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André Le Notre - François VI de La Rochefoucauld - Gilles Ménage - Louis Petit - Charles de Marguetel de Saint-Denis de Saint Evremond - Louise Angélique Motier de La Fayette - Tanneguy Lefèvre dit Tanaquillus Faber - Nicolas Fouquet ou Foucquet - Heinrich Bach - Anne Marie de Gonzague de Clèves dite la Princesse Palatine - François de Bourbon Vendôme -

 

André Le Notre (1613-1700)

Jardinier, architecte

Fils de Jean Le Nôtre jardinier du roi aux Tuileries. Son parrain est contrôleur des jardins et le mari de sa marraine, Claude Mollet, est un illustre jardinier. André vit donc dans une famille de jardiniers et acquiert rapidement un savoir-faire pratique qu'il complète de connaissances théoriques.

Il apprend les mathématiques, la peinture et l'Architecture. Il suit des cours d'art dans l'atelier du peintre Simon Vouet et devient l'ami de Charles Le Brun. François Mansart lui permet d'étudier l'architecture pendant plusieurs années.

Le premier grand jardin français portant sa marque distinctive fut le jardin du château de Wattignies, terminé en 1640 et construit par le seigneur de Wattignies, Philippe de Kessel. Cette première réalisation lui apportera ses premiers grands revenus et surtout la première référence qui lancera sa réputation. Il fut nommé premier jardinier du duc d'Orléans en 1635. A la mort de son père en 1637, il devient comme lui jardinier du roi en 1645. Il se marie avec Françoise Langlois en 1640 et qui lui survivra, avec qui il aura plusieurs enfants, et est nommé "dessinateur des plants et terrasses" d'Anne d'Autriche 3 ans plus tard. En 1644, il redistribue et redessine les jardins des Tuileries. En 1645-1646, il modernise les jardins du château de Fontainebleau.

Sa première réalisation d’importance fut les jardins de Vaux le Vicomte pour Fouquet en 1656 en équipe avec Charles Le Brun, le sculpteur qu’il avait rencontré dans l’atelier de peinture de Simon Vouet, et l’architecte Le Vau. Les moyens que met à sa disposition Fouquet lui permettent, à Vaux le Vicomte, face au château élevé par l’architecte Louis Le Vau, de mettre en place un jardin où se déroulent les extraordinaires fêtes que donne le surintendant des Finances le 17 août 1661, pour le roi Louis XIV. C’est le jardin par la distribution des perspectives, de bassins en groupes de sculptures, qui confère à l’ensemble une illusion d’immensité et de grandeur.

En 1657 il devient contrôleur général des bâtiments du Roi. Après l'arrestation de Fouquet en 1661, André Le Nôtre est engagé par Louis XIV pour réhabiliter les jardins de Versailles. S’il élabore plus tard d’autres jardins que l’on dit de même “ à la française ”, à Marly, à Meudon, à Saint-Cloud, à Sceaux, à Choisy ou encore à Maintenon, Versailles demeure son chef-d’œuvre. Il dessine et réalise alors de nombreux projets à travers la France et aussi l'étranger comme les jardins de Greenwich pour Charles II d'Angleterre. En 1666, Colbert charge Le Nôtre d'embellir le jardin des Tuileries qu'il transforme en profondeur, ouvrant plusieurs perspectives dont l'une servira de tracé à la future avenue des Champs-Élysées. Entre 1670 - 1683 Il travaille sous les ordres du même Colbert au remaniement des jardins de son château de Sceaux. Il conçoit un projet pour le château de Racconigi en Italie en 1670 et refait les jardins de Venaria Reale en Italie.

Le Nôtre est anobli par Louis XIV en 1675. Il forme de nombreux disciples, dont son neveu, Claude Desgots. En 1678, il visite l'Italie et juge que « les jardins ne s'approchent pas de ceux de son pays ». Il en profite pour rendre visite au Bernin, âgé de 81 ans, ainsi qu'au pape Innocent IX, qu'il va embrasser, sous le coup de l'émotion, sur les deux joues. Il entre en 1681 à l'Académie royale d'architecture. Il intervient dans l'aménagement des jardins du château de Meudon pour Louvois et participe aux aménagements du château de Marly-le-Roi dernière résidence voulu de Louis XIV en 1692.

Il est cependant agacé par les velléités du Roi Soleil à vouloir concevoir ses propres jardins. Il cesse donc de travailler pour ce dernier tout en lui offrant ses plus belles œuvres d'art en 1693. Il fait encore des projets et envoie par lettre ses instructions pour les château de Charlottenburg et château de Cassel en Allemagne en 1694 et adresse à Guillaume III d'Angleterre des plans pour le château de Windsor en 1698.

Sans doute le roi est-il conscient de la grandeur de ses œuvres puisque, âgé de 72 ans, il accompagne une dernière fois son jardinier se promener dans son œuvre de Versailles. Celui-ci, âgé de 87 ans, se voit en cette circonstance, accorder le rare privilège d’une chaise à porteur.

Il meurt en septembre 1700. Il est enterré à l'église Saint-Roch. Le Nôtre possédait plusieurs centaines de tableaux de maîtres qu'il donna en partie à Louis XIV

 

François VI de La Rochefoucauld (1613-1680)

Duc de La Rochefoucauld

Prince de Marcillac

Ecrivain, moraliste et mémorialiste

Fils de François V de La Rochefoucauld et de Gabrielle du Plessis-Liancourt, il porta dès sa naissance le titre de prince de Marcillac en tant qu'héritier du duc de la Rochefoucauld. Comme tous les aînés de la maison de La Rochefoucauld, il portait le prénom de François.

Ayant négligé ses études, il rejoignit l'armée alors qu'il avait 16 ans et, presque immédiatement, commença à se faire un nom dans la vie publique. Il avait été marié à Andrée de Vivonne, qui semble avoir été une épouse affectionnée, avant d'être atteinte par un scandale. Puis il passa dans l'entourage de Marie de Rohan, la première des 3 femmes célèbres qui influencèrent successivement sa vie. Par le truchement de Marie de Rohan, il devint attaché à la reine, Anne d'Autriche, et dans l'une de ses querelles avec Richelieu et son époux un plan semble avoir été formé suivant lequel il devait l'emmener à Bruxelles sous un déguisement. Ces cabales contre Richelieu, cependant, n'eurent aucun résultat sérieux.

En 1642, après la mort de Richelieu, l'occasion sembla être favorable pour la vague ambition qui animait la moitié de la noblesse de France. Il devint l’un des personnages importants et prit une part active dans la réconciliation entre la reine et Condé dans une ligue contre Gaston, duc d’Orléans.

Mais la cote montante de Mazarin vint lui faire obstacle et la liaison qu’il eut vers 1645 avec la belle duchesse Anne de Longueville en fit irrévocablement un Frondeur. Il soutient activement la Fronde des princes en 1648. Blessé au visage à la bataille du faubourg St Antoine Siège, il se rallie bientôt au roi et entreprend la rédaction de ses Mémoires, avant de fréquenter la société des femmes d’esprit, Mme de Sablé, Mme de Sévigné, Mme de La Fayette. Il ne retourna à la Cour qu’après la mort de Mazarin. Les Maximes lui assurent une célébrité de moraliste sévère dont le pessimisme s’apparente à celui de Blaise Pascal.

 

Gilles Ménage (1613-1692)

Grammairien, historien et écrivain

Né à Angers, Fils d'un avocat d'Angers, petit-fils de Pierre Ayraut, il fit des études de droit pour devenir également avocat. La maladie le força à abandonner la carrière du barreau pour celle de l'Église. Il devint prieur commendataire de Montdidier dans la Somme puis entra dans l'entourage du coadjuteur de Paris, Mgr de Gondi, futur cardinal de Retz.

En 1648, il se querella avec Gondi et le quitta pour le cloître de Notre-Dame de Paris. Il y tint salon en compagnie de Jean Chapelain et de Paul Pellisson. Bel esprit, il apprend le latin, l’espagnol et l’italien à toutes les belles de son temps, c’est aussi un érudit authentique qui a jeté les bases de la science des mots, et un critique au jugement aigu et persifleur. Il a publié un dictionnaire étymologique, Origines de la langue française en 1650, ainsi que des Observations sur la langue française en 1672.

 

Louis Petit (vers 1614-1693)

Poète

 

Né à Rouen, il fut receveur général des domaines et bois du roi et ami de Pierre Corneille. Ses poésies, admirées à l'hôtel de Rambouillet, consistent en satires, épigrammes, madrigaux, stances et ballades.

 

Charles de Marguetel de Saint-Denis de Saint Evremond (1614-1703)

Ecrivain, moraliste et critique libertin

Cadet de famille, élevé par les Jésuites au collège de Clermont, il commença son droit à Caen, puis suivit avec distinction la carrière des armes. Il vécut d'abord de son épée, mais en soldat lettré, tour à tour lieutenant des gardes et lecteur du prince de Condé, tantôt se battant bravement à Rocroi, Fribourg, Nördlingen, tantôt philosophant sous la tente et préludant à sa renommée de merveilleux causeur. Entre deux campagnes, il se donna le passe-temps de railler la nouvelle Académie en 1644, avec ses décrets et ses réformes, dans une piquante satire dialoguée, la comédie des Académistes. Il cultivait les lettres avec un esprit de raillerie et de satire, formant des relations avec des hommes de marque, avec Turenne, Créquy, d'Olonne, Clérembault, sans jamais négliger le plaisir vers lequel le portait sa nature épicurienne, lorsque ses railleries sur Condé lui firent perdre sa lieutenance en 1648.

Il s'aventura dans la Fronde avec sa plume et son épée, pour la cause royale, écrivit la satire ménippée de cette Ligue nouvelle, Retraite du duc de Longueville, et gagna le brevet de maréchal de camp avec une pension de 3.000 livres en 1652. Puis il alla servir en Flandre Auteur d’une lettre satirique sur la paix des Pyrénées et son négociateur Mazarin, lettre surprise par Louis XIV et compromis dans le procès de Fouquet, il dut pour éviter la Bastille s'exiler en 1661, jusqu'à sa mort. La Hollande, puis l'Angleterre l'accueillirent. Après avoir oublié Versailles et Paris auprès de Charles II, de Guillaume III, et surtout de la duchesse de Mazarin, et refusé sa grâce en 1689, il eut l'honneur d'une sépulture dans l'abbaye de Westminster.

Il est aussi l’auteur d’essais sur des questions de littérature et d’histoire.

 

Louise Angélique Motier de La Fayette (vers 1615-1665)

Née à Vésigneux, elle naquit dans une famille de quatorze enfants, fille du comte de la Fayette, et de Marguerite de Bourbon-Busset. C’est par sa grand-mère, Louise de Bourbon-Busset, dame d’honneur de la reine Anne d’Autriche, qu’elle fut introduite à la cour de France.

Fille d’honneur de la reine Anne d'Autriche, c’est le 18 février 1635 que Louis XIII la remarque. Épris du charme, de la grande beauté, et de la douceur de Louise, il la convie à une de ses chasses à Versailles, 2 mois plus tard. Le cardinal de Richelieu, qui espérait détacher le roi de Marie de Hautefort, mit Louise de La Fayette au premier plan. Il espérait faire d’elle son espionne. Mais la jeune femme, qui aimait Louis XIII avec désintéressement, refusa.

Richelieu résolut alors d’écarter Louise, au début de 1636. Il lui proposa d’entrer en religion. Cette dernière n’avait rien contre le projet, mais le roi redoutait la séparation. Finalement, Louise, toujours amoureuse de Louis, y renonça au début de l’été suivant.

Une brutale invasion espagnole en Picardie détourna alors le roi de ses amours. Les troupes ennemies espéraient prendre la capitale d’assaut, mais Louis XIII réagit à temps pour les contrer. En novembre, elles quittèrent le royaume.

Le roi eut, au retour, un regain d’intérêt pour Louise de La Fayette jusqu’en janvier 1637. Puis il la délaissa à nouveau pour Marie de Hautefort. Au début du printemps, elle prit alors la décision définitive d’entrer au couvent. Le roi, qui lui était toujours attaché, ne cessait de faire différer l’entrée de Louise en vie consacrée. Elle renonça à son souhait initial, celui de devenir carmélite, pour entrer dans un ordre moins rigide, celui de la Visitation.

Le 19 mai 1637, Louise fit ses adieux à la famille royale. Louis XIII vint plusieurs fois s’entretenir avec celle qui fut sa chaste favorite, au parloir de son couvent. C’est grâce à Louise que le roi se réconcilia avec son épouse, Anne d’Autriche. Devenue supérieure de sa communauté en 1657, elle mourut le 11 janvier 1665.

 

Tanneguy Lefèvre dit Tanaquillus Faber (1615-1672)

Philologue et helléniste français

 

Né à Caen, il fit ses études au collège des jésuites de La Flèche Après avoir achevé ses études à Paris, il fut nommé contrôleur de l’imprimerie royale du Louvre par le cardinal Richelieu qui voulait en faire le principal d’un collège qu’il voulait fonder. Après la mort de Richelieu, il quitta Paris et voyagea avant de se faire protestant en 1644. Il s’installa à Saumur en 1649 où il obtint, 2 ans plus tard, un poste de professeur à l’académie protestante, d’abord comme régent de troisième, puis comme titulaire d’une chaire de grec créée spécialement pour lui en 1665. Il tint également pension pour les élèves de l’académie, dont André Dacier qui devait épouser sa fille.

Il représenta également l’église réformée au synode du Poitou. Sa profonde érudition le met en correspondance avec de nombreux érudits de l’époque, dont Gronow, Ménage ou Pellisson, qui font appel à ses lumières et le protègent. Colbert lui fera attribuer une pension de 1000 livres en 1665.

Sa mauvaise santé croissante et un certain laxisme moral le mirent en froid avec ses collègues de l’académie. Loin d’arranger les choses, sa propre prise de distance vis-à-vis du calvinisme le menèrent à une querelle avec le consistoire qui l’amena à démissionner de son poste le 25 octobre 1670.

Il mourut soudainement alors qu’il venait d’accepter un poste à l’université de Heidelberg et fut enterré au cimetière protestant de la Bilange.

Il a publié au moins 37 ouvrages, dont des éditions, entre autres, de divers auteurs grecs non-conformistes comme Longin, Anacréon, Sappho, Apollodore d'Athènes, Aristophane ou Lucien et latins comme Virgile, Horace, Lucrèce, Térence ou Tite-Live. Une de ses filles, Anne Dacier, est devenue célèbre comme traductrice de grec.

 

Nicolas Fouquet ou Foucquet (1615-1680)

Vicomte de Vaux

Marquis de Belle-Isle

Né à paris, issu d’une famille de parlementaires fortunés, fils d'un riche armateur breton qui avait été conseiller d'État et maître des requêtes.

Remarqué par Richelieu, il entre en tant que conseiller au parlement de Metz à l'âge de 16 ans. En 1635 il devient maître des requêtes. A la mort de Richelieu en 1642, il passe au service de Mazarin. En 1648 le trésor royal, avait fait banqueroute. C’est à la suite de ces circonstances difficiles que Nicolas Fouquet fut nommé surintendant des finances, en 1653, par le cardinal Mazarin, premier ministre, avec mission de renflouer un trésor vide. En 1650 il achète la charge de procureur du roi au parlement de Paris.

En 1653 son objectif fut de rétablir la confiance et de faire réapparaître l’épargne, pour alimenter le trésor royal. Et de ce fait, il parvint chaque jour à trouver l’argent frais nécessaire aux besoins de l’administration, de la guerre, pour payer les fêtes de la cour et satisfaire l’immense avidité de Mazarin.

Chaque emprunt qu’il négociait pour le compte du roi était garanti sur sa fortune personnelle et lui laissait, comme c’était l’usage, une forte part de bénéfice.

Après une ascension très rapide et très brillante grâce à la protection de Mazarin et d'Anne d'Autriche il avait pu atteindre le sommet des honneurs. Richement marié, procureur général du roi au Parlement de Paris, surintendant des Finances ordinaires et extraordinaires, il était encore en 1659 après Mazarin l'homme le plus puissant de France. Il fit un usage généreux de l’immense fortune amassée grâce à ses fonctions, protégeant les artistes, Molière, La Fontaine, Pellisson Le Nôtre, Poussin, Puget, Le Brun, La Quintinie, etc.... Il fit fortifié Belle-Île qu'il avait acheté pour pouvoir s'y réfugier en cas de disgrâce. A la mort de Mazarin, Colbert qui avait amassé de nombreuses notes accablant le surintendant n'arrête pas de rendre Fouquet responsable de tous les maux de la terre allant même jusqu'à l'accuser de complot contre l'état. Le roi est très attentif à ces propos, il veut régner sans partage. Il pense même qu'en accusant Fouquet toutes les "manoeuvres douteuses" de son parrain Mazarin seraient oubliées.

Louis XIV décide donc que Fouquet sera arrêté. Mais il faut attendre que le surintendant verse dans les caisse de l'état l'argent qu'il à promis. Il faut aussi attendre que Fouquet vende sa charge de Procureur Général au Parlement de Paris qui le soustrait à toutes juridictions autre que celle de ses pairs.

Le roi, blessé d’autre part par son faste, le fit arrêter à Nantes par d'Artagnan le 5 septembre 1661. Le roi nomme une chambre spéciale composée surtout d'ennemis de Fouquet. Son procès durera 3 ans, Colbert et le roi vont utiliser tous les moyens possibles pour l'abattre, falsification de documents, corruption de juges, isolement total du prisonnier, à qui on refuse tout moyen de défense. L'opinion publique est aussi contre lui. Sa richesse, sa puissance lui ont suscité beaucoup d'envieux et il passe pour être l'affameur du peuple.

Fouquet se défend, conteste ses juges, fait paraître des mémoires justificatifs. Face à l'acharnement du pouvoir, l'opinion se retourne, et l'accusé devient martyr de l'absolutisme, les juges Lamoignon et d'Ormesson refusent d'obéir. Corneille, La Fontaine, Mme de Sévigné mettent leur plume au service de Fouquet. il est condamné 20 décembre 1664 à la confiscation de ses biens et au bannissement perpétuel. Jugeant la sentence trop clémente, Louis XIV, commue la peine en détention à vie. Emprisonné à Pignerol ou il meurt le 23 mars 1680.

 

Heinrich Bach (1615-1692)

Organiste et compositeur allemand

 

3ème fils de Hans Bach, frère de Johann Bach et Christoph Bach. En 1641 il devient organiste de l’église d'Arnstadt. Il resta à ce poste pendant 51 ans, jusqu'à sa mort. Il laissa des morceaux de musique en manuscrit.

 

Anne Marie de Gonzague de Clèves dite la Princesse Palatine (1616-1684)

Fille de Charles 1er, duc de Mantoue et de Catherine de Lorraine, elle est d'abord destinée à la vie monastique mais, après la mort de son père en 1637, elle se détourne de cette vocation et mène une vie aventureuse.

Elle tombe passionnément amoureuse de son cousin Henri II de Guise, avec qui elle déclare plus tard avoir contracté un mariage secret en 1639. Elle se déguise en homme pour le rejoindre à Sedan en 1640, mais il l'abandonne en 1641. Elle lui intente un procès pour se faire reconnaître comme sa femme.

En 1645, elle épouse Edouard de Bavière, comte palatin fils de Frédéric V du Palatinat. Elle mène joyeuse vie, et la chronique lui prête de nombreuses aventures galantes. Elle est accusée d'avoir tenté, avec son ami le Grand Condé et le médecin de ce dernier, l'abbé Bourdelot, de faire brûler un morceau de la vraie Croix.

Elle joua pendant la Fronde un rôle actif à la Cour servant d'agent de liaison entre les Princes et la Cour. Mais tant le cardinal Mazarin que Louis XIV la tiennent à distance.

En 1660, elle est nommée surintendante de la maison de la Reine, en exécution d'une promesse qui remonte à 1651, mais elle doit se démettre de sa charge sur ordre du roi dès mars 1661.

En 1671, elle se convertit et change complètement sa manière de vivre. Elle meurt dans la dévotion en 1684. Bossuet prononça son oraison funèbre.

 

François de Bourbon Vendôme (1616-1669)

Duc de Beaufort

Fils de César de Bourbon Vendôme et de Françoise de Lorraine, petit-fils de Henri IV. Il entra très jeune dans l'armée puisqu'il participait à l'expédition de Savoie dès 1628, âgé de 12 ans seulement. Il se distingua aux sièges de Corbie, d'Hesdin et d'Arras.

Suivant l'exemple de son père, il conspira contre le cardinal de Richelieu et dut s'exiler un temps en Angleterre. En 1643, il fut le chef d'une des principales actions contre Jules Mazarin. Anne d'Autriche le fit arrêter et incarcérer au château de Vincennes, dont il s'évada en 1648. Il se cacha d'abord au château de Chenonceaux puis dans le Vendômois.

Il joua un rôle important pendant la Fronde en 1649. En 1652, ayant un désaccord avec son jeune beau-frère le duc Charles Amédée de Savoie Nemours, il se battit en duel et le tua.

S'étant soumis, il se réconcilia avec la Couronne en 1653, et fut chargé de plusieurs expéditions importantes. Nommé à la charge de grand maître, chef et surintendant général de la navigation, il commanda en 1662 la flotte française et remporta de nombreux succès contre les Turcs en Méditerranée. En 1665, il battit deux fois sur mer les Algériens. En 1669, il conduisit des secours aux Vénitiens contre les Turcs, et dirigea les troupes françaises défendant Candie contre les troupes ottomanes ou il fut tué.

 

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