qui sera nommé Jardin du roi et qui deviendra à partir de 1793 le Muséum national d'histoire naturelle, ne sera seulement officiellement inauguré qu’en 1640, plus de cinq ans après sa création effective. Pour calmer la faculté, le roi n’y autorise qu’un enseignement dépourvu de diplômes, la possibilité de choisir ses professeurs étant laissé à l’intendant de ce jardin.

Il en fut nommé le premier intendant et, dès lors, il s'appliqua à faire venir de toutes parts les plantes qui pouvaient y être cultivées

Il publia, Dessin du Jardin Royal pour la culture des plantes médicinales, en 1628, De la Nature, vertu et utilité des plantes et dessin du Jardin Royal de Médecine, en 1631. Il avait en projet la parution d’un Recueil des plantes du Jardin du Roi accompagné de quatre cents plaques de cuivre dues à Abraham Bosse, mais la mort empêche La Brosse de l’achever. Les héritiers de Guy de La Brosse vendent alors les plaques de cuivre à un chaudronnier pour le pesant de métal.

 

Jacques Dyel du Parquet (1606-1658)

 

Deuxième Gouverneur et lieutenant général de la Martinique, qu'il rachète en 1651 après avoir été gouverneur de l'île pour le compte de la Compagnie des îles d'Amérique.

Neveu de Pierre Belain d'Esnambuc par sa mère Adrienne Belain, il est nommé en 1636, un an après l'arrivée des colons français, gouverneur de la Martinique, par son oncle, en remplacement de Jean Dupont capturé par les Espagnols.

Il a résisté avec d'autres colons, dont Constant d'Aubigné, Jean Dubuc VI au soulèvement de la fin 1646 contre la compagnie. Les plus radicaux sont menés par un ancien gantier de Paris, qui se fait appeler «général» Beaufort et qui refuse de reconnaître même M. du Parquet l'accusant de travailler seulement pour les intérêts de la Compagnie.

En 1647, il épouse Marie Bonnard dont il aura plusieurs enfants dont deux survécurent. le 20 mai 1649, informé que la Grenade est attaquée par les indiens Caraïbes de Saint-Vincent et de la Dominique, il quitte la Martinique à la tête de 300 hommes et débarque à la Grenade où il remporte une victoire contre les Caraïbes en perdant un seul homme.

En 1650, la Compagnie des îles d'Amérique est ruinée. Il lui achète le 22 septembre 1650 les îles de la Martinique, de Sainte-Lucie, de Grenade et des Grenadines pour 41 500 francs. Il forma le 1er établissement colonial à la Grenade, reconstitua celui de Ste-Lucie après que les Anglais en eurent été chassés.

En août 1651, lors d'un séjour en France, il obtiendra du roi une commission de gouverneur général pour les îles dont il est propriétaire et pour lesquelles il deviendra donc le représentant du monarque.

Il refusa tout d'abord l'accueil à des Néerlandais, fuyant Pernambuco repris par les Portugais, qui arrivèrent en 1654 à la Martinique, à la suite des pressions exercées par les Jésuites, qui n'appréciaient guère que plusieurs de ces étrangers soient juifs. Les 900 réfugiés hollandais vont à la Guadeloupe où Charles Houël les accueille avec joie. Il en accueillit donc à son tour un navire plein à la Martinique.

Mais assez vite, les leaders hollandais et les juifs se désintéressent de la culture du sucre et du tabac pour vendre de la nourriture pour de la monnaie au lieu que pour du tabac, récupérant ainsi toute la monnaie qu'ils avaient dépensée dans leur arrivée dans les Antilles françaises, à une époque où l'on paie dans les îles en "livres" de tabac.

Il meurt en 1658 à Saint-Pierre de la Martinique. Sa mort coïncide avec la dégradation des relations entre Français et Caraïbes, son successeur lançant même une guerre victorieuse contre les Indiens, qui occupaient encore la moitié de l'île.

 

Louis Le Vau (1612-1670)

Architecte et décorateur français

Né à Paris, issu d'un humble milieu social, son grand-père maternel était maréchal-ferrant à Montagny-en-Vexin et son père Louis Le Veau, était tailleur de pierre à Paris jusqu'en 1634 où il devint entrepreneur. C'est auprès de grands entrepreneurs comme Michel Villedo, sur les chantiers, et à la lecture des traités techniques et d'architecture que Le Vau trouva la formation que sa famille ne pouvait lui offrir. Il travailla souvent en collaboration avec son frère François et éleva à Paris des hôtels particuliers qui établirent sa réputation, l’hôtel dit De Lauzun en 1658 et l’hôtel Lambert en 1660. Il fut nommé premier architecte du roi en 1654.

Auteur du Pavillon du château du Raincy, avec au centre une avancée semi circulaire dont il reprit le principe dans le célèbre château de Vaux le Vicomte construit pour Fouquet et qui attira la jalousie de Louis XIV. Dans cette œuvre, deux tendances opposées apparaissent, l’influence des partis issus du baroque romain, statues monumentales, fronton et coupole du pavillon central, juxtaposés à des éléments hérités de la tradition, hauts toits à la française. Il travailla à Vincennes en construisant les pavillons du Roi et de la Reine, l’hôpital de la Salpêtrière, retravaille la façade des Tuileries, reconstruit la Galerie d’Apollon au Louvre et y réalise quelques autres aménagements. A Versailles, après avoir exécuté quelques travaux d’extension et d’aménagement du château de Louis XIII, et élevé la première orangerie en 1667, et le pittoresque Trianon de Porcelaine, il fut chargé par Louis XIV d’édifier la façade sur le jardin du nouveau palais. Il y adopta le toit en terrasse, une série d’ouvertures régulières scandées par des avant-corps en légère saillie, avec au centre une terrasse en retrait qui fut modifié par Hardouin Mansart. La volonté de grandeur et de simplicité qui présidait à l’ensemble, la rigueur des masses et des effets rythmiques, constitue l’un des principaux points de départ du classicisme français.

 

Pietro Antonio Cesti ou Marc Antonio Cesti (1623-1669)

Compositeur d'opéra

Maître de chapelle italien

 

Moine franciscain et chanteur, compositeur d'opéra et maître de chapelle de la cour d'Innsbruck. Antonio est son prénom de religion. Après avoir été enfant de coeur à Arezzo, il rejoint l'ordre franciscain à Volterra en 1637. Sa carrière pris un tour important avec l'exécution "d'Orontea" à Venise, en 1649.

Deux nouveaux opéras, "stesso d'Alessandro vincitor di se" et "amante d'Il Cesare", furent exécutés à Venise en 1651.

En 1652, il est appelé comme maître de chapelle de la Chambre de l'archiduc Ferdinand de Habsbourg, à Innsbruck. En 1654, Antonio Cesti reprend son Cesare amante, et la transforme en La Cleopatra, pour l'inauguration de la Komödienhaus.

En 1655, à l'occasion du passage à Innsbruck de la reine Christine de Suède, qui a abdiqué pour s'être convertie au catholicisme, l'archiduc Ferdinand d'Autriche donne des festivités au cours desquelles est jouée l'Argia.

En 1659, il est relevé de ses vœux. Il est chantre à la Chapelle Sixtine à Rome. En 1661, à l’occasion des noces de Marguerite-Louise d'Orléans et de Côme de Médicis à Florence, la Doria est représentée. En 1662, la reine Christine de Suède rend une nouvelle fois visite à Innsbruck, la Magnanimita d'Alessandro est représentée.

En 1666, il devient second chef de chapelle à la cour de l’empereur Léopold 1er. La même année, l'opéra Orontea est repris au Teatro Saint Giovanni et Paolo. En 1668, à l'occasion des fêtes du mariage de l'empereur Léopold 1er avec l'infante Marguerite d'Espagne, Il pomo d’oro est créé à Vienne.

Il jouit d’une popularité exceptionnelle dans l'ensemble de l'Italie pendant plusieurs décennies. Les premiers opéras vénitiens de Cesti ont représenté la première concurrence significative par rapport à Cavalli, qui avait pratiquement régné dans toute l’Italie depuis la mort de Monteverdi.

Il composa tous ses futurs opéras excepté "Il Tito" en tant que divertissements privés de cour plutôt que pour les théâtres publics. En 1669, il meurt à l'occasion d'un voyage à Florence, alors qu'il était attaché à la cour impériale de Vienne.

 

Claude-Emmanuel Lhuillier dit Chapelle (1626-1686)

Poète et homme de lettres

 

Né à Montmartre, Fils naturel de François Luillier, conseiller au Parlement de Metz, qui le reconnut en 1642. Il fait ses études au collège des jésuites de La Flèche en compagnie de Descartes et de Des Barreaux. Élève de Pierre Gassendi auquel il doit sa philosophie épicurienne, il fut également l'ami de Molière, de Cyrano de Bergerac et de François Bernier mais aussi de La Fontaine, Racine, Boileau et fréquenta la salon de Marguerite de la Sablière. Il se signale par ses talents de satiriste et par la fine raillerie qui pimente ses vers. Il est un des auteurs présumés de la Lettre sur la comédie de l'Imposteur, destinée à prendre la défense de Tartuffe. Il doit surtout sa gloire à un récit de voyage, rédigé de compagnie avec Bachaumont, témoignage amusé des travers de la France littéraire et mondaine.

Apprécié par de très grands seigneurs, Condé, les Vendôme, Nevers, la duchesse de Bouillon, joyeux compagnon, il se signale dès sa première jeunesse par un libertinage tapageur et s'abandonne à une vie de débauche et de plaisirs faciles. La paresse et le vin finiront par avoir raison de son talent. Il est l'auteur de courts poèmes, épigrammes, sonnets, odes, madrigaux, stances, dans le style satirique ou libertin.

 

Pierre Daniel Huet (1630-1721)

Évêque d'Avranches

Né à Caen, issu d’une famille d’origine protestante, il fait ses études au collège des Jésuites de Caen. Il étudie également auprès du pasteur Samuel Bochart. À l’âge de vingt ans, il est déjà reconnu comme un des savants les plus prometteurs de son temps. Installé à Paris, il se lie d’amitié en 1651 avec le conservateur de la bibliothèque Mazarine, Gabriel Naudé et suit, l’année suivante, Samuel Bochart à la cour de la reine Christine de Suède. Il visite Leyde, Amsterdam, Copenhague et Stockholm, où il découvre dans la bibliothèque royale des fragments du Commentaire sur Saint Matthieu d’Origène, qu’il publie en 1668.

À son retour en France, il fonda l'Académie physique de Caen en 1662, et comme il s'était déjà fait connaître par quelques ouvrages d'une rare érudition, il fut adjoint à Bossuet en qualité de sous précepteur pour l'éducation du dauphin en 1670. Ce fut alors qu'il traça le plan et dirigea l'exécution des belles éditions latines dites du dauphin. Il fut reçu à l'Académie française en 1674, obtint l'abbaye d'Aunay en 1678. Entré dans les ordres en 1684, il est nommé à l’évêché de Soissons en 1685 avant de permuter en 1692, lassé d’attendre son intronisation, avec l’évêque d’Avranches Fabio Brulart de Sillery. et devint évêque d'Avranches en 1689. En 1699, il échange cet évêché contre l’abbaye de Fontenay, dont il finit par se démettre pour passer les 20 dernières années de sa vie dans la Maison Professe des Jésuites à Paris. Son goût pour les mathématiques le conduit à l’étude de l’astronomie, puis de l’anatomie, domaine où sa myopie l'oblige à s’intéresser presque exclusivement aux questions de la vue et de la formation de l’œil. Il se tourne ensuite vers la chimie et rédige un poème en latin sur le sel.

Parmi ses ouvrages on peu citer Censura philosophiæ cartesianæ où il se montre un des plus grands adversaires de la métaphysique cartésienne, Traité philosophique de la faiblesse de l'esprit humain qui l'a fait ranger parmi les sceptiques. Le roi racheta pour la Bibliothèque royale sa grande bibliothèque et ses manuscrits, qu’il avait légués aux Jésuites.

 

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