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Jakob Johann Froberger - Guillaume de Lamoignon - Godefroy Hermant - Claude Dablon - Jean Hamon - Simon Arnauld de Pomponne - Nicolas François Blondel dit François Blondel -

 

Jakob Johann Froberger (1616-1667)

Organiste et compositeur allemand

 

Né à Stuttgart, élève du maître italien, Frescobaldi et résidant de Vienne, il se lie d’amitié avec son compatriote Kerll, il servi comme organiste de cour à Vienne par intermittence en 1637, de 1641 à 1645, et de 1653 à1657. Connu principalement comme virtuose de clavier, il voyagea dans l'ensemble de l'Europe. En plus de composer des morceaux pour l'organe et le clavecin, partitas, ricercars, canzonas, fantasias, capriccios, fugues et toccatas, il développa un nouveau genre, la suite de clavecin.

Il passa quelques années en France où il rencontra plusieurs des compositeurs de cette époque.

 

Guillaume de Lamoignon (1617-1677)

Magistrat

Marquis de Basville

 

Fils de Chrétien de Lamoignon, président à mortier du parlement de Paris, et de Marie des Landes. Il épousa Madeleine Potier de Blancmesnil, fille de Nicolas IV Potier de Novion.

Frondeur pendant la Fronde parlementaire, il se rallia ensuite à la régence. Il est nommé conseiller au parlement le 14 décembre 1635, maître des requêtes le 15 décembre 1644, président des États de Bretagne en 1655, et premier président du Parlement de Paris, poste qu'il reçut de Mazarin pour succéder à Pomponne de Bellièvre, le 2 octobre 1658, et qu'il tint jusqu'à sa mort. Il présida avec impartialité au procès de Fouquet.

On a de lui un ouvrage connu sous le titre d'Arrêtés de Lamoignon, publié en 1702, où il y ébauche un vaste plan qu'il avait conçu pour la reforme de la législation.

Membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, il fut l'ami et le protecteur des gens de lettres. Il était surtout lié avec Boileau, et c'est à sa demande que ce poète composa le Lutrin.

Il a donné son nom à l'hôtel de la rue Pavée, occupé aujourd'hui par la Bibliothèque historique de la ville de Paris.

 

Godefroy Hermant (1617-1690)

Chanoine de Beauvais

Théologien janséniste

 

Né à Beauvais, professeur de seconde, puis de rhétorique au collège de Beauvais, docteur en Sorbonne et recteur de l'Université de Paris de 1636 à 1639.

Devenu chanoine de Beauvais, il fut très proche de l'évêque Nicolas Choart de Buzenval un ami de Lamoignon. Il est l’auteur de divers ouvrages dont "Histoire ecclésiastique et civile de ville de Beauvais".

 

Claude Dablon (1618-1697)

Jésuite canadien

 

Né à Dieppe. Il habita à Dieppe jusqu'en 1639 avant de commencer son noviciat à Paris. Il souhaitait être missionnaire et d'aller dans des pays étrangers. Il réalisé son désir en 1655 quand il alla au Canada. Il est surtout connu pour ses travaux missionnaires près du lac Supérieur. Missionnaire à Tadoussac en 1642, il partit de Québec le 19 septembre 1655 avec le père Chaumonot pour se rendre à Onontagué, pays des Iroquois supérieurs. Ils décidèrent de bâtir une colonie de Français à côté des Indiens Iroquois. Il habita avec les Indiens pendant plusieurs mois, jusqu'à ce qu'il découvrit le projet secret d'un massacre. Avec ses 50 Français,il quitta New York pour aller au Canada. il arriva au Québec en 1658. En mai 1661, il alla avec le père Druillètes, faire une mission chez les Kilistinons, remontant le Saguenay avec des explorateurs et Claude Allouez et Jacques Marquette, jusqu'au lac Saint-Jean. Ils établirent leurs quartiers généraux à Sainte Marie de Sault. Il fit la mission du Saint-esprit, au lac Supérieur, avec le père Marquette en 1668, et il établit celle du Sault Sainte-Marie. Plus tard, il alla dans la région du Lac Supérieur ou il raconta en détail la condition des mines de cuivre dans cette région. Il reçu le titre de chef des missions dans la région du Canada. Il retourna au Québec le 12 juin 1671.

Il demanda à Marquette d’accompagner Joliet au Mississippi pour un voyage de découverte. Ils firent un reportage de leur remonter du Mississippi que Dablon envoya aux autorités en France. Il resta au Québec pour le reste de sa vie. Mais il assuma sa position de chef de missions au Canada jusqu'à l'année de sa mort. Il écrivit en 1671 et 1672 2 relations, qui renferment sur le pays situés à l'ouest et au nord de Québec des détails d'une grande importance. Il était à cette époque recteur du collège de Québec, et supérieur des missions de la Nouvelle-France, poste qu'il occupait en 1693. Il meurt en 1697. Ces journaux nous donnent une vue unique de ses pensées et aussi des coutumes de son temps.

 

Jean Hamon (1618-1687)

Médecin

Né dans la paroisse Sainte Trinité de Cherbourg, Jean Hamon est le fils de maître René Hamon, sieur des Fontaines, avocat et bourgeois de la ville.

Il est envoyé très jeune au collège de Valognes. Il poursuit ses études au collège d'Harcourt, où il s’attache à deux cotentinois, le proviseur Pierre Padet et le professeur de philosophie Jacques du Chevreuil qui le conduisirent à Paris où il s'inscrivit à la Faculté de Médecine.

Entré à l’Université de Paris, il devient précepteur du petit-fils d’Achille de Harlay. Reçu docteur en médecine à la Faculté de médecine le 10 décembre 1646, suivant ainsi son oncle, Pierre Hommest, étudiant à la Faculté de médecine entre 1625 et 1631. Il commence à exercer dans la paroisse Saint Meri et acquiert par son habilité ainsi que son éloquence, une grande réputation. Il y fréquente les jansénistes Antoine Singlin et Antoine Arnauld. Il attira très vite l'attention par ses qualités d'humanistes. Après 4 années d'exercice à Paris, le jeune médecin abandonna tout pour aller, en 1650, vivre avec les Solitaires de Port-Royal. Habitant une pièce sans feu hiver comme été, il couchait sur une planche, prenait ses repas debout, souvent du pain et de l'eau. Il y fait office de jardinier puis de secrétaire d’Arnauld, avant de succéder comme médecin de l’abbaye à Victor Pallu, qui avait été condisciple de son oncle à la Faculté de médecine. Le jour, il visitait les religieuses ou Solitaires malades, donne des cours aux Petites écoles et soignait les pauvres de la région, circulant toujours à pied, vêtu de simple bure* (grosse étoffe de laine de coloration brune, vêtement fait de cette étoffe) comme un paysan. Cet homme se révéla par sa charité active et jamais en repos, par sa simplicité, sa piété et son immense culture. En 1664, alors que la plupart des solitaires doivent quitter Port-Royal, il est autorisé à rester, et y exerce. Jusqu'en 1669 il apportera le secours de son ministère médical, mais surtout simple laïc, devint le véritable directeur spirituel de Port-Royal. Il n'a pris aucune part aux fameuses querelles sur la grâce, le libre arbitre. Il refuse trop les sectaires et les dogmatiques. Il est tolérant. Il aime l'ordre et ne se révolte pas contre l'Église. Aux Petites Écoles, sa haute culture, ses dons littéraires, son éloquence, durent faire merveille auprès de son jeune élève Jean Racine. L'attachement de l'élève pour son maître fut indéfectible. Il a écrit de nombreux livres médicaux et religieux.

 

Simon Arnauld de Pomponne (1618-1699)

Marquis de Pomponne en 1682

Homme politique

Né à Paris, il est le 2ème fils de Catherine Lefèvre de La Boderie et de Robert Arnauld d'Andilly. Ce dernier, lui-même fils du célèbre avocat Antoine Arnauld, est élevé auprès de plusieurs de ses oncles conseillers de Sully. À la naissance de son fils, il travaille auprès d'Isaac Arnauld, surintendant des finances.

Son père confie ses 2 fils aînés à Martin de Barcos, le neveu de Saint-Cyran, qui s'occupe de leur éducation pendant près de 7 ans. Ils poursuivent leurs études au collège de Lisieux, à Paris. Il rédige plusieurs poèmes pour la Guirlande de Julie sous le nom d'Arnauld de Briottes, du nom d'une terre héritée de sa mère.

En 1642, son père obtient qu’il soit nommé intendant de la place forte de Casal, dans les collines du Montferrat. Le Montferrat est alors un enjeu important pour le contrôle de l'Italie du nord. Après la guerre de Succession de Mantoue, la France est parvenue à imposer qu'un de ses alliés, le duc de Nevers obtienne le titre de duc de Mantoue et de Montferrat. Or, le duché de Mantoue est situé entre le Milanais, alors possession des Habsbourg d'Espagne, et l'Empire. Cette position stratégique explique que la France y maintienne une garnison. Il y est responsable de tout ce qui concerne la vie quotidienne, mais n'a pas de prérogatives militaires. Il occupe ce poste d'intendant jusqu'en 1647.

C'est sous la protection de Le Tellier, secrétaire d'État de la guerre, qu'il mène à bien diverses missions en qualité d'intendant d'armée. Il devient alors un fin connaisseur de l'Italie du nord et soutient fidèlement le pouvoir royal durant la Fronde. Mais en 1651, il se voit confier une mission au service de la Guerre en Catalogne, dans un contexte défavorable, car les Espagnols sont en train de reprendre cette province. Le Tellier, disgracié, entraîne dans sa chute son protégé et ce dernier n'obtiendra plus par la suite d'autre mandat d'intendant.

Grâce à sa bonne connaissance de l'Italie du Nord, il se voit confier en 1654 une mission diplomatique à Mantoue, premiers pas dans le monde des Affaires étrangères après avoir quitté la Guerre. Il s'agit là encore des suites de la guerre de Succession de Mantoue, la France voulant faire des alliés à la fois de la Savoie et de Mantoue alors que les deux ducs conservent des motifs d'opposition entre eux. Cette mission réussit et se conclut par un traité d'alliance mais le jansénisme de sa famille le rattrape quand il tente d'obtenir la charge de chancelier du duc d'Anjou en 1659.

Il est ambassadeur, puis ministre des Affaires étrangères à partir de 1672 et dirigea la diplomatie française jusqu’en 1679.

Il se rapproche alors de Fouquet, surintendant des finances et possible successeur de Mazarin, ce qui lui donne bien des espoirs. On trouve alors dans l'entourage de Fouquet de nombreux sympathisants jansénistes, au premier rang desquels Madame de Sévigné, La Rochefoucauld ou Madame Du Plessis. Il épouse une cousine de la femme du surintendant, Catherine Ladvocat, au printemps 1660. Il prend alors le titre de Seigneur de Pomponne, nom sous lequel il est dès lors toujours désigné.

Les espoirs placés en Fouquet se révèlent néanmoins rapidement déçus le surintendant étant disgracié et arrêté en septembre 1661. Il paie son amitié en étant envoyé en exil à Verdun et conserve toutefois des liens forts avec la cour et des protecteurs qui obtiennent son rappel dès la fin du procès du surintendant en 1665. C'est à Verdun qu'il reçoit les célèbres lettres de Madame de Sévigné, véritable journal du procès.

Rentré à Paris en février 1665, il n'est pas oublié par ses amis Claude Le Peletier et Michel Le Tellier, qui obtiennent rapidement son retour en grâce. Dès la fin de l'année 1665, il est nommé ambassadeur extraordinaire à Stockholm. Il est chargé d'assister le chevalier de Terlon, ambassadeur ordinaire, dans sa mission. Car la Suède, allié traditionnel de la France depuis la Guerre de Trente Ans est en train de s'éloigner d'elle alors que Louis XIV a fini par prendre le parti des Provinces-Unies pendant la 2ème Guerre anglo-néerlandaise, la Suède penche du côté anglais. Il doit donc obtenir une modification de la politique suédoise ou du moins sa neutralité en s'appuyant sur le parti français mené par le grand chancelier Magnus de La Gardie. Il réussit à empêcher que la Suède prenne véritablement part à la guerre et à maintenir un parti français en Suède et quitte la Suède en 1668.

C'est pourquoi lui est alors confiée une seconde mission. Craignant que la France acquière une trop grande puissance et remette en cause l'équilibre européen, Provinces-Unies et Angleterre se sont réconciliées et ont formé, conjointement avec la Suède la Triple Alliance, visant à endiguer l'avancée français aux Pays-Bas. L'envoi de Pomponne, considéré comme un homme de paix, est considérée à La Haye comme un heureux présage. Mais en réalité, sa mission consiste essentiellement à perdre du temps, pour permettre au roi de préparer la guerre. Il est ainsi l'un des premiers à apprendre la signature d'un traité secret avec l'Angleterre et sera parvenu à faire illusion pendant près de deux ans de 1669-1671 pour permettre à la Diplomatie et à la Guerre de se préparer.

Louis XIV le renvoie alors une seconde fois à Stockholm en1671, à la demande du grand chancelier lui-même, afin d'obtenir que la Suède quitte à son tour la Triple Alliance. Malgré de grandes difficultés, il parvient à faire accepter un traité, qui n'achoppe que sur les énormes subsides demandés par la cour de Stockholm. C'est alors qu'il reçoit une lettre du roi lui annonçant à la fois la mort de Hugues de Lionne et sa nomination comme secrétaire d'État des Affaires étrangères. Pomponne rentre ainsi à Paris dès février 1672, tandis qu'il est remplacé en Suède par Honoré Courtin qui signe le traité rédigé par son prédécesseur.

Le Conseil d'en haut servant essentiellement à déterminer la diplomatie du royaume, il y est rapidement appelé comme ministre d'État. Pomponne y est un homme seul, ne pouvant s'appuyer sur un réseau fort ou sur une famille puissante face à Colbert et surtout au secrétaire d'État de la Guerre, Louvois. Il est donc un ministre faible, qui donne des avis mais qui n'est pas toujours écouté. Sa tâche est d'autant plus difficile qu'il est chargé de la diplomatie à l'époque où celle-ci se trouve la plus négligée, en temps de guerre. Aux yeux des contemporains, il est l'homme de la modération alors que le roi se trouve à l'apogée de sa puissance et désire une politique agressive.

Louvois prend donc le pas sur Pomponne au cours de ces années, 2 styles, 2 visions des relations extérieures et de la guerre s'affrontent. Pomponne, plus favorable à un accommodement, se montre plus souple et aurait certainement accepté les propositions faites par les Hollandais en 1673 au congrès de Cologne. Mais elles sont finalement refusées par le roi qui pense obtenir plus. Ce n'est finalement qu'en 1678 qu’il négocie le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre de Hollande et donne à la France plusieurs places fortes des Flandres et la Franche-Comté.

La différence grandissante entre Pomponne et la volonté royale aboutit finalement à la disgrâce du secrétaire d'État le 18 novembre 1679.

Ce renvoi naît surtout de la volonté de Louis XIV de mener une politique plus agressive notamment la politique des Réunions qui convenait mieux à Colbert de Croissy. C'est donc ce dernier, frère de Jean-Baptiste Colbert, qui le remplace.

Pomponne conserve cependant l'amitié du roi qui donne un régiment à son fils aîné, une abbaye au cadet, érige son domaine de Pomponne en marquisat ou l'invite aux pièces que Racine écrit pour Madame de Maintenon. Durant toutes ces années, l'ancien secrétaire d'État se retire à Pomponne tout en conservant des liens avec ses nombreux amis à la cour.

En 1691, après la mort de Louvois, Pomponne est de nouveau appelé au Conseil d'en haut comme ministre d'État, sans pour autant retrouver son poste de secrétaire d'État des Étrangers. Il se contente ainsi d'un rôle de conseiller, cohabitant avec son successeur jusqu'à la mort de ce dernier en 1696.

Comme Torcy a obtenu la survivance de son père, le roi arrange la réconciliation des Colbert avec Pomponne, grâce au mariage de Catherine Félicité Arnauld, dernière fille de Pomponne, avec le nouveau secrétaire d'État. Il confie donc à Pomponne la formation du jeune Torcy. Ce sera une véritable direction bicéphale qui s'occupe des Affaires étrangères, Pomponne rapportant les affaires étrangères tandis que Torcy rédige la correspondance diplomatique.

Il est enfin nommé surintendant des postes en 1697 avant de mourir à presque 81 ans, en 1699. Il est enterré dans l'église Saint Merry de Paris.

 

Nicolas François Blondel dit François Blondel (1618-1686)

Architecte

 

Né à Ribemont dans l'Aisne et après avoir appris les langues anciennes, l'espagnol, l'italien, le portugais, l'allemand et les mathématiques, il participe à la guerre de Trente Ans.

En 1640, le cardinal de Richelieu lui confie des missions au Portugal, en Espagne et en Italie. Pendant cette période, il étudie les fortifications. Richelieu le nomme ensuite sous-lieutenant d'une de ses galères. Il commandera en 1641, l'attaque du môle de Tarragone et exercera un temps la fonction de gouverneur de Palamos. En 1647, Blondel commande l'artillerie de l'expédition navale qui devait opérer devant Naples, contre les espagnols. Le 26 novembre 1652, il reçoit son brevet de maréchal des camps et arrête sa carrière militaire. Il devient alors le précepteur du fils du secrétaire d'État Loménie de Brienne et voyage avec lui à travers toute l'Europe, mêlant missions diplomatiques et sans doute espionnage. Ses voyages lui serviront pour quelques exemples donnés dans son “Cours d’architecture”, édité en 1659 où il développe pour la première fois le calcul des escaliers.

En 1656, il est nommé lecteur de Mathématiques au Collège Royal* (Collège de France) où il est censé enseigner les Mathématiques et la Fortification, mais, du fait de ses nombreuses absences, il sera souvent suppléé par l'astronome Picard. De 1662 à 1668, il exercera la fonction de syndic du Collège.

De 1657 à 1663, Mazarin l'envoie en mission diplomatique, il voyage alors en Italie, Égypte, Grèce, Turquie, Allemagne, Pologne, Russie, Prusse, Livonie, Lithuanie. au cours de son voyage il rencontre Paul Wurz qui sera à l'origine de sa première publication.

En 1659 il sera nommé ambassadeur au Danemark, poste qu'il occupe jusqu'en 1663, avant de revenir en France et d'être nommé conseiller d'État.

En 1664, Colbert le nomme Ingénieur du Roy pour la Marine, ce qui lui vaut de superviser différents travaux de fortification en Normandie, Cherbourg, Le Havre, en Bretagne et aux Antilles, Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue. En 1665 alors que, se trouvant à Rochefort pour la construction de la corderie, il fut chargé de la reconstruction du pont de Saintes.

En 1669, il fait son entrée à l'Académie des Sciences comme associé géomètre. La même année, il est désigné pour s'occuper des embellissements de Paris, ce qui consiste pour l'essentiel à reconstruire les portes Saint Denis et Saint Bernard, et au levé du plan de la ville, tâches qu'il accomplira avec l'aide de l'architecte Pierre Bullet.

Le 31 décembre 1671, il est nommé directeur et professeur de l'Académie d'architecture par Louis XIV. En 1673, il devient le professeur de mathématiques du Grand Dauphin. En 1675, il publie son Cours d'architecture enseigné à l'Académie royale d'architecture. Dans cet ouvrage, il réfute systématiquement les positions que Claude Perrault développé dans les Dix livres d'architecture de Vitruve. Cet affrontement s'inscrit dans la querelle des Anciens et des Modernes. Son Cours de Mathématiques sera publié en 1683 au motif que chacun devait pouvoir bénéficier de cette éducation de qualité. Jusqu’à sa mort en 1686, il ne s'occupera plus que de questions savantes et d'enseignement. Il collaborera également au dictionnaire de Furetière pour les parties le concernant.

Il réalisa en 1665 le pont et la restauration de l'arc de triomphe de Saintes, en 1666, le plan de la ville et l'arsenal et la corderie royale de Rochefort ainsi que les portes Saint Bernard , Saint-Antoine, Saint Denis à Paris.

 

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