Pour signer le livre d´or cliquez

John ou Johan de Witt - Bénigne de Bacilly - Louis Couperin - Charles le Moyne de Longueuil et de Châteauguay - Marie de Rabutin-Chantal dite la Marquise de Sévigné - Giovanni Legrenzi -

 

John ou Johan de Witt (1625-1672)

Grand pensionnaire de Hollande (Provinces-Unies) de 1653 à 1672

Membre d'une des vieilles familles de sa ville natale Dordrecht. Son père, Jacob de Witt, était bourgmestre de Dordrecht, et durant de nombreuses années fut représentant de la bourgeoisie de la ville dans les états de Hollande. Il était un adhérent énergique de la bourgeoisie républicaine ou oligarchique en opposition aux princes de la maison d’orange, qui représentait le parti fédéral et eu l'appui des masses du peuple.

Il étudie le droit à l'université de Leyde. Géomètre à ses heures, il publie des Elementa curvarum linearum (1649) traitant de la génération des sections coniques par des pantographes. Cet ouvrage est publié en annexe de la réédition de La géométrie de René Descartes éditée en 1659 par l'ami de de Witt, Frans van Schooten, professeur de mathématiques.

Il montra très tôt des talents remarquables plus particulièrement dans les mathématiques et la jurisprudence. En 1645 lui et son frère Cornelius visitèrent la France, l'Italie, la Suisse et l'Angleterre, et à son retour il s’installa à la Haye comme qu'avocat. En 1650 il fut nommé chef et porte-parole de la députation de la ville dans l'état de Hollande. Cette même année les états de la Hollande se sont trouvés occupés dans une lutte pour la suprématie provincial, sur la question du congédiement des troupes, avec le jeune prince d’orange, Guillaume II. Guillaume, avec l'appui de l'armée, a saisi 5 des chefs de l'opposition et les ont emprisonnés dans le château de Loevestein et parmi ces derniers se trouvait Jacob de Witt. La mort soudaine de Guillaume, au moment où il avait écrasé l'opposition amena une réaction. Il laissait un enfant posthume, Guillaume III. Les principes préconisés par Jacob de Witt triomphèrent, et l'autorité des états de Hollande devint prédominante dans la république.

le 23 juillet 1653 John fut nommé au bureau des grands pensionnaires de Hollande à l'âge de 28 ans. Il a été réélu en 1658, 1663 et 1668, et a tenu le bureau jusqu'à sa mort en 1672. Pendant 19 ans il conduira les affaires publiques et l'administration, et particulièrement des affaires étrangères et l'industrie, a été en grande partie placée entre ses mains. Il trouva en 1653 son pays au bord de la ruine par la guerre avec l'Angleterre, qui avait été provoquée par la rivalité commerciale. Les Néerlandais étaient non préparés, et ils souffrirent sévèrement par la perte de leur commerce, mais il était résolu pour provoquer la paix aussitôt que possible. Les premières demandes de Cromwell étaient impossibles, parce que elles visaient l'absorption des 2 républiques dans un seul état, néanmoins en automne 1654 la paix fut conclue avec l'Angleterre de Cromwell qui demande l'exclusion de la famille d'Orange-Nassau du stathoudérat, car depuis le mariage de Guillaume II à Marie Henriette Stuart, fille de Charles 1er d'Angleterre, il se défie des liens entre les Stuarts et la maison d'Orange. Une des clés de la réussite de sa politique réside dans son étroite collaboration avec son oncle Cornelis de Graeff, l’un des plus influents régents d'Amsterdam.

Sa politique après la paix de 1654 fut un succès. Il reconstitua les finances de l'état, et prolongea sa suprématie commerciale dans l’Est des Indes. En 1658-59 il a soutenu le Danemark contre la Suède, et en 1662 a conclu une paix avantageuse avec le Portugal. L'accession de Charles II au trône d’Angleterre a mené à l'annulation de la Loi de succesion, néanmoins il refusa de permettre au prince de l'orange d'être nommé capitaine général. Ceci a mené à une tension entre les gouvernements anglais et hollandais, et à le problèmes des droits maritimes et commerciaux fut de nouveau a l’ordre du jour, et la guerre éclata en 1665. Il pris une part importante pendant ce conflit n’hésitant pas à participer aux batailles navales.

Pendant la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise de 1665-1667, les Néerlandais ont capitalisé sur l'incendie de Londres de 1666 ainsi que sur le raid sur la Medway mené par Michiel de Ruyter en 1667. En tant que pensionnaire de la plus importante des provinces de l'union, Johan de Witt supervise les négociations menant à la signature du Traité de Breda menées conjointement avec la France qui a participé au conflit. Celui-ci prévoit l'assouplissement des dispositions de l'édit de Navigation anglaise ainsi que la rétention des conquêtes de guerre, les plantations du Surinam deviennent donc néerlandaises alors que la Nouvelle-Néerlande passent sous la coupe anglaise. Il renforce la souveraineté des provinces. En 1667, par l'Édit perpétuel, De Witt et ses acolytes Andries de Graeff, Gaspar Fagel et Gillis Valckenier abolissent la fonction de stathouder en Hollande et influence en ce sens plusieurs autres provinces dont la Zélande et Utrecht.

Il remporta un triomphe diplomatique par la conclusion de l'alliance triple le 17 janvier 1668 entre la République des provinces unies, l'Angleterre et la Suède hollandaises, qui arrêta la tentative de Louis XIV de prendre la possession des Hollandes espagnoles au nom de son épouse, l'infante Maria Thérèse.

Mais, les ambitions non dissimulées de Louis XIV sur les Pays-Bas espagnols* (actuelle Belgique) notamment durant la Guerre de Dévolution inquiètent l'opinion publique néerlandaise. Johan de Witt voit sa politique profrançaise s'écrouler face à l'agitation pro anglaise des Orangistes qui entraînent dans leur sillage les régents des grandes villes. Louis XIV, persuadé que la Triple alliance (Suède, Provinces-Unies et Angleterre) mise sur pied pour contrecarrer ses desseins sur les Pays-Bas espagnols est le fruit de la fourberie de de Witt il ne se sent plus lié par l'alliance de 1663, et travaille activement à une coalition contre la République en concluant le traité secret de Douvres avec Charles II d'Angleterre.

Cependant Guillaume III devenait le leader de l’opposition, et ses nombreux adhérents dans tout le pays firent leur possible pour miner son autorité, afin de rétablir pour le jeune prince d’Orange l'autorité de ses ancêtres. En 1672, il ne peut empêcher Louis XIV d'envahir les Pays-Bas. Accusé d'avoir livré la République à la France, le 20 août de la même année, il est massacré, avec son frère Cornelis, par un attroupement pro orangiste. L'entourage de Guillaume III d'Orange-Nassau ayant ainsi travaillé au rétablissement du stathoudérat.

 

Bénigne de Bacilly (vers 1625-1690)

Maître de chant et compositeur français

 

Né en Basse Normandie. Prêtre, il avait obtenu un bénéfice qui l’a fait désigner par ses contemporains sous le nom de Prieur de Bacilly. Auteur de nombreuses chansons, il reste connu pour son ouvrage “Remarques curieuses sur l'art de bien chanter” édité en 1668, qui renseigne sur la façon d'utiliser la voix au 18ème siècle. Il meurt à Paris le 27 septembre 1690.

 

Louis Couperin (vers 1626-1661)

Compositeur français

Il est, avec son neveu François, le plus illustre membre de la famille Couperin.

Il passa sa jeunesse entière dans la petite ville de Chaumes en Brie. Son père s’occupa de son instruction. Sa bonne formation musicale lui permis très vite de devenir musicien et compositeur. Avec ses deux jeunes frères, François et Charles, il offre une aubade à Jacques Champion de Chambonnières, musicien du roi, le jour de la Saint-Jacques. Celui-ci, agréablement surpris, s'enquiert de l'identité de ces jeunes gens, et les invite à sa table. Impressionné par le talent de l'aîné, il le fait venir à Paris vers 1650

En 1653 il y devient rapidement organiste titulaire de l'église Saint Gervais, et se fait remarquer comme gambiste et claveciniste. Les influences réciproques avec Johann Jakob Froberger de passage à Paris à la même époque sont manifestes.

C'est son œuvre pour le clavecin qui le fait passer à la postérité. Ces pièces, environ 130 ne furent pas éditées de son vivant, mais rassemblées dans plusieurs recueils manuscrits, sans être groupées sous la forme de suite de danses dont elles relèvent pour la plupart. Malheureusement il meurt de maladie à 25 ans.

 

Charles le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626- 1685)

Né à Dieppe, fils de Pierre Le Moyne, aubergiste, et de Judith Du Chesne. Débarqué de Dieppe en Nouvelle-France en 1641 grâce à son oncle maternel, le chirurgien Adrien Du Chesne. Il serait venu en Nouvelle-France Il arriva en Nouvelle-France à 15 ans, en 1641. Pendant 4 ans, il fut “donné”  aux Jésuites en Huronie et apprit les langues indiennes. En 1645, il est interprète, commis et soldat à la garnison de Trois-Rivières. En 1646, il se fixe définitivement à Ville-Marie, qui deviendra Montréal. Il est, avec Pierre Picoté de Belestre, l'un des chefs militaires du petit village de Montréal et engage d'incessantes escarmouches avec les Indiens Iroquois de 1648 à 1666. Il montrera notamment son courage en mai 1651 en accourant, avec deux autres français, pour délivrer les époux Catherine Mercier et Jean Boudard, malgré la présence d'une quarantaine d'Iroquois. Il ne put toutefois délivrer cette dernière, qui fut amené captive par ses ravisseurs et brûlée vive 2 mois plus tard.

Il, épousa en 1654 Catherine Thierry, fille adoptive d’Antoine Primot et de Martine Messier et reçoit de Chomedey de Maisonneuve une concession de terre de 90 arpents, appelée depuis ce temps Pointe Saint Charles, et un emplacement, rue Saint-Paul, où il résida pendant 30 ans. Il fit la traite du castor

En janvier 1666, il commande avec Pierre Picoté de Belestre les habitants de Ville-Marie qui servent d’avant-garde à l’expédition du gouverneur Daniel de Rémy de Courcelle en pays iroquois. À l’automne, il est à la tête des colons de Montréal dans la campagne contre les Agniers* (tribu Iroquoise) menée par le lieutenant général de Prouville de Tracy.

Anobli en 1668, il devint sire de Longueil. À l’été 1671, il est l'interprète de Daniel de Rémy de Courcelle lors de son expédition au lac Ontario. Il jouera alors un rôle diplomatique important entre la Nouvelle-France et les Indiens notamment en 1682-1683. En 1672, les titres de sa seigneurie de Longueuil sont confirmés et accrus. En 1673, il reçoit une concession à Châteauguay. En 1676, il réunit tous ses fiefs sous le nom de Longueuil. En 1682, il fut l’un des actionnaires de la Compagnie du Nord.

À l’été, 1684, avec l'aide du père Jean de Lamberville, il sauve la malheureuse expédition de La Barre contre les Iroquois en amenant ces derniers à négocier la paix. Il meurt en février 1685 et sera inhumé dans la crypte de l’église Notre-Dame de Montréal.

Ses fils joueront un rôle militaire primordial dans la situation de la France en Amérique du nord et d'amitié avec les nations autochtones sous le règne de Louis XIV.

 

Marie de Rabutin-Chantal dite la Marquise de Sévigné (1626-1696)

Femme de lettres française

Née à Paris, fille de Celse-Bénigne de Rabutin et de Marie de Coulanges, petite-fille de Jeanne de Chantal, qui fonda l'ordre de la Visitation avec François de Sales.

Elle perd son père en 1627, puis sa mère en 1633 puis 3 de ses grands-parents. Elle fut élevée par son grand-père Philippe de Coulanges, puis à la mort de ce dernier en 1636 ce sont ses 2 oncles l'abbé Philippe de la Tour de Coulanges, qui possédait un château à Sucy, près de Paris et Christophe de Coulanges dit le Bien Bon qui lui donneront une instruction et une éducation exemplaires.

En 1644 elle épouse Henri de Sévigné, de 3 ans son aîné. Le 10 octobre 1646 elle met au monde une fille, Françoise Marguerite. Le 12 mars 1648 elle met encore au monde un fils, Charles. En 1651 son mari trouve la mort lors d'un duel contre Miossens, chevalier d’Albret pour les beaux yeux de Mme de Gondran, sa maîtresse.

. Veuve à 25 ans, elle a diverses occasions de se remarier, mais elle décide de se consacrer exclusivement à sa vie mondaine et à l'éducation de ses enfants. Après le temps du deuil, elle quitte leur propriété des Rochers près de Vitré et revient vivre à Paris. Elle y est courtisée entre autres par son cousin Bussy-Rabutin. Mais elle fréquente avant tout La Rochefoucauld, madame de La Fayette, le poète Ménage, Scudéry, La Fontaine.

Le 27 janvier 1669, elle donne sa fille Françoise Marguerite au comte de Grignan. Ce dernier est nommé en septembre lieutenant général en Provence par Louis XIV. Devant y résider, sa femme l'accompagne préférant aux charmes de Paris et de la cour le plaisir de vivre près de lui. Cette séparation de madame de Sévigné d’avec sa fille détermine l’envoi de lettres dont elle ne sait pas qu’elles seront une œuvre. Pendant près de 25 ans, ce sont près de 1500 lettres environ, qu’elle va écrire, depuis l’Hôtel de Carnavalet où elle s’installe. Elles seront adressées principalement à sa fille madame de Grignan, mais aussi à son fils Charles, à son cousin Bussy-Rabutin, à ses amis Madame de Pomponne, le cardinal de Retz, La Rochefoucauld, le philosophe Corbinelli, qui fut son lecteur, Madame de La Fayette, Madame Scarron. Elle rapporte les événements les plus graves comme les anecdotes les plus charmantes, elle se soucie, elle fait des remontrances, elle conseille. Elle meurt le 17 avril 1696, à Grignan, où elle était venue soigner sa fille, gravement malade.

 

Giovanni Legrenzi (1626-1690)

Compositeur italien

Né à Clusone, non loin de Bergame, son père était violoniste au service de l'église et fut sans doute son premier professeur. Sa formation se poursuivit à Venise où il étudia avec Carlo Pallavicino et Giovanni Rovetta. Nommé organiste à Sainte Maria Maggiore de Bergame en 1645 ou il rencontre le maître de Chapelle Maurizio Cazzati. En 1656, il est nommé au poste important de maître de chapelle de l'Accademia dello Spirito Santo à Ferrare, poste qu'il quitte en 1665. Ses premiers travaux dramatiques datent de cette période. Il a échoué dans les tentatives de gagner des postes à Vienne en 1665. Vers 1668, on le retrouve exilé à Paris, où il est sous-maître de la Chapelle Royale.

Il retourne en Italie vers 1671 et se fixe définitivement à Venise dont il devient un des musiciens les plus renommés. Il y assume des charges importantes, en tant que maître des chœurs du Conservatorio dei Mendicanti, compositeur d'oratorios pour l'église Santa Maria della Fava, enfin maître de chapelle à la basilique Saint-Marc en 1685. Il y aurait eu pour élèves Antonio Caldara et peut-être le jeune Antonio Vivaldi.

En plus de ses travaux dramatiques, sa production est de grande qualité, dans les domaines de l'opéra, de la cantate, de la sonate, du motet, du concerto, de la fugue, etc. De grands musiciens postérieurs ont été influencés par lui, en particulier Vivaldi et Jean-Sébastien Bach.

 

Voir la suite

Retour au 17ème siècle